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La question de l’identité et de la langue tamazight
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum de la Dignité et du Changement Index du Forum -> Appel aux Algériennes et Algériens -> La question de l’identité et de la langue tamazight
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modérateur
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Messages: 74

MessagePosté le: Sam 15 Déc - 18:24 (2007)    Sujet du message: La question de l’identité et de la langue tamazight Répondre en citant

Anonyme a dit...
Jeudi, novembre 01, 2007 11:32:00 PM
Tamazight (taaravth dyalna, taqvaylit, tachawit, tamzavit, tatargit) officielle ensuite les langues étrangères: Arabe, Français, Anglais etc.

Tamazight langue officielle: ca veut dire que l'Etat communique a ces citoyens dans leur langue. Point barre.

L'officialité d'une langue veut dire que Ba Ag Moussa de Tamanrasset comprend lorsque le Président parle à la télé. Doit Le président apprendre le Targui? Non seulement que Ba Ag Moussa a les moyens de comprendre le président qu'il a élu.

Et ca repart...

Aggous
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 9:43:00 AM
C'est ce genre d'attitude qui braque l'opinion contre le tamazight. Et dire que c'est l'expression d'une petite minorité d'agités. Ce monsieur oublie-t-il que l’arabe (dialectal) est la langue de la majorité de la population?
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 10:02:00 AM
Cette initiative est une chance pour l'Algérie, pour notre présent et pour notre futur. C'est l'occasion rêvée pour nous, de parler entre nous et de discuter de tout. La contribution de Lounes est pleine de sagesse et de tolérance, contrairement à celle qui parle de point barre et dont 'intention est de saboter ce débat, en envenimant les discussions. Il veut susciter de la colère et une réaction d'hostilité contre nos compatriotes berbérophones. La technique est éprouvée. Sans aller jusqu'à censurer ces propos, je crois qu'il est sage de les ignorer. C'est la meilleure réponse qu'on peut leur apporter. Ce qui nous intéresse c'est de lier langue avec tous ceux qui sont porteurs de vraies propositions et qui n'ont pas d'autre objectif que de construire une Algérie fraternelle et démocratique. Car c'est notre maison à tous!
B.L
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Salah-Eddine Sidhoum a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 11:04:00 AM
 
Mes chers compatriotes,
Je tiens tout d’abord à vous remercier pour votre participation, dès les premiers moments, à ce débat qui va s’enrichir au fil des jours. C’est une occasion pour nous de dialoguer sereinement et de montrer aussi à ces « tuteurs » qui ont pris en otage notre pays que nous savons discuter dans le calme et la sérénité des problèmes dans lesquels ils nous ont enfermés depuis 1962 et que nous allons résoudre In Cha Allah entre nous avec sagesse, intelligence et lucidité. C’est une occasion aussi de montrer à l’opinion que les Algériens savent s’écouter et s’organiser sans invectives. Il est temps de nous réveiller et de comprendre que nous nous sommes tous trompés de cibles en nous nous entre-déchirant et en faisant le jeu diabolique de la division. L’Algérie appartient à toutes les Algériennes et à tous les Algériens sans exclusion ni exclusive. Nous pouvons et nous devons nous entendre sur des principes et des valeurs communes à notre Nation pour construire notre Etat et notre pays dévasté par plus de quatre décennies de gabegie et de rapine.
Je tiens également à remercier les dizaines de compatriotes qui m’ont adressé des e-mails d’encouragement. Je serais plus réconforté de vous voir participer au débat.
Pour ce qui est du compatriote Aggous dont le message est plus que provocateur, je lui dirais seulement que vos propos n’auront aucun effet sur la sérénité du débat. Nos compatriotes Amazigh (et j’en suis un) targuis, kabyles, chaoui s, mzabis et chenouis ne vous ont pas délégué pour parler en leur nom. Ce sont des ALGERIENS qui vivent en parfaite harmonie leur amazighité, leur arabité et leur islamité et ils en sont les plus acharnés défenseurs. Le pouvoir dès l’indépendance a opprimé cette culture et il est de notre DEVOIR de la libérer à la fois de l’oppression des uns et de l’extrémisme des autres. Ce que vous avancez est le point de vue d’une infime minorité bien connue. Je suis démocrate et je suis de ceux qui croient que c’est la volonté de la majorité qui l’emportera. Tout comme je suis démocrate et je refuse que des messages comme le vôtre soient censurés. Et je pense que les réponses pleines de sagesse des internautes qui sont intervenus après vous montrent très bien que les Algériens dignes ne tomberont jamais dans ce piège diabolique du régime qui joue sur ces questions sensibles pour nous diviser. La seule censure est d’ordre moral et s’appliquera à ceux qui ne respectent pas l’éthique politique et la dignité humaine.
Fraternelles et respectueuses salutations à toutes et à tous.
Salah-Eddine SIDHOUM
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 3:10:00 PM
Bravo pour l'initiative je suis de tout cœur avec cette démarche. Hélas, je vois pointer des questions "parasites". Ces gens n'ont pas compris qu'il s'agit du destin de ce peuple et point de substrats qu'on va extraire au fin fond de l'histoire.

Aghiles (El-Kseur)
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 6:48:00 PM
A Aghiles,
On ne parle pas de substrat qu'en va extraire du fin fond de l'histoire mais bien de superstrat (Promenez-vous a travers de l'Algérie et vous vous en rendrez compte).Je ne pense pas que c'est en essayant de nier des composantes de la société que l'on va avancer.
Achour
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Salah-Eddine Sidhoum a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 8:47:00 PM
Juste pour intervenir dans l’échange entre mes frères Aghilès et Achour que je salue au passage. Je ne pense pas qu’Aghilés d’El Kseur, Amazigh je suppose, voudrait nier ses origines millénaires ? Je suis persuadé que c’est le message provocateur d’Aggous (Que Dieu lui Pardonne) qui l’a fait sortir de ses gongs. Entièrement d’accord avec vous, mon cher Achour, il n’est pas question de nier une des composantes de notre société. Il est de notre devoir de sortir notre culture nationale tamazight du ghetto dans laquelle veulent l’enfermer à la fois le pouvoir et l’infime minorité extrémiste. Laissons la société libre et les hommes de culture la prendre en charge en dehors de toute manipulation politicienne. Et pour reprendre un compatriote qui est intervenu sur cette question : « Non seulement je demande que le berbère, de quelque région soit-il soit reconnu, mais je demande aussi que le berbère soit promu, uniformisé, doté des cadres nécessaires pour le hisser, s'il ne l'est déjà, à un niveau d'usage et d'expression où il mériterait d'être. Et d'être enseigné à tous nos enfants, en même temps que l'arabe et le français ».
Fraternellement.
Salah-Eddine Sidhoum
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 3:16:00 PM
PERMETTEZ-MOI D ETRE CONCIS, PRECIS ET SANS AMBIGUITE CONCERNANT LE THEME DE L IDENTITE ET LA LANGUE TAMAZIGHT

C EST UNE QUESTION QUI A ETE UTILISEE COMME ARME DE SUBVERSION AU SEIN DU PEUPLE ALGERIEN.

JE REJOINS LE DOCTEUR SIDHOUM POUR DIRE OUI A L ENSEIGNEMENT DU BERBERE A L ECOLE DES LE JEUNE AGE.
C EST NOTRE IDENTITE ET C EST NOTRE RICHESSE.
PAR AILLEURS, JE SUGGERE EGALEMENT L ENSEIGNEMENT DU CHINOIS A L ECOLE. NOS ENFANTS DOIVENT AVOIR LA TETE ET LES JAMBES DANS  LE 21e SIECLE QUI SERA DANS TOUS LES CAS ASIATIQUE. ENCOURAGEONS NOS ENFANTS A APPRENDRE LES ARTS DES LANGUES ETRANGERES.

JE SOUHAITE REVENIR SUR LA QUESTION
DE L ENVIRONNEMENT QUI ME TIENT A COEUR PARTICULIEREMENT.

LA CHINE ET L INDE DEVIENNET DES ECONOMIES DE PREMIER PLAN ET S APPRETENT A REJOINDRE LES PAYS INDUSTRIALISES EN TANT QUE CONSOMMATEURS - ET POLLUEURS - IMPORTANTS. DES DEBATS INTENSES ONT LIEU DANS LES DEUX PAYS, A TOUS LES NIVEAUX, SUR LES VOIES A SUIVRE POUR ALLER VERS UN DEVELOPPEMENT APPROPRIE. LE PASSAGE SANS TRANSITION AUX TECHNOLOGIES ET AUX POLITIQUES PUBLIQUES LES PLUS MODERNES EST ENVISAGE ET LES MODELES CULTURELS QUI PREVALAIENT DANS LES PAYS OCCIDENTAUX SONT PARFOIS REMIS EN QUESTION.

NOTRE ETHIQUE MORALE NOUS RECOMMANDE LA PROTECTION DE L ENVIRONNEMENT.

IDIR
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 4:04:00 PM
Il faut poser une pierre après l'autre quand on veut construire solide. Aussi, cette proposition d'apprendre le chinois à nos enfants ou à parler environnement n'est elle pas une priorité. Nous devrions parler des thèmes qui sont contenus dans l'appel et qui sont suffisamment complexes pour aller en chercher d'autres qui, tout en étant importants, ne devraient pas prendre de place dans ce forum. Personnellement, je ne suis pas berbère, mais je salue cette proposition d'appendre cette langue de nos compatriotes berbérophones à tous nos enfants, dès la première année de scolarisation. Elle se greffera ainsi dans leur esprit et dans leur identité, en même temps que leur langue maternelle. C'est cela qui fera de cette langue celle de tous les algériens, sans qu'il soit besoin de l'officialiser sur le papier et de la mettre aux oubliettes. Mais est-ce que tous les Algériens, qui ont été conditionnés dans le rejet du berbère accepteront cela?
Vive l'Algérie et vivent les Algériens!
Moussa Selmi
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 4:16:00 PM
Je suis tout à fait d'accord pour enseigner le berbère à nos enfants, même si je ne suis pas berbère moi même. Ce sont nos racines oubliées mais non perdues. Mais quoi enseigner, le chaoui, le kabyle, le mzabi, le targui, l’ouargli, le chenoui et autres variantes d'une même langue. Je sais que la souche est la même, mais il y a des differences entre l'un et l'autre.
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Sid Ahmed a dit...
Mardi, novembre 06, 2007 11:09:00 AM
En tant qu'algérien originaire de M'sila mais ayant vécu en Kabylie, je suis frappé par le racisme ambiant qui frappe cette région. Il est quasi institutionnel !!!

J’entends beaucoup de gens décrire les kabyles comme des algériens à part, contre l'islam, contre la nation, contre l'arabe etc ... Je suis surpris par l'injustice dont est victime le peuple algérien de Kabylie car je peux vous dire que c'est la région d'Algérie qui concentre toutes les constantes positives de la société algérienne. Allant du simple respect d'autrui jusqu'à la défense par les armes, s'il le faudrait, de l'algérianité y compris de la langue arabe si d'aventure quelqu'un veut y toucher.

Alors quand je vois les officiels algériens à leur tête le Président de la République sillonner toute l'Algérie et refuser de rendre dans cette région certes rebelles mais à juste titre, je me dis que notre pays est confiné dans une logique de tribalisme à la marocaine (Hassan II aussi ne s'est jamais rendu au rif berbère du Maroc) et que cette attitude d'un pouvoir archaïque ne peut mener l'Algérie que vers plus de désastre. A propos de la place de la langue berbère en Algérie, le débat n'a même pas lieu d'être, la langue berbère est à l'Algérie ce que le soleil est l'univers. Dernière chose, c'est un constat constant, aucun pouvoir en Algérie ne sera fort et puissant s'il n'est pas soutenu par la Kabylie justement, un pouvoir qui n'a aucune assise solide et sincère dans cette région échouera à l'échelle nationale. Bouteflika lui-même l'avait reconnu le 19 septembre 2005 à Tizi-Ouzou, il disait que cette région est le cœur palpitant de l'Algérie.
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Anonyme a dit...
Mardi, novembre 06, 2007 9:58:00 PM
A Sid Ahmed
Merci pour votre témoignage en faveur du nationalisme des Kabyles. Tout ce que vous dites est vrai et démystifie l'image que veulent donner des extrémistes de l'un et l'autre bord sur cette région d'Algérie. Quoique je ne serais pas tout à fait d'accord avec vous sur le passage où vous dites "Allant du simple respect d'autrui jusqu'à la défense par les armes, s'il le faudrait, de l'algérianité y compris de la langue arabe si d'aventure quelqu'un veut y toucher." Je ne connais pas beaucoup de Kabyles qui prendraient les armes pour défendre la langue arabe. Mettons ca sur le compte de l'enthousiasme.
Un lecteur
 


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MessagePosté le: Sam 15 Déc - 18:24 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Halim


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Inscrit le: 12 Déc 2007
Messages: 3
Localisation: Alger

MessagePosté le: Dim 16 Déc - 22:24 (2007)    Sujet du message: La question de l’identité et de la langue tamazight Répondre en citant

Peut être pas tous mon chèr ami Sid Ahmed mais il en existe quand même.
A chaque coup, un contre coup. Telle est la loi de l'univers. Ainsi, plus il y a des opposants à langue Arabe et plus ses defenseurs s'érigent pour la préserver.
Halim.


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Aggus


Hors ligne

Inscrit le: 09 Jan 2008
Messages: 8
Localisation: aggus

MessagePosté le: Mer 9 Jan - 02:45 (2008)    Sujet du message: La question de l’identité et de la langue tamazight Répondre en citant

Aggus revient.
Je vous demande a tous ou vous voyez que mes propos sont provocateurs
La question est surtout posee a Salah-Eddine Sidhoum que je respecte en passant.
Je reprends ma premiere phrase cette foici traduite en Francais puisque notre Amazigh y voit de la provocation et demande a Dieu de me pardonner???

en Tamazight: Tamazight (taaravth dyalna, taqvaylit, tachawit, tamzavit, tatargit) officielle ensuite les langues étrangères: Arabe, Français, Anglais etc.
en Francais: Tamazight(notre arabe, kabyle, chaoui, mozabit, targui) officielle ensuite les langues étrangères: Arabe, Français, Anglais etc.
C'est de la provocation ca?

Monsieur Salah-Eddine Sidhoum eviter de vous faire des amis sur le dos de la demagogie. Je suis algerien je viens a ce forum parceque j'y tiens
parceque je veux du bien pour mon peuple.
J'ai prononce 2 petite phrases pour plaider la cause de Ag Moussa et la j'ai failli etre lynche par des gens qui se disent eduques et democrates svp

Salah-Eddine Sidhoum vous dites a mon propos "Que Dieu lui pardone"?? me pardonner quoi ??
Monsieur je vous respecte profondement pour me laisser emporter par votre reponse a la carte sur mes propos.
Quand a Dieu il faut le laisser se reposer. Il a ete tellement use par la decennie sans fin algerienne qu'il n'en peut plus.

Je constate un murissement et une prise de conscience do nos compatriotes arabophone sur la question de notre survie Amazigh puisque de cela qu'il s'agit
et non du sexe des anges.

Pour le gars de Msila vos paroles me donnent chaud au coeur et nous redonnent de l'espoir.
Non les kabyles n'iront jami mourir pour la langue arabe (je parle de la langue de Koreish)
Mais mourront volantier pour sa langue (Notre arabe et tamazight) pour sa culture et pour un petit pousse de son sous sol.
Je crois que nous avons si je me rappelle bien deja fait ca et qu'est que l'on a obtenu?? des gens qui nous disent que nous sommes des provocatuers
pour rien que deux petite, toute petite phrase.


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k2raguelid


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Inscrit le: 26 Jan 2008
Messages: 23
Localisation: france

MessagePosté le: Sam 26 Jan - 11:17 (2008)    Sujet du message: identité et langue amazight . Répondre en citant

azul felawen ,

la véritable question à se poser est : qu'est ce qu'un ALGERIEN ? 
beaucoup de gens parmit ce monde est en ALGERIE , ( pour ne pas dire la majorité ) mélange la religion et l'ethnie : lorsque l' on parle d'un musulman il est forcément arabe ! et vive versa !
dans les pays asiatique , dans les pays central d'afrique ( soudan ) croyer vous qu'il soit arabe ?
imaginer dans les rue d'alger un chinoi ou un noir se presentant comme un arabe !!!
j'aimerais avoir vos réponse sur ce 1er point qui est fondamental !

je continue , lorsqu'un ALGERIEN allant faire le pelerinage a la MECQUE , savez vous que personne ne comprend cette ALGERIEN soit disant arabe ?
et qu'il à meme droit à des moquerie !!

NOTRE PAYS N 'A JAMAIS CONNUE LA LIBERTE SAUF EN 1962 ( et encore , je considere que nous somme sous l'envahisseur arabe ) ;

actuellement 3 langues sont parlé , pourtant notre civilisation est une des plus anciennes tout comme notre histoire est une des plus riche au monde ,
pourquoi devriont nous adopter 2 langues étrangere ?

la langue du pays est le TAMAZIGHT !

pourquoi parler français ? 

la vrai langue arabe est importante pour notre religion et doit le rester dans ce cadre !

pourquoi se dirais t'on arabe alors que ne le somme pas ?

est ce qu'un lapin se prend pour un chat ?

NOUS DEVONS REMETTRE LES PENDULES A L' HEURE  ET LA CLEE EST L 'ECOLE  !

c est un sujet tres important , alors avant de me traiter d'extremiste ou de m'insulter , veuiller bien lire mon texte et débattons intelligement ,

merci .

ar tufath !
_________________
k2raguelid.unblog.fr


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jnsplu


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Inscrit le: 25 Jan 2008
Messages: 62

MessagePosté le: Sam 26 Jan - 15:58 (2008)    Sujet du message: La question de l’identité et de la langue tamazight Répondre en citant

Si je puis me permettre de donner mon avis, tu n'as pas tort mon frère. Peu d'arabes sont restés après les "foutouhat" qui ne sont pas des conquêtes au sens ou certains veulent nous le faire accroire. Les musulmans ne laissaient que les ribat et remettaient le pouvoir aux autochtones: pour preuve, tarik ibn Ziad qui a ouvert l'espagne à l'Islam et débarrassé le peuple espagnol de la tyrannie des visigoths est berbère. Le ribat est une petite garnison qui a surtout pour fonction de prêcher l'islam. Des Algériens d'origine maraboutique se trouvent actuellement dans les régions berbérophones de kabylie de batna et ailleurs mais personne n'oserait leur dire qu'il sont d'origine arabe. Le brassage les a berbérisés. Il faut quand même distinguer entre le parler arabe et l'origine arabe ou berbère. Et même s'il y avait des arabes, peuvent ils vivre 13 ou 14 siècles en Algérie en étant minoritaires, car sans conteste les berbères étaient plus nombreux, sans que le brassage social ne les absorbe ? Si en Algérie personne ne peut se dire non berbère, car nous le sommes tous, personne ne peut non plus nier le fait qu'une majorité du peuple algérien parle l'arabe dialectal. C'est un fait incontournable qui nous rapporche des pays arabes, beaucoup plus que d'autres pays, à l'inverse des pays d'asie car concernant le soudan j'ai des réserves.
Ce que nous devons faire ce n'est pas de rejeter l'arabité, comme l'a pressenti cheikh Abdelhamid Essenhadji, qui est un berbère de pure souche, au motif que certains l'ont en allergie, cela risque de faire grincer des dents ceux qui n'ont pas encore compris la berbérité du pays et contrecarrer le projet national, mais de promouvoir notre amazighité et la langue amazighe pour qu'a terme, elle remplace le parler actuel. Oeuvrer à combattre l'arabe et l'arabité est non seulement contreproductif mais se situe en porte à faux avec la volonté d'unir les efforts dans un projet commun visant à rassembler les Algériens. Pour conclure je dirai: rassembler c'est faire faire des compromis.
_________________
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Brahim YOUNESSI


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Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Mer 6 Fév - 21:52 (2008)    Sujet du message: La question de l’identité et de la langue tamazight Répondre en citant





Salam, voici la première partie d'un article écrit en 1952 dans "Le Jeune musulman" par Amar OUZEGANE. Originaire de Grande kabylie, communiste, Amar OUZEGANE a été exclu du parti en décembre 1947 contestant et critiquant les positions prises par le PC à la suite des massacres du 8 mai 1945. Il ne peut être soupçonné de parti-pris, de baathiste ou d'islamiste... La seconde partie suit...


Problèmes algériens
 

LE BERBERISME
Doctrine réactionnaire de division impérialiste
 

Deux croiseurs « Arabe » et « Kabyle » ont été, récemment, livrés à New York à la flotte française.
Ce n’est pas un banal fait-divers. Cela signifie le renforcement de notre oppression nationale. Par ce royal cadeau,  le gouvernement américain entendait récompenser son vassal, le gouvernement français, pour inclusion de l’Algérie dans le Pacte atlantique.
Selon la logique impérialiste, l’Algérie n’a pas le droit de se constituer en Etat autonome ou indépendant. Alors qu’Israël est reconnu comme Etat par toutes les grandes puissances sans jamais avoir été une nation…
Laissons à nos hommes politiques compétents le soin d’en tirer les enseignements sur le plan international.
Notre rôle est ici plus modeste. Nous adressant à la jeunesse algérienne, plus particulièrement à la jeunesse musulmane, nous allons essayer de l’aider dans son combat pour la liberté et le bonheur en éclairant sa route semée d’embûches et de traquenards.
Dans le brouillard  impérialiste qui veut cacher les réalités algériennes, parmi les mensonges les plus monstrueux, l       a division des Algériens musulmans en bloc arabe et en bloc kabyle est l’une des armes idéologiques les plus perfides et les plus funestes.
Rappelons quelques faits concrets.
L’élection de M. Iba-Zizen au conseil général d’Alger a été assurée, sans doute, selon la méthode Naegelen. Mais elle avait ceci de singulier : le plus actif des agents électoraux de candidat administratif fut, sans conteste, un chef connu de la confrérie Alaouïa. Quand on sait que M. Iba-Zizen est un « m’tourni », ennemi déclaré de l’islam, de la langue arabe et de la nationalité algérienne, on demeure ébahi de stupeur devant l’alliance immorale de deux fanatiques, l’un fils des Pères blancs, l’autre moqadem de la tariqa de feu Ben Alliaoua.
Le « matérialisme sordide » n’était peut-être pas l’élément décisif, car la campagne électorale avait pour stimulant le mot d’ordre réactionnaire : « Kabyles avant tout ! ».
Le phénomène n’est pas nouveau.
Jusque vers 1936, les élections d’Alger déchaînaient chaque fois ce qui survivait encore de haine fratricide, par l’opposition de liste dite « arabe » à la liste dite « kabyle ».
Il n’y a pas bien longtemps, « l’Echo d’Alger » menait grand tapage sur une éventuelle scission dans une importante organisation nationale. A grand renfort de publicité, le journal colonialiste annonçait avec une satisfaction non camouflée, la constitution prochaine du « P.P.K. », un parti politique kabyle.
Heureusement pour nous, pour le mouvement national, il s’agissait en réalité d’un bobard policier. Il est clair que l’activité d’un parti politique essentiellement basé sur une homogénéité ethnique ou linguistique, toute relative, même avec une étiquette « révolutionnaire » n’aurait pas manqué de profiter davantage à l’ennemi, le seul intéressé à exploiter le désarroi des esprits et la dispersion des forces des colonisés.
Allons-nous donc oublier la structure donnée aux Délégations financières où la grosse colonisation dominait sans frein en opposant artificiellement les sections de non-colons, arabe et kabyle ?
Allons-nous oublier la tentative mort-née du cercle « berbère » que le gouvernement général voulait opposer au Nadi-Et-Taraqi (cercle du Progrès), qui de 1933 à 1937, fut le foyer d’un puissant mouvement islahi anti-colonialiste, impulsé avec succès par l’Association des Oulama.
Echouant sur la division ethnique, le gouvernement général transposa la manœuvre sur le plan religieux. Ce qui devait être le cercle « berbère » se transforma en cercle « maraboutique ». Faute d’adhérents ce fut aussi un échec.
Coincidence réconfortante et symbolique : le local qui devait servir d’officine diabolique semant les microbes et la désunion entre Algériens musulmans est devenu un foyer d’où rayonne une fraternité  sportive : c’est l’actuel cercle du Mouloudia Club Algérois.
 

Amar OUZEGANE


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Brahim YOUNESSI


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Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Mer 6 Fév - 23:00 (2008)    Sujet du message: La question de l’identité et de la langue tamazight Répondre en citant

Voici la deuxième parte de l'article de Amar OUZEGANE sur "Le berbérisme", publié en 1952 dans "Le Jeune musulman". Une troisième partie est à suivre...

Mais en nous dressant avec la dernière énergie contre son exploitation à des fins esclavagistes, impérialistes et anti-nationales, nous ne nions pas l’existence d’un sentiment légitime d’attachement à son pays natal, à sa langue maternelle, à son héritage culturel, le régionalisme kabyle. Nous risquerions alors de laisser se cristalliser une sorte de chauvinisme séparatiste et de provoquer aussi une rupture à rebours.
C’est ce qui arriva sous le régime de Vichy, au camp de Djenien-Bou-Rezz, à la suite d’une interprétation erronée fournie par un « cheikh » ignorant la tolérance incomparable de l’islam et les raisons de son expansion rapide et définitive en Afrique du Nord.
Ce personnage jouissait auprès de certains intéressés d’un prestige immense. Il prétendait avoir séjourné sept ans à l’université d’Al-Azhar. Sur la demande de nombreux Kabyles (internés pour avoir protesté contre l’absence de ravitaillement) le cheikh accepta d’être leur imam. Après la prière, il prononçait la khotba en arabe… littéraire !
Malgré leur bonne volonté aiguisée par une foi islamique fervente, nos vieux montagnards ne parvenaient pas à comprendre grand’chose aux sermons prononcés en arabe littéraire.
C’est pourquoi, ils désignèrent un des leurs, lettré en arabe, pour leur expliquer les paroles divines dans leur dialecte berbère. Mais le cheikh, importuné par une traduction qu’il ne pouvait suivre, se mit en colère et se lança dans un violent réquisitoire contre les « faux musulmans qui ne comprenaient pas la langue noble ».
Comme si les musulmans de l’Inde, de la Chine, d’Iran , de Turquie ou de Boukhara devaient forcément parler arabe.
En homme sensé, le cheikh aurait dû réfléchir sur les méfaits du colonialisme, développant l’analphabétisme par la fermeture des médersas, des zaouias, des écoles coraniques. D’ailleurs, il n’ignorait, pas que le directeur du camp avait là-bas interdit les cours d’arabe et de français organisés par les intéressés.
Au contraire, la conclusion de son discours fut aussi stupide que déconcertante : « Lorsqu’il y aura un gouvernement musulman, il coupera la tête à qui parlera une autre langue que l’arabe ».
Blessés et humiliés, les vieux kabyles quittèrent le cheikh ignare et sectaire sans le saluer. Restant le dernier, un villageois d’Acif-el-Hammam s’adressa en kabyle au traducteur : « Dis au cheikh s’il faudra un interprète pour parler avec ma grand’mère ? ».
L’incident fut porté à la connaissance des autres internés kabyles. Le mécontentement fut tel que qu’il donna naissance à la formation d’un bloc qu’on surnomma avec humour la « République du Djurdjura ».
Il a fallu des trésors de patience et d’explications pour les convaincre que le cheikh était… un âne. Même après un septennat d’université !
Quelques temps après, une action vigoureuse fut menée avec succès contre le directeur De Ricko pour lui imposer le respect des obligations du Ramadhan (repas de minuit, recul de l’extinction des feux, appel à la prière, etc…)  Cela finissait de cimenter l’union de tous les musulmans sans distinction d’origine ni de tendance politique.
Signalons en passant que ce mouvement, exclusivement religieux reçut l’appui des autres internés, Européens comme juifs, embryon préfigurant l’actuel Front algérien qui devrait être déjà un outil efficace pour le mouvement national.
Cette anecdote qu’il faut apprécier avec sérieux nous fait  une obligation d’examiner la question du « berbérisme » avec franchise, courage et lucidité, comme un des aspects de l’originalité de la nation algérienne.
Ce problème complexe n’a jamais été étudié à fond, ni même abordé de notre côté, d’un point de vue progressiste.
Car de l’autre côté de la barricade, le colonialisme n’a jamais cessé de prôner le berbérisme non comme un problème linguistique et culturel – ce qu’il est en réalité – mais comme une idéologie rétrograde, anti-arabe, anti-musulmane et anti-nationale.
Voici pour conclure cette longue introduction, basée sur le simple exposé des faits, un dernier exemple.
Le professeur Le Tourneau a fait, le 2 mai dernier, au cercle franco-musulman (sic), une conférence sur «  Une insurrection berbère au Xème siècle : la révolte d’Abou Yazid ».
Le choix d’un tel sujet indique nettement la diversion politique qu’on poursuit derrière une étude historique, savante et apparemment objective.
En rappelant la vie d’Abou Yazid, on est obligé de monter en épingle l’hérésie kharidjite et les luttes intestines qui ont menacé l’unité de l’islam en Afrique du Nord.
Cette causerie a dû remplir d’aise ceux qui rêvent de faire marcher l’Histoire à reculons en faisant de l’Algérie un pays latin et en arrachant les Berbères à ce qu’ils appellent calomnieusement la « geôle de l’islam ».
 

Amar OUZEGANE


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Brahim YOUNESSI


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MessagePosté le: Mer 6 Fév - 23:58 (2008)    Sujet du message: La question de l’identité et de la langue tamazight Répondre en citant

Suite et fin de l'article de Amar OUZEGANE écrit en 1952 dans "Le Jeune musulman"

Que l’éminent  professeur de la Faculté d’Alger veuille bien nous comprendre. Que penserait-il  d’un savant historien qui, dans une France profanée par l’occupation nazie, aurait eu l’idée d’entretenir les Français sur la Croisade contre les Albigeois ou sur la Saint-Barthélémy ?
En insistant particulièrement sur l’aventure d’Abou Yazid qui est mort, il y a mille ans! la tête coupée et le corps empaillé (Paix à ses cendres!) les spécialistes A.M.M. ne veulent-ils pas ajouter une corde à leur arc en envenimant par des querelles byzantines nos excellents rapports avec nos frères mozabites ?
L’hostilité inventée et entretenue chez les Touareg contre les commerçants du rite ibadite ne pourra jamais plus se répandre en Algérie. L’expérience tentée naguère dans la ville de  Constantine  a démontrée par son échec que notre peuple ne se laissera pas prendre au  piège impérialiste…
Nous vivons dans la seconde moitié du XXème siècle. La jeunesse algérienne regarde l’avenir avec confiance. Elle est l’héritière d’un glorieux passé. Elle veut puiser dans son riche patrimoine commun, non ce qui divise, dégrade et pousse au désespoir, mais ce qui unit, exalte et féconde son combat difficile pour débarrasser la patrie algérienne de la souillure du colonialisme contemporain.
En ce joli mois de mai 1952, nous saluons la jeunesse du Pakistan, de l’Inde, de l’Indonésie,  de la Syrie, du Liban etc… qui fête dans la joie leur entrée dans le monde des nations libres.
Mais notre cœur saigne encore au souvenir douloureux de la semaine sanglante de 1945.
Par les bombes des croiseurs et des avions, par la fusillade, le bûcher, les fours à chaux, les bourreaux colonialistes ont massacré, par dizaines de milliers des enfants, des femmes, des vieillards.
L’impérialisme français n’a pas fait de différence entre ses victimes innocentes, qu’elles soient « berbérophones »,  «  arabophones » ou bilingues.
Et si les messieurs distingués du Cercle franco-musulman tiennent tant aux histoires d’insurgés « berbères » nous leur suggérons comme sujet, l’épopée moderne d’un héros de légende : El hadj Mohammed El Moqrani, le chef de l’insurrection de 1871.
Après avoir dirigé plus de 400 combats à la tête d’une armée de 200.000 musulmans algériens, Kabyles et Arabes animés d’une foi commune, islamique et patriotique, Moqrani est tombé le 5 mai 1871, sur la rive droite de l’Oued Soufflat.
Une balle traîtresse l’a frappée en plein front au moment précis où il terminait la prière du dohor.
C’était un ancien bachaga ? Peu importe !
C’était un Kabyle ? Peu importe encore !
Pour l’Algérie opprimée, c’était un révolutionnaire anti-impérialiste.
C’était un grand capitaine.
C’était aussi un musulman d’élite : un moudjahid.
 

                                                                                                               Amar OUZEGANE.
 

  


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k2raguelid


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MessagePosté le: Jeu 7 Fév - 13:41 (2008)    Sujet du message: La question de l’identité et de la langue tamazight Répondre en citant

mr brahim younessi , ou  voulez vous en venir ?
merci .
_________________
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Brahim YOUNESSI


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MessagePosté le: Jeu 7 Fév - 14:07 (2008)    Sujet du message: La question de l’identité et de la langue tamazight Répondre en citant

Azul, Salam,

Je crois que l'article de Amar OUZEGANE est assez clair pour ne pas demander une exégèse du texte. Le sujet est assez sensible (la preuve) pour ne pas le laisser entre les mains de personnes ou d'institutions qui ne défendent pas uniquement le tamazight, mais qui utilisent cette question dont la légitimité n'est pas mise en cause pour diviser le peuple algérien. Les exemples ne manquent pas. J'incite notre ami K2raguelid à regarder parmi les pays européens ceux qui ont signé et ratifié la Charte des langues régionales.  Fraternellement.


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