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Démocratie
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simozrag


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Messages: 22
Localisation: Burkina Faso

MessagePosté le: Sam 8 Mar - 04:17 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Paix et Salut à toutes et à tous,
Ce silence de ma part est dû à un problème d’Internet, j’ai du mal à accéder au forum à cause du faible débit, veuillez m’en excuser. Je suis d’accord avec Abdelkader sur le fait que l’islam n’est pas la propriété des arabes. L'islam est pour toute l'humanité ; le message du Coran ne s’adresse ni aux arabes ni aux musulmans, il s’adresse aux hommes et aux croyants. Il est à rappeler, pour répondre à ta question, que ’l’islam ne fait pas de distinction entre l’arabe et le non arabe, ni entre le blanc et le noir. Le meilleur d’entre vous, affirment le Coran et le hadith, est le plus pieux. Or, la place « des kabyles, chaoui, targui, mzab », sera celle d’honorables citoyens jouissant des mêmes droits et astreints aux mêmes devoirs que les autres citoyens. La langue officielle sera la langue de la majorité. En cas de conflit, le peuple tranchera. Quant à la révolte, au contraire l’islam n’est jamais un obstacle à la révolte contre l’injustice, la tyrannie et/ou la corruption.
La diversité de langues et de couleurs est l’un des signes de Dieu à méditer et à respecter.
La question identitaire est une arme à double tranchant. Le colonialisme a longuement et habilement exploité ce concept pour diviser le peuple algérien. Il est une chance pour nous, algériens, que les trois composantes de l’identité soient des facteurs rassembleurs.
« l’Islam est notre religion, l’arabe notre langue, et l’Algérie notre patrie », disait cheikh Ibn Badis. Ce grand combattant de la cause nationale n’a pas cessé d’exalter l’union des deux enfants jumeaux de l’Algérie Mazigh et Ya’rub : « Les fils de Ya’rub (les Arabes) et les fils de Mazigh (les Berbères) sont unis par l’Islam depuis plus de dix siècles. Et tout au long de ces siècles, ils n’ont pas cessé d’être étroitement liés les uns aux autres, dans la mauvaise et la bonne fortune, dans les jours de joie et les jours d’épreuves, dans les temps heureux comme dans les temps difficiles de sorte qu’ils forment depuis les âges les plus reculés, un élément musulman algérien dont la mère est l’Algérie, et le père l’Islam. » Ces paroles sont gravées sur le marbre en caractères d’or.
Nous sommes une seule communauté, animée par la volonté de vivre ensemble sur le même territoire.

A l’instar de la langue arabe, la langue Tamazigh est la langue de tous les Algériens. Cette dernière est malheureusement instrumentalisée, comme l’a toujours été au temps de la colonisation. L’islam étant la principale cible, certes, mais la langue arabe est visée en tant que pilier de l’édifice. La langue arabe ne serait pas autant combattue si le Coran était révélée dans une autre langue. Si, à ce jour, les Algériens ne savent pas encore distinguer l’ami de l’ennemi, ceux qui leur veulent du bien, de ceux qui leur veulent du mal, c’est qu’ils n’ont pas encore compris leur histoire.
Il est vrai que les crimes de la colonisation ne sont pas encore tous recensés et connus.
L’Algérie était considérée comme une succession en déshérence de l’empire romain et une des plus riches provinces occidentales qu’il fallait ramener à ses origines chrétiennes.

Dans cette perspective, la colonisation devait faire de l’Algérie une partie intégrante de sa civilisation, mais paradoxalement vis-à-vis du peuple algérien, elle s’est comportée de manière diamétralement opposée à cet objectif, c’est-à-dire non seulement les indigènes n’avaient pas les mêmes droits que les colons européens, mais ils étaient dépossédés de leurs biens, spoliés de leurs droits, exclus, écrasés, massacrés. Autrement dit, elle voulait s’approprier l’Algérie sans les algériens.
Si l’on devait passer en revue les crimes du colonialisme, on se heurterait sans doute à des choses inimaginables. Semer la division et la haine entre kabyles, arabes, berbères, Touaregs, chaouis, ouled sidi flen, ouled felten, c’était relativement l’œuvre la plus banale du colonialisme.

La langue arabe était l’objet d’attaques tout azimut. Elle était dénigrée, par moments interdite, parfois autorisée mais confinée dans des définitions et des espaces limités, accusée d’être une langue communautaire, raciale, sectaire et non pas une langue de pensée, de science, de civilisation et surtout de religion universelle. On encourageait le développement, l’enseignement à son détriment de l’arabe dialectal. L’art et la culture préislamiques étaient l’objet d’intérêt exagéré et d’investissements fabuleux. Je ne suis pas contre le développement de l’art et de l’histoire, mais je trouve que les desseins poursuivis sont moins la curiosité historique et scientifique que la recherche d’une culture parasite ou de substitution par rapport à l’Islam. Même le bassin méditerranéen est suggéré comme espace culturel pour pousser à l’étroit ou faire oublier la civilisation islamique.
La destruction des biens et des structures sociales, les répressions massives, les massacres et les enfumades à grande échelle sont des faits réels qui n’ont jamais été entièrement rapportés par les historiens.
Il n’y a pas un seul village qui n’ait subi une boucherie où périrent des enfants, des femmes et des vieillards. Des bébés ont été égorgés dans le sein de leurs mères, on fendait même le ventre des femmes enceintes. Le 26 novembre 1830, toute la ville de Blida était transformée en cimetière, des milliers de cadavres jonchaient le sol ; Les paysans furent dépossédés de leurs biens, ils se sont trouvés du jour au lendemain des khmmas dans leurs propres champs.
Les trois quarts des mosquées ont été transformés en églises ou en entrepôts, d’autres destinées à des activités immorales ; la colonisation a détruit toute culture en rapport avec l’Islam et le savoir ; le marché de livres d’Alger (kaiçariya) qui était fréquenté par des copistes et des marchands de livres, fut fermé et confisqué à jamais. La profanation des tombes faisait également partie de ce vaste plan de destruction de la culture indigène. Les ossements des morts étaient acheminés à Marseille pour être utilisés à des fins industrielles. Certains cadavres étaient encore recouverts de chairs encore fraîches ; L’organisation systématique de l’analphabétisme par la destruction de l’école traditionnelle (indigène) d’une part et par les difficultés d’accès à l’enseignement public, d’autre part.
L’institution waqf a été démantelée.
Le Waqf revêt une importance considérable en tant qu’outil de développement. Le waqf fut l’un des facteurs qui a contribué durablement à l’essor de la civilisation islamique.
Il a joué un rôle déterminant dans le développement économique et social du monde musulman. Il a permis d’enrayer les disparités entre la ville et le village en matière d’équipements collectifs et de conditions de vie. Les ressources du waqf ont servi à la prise en charge des orphelins, des aveugles, des handicapés et des sans-abri. Il y avait des waqf spécifiques destinés au mariage des jeunes dont les parents ne pouvaient en supporter les frais. Le waqf s’occupait de l’hébergement et de la restauration des voyageurs démunis, du forage et de l’équipement de puits, de la construction des barrages et des canaux d’irrigation.
Avant d’être démantelé par le colonialisme, le waqf fut le ciment de l’unité des musulmans et le symbole de solidarité qui caractérise cette unité. Dès 1844, l’administration coloniale a confisqué 168 000 ha de biens waqf dans la seule Métidja. Il est à noter que le colonialisme français est le seul à voir détruit l’institution waqf. Les britanniques ont laissé subsister cette institution qui existe jusqu’à ce jour en Asie et au Moyen Orient. C’est dire qu’avant la colonisation, l’Algérie était plus développée qu’aujourd’hui. Or, si les Algériens ne parviennent pas à réaliser que ces revendications identitaires s’inscrivent dans un plan de destruction de leur patrie et de leur cohésion sociale, alors ala Dunia Salam, à Dieu la vie.
_________________
Ahmed Simozrag


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MessagePosté le: Sam 8 Mar - 04:17 (2008)    Sujet du message: Publicité

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zem85


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Inscrit le: 26 Jan 2008
Messages: 29

MessagePosté le: Dim 27 Avr - 18:18 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

abdelkader a écrit:

azul salam alik salut Ahmed simozrag
Je veux juste te poser une petite question, dans ton état islamiste ça sera quoi la place des kabyles chaoui, targui mzab......et tout les autres ?? auront t'ils le droit de parler  et écrire leur laugue (jouire de leur identité)??? normalement  c'est oui car tu dis que c'est un état de droit ????
dans ton état de droit dont tu parle tu mettras quoi, ou on mettra quoi comme langue officielle ???
le problème des pays du magrèb ?? c'est l'arabité ?? pour faire de l'arabité et de l'islam un ?? 
je suis kabyle (berbère) , je ne suis pas arabe alors je nepeux pas être musulman c'est comme ça que pense ou c'est comme ça qu'on a appris à penser à nos jeunes arabiphone je dis bien arabophone car 80% des arabe d'algerie sont des berbère arabisés. 
va voir ce qui se passe dans les pays qui se disent islamique l'arabie saoudite ou Dubai, tu ne va pas croire tes yeux......
tu imagine si les riches du golf (pays islamique )donnent leur zakat, je te garantie qu'il vont éffacer la misère dans tout les pays musulman et je dis bien musulman et pas arabe, car cequi musulman n'est pas automatiquement arabe comme le penses  la majorité des algériens comme la majorité des arabe, et la je vais faire un paralelle avec la cause palestiniènne qui était au début une cause entre musulmans(indonisie inde, pakistan....) et juifs, et grace à la binediction des arabes exactement l'Egypte (qui collaborent avec israel) on a fait de cette histoire une affaire entre arabe et juive, ce qui à reduit significativement le nombre des defonceur de cette cause.
brèfe, moi je ne suis pas arabe, mais je suis musulmant et l'islam n'est pas la propriété des arabes, (l'islam c'est pour l'humanité toutes entière), et aujourd'hui s'il y'a un pays où la charia règne c'est pas un pays arabe,regardez mes cher frère l'indonesie .
regardez aussu cher frères que la majorité des grand savons à travers h'istoire des musulmans ne sont pas arbe, regardez aussi l'istoire et chercher qui a contruit la mosqué de l'al azhar en egyple et vous trouverais que se sont les almoravides d'afriques du nord des berbère bien sur ??
vous les arabes arretez avec l'arabité et l'islam connaitra des jours meilleur. je sais bien que l'arabe est une langue magique (pour moi), mais un non arabe peut bien être musulman et cohabiter avec des arabes qui sont musulams donc des frères.
juste une question: qu'est ce que va choisir un arabe d'algerie ??: un kabyle musulman ,ou un arabe exemple du liban qui est crétien ??
moi kabyle musulman je choisi un marocain musulman qu'un algerien (kabyle ou non) non musulman voila ma définition de l'islam (mon frère musulman est plus proche pour moi qu'mon frère uterin s'il n'est pas musulman).
quant à la revolte apparement en l'islam il est interdit de se révolter contre celui qui regne (al hakim) s'il est musulman , pour éviter la fitna ?
donc pour l'Algerie il reste à définir si nos gouvernants sont musulamn ou pas, s'il le sont donc pas de révolte (guère) mais demander le changement d'une manière ??
si non s'ils ne sont pas musulamn (apparement c'est le cas, car leur religion c'est leur compte en banque) donc il faut se révolter ?? reste à trouver comment ??
et apparement même les islamiste avec leur clachs ?? n'arrive pas à déloger ce putain de gouvernement hérité de boussouf boumédiènne et autres .....
c'est le moment ou à jamais de se révolter si non ça sera trot tard et on rejoindre la tunisie et le maroc (dictature sans merci).
il faut honorer la mémoire des martyres abane amirouche l'arbi ben mehidi sil houas, moustafa ben boulaid, et tous les autres (1.5 million).
vive l'Algerie et arretez de voter FLN ou RND pour que l'algerie connaiitra un jour la lumière.
thanemith filamane, à plus wa salamou alaykoum oua rahmatou allak ou batakatouhou.
allah yansarna, ya rabi friha, ya rabi déloge boutef le général toufik et toutes leur clic , ya rabi ayinna bezaf oulah c'est devenu insuportable de voir des harage mourir à la mer ou jetés en prison pour leur tentatives de fuire la hagra.
merci encore.


Je tiens à signaler que le Maroc est une monarchie constitutionnelle et non une dictature comme il est dit sur ce topic.
Ensuite la Tunisie est une république. Certes, le pouvoir est au mains d'un parti unique depuis 25 ans, la presse est censurée, les élections non libres ect..
Cependant, ils ont développés leur pays économiquement avec des entreprises exportatrices, du tourisme. Enfin le système éducatifs est rénové et largement plus compétant que le notre.

Nacer


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zem85


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MessagePosté le: Sam 10 Mai - 15:28 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Je voudrai apporter une contribution à ce sujet débattu.

Tout d'abord, Démocratie, socialisme ou État islamique sont des régimes possibles et qui existent ailleurs. Mais il est vain de discréditer l'une ou l'autre en citant les atrocités qu'on y a pu observer.

Il me semble qu'il faudrait distingué la démocratie au plan théorique et empirique, de même pour le socialisme, régime islamique ou tout autre.
Le plan théorique est l'idéal du régime, il s'agit de ce qui différencie un régime de l'autre, c'est ce pour quoi on invoque le régime (Répartition des richesses, égalitarisme pour le socialisme. Liberté d'opinion, alternance de régime pour la Démocratie. État en accord avec les valeurs du pays dans le cas d'une religion comme détentrice du pouvoir).
Le plan empirique, lui, est la manière dont les choses se font concrètement sur le terrain. Là on observe effectivement que le socialisme à mener au totalitarisme, de même pour un certains nombre d'État islamique, quant à la démocratie (plus perverse) elle permet au dominant d'assoir leur pouvoir par des procédés malins (Les études concernant le comportement électoral mettent en évidence le vote déterministe, manipulation médiatiques ect..)

Si on accepte cet état de fait, alors il n'y a pas d'organisation parfaite de la société. Il y a des modéles divers, et qui s'appliquent avec plus ou moins de danger selon les circonstances économiques, politiques, culturelles, démographique ect..
L'enjeu est alors de débattre des modéles au plan théorique, effectivement, mais aussi au plan empirique qui est à mon sens capital. Car c'est à ce moment ou on voit si les dérivent sont importantes ou non.

Qu'on veuille une démocratie laïque ou bien islamique. Qu'on veuille un État islamique sans démocratie, mais avec un autre type d'organisation, peu importe. L'essentiel est d'estimer les dérivent qui peuvent y avoir lieu et jusqu'à quelle ampleur. Car les risques de dérivent seront là à n'en pas douter, c'est le cas partout dans le monde et dans n'importe quel pays. Mais certains pays vivent avec plus d'harmonie que d'autres, il y a bien donc une question de "compatibilité".

N


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simozrag


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MessagePosté le: Mer 14 Mai - 01:07 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Sans doute, les risques de dérive sont réels. Mais, il y a des antidotes contre ces risques. Parmi ces antidotes figurent la sincérité, l'humilité, la conscience de responsabilité et la quête du bon conseil.
L'expérience montre que l'orgueil, la suffisance sont des facteurs de dérapage. D'aucuns croient tout savoir, leur complexe de supériorité les empêche de consulter les autres ou de leur demander conseil. Ils pensent se rabaisser en faisant appel à la science ou à la sagesse de l'autre. D'où la dictature, les guerres, la division, le mépris (hogra) des peuples et j'en passe. Le sentiment de responsabilité peut constituer un frein puissant à ces dérives. La responsabilité devant les hommes et la responsabilité devant Dieu. La responsabilité devant les hommes n'est pas toujours opérationnelle, dans la mesure où elle peut être annihilée ou pervertie par le système de gouvernement dont la dictature de sorte que le gouverné devient responsable devant le gouvernant et non l'inverse. Quant à la responsabilité devant Dieu, elle peut être un facteur de droiture, de démocratie, de justice, de respect des droits, bref de "bonne gouvernance". Celui qui est conscient de cette responsabilité est obligé de bien agir sachant que Dieu lui demandera des comptes sur ses mauvaises actions. C'est pour cela que la foi joue un rôle positif dans la gestion des affaires d'autrui, en l'occurrence les affaires publiques. Si tu n'as pas de pudeur, fais ce que tu veux, dit le Prophète (sws). Il faut toutefois reconnaître que cet élément est, à lui seul, insuffisant. Un système a double responsabilité est plus efficace et plus démocratique, encore faut-il trouver des hommes sincères car on peut trahir à la fois Dieu et le peuple. A la différence des systèmes en vigueur, l'Islam fournit le cadre, les moyens et les mécanismes d'un système à double responsabilité, à condition de trouver les hommes sincères capables de le piloter.
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Ahmed Simozrag


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zem85


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MessagePosté le: Mer 14 Mai - 19:39 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

et comment allez vous juger de la sincérité des hommes ? juste en les croyant leur dires ? vos paroles sont bien belles et digne de votre volonté que les choses se passent bien. J'en doute pas. Mais comment évaluer qu'une personne est sincère, humble et possède une conscience de la responsabilité ? Ce sont des critéres subjectifs, donc impossible à évaluer pour nous humain.

Montesquieu disait que "le pouvoir doit limiter le pouvoir", il faudrait un système qui empêcherais les dérives, d'où le fait que je ne concois pas qu'on laisse la destinée d'une nation aux mains de gens "jugés" bon parce qu'ils se revendiquent d'une religion.


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simozrag


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MessagePosté le: Jeu 15 Mai - 00:04 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Les conditions et les critères subjectifs que j'ai cités n'excluent pas la mise en place de dispositions et de mécanismes de contrôle, comme la séparation des pouvoirs, l'indépendance de la justice, etc. Ces barrières et ces mécanisme ne peuvent que limiter et non juguler ou enrayer la dérive. C'est le sens de responsabilité devant Dieu qui va compléter le reste. Il y a la faute apparente et la faute cachée. Seule la conscience de responsabilité devant Dieu, autrement la crainte de Dieu peut empêcher l'homme de commettre la faute cachée. Ces critères internes, subjectifs influent sur le comportement de sorte que les actes deviennet le reflet, la traduction des sentiments. La foi commande les actes. Cela étant, je reconnais la difficulté d'évaluer cet aspect mystérieux de l'homme sinon par des actes et des signes extérieurs non sans risques d'erreurs. Le problème est dû au fait qu'il existe une entité invisible qui agit au niveau de l'âme, insinuant, suggérant des idées et des actes contraires aux lois et à la religion. Cette entité est Satan. Par exemple, ce dernier incite au meurtre et à l'agression parfois même au nom de la religion. Quelle est donc la solution ? C'est de prier constamment Dieu de nous guider, de nous montrer la vérité et de nous aider à la suivre. Et de nous montrer le faux, l'erreur et de nous aider à l'éviter. Sans cette prière qui lie l'homme à Dieu, tout le monde peut tomber dans le piège de Satan.
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Ahmed Simozrag


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Brahim YOUNESSI


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MessagePosté le: Jeu 15 Mai - 08:08 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Salam, Azul,

Le choix des citoyens ne se fait pas seulment sur la base de critères objectifs. La subjectivité y participe dans une part non négligeable. Le sentiment gouverne le politique plus que la raison. Cela, pour dire que Max Weber, le sociologue allemand, a parlé de l'éthique de respondsabilité et de l'éthique de conviction.

B. Younessi 


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Brahim YOUNESSI


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Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Jeu 15 Mai - 15:04 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Salam, Azul,

Comme le dit Max Weber lui-même, l'éthique de conviction ne signifie pas absence d'éthique de responsabilité et vice versa. Conviction et responsabilité peuvent se complèter au lieu de s'opposer forcément, même si le grand sociologue allemand a conclu à leur irréductible opposition.  Il vaut mieux voir réunies chez le même homme qui a "la vocation pour la politique" éthique de responsabilité et éthique de conviction.
Dans sa conférence donnée en 1919 sur "la vocation pour la politique", Max Weber disait :
« Nous en arrivons ainsi au problème décisif. Il est indispensable que nous nous rendions clairement compte du fait suivant : toute activité orientée selon l'éthique peut être subordonnée à deux maximes totalement différentes et irréductiblement opposées. Elle peut s'orienter selon l'éthique de la responsabilité [verantwortungsethisch] on selon l'éthique de la conviction [gesinnungsethisch]. Cela ne veut pas dire que l'éthique de conviction est identique à l'absence de responsabilité et l'éthique de responsabilité à l'absence de conviction. Il n'en est évidemment pas question. Toutefois il y a une opposition abyssale entre l'attitude de celui qui agit selon les maximes de l'éthique de conviction – dans un langage religieux nous dirions : "Le chrétien fait son devoir et en ce qui concerne le résultat de l'action il s'en remet à Dieu" –, et l'attitude de celui qui agit selon l'éthique de responsabilité qui dit : "Nous devons répondre des conséquences prévisibles de nos actes". »
Il ajoutait plus loin (...) "Le destin de notre époque caractérisée par la rationalisation, par l'intellectualisation et surtout par le désenchantement du mond, a conduit les humains à bannir des valeurs suprêmes, les plus sublimes de la vie publique. Elles ont trouvé refuge soit dans le royaume transcendant de la vie mystique soit dans la fraternité des relations directes et réciproques entre individus isolés". En général, nous sommes sincères (pour reprendre le terme de Simozrag), et loyaux envers nos proches, ceux que nous aimons.

B. Younessi


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zem85


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Messages: 29

MessagePosté le: Sam 17 Mai - 13:25 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Ok, pour Weber et les deux types d'éthiques. Mais cela n'enlève rien au problème.

D'après ce que je lis, vous êtes dans l'optique de laisser le pouvoir à des gens supposés moraux selon des critères principalement subjectifs, est-ce bien cela ?

"Simozrag" reconnait qu'il faut des mécanismes de contrôle, mais qu'ils ne suffisent pas. Ce dont, je suis d'accord avec vous.
pour le reste "C'est le sens de responsabilité devant Dieu qui va compléter le reste."

Donc, les prétendants au pouvoirs doivent se revendiquer de l'Islam et gérer la cité selon ces principes. Ne croyez vous pas qu'il risque d'y avoir une surenchère das ce domaine ?
Je m'explique : Chacun interprétant le coran à sa maniére, se revendiquera comme le plus légitime.. qui croire ?
Il y a à mon sens, une réelle difficulté d'inclure la religion dans le politique sans qu'on soit confronté à des problématiques délicates.


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jnsplu


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Inscrit le: 25 Jan 2008
Messages: 62

MessagePosté le: Sam 17 Mai - 14:01 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Au risque d'être loin du sujet je voudrais poser une question :est ce le fait d'inclure la religion dans la politique qui constitue la difficulté, ou est ce le fait que la morale de nos politiciens ne jouit pas de la confiance du peuple ? J'ai l'impression que le problème se situe au dela d'un positionnement doctrinal ou religieux et qu'il a pour fondement une relation boiteuse entre le peuple et ses gouvernants. Comme ceux-ci sont issus de ce peuple et que les valeurs de celui ci se sont désagrégés sous l'influence du pouvoir par l'effet d'une relation dialectique, il nous faut un sursaut national qui remette les pendules à l'heure et que les choix statégiques s'imposent à tous sans alternative que de les suivre ou disparaitre. Dans la conjoncture actuelle le pétrole constitue une tare parcequ'il permet au pouvoir de ne pas avoir besoin du peuple et de puiser sa force ailleurs. Je suis tenté de dire que l'Etat Algérien, comme tous les autres paradoxes de l'Algérie n'est constitué que de deux de ses éléments, à savoir le pouvoir et le territoire. Le peuple quant à lui n'est là que pour la déco. De ce fait citer Max Weber ou d'autres penseurs à mon avis dans le contexte Algérien, c'est exprimer l'idée que notre peuple existe politiquement à l'heure actuelle et est mur. Or, s'il l'était effectivement jusqu'en 1962, depuis les divisions qu'on lui a imposées bien avant et auxquelles il a résisté en se retranchant derrière le rempart de l'Islam, sont apparues et se sont accentuées devant les injustices commises par des musulmans au nom de l'islam et guidées par des interets claniques et régionalistes qui ont emmietté le pays à l'heure actuelle, bien qu'il semble encore conserver une certaine homogéneité. Maintenant chacun veut sa propre chanson pour danser la gigue et l'essentiel est oublié: doit on conserver ce pays entier et intact et peut on on encore, pour lui, faire des sacrifices et croire en la sincérité de quelque pouvoir que ce soit issu de ce peuple en son niveau actuel de maturité politique et sociale. Car il ne suffit pas que le gouvernant soit sincère pour pouvoir gouverner, il faut encore que le peuple ait confiance en cette sincérité et lui octroie une certaine autorité pour le commander dans le sens déterminé par le consensus national. Donc il faut d'abord trouver des gouvernants sincères, qu'il soient d'obédience islamique, démocrate, laique ou islamiste (je trouve qu'il y a une différence entre islamique et istlamiste ) , lorsqu'on aura trouvé ces gouvernants sincères, il faudrait être sur de leur sincérité et surtout baser une confiance sur cette certitude. C'est cette confiance qui va asseoir leur pouvoir et nous assurer qu'il sera bien utilisé. Ce n'est ni la religion, ni une autre qualité propre aux hommes car l'homme est le produit des conjonctures et de son histoire et ce n'est pas un discours spécialement marxiste, le prophète (saw) dit que l'homme nait dans un état de nature et que ce sont ses parents qui en font un Chrétien, un Juif ou un Musulman.
C'est l'éducation qui fait d'un homme qu'il soit sincère ou pas et cette éducation à lieu dans la société et les valeurs qu'elle prone. Voyez vous en la société Algérienne quelque chose qui encourage la sincérité, qui encourage à faire confiance ? Ce n'est pas dans les livres et dans les théories qu'on trouve les solutions pratiques, c'est dans la réalité quotidienne telle qu'elle se présente.
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