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La place de la religion dans la République
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Abdelkader DEHBI


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Inscrit le: 26 Fév 2008
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Localisation: Alger

MessagePosté le: Sam 10 Mai - 22:23 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

@-srlach: En termes d'application de la chari'âa, l'Arabie est peut-être le pays qui s'en rapproche le plus en effet. Notamment en matière de certaines sanctions pénales comme la peine capitale pour les crimes de sang (assassinats, meutres, viol, pédophilie, lncendies volontaires ayant entraîné la mort...etc) ou l'ablation d'un membre pour les voleurs - sous certaines conditions comme la récidiive, le flagrant délit, le vol par effraction, le vol avec agression - Il y a une stricte codification. CEPENDANT, il y a souvent UNE JUSTICE DE CLASSE dûe à une pléthore d'Emirs, de sous Emirs, de Cheikhs et autres Notables. --  C'est dans la nature des choses, en particulier dans les sociétés du Moyens Orient. Chacun est libre d'en juger.----- Sauf que je voudrais tout de même faire observer aux intervenants sur ce forum, - et particulièrement au pseudo qui signe SRLACH,  que malgré toute sa rigueur apparente, la chari'âa n'a jamais atteint la barbarie des SUPPLICES DE L'ECARTELEMENT ni de LA ROUE, ni du BUCHER. --- Par ailleurs, il n'y a pas trace dans l'Histoire de la Civilisation Musulmane, d'équivalant, ni de la SAINT BARTHELEMY, ni du GENOCIDE AMERINDIEN (90 millions) ni de 20 MILLIONS D'ESCLAVES NOIRS morts d'épuisement dans les plantations des deux Amériques, ni des carnages des 2 GUERRES MONDIALES (70 Millions au total), ni d'HIROCHIMA, ni des MECHTAS décimées durant la Guerre de Libération, ni des 300.000 morts Palestiniens en 1948, ni de bébé déchiquetés par les roquettes de chars ou d'avions..........-- Alors s'il vous plait SRLACH cessez de prendre les participants à ce forum pour des nias. Si votre dessein est de perturber le débat c'est foutu. Si vous êtes de bonne foi, alors essayez de participer d'une manière positive. Merci.

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MessagePosté le: Sam 10 Mai - 22:23 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Srlach


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Inscrit le: 07 Mai 2008
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Localisation: Alger

MessagePosté le: Dim 11 Mai - 12:59 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

Ecoutez monsieur, sauf le respect que je vous dois, je pense que c'est absurde que de donner des exemples que sont le supplice de l'écartèlement, la roue, le bucher. En islam on fouette, on procède à l'ablation des membres, on condamne à mort les apostats. Et en empire ottoman on procédait à l'émasculation des gardes du Pacha. Avec les Moghols on les condamnations à mort se produisit en écrasant la tête des accusés avec les pieds d'éléphants.

Cela étant dit, je vous l'accorde les conflits dus au christianisme sont plus sanglantes, mais est ce qu'il se battent aujourd'hui au nom de leur religion ? Est ce qu'il font des 11 septembre, des 11 mars, des 11 avril, des 11 décembre ? NON ! Et par la même occasion je vous demande de ne pas confondre, économie, politique et religion, les deux guerres mondiales ne sont pas dues à des conflits religieux mais économiques et politiques, tout comme les autres exemples que vous citez a part la saint Barthelemy !

Vous trouvez normal qu'il y ait un émir qui bâtit sa maison en or et que son peuple vive dans des khaimas ?

Vous n'avez toujours pas répondu à ma question , si la révolution algérienne fut mené par un parti tel que le Hamas, aurait elle pu réussir ?

Et enfin vous m'en voyez désolé si je vous frustre, je ne fais que voir ce qui est juste et ce qui est bon. Après, comme l'on dit si bien, on n'apprend pas aux vieux singes à faire des grimaces, ce n'est en aucun cas une insulte, mais je vois que vous tenez à vous idées comme moi je le fais, d'ailleurs, avec les miennes. Un débat n'en est pas si deux personnes ont les mêmes idées.


Dernière édition par Srlach le Dim 11 Mai - 17:45 (2008); édité 1 fois
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zem85


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Inscrit le: 26 Jan 2008
Messages: 29

MessagePosté le: Dim 11 Mai - 13:05 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

Ils peuvent avoir les mêmes idées, mais tenter de les diriger vers une autre direction (plus noble, progrès, nouveauté). Dans ce cas le débat n'est plus basé uniquement sur la critique réciproque, mais sur la construction. il me semble qu'on passe plus de temps à défendre nos idées plutôt que les forger. En fait, on les forge presque pas. Ils s'imposent par l'histoire, notre culture, notre entourage.

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zem85


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Inscrit le: 26 Jan 2008
Messages: 29

MessagePosté le: Dim 11 Mai - 13:37 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

Abdelkader DEHBI a écrit:

@-srlach: En termes d'application de la chari'âa, l'Arabie est peut-être le pays qui s'en rapproche le plus en effet. Notamment en matière de certaines sanctions pénales comme la peine capitale pour les crimes de sang (assassinats, meutres, viol, pédophilie, lncendies volontaires ayant entraîné la mort...etc) ou l'ablation d'un membre pour les voleurs - sous certaines conditions comme la récidiive, le flagrant délit, le vol par effraction, le vol avec agression - Il y a une stricte codification. CEPENDANT, il y a souvent UNE JUSTICE DE CLASSE dûe à une pléthore d'Emirs, de sous Emirs, de Cheikhs et autres Notables. --  C'est dans la nature des choses, en particulier dans les sociétés du Moyens Orient. Chacun est libre d'en juger.----- Sauf que je voudrais tout de même faire observer aux intervenants sur ce forum, - et particulièrement au pseudo qui signe SRLACH,  que malgré toute sa rigueur apparente, la chari'âa n'a jamais atteint la barbarie des SUPPLICES DE L'ECARTELEMENT ni de LA ROUE, ni du BUCHER. --- Par ailleurs, il n'y a pas trace dans l'Histoire de la Civilisation Musulmane, d'équivalant, ni de la SAINT BARTHELEMY, ni du GENOCIDE AMERINDIEN (90 millions) ni de 20 MILLIONS D'ESCLAVES NOIRS morts d'épuisement dans les plantations des deux Amériques, ni des carnages des 2 GUERRES MONDIALES (70 Millions au total), ni d'HIROCHIMA, ni des MECHTAS décimées durant la Guerre de Libération, ni des 300.000 morts Palestiniens en 1948, ni de bébé déchiquetés par les roquettes de chars ou d'avions..........-- Alors s'il vous plait SRLACH cessez de prendre les participants à ce forum pour des nias. Si votre dessein est de perturber le débat c'est foutu. Si vous êtes de bonne foi, alors essayez de participer d'une manière positive. Merci.

Tout comme la civilisation musulmane n'a jamais atteint le niveau technologique de l'occident.

Il y a un très bon texte de Bergson écrit en 1933 (dont j'ai oublier le titre) qui nous expliquent pourquoi il y a eu tant de ravage en occident. Il invoque l'idée selon laquelle la morale occidentale a évoluer très lentement par rapport au progrès scientifique. En gros l'homme a perdu le contrôle de ses créations, et il utilise des prouesses technologiques à des fins atroces.
à mon sens l'application stricte de la charia est condanable au même titre que ce que vous nous avez cités pour l'occident. Les raisons et les misent en applications différent, mais le résultat est le même : rupture du lien social.


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Brahim YOUNESSI


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Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Dim 11 Mai - 14:16 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

Salam, Azul

Contribuer à l’élaboration d’un projet politique exige de nous tous beaucoup de rigueur, de la pondération et de la modération. Et la plupart des contributeurs à cette œuvre collective n’en manquent pas. Chacun a sans doute compris que ce travail n’est pas celui d’un parti, encore moins celui d’un clan et ne s’adresse pas à une catégorie de la population, mais à l’ensemble de notre peuple, dans toute sa diversité politique, idéologique, sociale, culturelle, linguistique… Le seul moyen dont nous disposons pour gérer pacifiquement toutes les contradictions voire les conflits qui surgissent indubitablement c’est la démocratie, à la condition que celle-ci ne soit pas chargée de valeurs qui s’opposent systématiquement à nos propres valeurs culturelles et religieuses. Le corpus théologique et juridique de l’islam n’est certainement pas un obstacle à une gestion démocratique de l’espace public et ne s’oppose aucunement à la liberté de l’homme. La liberté individuelle qui entraîne ipso facto la responsabilité de nos actes est en effet un principe que personne ne peut mettre en doute ou en cause. Je me permets de citer ce verset du Saint Coran qui dit (au Prophète, Paix sur lui et sur sa famille) : « … Eh bien, rappelle ! Tu n’es qu’un rappeleur, et tu n’es pas un dominateur sur eux ». (Sourate Al-Ghasiyah, l’enveloppante). Le régime dictatorial, tyrannique ou despotique est antinomique avec l’idée que se fait l’islam de la gestion de la Cité et des affaires publiques. Abderrahman El Kawakibi (1855-1902), théologien du XIXème siècle, a stigmatisé le régime despotique et plaidé dans « Tabaï El istibdad » pour l’instauration d’un régime démocratique qui sépare les pouvoirs, reprenant John Locke (1632-1704) et Montesquieu (Charles-Louis de Secondat 1689-1755). L’islam sans clergé, sans hommes de religion destinés à gérer l’ici bas et à préparer à l’au-delà n’a pas de conflit majeur avec la laïcité qui est d’abord un rejet, un refus du pouvoir religieux. Et dans l’islam, il ne peut y avoir un pouvoir religieux, un pouvoir fondé sur les « hommes de religion ». Le pouvoir en islam est régi par la loi. D’où l’importance de la question du droit que certains de nos contributeurs posent. Une gestion démocratique de la Cité musulmane et des affaires publiques n’est là encore en rien antinomique avec le respect du droit musulman, dans sa partie « chariatique » et jurisprudentielle (fiqh).


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Srlach


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Localisation: Alger

MessagePosté le: Dim 11 Mai - 20:23 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

L'idée de faire une laïcité algérienne est-elle inconcevable ? Il existe déjà trois conceptions principales de la laïcité, en faire une quatrième est il impossible ?

je cite

wikipedia a écrit:
À partir du moment où la liberté de culte est assurée, on s’aperçoit que l’influence des Églises n’est pas directement corrélée à leur statut juridique. Par exemple la Suède, pays reconnaissant l’Église évangélique luthérienne comme religion d’État jusqu’au 1er janvier 2000, est certainement l’un des pays les moins religieux d’Europe car en un siècle l’Église de Suède est devenue, comme la monarchie, un simple folklore pour la plupart des habitants.

Au contraire, des pays de constitution laïque comme la France ou le Portugal ont une tradition catholique toujours vivace. Le classement suivant repose donc uniquement sur le statut juridique des Églises, sans présumer de leur poids politique effectif.


Ou cela gène ? Laïcité veut dire interdire le voile dans les lieux publique chez vous ? Une laïcité algérienne exclura cette interdiction, même si le voile n'est pas propre à l'Algérie, l'on ne vit apparaitre qu'aux débuts des années quatre-vingts.

Sachez messieurs que les hommes ne veulent pas aller au paradis le ventre creux, on cherchera à garantir notre place au paradis plus que toute autre chose.


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Brahim YOUNESSI


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Messages: 83

MessagePosté le: Dim 11 Mai - 20:32 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

Salam, Azul

Pour ne pas engager un débat sur la philosophie du droit qui, j’en suis sûr, peut être intéressant et utile, il me semble plus pédagogique et politique de prendre l’exemple d’un Etat qui pose à maints égards les mêmes problématiques que nous sur la question du lien entre le politique et le religieux, donc entre l’Etat et le droit. Je veux parler de l’Etat d’Israël. Israël est considéré par les Etats occidentaux auxquels l’Etat juif est assimilé comme une démocratie de type occidental.
Or, le droit national israélien contient des catégories juridiques de la Thora, de la Mishna et du Talmud. Ce que l’on appelle le droit juif traditionnel (Halakha) est la source principale du droit en Israël parce qu’il concerne le statut personnel dont se chargent les Tribunaux rabbiniques (religieux) ; la Halakha intervient y compris en matière d’urbanisme et d’environnement et inspire assez souvent les décisions de justice devant un vide législatif ou jurisprudentiel.
Il existe évidemment un droit positif en Israël qu’adopte la Knesset dans des domaines touchant essentiellement aux institutions, à l’économie et aux forces armées. En tout, sept ou huit lois fondamentales qui forment, à défaut d’une Constitution écrite, un corpus constitutionnel.
L’Etat d’Israël est-il pour autant considéré comme une théocratie ?


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Brahim YOUNESSI


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Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Dim 11 Mai - 21:24 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

Salam, Azul,

En guise de réponse à Srlach

La Pologne est un Etat laïque, bien que l’église, depuis la chute du régime communiste, a imposé l’entrée du catéchisme dans les écoles en 1989 et repris certaines prérogatives comme le contrôle du mariage (concordat de 1993).
La séparation de l’église et de l’Etat en Pologne singulièrement sous le régime communiste, et la production d’un droit humain n’a pas empêché la pratique religieuse même clandestine et changé le sentiment religieux du Polonais. L’Etat polonais est laïque mais la société polonaise est sans doute la plus religieuse d’Europe ou la moins sécularisée des pays de l’Union européenne (à l’exception peut-être de la Slovénie).

En revanche, en Angleterre, l’anglicanisme est la religion officielle du pays alors que la société anglaise est, certainement, la plus sécularisée d’Europe.
La laïcisation de l’Etat ne conduit pas forcément et automatiquement à la disparition de la pratique ou du sentiment religieux et n’engage pas nécessairement un processus de sécularisation de la société.
Le sociologue allemand Max Weber a fait un travail comparatif des grandes religions y compris l’islam, mais son travail sur l’islam est resté inachevé ; il a surtout cherché à comprendre et déterminé l’influence des religions sur le développement économique.
 

 


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simozrag


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Inscrit le: 13 Déc 2007
Messages: 22
Localisation: Burkina Faso

MessagePosté le: Lun 12 Mai - 00:51 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

Je me permets de répondre à deux objections soulevées par certains intervenants de ce forum : la première sur la nature de l’Etat musulman. Le seconde sur la civilisation.
I-L'Etat islamique

D’aucuns semblent confondre l’Etat islamique avec un Etat théocratique où s’exerce un pouvoir absolu basé sur le droit divin au sens féodal du terme. Cette croyance est totalement erronée. Le système islamique n’a rien à voir avec les féodalités et/ou les monarchies absolues du moyen âge.
C’est un système de droit et de justice régi sur la base de la Révélation et de la consultation.
Dans un Etat islamique, le chef de l’Etat n’est qu’un simple agent d’exécution de la loi de Dieu et de la volonté du peuple.
En plus des garde-fous constitutionnels, son pouvoir est limité :
1° Par le contrôle du peuple et des institutions étatiques.
2° Par la loi (charia) qui ne laisse que de très faibles marges de manœuvres au chef de l’Etat.
3° Par les élections : le suffrage populaire.
4° Par la consultation suivant l’importance de chaque question, il est tenu de consulter soit le peuple, c’est le cas du référendum, soit le conseil de la chari’a. Il n’a aucun pouvoir discrétionnaire ; il est responsable devant Dieu, et cela n’est pas négligeable par rapport à un croyant. De même qu’il est responsable devant la communauté et devant le conseil de la Chari’a ( ou le conseil constitutionnel, peu importe l’appellation) et chaque citoyen peut mettre en cause le chef de l’Etat.
5° Par le respect des libertés fondamentales :
Il s’agit de la liberté d’opinion, d’expression, de croyance, la liberté de circuler, d’entreprise, le respect de la vie privée et familiale, toutes ces libertés doivent être reconnues et constitutionnellement garanties. Le respect de ces libertés limite de manière drastique le pouvoir du chef de l'Etat.

Les libertés n’ont de limites que le respect de l’ordre public et des bonnes mœurs ou, bien entendu, les droits d’autrui. Mis à part ces restrictions, au demeurant légitimes, toutes les libertés fondamentales sont reconnues et garanties par l’Etat islamique. Car l’objectif est de faire régner la justice. Or, le premier devoir de justice est de veiller au respect des droits et des libertés, faute de quoi, la notion de justice sera dépourvue de sens.

Il ne faut pas croire que l’islam, une fois au pouvoir, va s'employer à convertir les gens à sa foi.
L'islam n’a nullement le droit de s’imposer comme religion. Il est absolument interdit en islam d’imposer une doctrine ou une croyance par la force ou la contrainte, et ce en vertu de ces versets.
« Pas de contrainte en religion » s2 v256
« Si ton Seigneur l’avait voulu, tous les habitants de la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à être croyants ? » s10 v99.
« Dis : la vérité émane de votre Seigneur, croira qui voudra et niera qui voudra » s18 v29.
« Et bien ! Rappelle ! Ton rôle consiste à rappeler, tu n’as pas d’autorité sur eux » s88 v21,22

II- La civilisation islamique

La civilisation islamique prit fin avant l'apparition de la technologie. Mais n'empêche qu'elle a jeté les bases de la technologie moderne. La civilisation islamique est une civilisation qui a sorti l’Occident des ténèbres à la lumière ! Il suffit de citer certains témoignages, pouvant se passer de tout commentaire :

« Au vrai, la conquête musulmane a sauvé l'Occident de sa nuit barbare!
Contrairement à la thèse de Henri Pirenne, c'est, je crois, grâce à la conquête musulmane que l'Occident a repris contact avec les civilisations orientales et, à travers elles, avec les grands mouvements mondiaux de commerce et de culture. Alors que les grandes invasions barbares des IVe et Ve siècles avaient entraîné la régression économique de l'Occident mérovingien puis carolingien, la création du nouvel empire islamique entraîna, pour ce même Occident, un étonnant développement et la relance de sa civilisation. »

Source : Maurice Lombard, Le Temps stratégique N° 20, printemps 1987.
http://www.archipress.org/batin/ts20lombard.htm

« Les Arabes transforment entièrement l'Espagne en moins d'un siècle. État prospère de l'industrie, de l'agriculture, du commerce, des sciences, des lettres et des arts sous la domination. Ils placent l'Espagne au premier rang des nations civilisées au moyen âge. Leur influence morale fut aussi grande que leur influence intellectuelle. »
Source : Gustave le Bon : La Civilisation des Arabes (1884), éd. La Fontaine au Roy, 1990
http://classiques.uqac.ca/classiques/le_bon_gustave/civilisation_des_arabes…


« C’est encore aux artisans syriens que l’Occident emprunta l’art de fabriquer le papier et même celui de cuire les sirops. Les conséquences de cette pénétration pacifique eurent de durables effets sur le commerce et l’industrie naissante de l’Europe : la draperie transformée, l’Europe initiée à la fabrication du linge, les industries du luxe, s’installant et se développant en Occident, la production se diversifiant, la technique se perfectionnait. En réalité, une révolution économique bouleversait une société et tout un continent. »

Source : Albert Champdor : Saladin, le plus pur héros de l’Islam, Paris, 1956, cité par Haïdar Bammate, Apport des musulmans à la civilisation, éditions Tawhid, Lyon, 1998, p 43

« Certes, il n’est plus question aujourd’hui des « Ténèbres du Moyen Age », mais à une Europe qui végétait malheureuse et déchue, il faut bien opposer la civilisation magnifique de l’Espagne musulmane. Les maîtres des études arabes dans l’Espagne actuelle nous ouvrent des horizons nouveaux sur la portée, la profondeur, l’éclat de cette culture hispano-mauresque. Ils ont revendiqué pour elle une place décisive dans la formation de la philosophie, de la science, de la poésie, de toute la culture de l’Europe chrétienne…Plusieurs siècles avant que la renaissance fit jaillir à nouveau des sources à demi taries, le fleuve de civilisation qui s’épanchait à Cordoue conservait et transmettait au monde nouveau l’essence de la pensée antique. »
Source : Cl. Sanchez-Albornoz : L’Espagne et l’Islam, cité par Haïdar Bammate, op. cité, p 40

La civilisation islamique continue à rayonner.

« L'action des Arabes, déjà si grande en Occident, fut plus considérable encore en Orient. Aucune race n'y a jamais exercé une influence semblable. Les peuples qui ont jadis régné sur le monde : Assyriens, Perses, Égyptiens, Grecs et Romains ont disparu sous la poussière des siècles, et n'ont laissé que d'informes débris ; leurs religions, leurs langues et leurs arts ne sont plus que des souvenirs. Les Arabes ont disparu à leur tour; mais les éléments les plus essentiels de leur civilisation, la religion, la langue et les arts, sont vivants encore, et du Maroc jusqu'à l’Inde, plus de cent millions d'hommes obéissent aux institutions du prophète.
Des conquérants divers ont renversé les Arabes, aucun n'a songé à remplacer la civilisation qu'ils avaient créée. Tous ont adopté leur religion, leurs arts, et la plupart leur langue. Implantée quelque part, la loi du prophète y semble fixée pour toujours. Elle a fait reculer dans l’Inde des religions pourtant bien vieilles. Elle a rendu entièrement arabe cette antique Égypte des Pharaons, sur laquelle les Perses, les Grecs, les Romains avaient eu si peu d'influence. Les peuples de l'Inde, de la Perse, de l'Égypte, de l'Afrique ont eu d'autres maîtres que les disciples de Mahomet : depuis qu'ils ont reçu la loi de ces derniers, ils n'en ont pas reconnu d'autre. »

Source : Gustave le Bon, même source (Introduction)

Les Arabes, ce sont eux les inventeurs des sciences et de l’expérience :

« Par l’observation et l’expérience, les Arabes ont développé les données scientifiques héritées des Grecs. Ce sont eux les inventeurs de l’expérience au sens strict du mot, ce sont eux les véritables créateurs de la recherche expérimentale..
Les Arabes ont créé la physique et la chimie expérimentale, l’algèbre et l’arithmétique au sens actuel du terme, la trigonométrie sphérique, la géologie et la sociologie. En plus d’innombrables découvertes et inventions précieuses dans le domaine des sciences expérimentales, découvertes et inventions souvent plagiées et faussement attribuées à d’autres, ils ont légué à la postérité le présent sans doute le plus précieux de tous : une méthode de recherche scientifique qui a préparé la voie à l’actuel développement, combien prodigieux, de la connaissance et de la maîtrise de la nature ».

Source : Sigrid Hunke, le Soleil d’Allah brille sur l’Occident, Albin Michel, Paris, 1963, pp. 218-222

"Les Arabes apportèrent dans ces études, si nouvelles pour eux, toute leur ardeur. Bibliothèques publiques, écoles, laboratoires se multipliaient partout, et quand nous étudierons, dans d'autres chapitres, les détails de leur civilisation, nous verrons qu'ils réalisèrent, dans la plupart des sciences, des découvertes importantes.
L'aperçu qui précède montre que bien peu de temps après leurs conquêtes, les Arabes étaient arrivés à un haut point de culture ; mais une administration savante, des arts aussi compliqués que l'exploitation des mines, l'architecture, etc., ne s'impro¬visent pas, et des sciences comme l'astronomie s'improvisent moins encore . »

Source : Gustave le Bon, même source

« Les Arabes ont été pendant cinq cents ans la nation la plus éclairée du monde. C'est à eux que nous devons notre système de numération, les orgues, les cadrans solaires, les pendules et les montres. Rien de plus élégant, de plus ingénieux, de plus morale que la littérature persane, et en général, tout ce qui est sorti de la plume des littérateurs de Bagdad et Bassora. »
Source : Mémoires pour servir l'histoire de France sous Napoléon, écrits à Saint-Hélène sous sa dictée, Napoléon Bonaparte, éd. Firmin-Didot, 1823, t. 2 (Général Gourgaud)

« Il suffit ici d'évoquer quelques glorieux nom sans équivalent contemporains en Occident : jabir ibn Haiyan, al-Kindi, al-Khwarizmi, al-Fargani, al-Razi, Thabit ibn Qurra, al-Battani, Hunain ibn Ishaq, al-Farabi, Ibrahim ibn Sinan, al-Masudi, al-Tabari, Abul Wafa, 'Ali ibn Abbas, Abul Qasim, Ibn al-Jazzar, al-Biruni, Ibn Sina, Ibn Yunus, al-Kashi, Ibn al-Haitham, 'Ali Ibn 'Isa al-Ghazali, al-zarqab, Omar Khayyam. Une magnifique liste de noms qu'il ne serait pas difficile d'étendre. Si quelqu'un vous dit que le Moyen Age a été scientifiquement stérile, citez lui seulement ces hommes, qui ont tous brillé dans une courte période, de 750 à 1100 après JC. »
Source : Introduction to the History of Science, George Sarton , éd. Williams & Wilkins, 1927, p. 27

Nul peuple n’a apporté la même contribution au progrès que celle des Arabes.

« Pendant toute la première partie du Moyen Age, nul peuple n’a apporté au progrès humain une contribution aussi importante que celle des Arabes, si nous comprenons sous ce vocable tous les peuples de langue arabe et non seulement les natifs de la Péninsule arabique…Pendant des siècles, la langue arabe a été celle de la science, de la culture et du progrès intellectuel pour l’ensemble du monde civilisé, exception faite de l’extrême orient. Du neuvième au douzième siècle, l’arabe a produit plus d’œuvres philosophiques, médicales, historiques, religieuses, astronomiques et géographiques que toute autre langue humaine. »
Source : Philip K. Hitti: Précis d’Histoire des Arabes, Payot, Paris, 1950, cité par Haïdar Bammate in Apport des musulmans à la civilisation, éditions Tawhid, Lyon 1998, pp. 25-26

Le christianisme a frustré ses fidèles de la lumière des civilisations !

«Le christianisme nous a frustrés de la moisson de la culture antique, et, plus tard, il nous a encore frustrés de celle de la culture islamique. La merveilleuse civilisation maure d'Espagne, au fond plus proche de nous, parlant plus à nos sens et à notre goût que Rome et la Grèce, a été foulée aux pieds. [...] En soi, on ne devrait même pas avoir à choisir entre l'islam et le christianisme, pas plus qu'entre un Arabe et un Juif. La réponse est donnée d'avance: ici, nul ne peut choisir librement. Soit on est un tchandala, soit on ne l'est pas. «Guerre à outrance avec Rome! Paix et amitié avec l'Islam.» C'est ce qu'a senti, c'est ce qu'a fait ce grand esprit fort, le seul génie parmi les empereurs allemands, Frédéric II Hohenstauffen.»

Source : Friedrich Nietzsche, L'Antéchrist (1888), éd. Gallimard, 2006, p. 85

«La civilisation a été l'un des éléments constitutifs de la puissance de l'Empire romain. Ce fut aussi le cas en Espagne, sous la domination des Arabes. La civilisation atteignit là un degré qu'elle a rarement atteint. Vraiment une époque d'humanisme intégral, où régna le plus pur esprit chevaleresque. L'intrusion du christianisme a amené le triomphe de la barbarie. L'esprit chevaleresque des Castillans est en réalité un héritage des Arabes.»
Source : Adolf Hitler, Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l'ordre de Martin Bormann, éd. Flammarion, 1954, 28 août 1942, p. 297

L'Occident a altéré la réalité et méconnu les mérites de la civilisation islamique !

« La plupart des Européens n'ont pas exactement évalué l'importance de l'apport qu'ils ont reçu de la civilisation islamique, ni compris la nature de leurs emprunts à cette civilisation dans le passé et certains vont jusqu'à totalement méconnaître tout ce qui s'y rapporte. Cela vient de ce que l'histoire telle qu'elle leur est enseignée travestit les faits et paraît avoir été altérée volontairement sur beaucoup de points. C'est avec outrance que cet enseignement affiche le peu de considération que lui inspire la civilisation islamique, et il a l'habitude d'en rabaisser le mérite chaque fois que l'occasion s'en présente. Il importe de remarquer que l'enseignement historique dans les Universités d'Europe ne montre pas l'influence dont il s'agit. Au contraire, les vérités qui devraient être dites à ce sujet, qu'il s'agisse de professer ou d'écrire, sont systématiquement écartées, surtout pour les événements les plus importants. Par exemple, s'il est généralement connu que l'Espagne est restée sous la loi islamique pendant plusieurs siècles, on ne dit jamais qu'il en fut de même d'autres pays, tels que la Sicile et la partie la plus méridionale de la France actuelle [...]. Il faut donc voir là une conséquence de l'orgueil et de la présomption des Occidentaux, travers qui les empêche de reconnaitre la vérité et l'importance de leurs dettes envers l'Orient. Le plus étrange en cette occurrence, c'est de voir les Européens se considérer comme les héritiers directs de la civilisation hellénique, alors que la vérité des faits infirme cette prétention. La réalité tirée de l'histoire même établit que la science et la philosophie grecque ont été transmises aux Européens par des intermédiaires musulmans. En d'autre termes, le patrimoine intellectuel des Héllènes n'est parvenu à l'Occident qu'après avoir été sérieusement étudié par le Proche-Orient, [...] les Européens seraient restés dans l'ignorance totale de ces connaissances pendant fort longtemps, si tant est qu'ils soient jamais parvenus à les connaître. »
Source : René Guénon : Aperçus sur l'ésotérisme islamique et le taoïsme, éd. Gallimard, 1973, Influence de la civilisation islamique en Occident (1950), p. 76-77

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Ahmed Simozrag


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Brahim YOUNESSI


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MessagePosté le: Lun 12 Mai - 14:17 (2008)    Sujet du message: La place de la religion dans la République Répondre en citant

Salam, Azul,

Le passé des musulmans fut brillant et glorieux à tous les points de vue. C’est vers l’Orient que le monde regardait et se dirigeait pour acquérir les sciences et les techniques. Le verbe français « orienter » vient de cette supériorité civilisationnelle de l’Orient parce que le savoir se trouvait dans cette partie du monde.
C’est le présent des musulmans qui est exécrable, détestable ; il est fait d’ignorance et d’arrogance, d’autoritarisme et de misères, de corruption et de sous-développement, de défaites et d’occupations étrangères…
Je crois que c’est Claude Farrère qui a dit : « La civilisation s’est arrêtée à Poitiers en 732 ».
Continuer de rêver à ce passé glorieux ne changera en rien notre dure réalité présente.
La question du retour, du détour ou du recours s’est souvent posée durant tout le 20ème siècle. De ce point de vue, qu’on le veuille ou non, l’échec de la  salafiyya est patent. Il nous faut sortir de ces sentiers battus pour voir le monde tel qu’il est aujourd’hui et réfléchir à notre condition humaine. Le courant dit moderniste n’a pas davantage réussi à construire des Etats dignes de ce nom et à apporter aux populations musulmanes le bien être social auquel elles aspiraient. La politique menée par ce courant, qu’il soit libéral ou marxiste, peu importe, a conduit à la déstructuration et à l’acculturation de nos sociétés.  Les mouvements identitaires sont apparus ou ont prospéré à la suite de cette débâcle idéologique.

B. Younessi


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 09:48 (2017)    Sujet du message: La place de la religion dans la République

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