Forum de la Dignité et du Changement Index du Forum
  S’enregistrer FAQ Rechercher Membres Groupes Profil Se connecter pour vérifier ses messages privés Connexion 
Se connecter pour vérifier ses messages privés
Démocratie
Aller à la page: 1, 2, 3, 4  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum de la Dignité et du Changement Index du Forum -> Appel aux Algériennes et Algériens -> La démocratie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
modérateur
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 11 Déc 2007
Messages: 74

MessagePosté le: Sam 15 Déc - 17:51 (2007)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Anonyme a dit...
Mardi, novembre 06, 2007 7:16:00 PM

THEME DE LA DEMOCRATIE

LA DEMOCRATIE DES REPUBLIQUES BANANIERES EST SANS COMMENTAIRE.
LA DEMOCRATIE DU MODELE OCCIDENTAL EST TERMINEE.

DANS TOUS LES PAYS OCCIDENTAUX, LA -SECURITE- SERT ACTUELLEMENT DE PRETEXE A UNE AUGMENTATION DE LA REPRESSION, ET A UN RECUL SANS PRECEDENT DE LA DEMOCRATIE.

LA FIN DE LA DEMOCRATIE, LE RENFORCEMENT DE LA REPRESSION ET
L´INSTAURATION D´UN ETAT POLICIER SONT LES COMPLEMENTS INDISPENSABLES DU LIBERALISME ECONOMIQUE, AFIN DE PREVENIR LES REACTIONS VIOLENTES OU ILLEGALES DE LA MASSE GRANDISSANTE DES PAUVRES ET DES EXCLUS - VOLS, PILLAGES, EMEUTES... -, ET AUSSI POUR RENFORCER LA SOUMISSION ET LA RESIGNATION DE LA POPULATION, ET EVITER UNE REVOLTE CONTRE LE TRAVAIL DE SABOTAGE ET DE -DEMOLITION SOCIALE- MENE PAR LES GOUVERNEMENTS ET LES MULTINATIONALES.

LA SOUMISSION AU NOUVEL ORDRE ECONOMIQUE A ETE FACILITEE PAR UN ABRUTISSEMENT PREALABLE DE LA POPULATION GRACE AUX MEDIAS, PAR L´AFFAIBLISSEMENT DU SENS CRITIQUE GRACE A LA PROPAGANDE ET AU CONDITIONNEMENT , PAR UN MODE DE VIE QUI NE LAISSE NI TEMPS NI ENERGIE POUR LA REFLEXION ET ENFIN PAR L´ATTAQUE DES ENERGIES INDIVIDUELLES - LAIDEUR DES ENVIRONNEMENTS URBANISES, STRESS, POLLUTION CHIMIQUE ET ELECTROMAGNETIQUE, ALIMENTATION FRELATEE, SOMNIFERES, TRANQUILISANTS, EFFETS SECONDAIRES DES MEDICAMENTS- .

LA DEMOCRATIE DE LA SUPERE PUISSANCE AMERICAINE EST SOUS LE CONTROLE DES MULTINATIONALES.

COMME R. REAGAN,G. BUSH EST UN PRESIDENT FANTOCHE, SANS VISION POLITIQUE, CE QUI ASSURE AUX LOBBIES DES MULTINATIONALES D'AVOIR LES MAINS LIBRES POUR DIRIGER LA PLANETE. ILS PRECONISENT ENTRE AUTRES PROJETS DANGEUREUX DE DECLENCHER UNE NOUVELLE - CRISE ECONOMIQUE - AFIN DE JUSTIFIER UNE VAGUE DE RESTRUCTURATION DE L'ECONOMIE. PLUS QUE JAMAIS, LES GRANDS LOBBIES INDUSTRIELS ET LES MULTINATIONALES EXCERCENT UNE INFLUENCE DIRECTE SUR LA POLITIQUE AMERICAINE.

G. BUSH ET SA MAFFIA D´AFFAIRISTES
D´EXTREME DROITE ONT ETE PRETS A TOUT POUR PRENDRE LE POUVOIR. ET ILS SONT PRETS A TOUT POUR LE GARDER AFIN DE POUVOIR REALISER LES PROCHAINES ETAPES DE LEUR PLAN: SUPPRIMER DEFINITIVEMENT LA - DEMOCRATIE - AUX USA, ETABLIR UNE DICTATURE MONDIALE SOUS L´EGIDE DE L´EMPIRE ET RENFORCER LA PUISSANCE DE L'ECONOMIE AMERICAINE GRACE A DES GUERRES PERPETUELLES.

LE PIRE POUR LES CITOYENS AMERICAINS EST LEUR AVENIR QUI SERA TRES SOMBRE, CAR LES ELECTIONS AMERICAINES PEUVENT FACILEMENT ETRE TRUQUEES GRACE AUX MACHINES A VOTER AUX PROCEDURES INFORMATIQUES TOTALEMENT OPAQUES, ET REGIES PAR UN LOGICIEL QUI PEUT FACILEMENT ETRE MANIPULE POUR EFFACER DES VOTES QUI NE SONT PAS EN FAVEUR DU
- BON - CANDIDAT.

A TRAVERS CE FORUM NOUS EXPRIMONS LA VOLONTE DU PEUPLE ALGERIEN POUR DIRE NON A LA SOUMISSION A UNE PETITE ELITE DIRIGEANTE ARROGANTE, MEPRISANTE ET MAFFIEUSE DE PLUS EN PLUS HEREDITAIRE.

LA PLACE DU PEUPLE ALGERIEN EST PARMI LES PEUPLES ELITES POUR DIRE NON AU DIKTAT DES MULTINATIONALES, DE LA BANQUE MONDIALE, DU FMI,
DE L´O M C .

ALORS, QUE DEVONS FAIRE ?

LA REPONSE EST SIMPLE.

NOUS DEVONS CREER LA DEMOCRATIE DU
21e SIECLE.

IDIR
__________________________________________________________
Anonyme a dit...
Mercredi, novembre 07, 2007 9:08:00 AM
Mr Idir veut que l'Algérie invente l'Algérie du 21è siècle. Rien que ça!
Comme le réveil va être dur.
Faites de beaux rêves, Mr Idir.

Est-ce que Mr Sidhoum peut nous présenter son projet de société?
Quelle est la place de l'islam?
Merci
__________________________________________________________
Anonyme a dit...
Jeudi, novembre 08, 2007 12:27:00 PM

VOULONS-NOUS CONTINUER A VIVRE DANS UNE REPUBLIQUE BANANIERE OU VOULONS-NOUS LE CHANGEMENT ?

THEME DE LA DEMOCRATIE
ACTIONS CITOYENNES


NOUS DEVONS AGIR D’UNE MANIERE INTELLIGENTE ET POUR CELA NOUS DEVONS :
- Pratiquer une utilisation intelligente des médias
- Pratiquer une citoyenneté active
- Respecter la nature et l’environnement
- Créer un nouveau contrat social, tous les citoyens ont le droit à un revenu minimum inconditionnel.
- Tous les articles de la déclaration universelle des droits de l’homme doivent être intégralement appliqués, dans la lettre comme dans l’esprit, par l’état comme par les entreprises.
- La technologie doit être utilisée pour libérer l’homme et non pas pour le contrôler et l’asservir.
- L’économie doit être au service de l’homme et non le contraire.

NOUS DEVONS EXIGER DES PRINCIPES OU DES MESURES DE NOTRE GOUVERNEMENT :

- Replacer le citoyen au centre de l’économie.
- Droit à une justice rapide, équitable et financièrement accessible à tous.
- Droit à une totale transparence de l’utilisation de l’argent public.
- L’argent public doit être utilisé dans le sens de l’intérêt général et des aspirations profondes des citoyens.
- Arrêt du sabotage de l’environnement et de la qualité de la vie.
- Arrêt des agressions contre l’énergie ou la santé des citoyens.
- Le gouvernement doit servir l’intérêt général et non des intérêts particuliers.
- Poser la question – pour qui roule le gouvernement et nos élus ?

NOTRE DEMOCRATIE DU 21è SIECLE SERA SUR LA BASE DES VALEURS A NOTRE IDENTITE ET A NOTRE PROPRE CIVILISATION

- Les élections doivent avoir lieu plus souvent, car l’évolution du monde et de la société est beaucoup plus rapide que par le passé. La durée de tous les mandats électifs (chefs d’état, députés, maires) doit être ramenée à 2 ans.

- Donner un sens véritable à la démocratie en faisant voter les citoyens pour des principes ou des mesures, et pas seulement pour des gouvernants. Par ailleurs, le programme électoral des élus politiques doit tenir lieu de contrat avec les électeurs. En cas de trahison de ce programme, l’élection d’un gouvernement doit être annulée et de nouvelles élections doivent être convoquées.

- Créer un contrôle par les citoyens de l’utilisation de l’argent de leurs impôts. Faire voter au moins 50% du budget national par les citoyens eux-mêmes. Etablir un système de démocratie direct pour orienter l’argent vers des ministères ou des projets choisis par des citoyens. L’attribution du budget par les citoyens pourrait se faire en même temps que la déclaration d’impôts.

- Donner la possibilité aux citoyens d’élire les ministres, et pas uniquement le chef d’état. Cela permettrait aux citoyens de composer une équipe gouvernemantale ‘plurielle’ et équilibrée, qui rassemble les personnalités les plus positives et intègres de chaque parti.

- Doter les institutions d’une Assemblée scientifique ayant le pouvoir de légiférer et dont l’avis favorable sera requis dès lors que sont concernés l’éthique et le devenir du citoyen ou de la planète.

- Etablir le vote fractionné (possibilité de voter simultanément pour plusieurs partis en répartissant des points, afin que les électeurs puissent exprimer des nuances dans leur choix).

- Créer un parlement de jeunes, élu dans les lycées et les universités.


Nous devons fermer la porte aux amateurs de l’obscurantisme afin de ne pas tomber dans le piège des pseudo-islamistes, des nouveaux Messies occidentaux, des démagogues, des populistes et autres opportunistes de dernière minute. Notre objectif sera le rassemblement sans exclusion aucune, de tous les citoyens dignes.

Monsieur Benchenouf,

En attendant de débattre du thème de l’environnement, je rappelle que quelques pays producteurs de blé ont été touchés par une sécheresse lors de l’été 2007. Nous avons tous remarqué que le prix de certains produits alimentaires ont augmenté. L’augmentation du prix du pain au Maroc a provoqué des émeutes.
Selon les experts, 2 milliards de personnes seront menacées de famine par le réchauffement climatique.
Ce dernier va provoquer des sécheresses qui vont réduire fortement les rendements agricoles. L’arme alimentaire est une autre menace réelle dans les prochaines décennies.


Fraternellement

IDIR
__________________________________________________________
Anonyme a dit...
Lundi, novembre 12, 2007 2:05:00 PM
Devrons-nous faire avec les divergences fondamentales à propos des notions et définitions de République, de l'Etat, de la démocratie, des droits de l’homme, des libertés, de la laïcité… qui mènent fatalement, aux yeux de certains, au "parti de l'étranger" et faire abandon de l'algérianité, du nationalisme ouvert et du patriotisme.
La confrontation idéologique et politique à travers le lexique et le discours des dirigeants algériens semble, à priori, une faillite face au langage islamiste qui flatte "l'inculture" sociale. Nous y avons été avisé très tôt. L'abus d'usage de versets coraniques à des fins politiques, pour éblouir et "imposer" des idées a nui à la formation de la pensée collective même lorsque le vocabulaire pouvait être consensuel. Il n'a pas été le seul. Il est regrettable que la tactique de combat, les esprits brouillons, les pléonasmes contre raccourcis aient pris place au détriment du discours réaliste et pédagogique, des programmes visant à clarifier aux yeux des citoyens les vrais enjeux des projets et les étapes qui doivent être franchies pour une expression réelle du suffrage universel et l’expression véritable de la souveraineté du peuple.
A chaque consultation électorale, le peuple est soumis à des chantages qui lui indiquent le choix du rapport de force du moment auquel il a tout intérêt à se soumettre, pour le logement, le travail… Il n'en est pas pour autant dupe, devenu quémandeur de ses droits, il se laisse aller, le pouvoir étant miraculeusement et opportunément séduisant dans ses "arguments" en la circonstance, les pouvoirs publics à son service.
Au bilan d’un processus de démocratisation de la société algérienne, au cours de laquelle émergent naturellement des tendances politiques discordantes ou incompatibles, sinon inconciliables, la rationalité et la sagesse politique ont eu très peu de place, pour asseoir une réflexion féconde sur la notion de l’Etat républicain démocratique et social, sachant que les "normes culturelles ou religieuses" sont produites dans des conditions sociales déterminées. En Algérie, l’on a volontairement cherché à ignorer que ces normes visent à la protection des intérêts des groupes auxquels ils appartiennent mais ces groupes ne sont pas inactifs, ils sont la rapine, des criminels. Ce qui signifie qu’au delà de la dimension théocratique ou libérale de l’Etat, les particularismes de la société algérienne, se déterminent essentiellement et fondamentalement par rapport à des intérêts séculiers, intérêts à haute valeur ajoutée sur les plans économiques et sociaux, la religion prônée par les intégristes et les conservateurs jouant le rôle d’attrape nigauds, travestie en un improbable "programme" politique. L’expérience, le montre, même dans un Etat libéral, la société n’est jamais à l’abri de la dictature du pouvoir anti-démocratique, donc de l’Etat anti-démocratique imposé, de ses maquillages et de ses mystifications, chaque foi que l’on implique injustement Dieu dans la gestion et la conduite des affaires publiques.
Dans leur entêtement à vouloir imposer une théocratie, les fondamentalistes n’hésitent pas à prêcher le faux en abusant grandement du sens et de l’étymologie du terme de laïcité dont ils n'ignorent pas, du reste, les valeurs humanistes. Il ne veulent pas de la séparation de la politique de la religion qui les empêche de tirer leur substrat social à partir du religieux et déposséder la société des instruments et des acquis en leur opposant des instruments d’une autre époque, mais de profiter de l’ignorance populaire pour induire en erreur les croyants comme au temps où ils assimilaient le socialisme au communisme et le communisme à l’athéisme. On est loin de la Charte nationale de 1976 où le socialisme n’était déclaré en contradiction avec l’Islam, ce dernier devenant plus socialisme que les théories de Marx ou Lenine, sans la pratique.
La laïcité n’est ni une philosophie, ni un dogme, ni une religion concurrente, que certains, de par le monde, considèrent comme une nécessité des Etat modernes au service des citoyens, qui ne se plaque pas ipso facto suivant une formule importée, qui ne s’impose pas comme une vérité absolue mais une organisation qui sépare l’Etat, service public de la communauté, et la religion, chacun à ses occupations. C‘est en ce sens que la laïcité en Algérie, pour longtemps, ne sera qu'une utopie pour ne pas dire une lubie d’un improbable Ataturk, bien que certains s’y aventurent en luttant contre l'immense corruption qui caractérise le système. Lorsque l'islam de justice sociale sera une contrainte majeure, la démocratie aidant, les grosses fortunes et la classe dominante exigeront la laïcité et l'imposeront. Indéniablement les courants islamistes sont divers, sachant ce qu'est la notion de l'État, et charrient des idéologies sans transparences, mais n'en sont pas moins marquées par des préoccupations de classe, d'intérêts et de fortunes à accumuler, n'étant pas une mosquée subliminale, eux aussi y viendront à tel point d'être des alliés ?
Rabah Kebir, de retour de son exil (les voyages forment la jeunesse) fait une approche de solution à la turque, un modèle dont il était question dans les sphères des "décideurs" et d'une certaine classe politique dans les années 90. Il précise, selon "Liberté" du 30/10/06 (p.4) : "un état laïque avec un gouvernement islamiste modéré qui accepte les règles du jeu démocratique". C'est un vaste programme, ya si Rabah ! L'islamisme "modéré" a-t-il pour ambition de favoriser la naissance d'un Etat laïque ? La dialectique est là et la mondialisation aussi. L'Occident n'a aucun intérêt à voir les pays arabes et musulmans accéder à la démocratie, aux droits de l'homme, à la laïcité et au développement durable, encore moins que l'Algérie ne devienne un phare ou une puissance régionale.
http://medjamia.unblog.fr
__________________________________________________________
Anonyme a dit...
Samedi, novembre 17, 2007
Je découvre avec enthousiasme que des gens aux positions politiques diamétralement opposées se retrouvent sur ce forum et discutent entre eux. Des intellectuels, des militants de partis politiques, des technocrates et des citoyens engagés dans le combat civique et politique pour sauver l'Algérie. Le docteur Sidhoum a le mérite d'être un rassembleur, sans être ni neutre, ni en retrait. Nous connaissons tous son engagement en faveur des droits de l'homme et la férocité des représailles que le régime lui a fait subir. Son mérite est d'autant plus grand qu'il mène son combat depuis l'Algérie. Désormais, il ne tient qu'à nous de faire de ce forum un vrai tremplin pour une vraie alternative. Une Agora où se retrouvent tous les hommes et les femmes libres de ce pays. Que chacun exprime sa pensée, et même ses rêves ou ses colères. Il faut, avant de structurer une quelconque initiative, que nous commençons d'abord par apprendre à nous parler et surtout à écouter ce que dit l'autre, sans diabolisation de qui que ce soit, hormis de ceux qui ont jeté délibérément le pays dans les affres de la guerre civile. Beaucoup de ceux qui s'y sont engagés, souvent à corps perdu, dans l'un ou l'autre bord, l'ont fait à leur corps défendant, en toute bonne conscience ou parce qu'ils ont été entraînés par une dynamique sur laquelle ils n'avaient aucun moyen d'agir. L'heure est peut être venue de confesser nos propres turpitudes, nos petites et grandes lâchetés, ou du moins nos erreurs de jugement. Ce n'est pas au régime assassin et machiavélique qui nous a dressé les uns contre les autres, de décider de notre réconciliation après avoir décidé de nous dresser les uns contre les autres, pour son salut et son confort. C'est à nous mêmes, et à nous seuls, qu'il revient de décider comment nous pardonner les uns, les autres, sans rien oublier et sans rien pardonner à la clique de ces ignobles assassins de masse qui ont endeuillé une grand nombre de nos familles. Mais pour parvenir à cet état de grâce et à cette sérénité qui nous permettra de tourner la page pour préparer l'avenir de nos enfants, il est nécessaire de nous retrouver dans un même espace et de parler de nous et de nos problèmes. Sans interférence de tous ces représentants illégitimes qui prétendent nous imposer leur présence et leur hégémonie. Nous n'avons plus besoin d'eux. Parce que nous saurons trouver le chemin de nos compatriotes sans eux. Même s'ils continuent à monopoliser et à contrôler tous les moyens de communication. Hormis le web dont nous faisons notre moyen privilégié. Demain, lorsque nous nous serons suffisamment organisés, que nous nous serons mis d'accord sur l'essentiel, nous trouverons les moyens pour d'autres moyens de communication.
Continuons à nous mobiliser autour de ce forum et agissons, comme l'a recommandé le Docteur Sidhoum auprès de nos compatriotes pour que ceux d'entre eux qui n'ont pas accès à la langue française puissent intervenir en arabe ou en tamazight. Vive l'Algérie libre, digne, prospère et démocratique.
__________________________________________________________
AmraneB. a dit...
Lundi, novembre 26, 2007 6:56:00 PM
Je salue la louable initiative de Mr Benchenouf et de Dr Sidhoum.
La réflexion approfondie et le débat serein sur l'avenir de l'Algérie doit se faire sans aprioris. Les dogmatismes prétendant détenir l'ultime vérité des décennies recourent soit à la violence ou a l'intimidation pour faire taire les voix de la raison et de la sagesse.
Pour parler de démocratie, il faut avoir l'honnêteté de dire aussi:
Droits Humains,
Dignité et Justice. La démocratie n'est pas seulement la loi du nombre (la majorité). Une société éclairée, juste et n'ayant pas subie les effets pernicieux de l'endoctrinement qu'il soit séculier ou religieux peut s'estimer en mesure d'élire les hommes de valeurs, intègres et compétents aux postes stratégiques de responsabilité. Hitler a été porté au Reichstag par la volonté populaire. Lénine et Staline par les masses révoltées. Vous voyez ou je veux en venir. Le projet démocratique est incontournable pour assoir les assises d'une Algérie capable tenir tète et faire aux challenges et défis de ce millénaire. Bennabi n'est pas la seule référence sur la condition de colonisabilité. Un projet de société démocratique doit tirer sa substance de l'essence de notre peuple, son Histoire et patrimoine millénaire sans exclusive aucune. Les tabous sont à rejeter. Notre fierté de musulmans devrait nous éclairer et prévenir des nationalismes ethnocentristes conquérant : l'arabisme et le panarabisme. Les gouvernants en ont usé et continuent de le faire au détriment de la cohésion sociale.
La position scientifique sur cette question est tranchée. Le peuple algérien comme ses voisins de l'Est et de l'Ouest partagent un 'gene-pool' commun depuis plusieurs millénaires, a tel point qu'ils ont développé des signatures génétiques spécifiques appelées 'markers' d'ou: les 'Berber markers'. Ceci pour dire que les peuples de nos régions malgré leur diversité sont depuis des millénaires liés au même substrat génétique qu'aucun apport exogène n'a pu modifier. En clair, il est erroné de s'attribuer des filiations romaines, vandales, arabes ou turques ni même chérifiennes (comme nombre des miens le font).
A QammrEddin je dirais:
Monsieur la langue Tamazight, la langue de vos parents, c'est la langue des ancêtres, de la patreie, de BenBOulaid, Amirouche, Didouche, BenMHidi, Lalla Fadma N SOumer, Moqrani, Boumezrag, El Wartilani et tant d'autres qui ont façonné l'Algérie. Monsieur, cette langue doit avoir sa place d'honneur. Je suis Constantinois, j'en connais des bribes et c'est malheureux parce que les aléas de l'Histoire ont fait que mes parents en ont perdu usage bien que nos ancêtres soient Kabyles KOUTAMA comme la majorité des Constantinois dont le reste est significativement Chaouis. Notre famille en partie engagée dans la mouvance Oulama et l'autre independantiste PPA-MTLD a vécu ces frictions et contradictions dans son intimité a ce jour. L'erreur fondamentale et la mise a l'écart de nos frères berbérophones et de leur héritage linguistique qui est aussi celui de tout les Algériens. Les écoles Badissiennes fonctionnaient grâce aux enseignants et commerçants Kabyles très nombreux.
Il nous panser les blessures et réparer les torts et non continuer a en commettre davantage par ignorance, dogmatisme et aveuglement sectaire.
La modernité, le progrès, la démocratie et la langue tamazight doivent être intégrées dans tout contrat social et politique ceci pour affirmer une vision inclusive d'une démocratie islamique naissante. Les roublardises et tromperies ne mèneront qu'a l'effritement du pays.
Monsieur QammrEddin noble est l'homme qui porte en son cœur avec amour toutes les valeurs de ses aieux. Vos parents Kabyles ont tant donne a l'Algérie, leur langue est noble comme celles de toute l'Humanite. J'espère que vous saurez en familiariser la pratique a vos enfants.
______________________________________________________
TAHIA BLADI a dit...
Lundi, novembre 26, 2007 10:43:00 PM
A monsieur Amraneb

Votre commentaire est le centième de ce forum. Vous dites que la démocratie n'est pas la seule loi du nombre (La majorité). C'est donc que le terme est inapproprié. Puisque démocratie veut dire pouvoir du peuple.
C'est pourtant le terme qui deviendra le concept de la démocratie première, celle des grecs. Au sens ou la « majorité » l’entend.
Comme vous semblez le suggérer si justement, ceux qui en parlent oublient ou feignent de ne pas savoir que la démocratie grecque (le pouvoir du peuple) concernait, en fait, ceux qui avaient le droit de cité. En clair, les gens du pays, ceux qui n'étaient pas esclaves, qui n'étaient pas étrangers, qui n'étaient pas ceci et qui n'étaient pas cela. La démocratie grecque, c'était une révolution en son temps. L’avènement de droits inédits. Mais les gens n'étaient égaux q'au sens coqueluche du terme. Plus ou moins égaux que d’autres. Des droits offerts aux uns dès leur naissance, en même temps que l’air qu’ils respirent, et déniés à d'autres dès leur naissance, en même temps que la liberté et la dignité. Quels que soient leurs tares. Quels que soient leurs mérites. Sortis de leur contexte historique et ramenés au nôtre, , les vrais démocrates grecs sont de vrais fascistes.
C'est un peu ce que vous êtes en train de nous dire, dans votre belle démonstration. Sauf que votre contexte à vous est difficile à justifier.
La populace ne serait donc pas concernée par son propre devenir. Cette « âma » de malheur! La foule. La multitude. El ghachi. El begri !
En Afrique du Sud, où des ségrégationnistes tenaient le même discours pour démontrer que leurs rejetons qui avaient fait des études dans des équivalents de Harvard ou Cambridge, ne pouvaient pas être réduits au même poids électoral que le berger zoulou qui n'avait jamais rencontré une brosse à dents. Une force extra occidentale a fini par s'imposer pourtant, à contre-courant de l'Histoire, après les souffrances indicibles et le combat encore méconnu de tout un peuple contre une terrifiante coalition de forces et de dénis, des décennies durant. Contre une domination qui s’était justifiée par le motif que d’aucuns ont voulu très chrétien de la supériorité d’une race sur une autre. Les musulmans ne sont pas en reste, du reste, sur la question. Des noirs incultes, analphabètes, mais en position de force, indéniablement victorieux, capables de balayer toute trace de blanc dans leur pays, à fortiori que ceux-ci leur ont fait subir les pires des traitements, vont trouver une voie de sagesse qui leur permettra de se libérer de l'ignominie sans tomber dans le travers inverse. Les blancs resteront dans le pays. Encore mieux, ils conserveront une certaine suprématie. Par la force des choses. Jusqu'à demain! Mais les anciens opprimés, malgré toutes les concessions qu’ils accepteront de faire, ont refusé de concèder le principe d’ « un homme, une voix » Parce que c’est cela la vraie démocratie. Pas celle de grecs de l’antiquité.Parce que les Mandella ne sont pas des Bokassa.
En Afrique du Sud, on a pu admirer la bêtise des démocrates « suffisants », ceux qui vous dament et qui vous reprochent de ne pas avoir de la hauteur, ceux qui vous piétinent la gueule et qui vous prient poliment d « élever » le débat. C’est à partir de cet exemple extrême que j’ai voulu méditer votre suggestion. Et que j’ai voulu me poser des questions.
-Comment fait-on pour débarquer chez quelqu’un et lui faire un déni de faciès chez lui.
-Pourquoi un être humain, comme vous et comme moi, qu’on a réduit soi même à l’indigence, à l’indignité et à l’ignorance, doit-il, malgré ça, s’excuser de vous embêter par sa seule présence.
-Comment peut-on exiger d’un être humain qu’on a abruti à force de privations, de peur et d’incertitude, de se conduire en personne épanouie et sereine ? Comment ne pas comprendre la colère de quelqu’un dont on a brutalisé et assassiné l’espoir ? Si ce n’est la chair de sa chair…
A l’inverse, comment ne pas imaginer, avec beaucoup d’indulgence, puisque nous y succombons tous, plus ou moins, les sentiments de ces démocrates à vitesse variable, de ces révolutionnaires à heures fixes, de ces niagauches, de ces niadroites, de ces braves awsatouhoum, qui sont obligés de concevoir un système démocratique où des brutes épaisses, qui ne savent même pas le nom des mets délicats, celui des boissons raffinées, des capitales européennes, des plus belles œuvres artistiques de l’humanité, ces « kafias » dont le seul souci est de nourrir leurs petits, de les protéger du froid et de forniquer quand il peuvent, en cinq minutes, comment des êtres pareils pourrait-ils prétendre choisir leur propre destin ?
______________________________________________________
Ahmed simozrag a dit...
Mardi, novembre 27, 2007 10:08:00 AM
La recherche de l’alternative doit tenir compte des expériences vécues dans notre pays et, pourquoi pas, ailleurs. Depuis l’indépendance, nous avons essayé plusieurs systèmes politiques. Socialisme, libéralisme, régime hybride, le tout sur fond de dictature militaire. Seul l'islam a échappé à nos essais. Le modèle de société qui nous convient est bien entendu l’Etat de droit ; la démocratie n’en est qu’un mécanisme, un mode de fonctionnement du système. Là-dessus, je ne pense pas qu’il y ait le moindre désaccord entre les Algériens. La question qui se pose est de savoir sur quelle base vont reposer les institutions et les mécanismes de cet Etat ? L’Islam ou la laïcité ? C’est au peuple de trancher. Si le peuple venait à trancher pour la laïcité, je ne vois pas en quoi le changement va consister, puisque la laïcité n’a pas manqué de meubler notre système politique depuis l’indépendance. Il ne faut pas oublier que la laïcité est elle-même un projet de société, un système qui devient anti-islamique même s’il visait à l’origine la séparation entre les églises et l’Etat. Il n’est guère difficile de constater que la laïcité fonctionne présentement comme une religion contre l’islam, les autres religions ne sont pas concernés par la laïcité, par exemple les USA, Israël, l’Irlande, le Royaume-Uni, les démocraties chrétiennes en Europe, les contributions des Etats dits laïcs au budget du Vatican, les cathédrales, les statues de la vierge, les crucifix dans les établissements d’enseignement publics, les fêtes et les jours fériés, tout cela n’a rien à voir avec la laïcité que l’on veut appliquer dans certains pays musulmans. Si la laïcité se justifie dans les pays où cohabitent différentes communautés religieuses, par contre elle n’a aucune légitimité en Algérie. Les différences culturelles ne sauraient être mieux gérées que par l’islam qui offre aux populations non musulmanes la meilleure garantie de neutralité. Si en revanche le peuple choisit l’islam, à ce moment-là il faudra construire un Etat de droit sur la base des principes islamiques. Cela a non seulement l’avantage d’être conforme à notre histoire et à notre identité, mais aussi à la démocratie, à la vraie démocratie ni celle des Grecs ni la démocratie de façade. Ce sera un Etat de droit et de Justice dans le plein sens du terme. Ce qui compte dans cet Etat est le principe de Justice et d’égalité devant la loi. En principe, un Etat musulman n’est pas un état totalitaire ; tout dépend de l’interprétation des lois et de la façon de les appliquer. Un pouvoir qui pratique l’injustice au nom de l’Islam est un pouvoir illégitime qui doit être renversé, d’abord par le vote et en cas de résistance ou de fraude électorale, par la révolte du peuple. Dieu soutient un Etat juste mécréant et ne soutient pas un Etat musulman qui pratique l’injustice. A mon humble avis, ce sont les principes islamiques qui offrent le plus de garanties quant à l’indépendance de la justice, au bon fonctionnement de la démocratie et surtout au respect des droits et de la dignité humaine, à moins que les dirigeants qui les appliquent soient des ignorants, des opportunistes ou des hypocrites qui se cachent sous le masque de l’Islam. Cet Etat, si on peut l’appeler Etat de droit islamique (EDI) garantit la liberté d’opinion et d’expression, la liberté de culte, la liberté d’association, y compris la création de syndicats et de partis politiques, la liberté de manifestation et d’opposition. Cet Etat aura pour mission de restituer au peuple sa souveraineté, sa liberté, ses richesses, son indépendance, dans un cadre institutionnel garantissant l’alternance au pouvoir, l’égalité devant la loi, l’inviolabilité de la personne humaine ; il garantit le respect des droits et des libertés, il s’attellera à la réalisation des aspirations du peuple, au rapatriement des nationaux en exil et des biens spoliés, à la dépolitisation de l’institution militaire et sa soumission au peuple, à la mobilisation de tous les moyens y compris la création d’une juridiction spéciale indépendante en vue de faire justice aux victimes de la « tragédie ». Cet Etat est vraiment une miséricorde qui contribuera sans doute à sortir le pays du bourbier de la dictature, de la corruption, des injustices, de l’insécurité et j’en passe.
Il est indéniable qu’une mauvaise application des principes islamiques pourrait favoriser le dérapage vers la dictature. Cependant, il en est de même pour la laïcité qui peut aussi générer des systèmes totalitaires. Dans ce sens, nous avons des exemples très proches historiquement et mêmes actuels. Si les deux systèmes sont mauvais, autant rester soi-même, rattaché à sa propre culture, nous n’avons pas d’autre choix. Il est essentiel de savoir qu’une application correcte et impartiale des principes islamiques doit prendre en compte, au-delà du principe de justice, les valeurs de solidarité, de partage, de clémence, de pardon qui en constituent les caractéristiques. C’est un modèle d’Etat providence qui mettra tout le monde au travail en raison de la confiance qui va s’installer entre la société et le pouvoir, entre les gouvernants et les gouvernés. Cette confiance est à elle seule un facteur de stabilité, de sécurité et de développement. Elle permet de pousser les citoyens à produire, à travailler, à faire des recherches, à inventer, d’autant plus que les facteurs de blocage telle que la corruption, la gabegie, l’impunité, le favoritisme, le régionalisme, les passe-droits sont censés ou devraient disparaître.

La lutte contre l’injustice doit être l’une des préoccupations permanentes de cet Etat. Sans quoi il serait impossible d’atteindre l’idéal de justice qui en constitue la raison d’être. Comme je l’ai mentionné plus haut, sans justice, il vaut mieux ne pas s’engager dans cette voie et souiller l’islam. La justice étant le contraire de l’injustice, c’est quoi donc l’injustice ? L’injustice a deux dimensions : verticale et horizontale. La dimension verticale est celle que pratique le pouvoir à l’encontre de la société.
Cette injustice ne se limite pas à la dictature et aux violations des droits humains, elle s’étend à d’autres pratiques qui vont de l’impunité jusqu’aux mauvaises répartitions des richesses en passant par la fraude électorale, la corruption, les dysfonctionnements de l’administration et de la justice, le favoritisme, les passe-droits, les détournements des biens publics, la misère, la pauvreté, etc. De nos jours, il est universellement reconnu que le dénuement, la faim et l’ignorance sont des injustices. Le droit à l’alimentation, au logement, à l’habillement, à l’alphabétisation sont des droits inhérents à la dignité de la personne humaine.
L’injustice horizontale est celle qu’exercent les citoyens entre et contre eux-mêmes. Elle n’est pas moins grave que l’injustice verticale. Cette injustice se traduit par la fraude et la tricherie dans le commerce et les rapports sociaux comme par exemple la vente à l’insu du client de produits défectueux ou avariés ou le trafic de poids et de mesure, le non respect des engagements, l’abus des biens d’autrui tels que le non payement des loyers ou des salaires, les agressions, les vols, les meurtres, l’indifférence de la société face à ces actes, l’indifférence face à la pauvreté et à la misère, l’égoïsme, l’absence de solidarité entre les riches et les pauvres, entre les membres d’une même famille, entre les voisins d’un même quartier, d’un même immeuble, voire d’un même pallier, personne ne se soucie de l’autre, personne ne vient au secours de l’autre (hat takhti raçi), etc. De telles situations ne sont pas seulement la conséquence de mauvaises politiques, la laïcité en est en partie responsable du fait qu’elle a contribué à instaurer un climat d’irréligiosité qui a chassé ou neutralisé les valeurs islamiques.
Ce climat irréligieux a favorisé le développement de la corruption et du vice qui, à leur tour, ont engendré des injustices elles-mêmes génératrices d’autres fléaux dont la banalisation de la torture et du meurtre.
Il apparaît ainsi que l’absence de religion entraîne la déliquescence de la société. Les sociétés laïques, malgré une apparence irréligieuse, gardent tout de même un fond religieux d’où elles tirent leurs valeurs essentielles dont le respect des droits de la personne humaine. Ce fond de religiosité a permis aux sociétés occidentales de fonctionner harmonieusement. Malheureusement ce fond de religiosité fait défaut ou n’existe que peu dans les sociétés musulmanes laïcisées, ce qui a donné pour résultat : des sociétés non musulmanes souvent plus humaines et plus justes que les sociétés musulmanes.
Nous sommes donc confrontés à un besoin de spiritualité pour lutter contre ces fléaux dévastateurs, ce qui est impossible dans un système entièrement laïc, d’où l’impérieuse nécessité d’un référent religieux pour nous permettre de nous ressourcer et de renouer avec nos valeurs. Lorsque les systèmes de valeurs s’écroulent, dit André Malraux, « l’homme ne retrouve qu’une chose, son corps, c’est-à-dire le domaine de ce qui est physique, donc la drogue, le sexe et la violence qui deviennent alors des substituts naturels à la disparition de Dieu »
Au frère qui a proposé de combattre « l’islamisme », je me permets de dire ceci : pas seulement « l’islamisme », plutôt tout ce qui est « isme » doit être combattu. Seulement, il ne faut pas tomber dans le piège de ceux qui combattent l’islam au nom de « l’islamisme ».
Quant à la thèse du frère Kamar Eddine sur l’élection des walis et des ministres, il y a deux inconvénients à prendre en compte : d’une part, concernant la faisabilité même : le vote est une opération complexe dont la préparation et le déroulement exigent des efforts, du temps et du crédit et d’autre part, l’élection d’un ministre ou d’un wali leur donne une légitimité qui risque de compromettre l’ordre hiérarchique et les règles de la discipline. Forts du suffrage populaire, le wali n’écoutera plus le ministre et celui-ci n’écoutera plus le Chef du gouvernement, il se verra même l’égal du président de la république, et ce sera l’anarchie.
______________________________________________________
Anonyme a dit...
Mardi, novembre 27, 2007 7:48:00 PM
Tous ceux qui veulent prendre le pouvoir, pour le substituer par un autre plus despotique trouvent une parade. Dans l'URSS, les despotes comme Staline disaient que la véritable démocratie était un logement et un travail pour tous. Dans l'Algérie "socialiste", Boumediene disait que l'etat de droit était celui où tout le monde pouvait trouver un travail et un logement. Mr Simozrag nous promet à peu pres la même chose, dans un etat de droit islamique où l'essentiel devrait consister à fermer sa bouche.. Je veux poser une seule question: Est ce que l'état de droit musulman peut garantir la liberté de pensée et d'expression, même si celle-ci réfute la chariâ?
Idir 2
______________________________________________________
Anonyme a dit...
Mardi, novembre 27, 2007 8:13:00 PM
Au risque de contredire Monsieur Simozrag et pour prendre un exemple concret, le gouverneur(Wali) aux USA, est élu, tout comme le procureur général, le procureur et d'autres postes de gouvernance locale. Cela ne soustrait aucunement ces élus à l'autorité fédérale, sauf que des mécanismes ont été mis en place pour garantir la coordination. La démonstration de Mr Simozrag n'est pas très logique. Comme toute sa façon de mener ses démonstrations. Il impose ses idées plus qu'il ne les soumet. On imagine bien que livré en arabe, devant un parterre de fanatiques, ce genre de discours doit paraitre presque révolutionnaire. Or, sans tomber dans le discours des fanatiques inconditionnels des valeurs occidentales, les algériens d'aujourd'hui, aspirent à une autre vie et à d'autres horizons que ne peuvent leur offrir des barbus qui s'inquiètent de mixité, de consommation d'alcool, de règles vestimentaires, de lapidation, d'amputation, de polygamie et tant d'autres histoires qui trainent depuis le moyen âge. Un algérien d'aujourd'hui, c'est une personne qui est en tous points semblable à n'importe quelle autre personne dans le monde.
______________________________________________________
Anonyme a dit...
Mardi, novembre 27, 2007 8:57:00 PM
Ce qui serait bien c'est de pouvoir défendre ses idées sans être tué ou mis en prison. Ce serait bien que des islamistes soient libres de développer leurs idées et que les démocrates soient libres de les contredire, sans que les uns ou les autres ne risquent de se retrouver au cimetière.
Comment faire pour être dans un état de droit ou le droit de s'exprimer et de dénoncer n'est jamais remis en cause?
Hassan
______________________________________________________
Anonyme a dit...
Mercredi, novembre 28, 2007 4:09:00 PM
Dire "les démocrates et les islamistes" suppose que les islamistes ne sont pas des démocrates, et que les démocrates ne sont pas des islamistes. Clivage éculé d'éradicateur tardif.
Pour ma part, je conçois très bien la possibilité de conserver l'influence de l'islam dans la République. L'islam peut même être une source du droit et du legislatif d'une manière générale. C'est le cas dans plusieurs democraties occidentales qui se targuent de laïcité, comme c'est le cas des Etats unis d'amérique et d'israël. La difficulté viendra de la limite qu'il nous faudra imposer à l'application de la chariaa. Le contexte etant ce qu'il est, en tout cas different de ce qu'il fut à l'avènement de l'islam, on ne peut raisonnablement pas exiger de la société qu'elle se plie à une chariaa littérale. Comme celle qui consiste à couper les membres, à lapider, à couper les têtes etc...Mais il n'y a pas que ca. Il faudrait aussi ménager au voisinage de l'islam et de l'état une cohabitation séparée, quoique liée. Certaines libertés individuelles, même si elles contreviennent à la chariaa littérale devront être néanmoins protégées par l'état. Et peut être même faudra t il encore plus loin, comme de discuter tres serieusement le cas de la bigamie, de l'héritage, de l'émancipation totale et sans aucune ambiguité de la femme et tant d'autres points essentiels qui nous réuniront ou qui nous sépareront.
Une place privilégiée de l'islam dans la république? Oui, mais avec le respect inaliénable des libertés individuelles et du libre arbitre. Une société islamique despotique? Non!
Une société moderne, respectueuse des valeurs de l'islam mais sans contrainte, et dans une totale liberté de pratiquer ou non? Oui!
Merci
S.O
______________________________________________________
Simozrag a dit...
Mercredi, novembre 28, 2007 5:13:00 PM
Les pouvoirs politiques aux USA fonctionnent sous le régime fédéral, ce n'est pas le cas de l'Algérie qui est un état unitaire.
J'aimerais que l'auteur de cette question me montre où est-ce que j'ai imposé mes idées. J'ai bien dit que la nature du régime politique dépend du choix du peuple. J'ai parlé de l'état islamique au conditionnel, c'est-à-dire au cas où le peuple choisit l'islam. N'est-ce pas cela la démocratie ? Je n'ai ni le droit ni le pouvoir d'imposer quoi que ce soit.
Pourquoi, lorsqu'on parle de l'islam, certaines pensées vont tout droit à l'amputation et à la lapidation. Comme si toute la chari'a était réduite à ces peines infamantes. Alors qu'en réalité ces peines ne sont applicables qu'à des conditions quasiment irréalisables. Si on compte le nombre de cas d'amputations au fil des siècles, on en trouve à peine six. Cela signifie qu'il existe une multitude de raisons permettant d'écarter à tout moment l'application de ces peines lesquelles ont un caractère purement dissuasif.
" Est ce que l'état de droit musulman peut garantir la liberté de pensée et d'expression, même si celle-ci réfute la chariâ? "

Absolument! Cette opposition a toujours existé dans le monde musulman ; il n'y avait pas que les juifs et les chrétiens qui se sont opposés à la Chari'a, les Arabes aussi s'y sont opposés sans qu'ils fussent inquiétés. Les guerres qui avaient éclaté entre les musulmans et les autres avaient d'autres motifs. Si la liberté d'expression et/ou l'opposition n'est pas tolérée actuellement dans certains pays musulmans, cela n'a rien à voir avec l'islam. Il n'y a aucun précepte ni dans le Coran ni dans la sunna interdisant la liberté d'expression ou l'opposition. Dieu lui-même a donné la pleine liberté d'action et d'opposition à Satan. Ce dernier s'opposer à Dieu, à Ses messagers, à Sa religion et en dépit de cela, Dieu le laisse vivre, se procréer et s'épanouir. Souvent l'islam est utilisé comme moyen de répression et d'intimidation pour se maintenir au pouvoir. Dieu est Miséricordieux, Son système ne peut être qu'aussi miséricordieux.Mais les hommes qui, d'ailleurs, se sont arrogés la divinité sont également capables de s'arroger les prérogatives de la divinité.
Si l'Islam ou la Chari'a s'imposent, pourquoi Dieu ne l'a pas imposé à tout le monde, alors qu'il est le Créateur et l'Omnipotent ? Non! Il faut enlever cette pensée de votre tête. Si Dieu avait voulu, tout le monde, tous les humains seraient croyants,une même communauté, parlant la même langue, faisant la même prière et invoquant le même Dieu de la même manière; il n'y aurait pas un seul incrédule et encore moins un opposant. Cette diversité est voulue par Dieu. Même à l'intérieur de l'islam, il y a une diversité voulue par Dieu que d'aucuns tentent malheureusement de gommer, d'anéantir.
______________________________________________________
Anonyme a dit...
Mercredi, novembre 28, 2007 9:30:00 PM
Monsieur Simozrag va vite en besogne lorsqu'il dit qu'il n'y a eu que 6 cas d'amputation dans l'Histoire de l'islam. C'est même à la limite de la malhonnêteté intellectuelle. Rien qu'en Arabie Saoudite, il existe plusieurs centaines de cas d'amputation de membres, des milliers de cas de flagellation et des dizaines d'exécutions par l'épée. Au Soudan, en Iran et dans l'afghanistan des talibans, ces cas sont incalculables. Alors une question: Monsieur Simozrag est-il ignorant de ces chiffres, ce qui serait grave, ou tente-il de berner les gens, ce qui serait encore plus grave. Car dire qu'il n'y a eu que 6 cas d'amputation dans l'Histoire de l'islam, c'est dénaturer la vérité. Dans ce forum qui se veut un espace de vérité et d'échange entre intellectuels de tout bord, c'est tout à fait choquant
S.O.
______________________________________________________
Simozrag a dit...
Jeudi, novembre 29, 2007 10:14:00 PM
Je ne parle pas des Etats contemporains, ça c'est l'actualité, je parle de l'histoire de l'Etat musulman depuis les quatre premiers Califes jusqu'à la fin de "l'empire ottoman". La plupart des historiens s'accordent pour avancer ce chiffre (6 cas). Par exemple, pendant mille ans, il n'y a pas eu un seul cas d'application des peines (Hudûd) en Egypte.

Les dispositions changent selon les circonstances des lieux et des époques. Il y a des règles qui peuvent être utilisées pour repousser ou suspendre l'application des peines. Le Calife Omar ibn al-Khattab n'a pas appliqué les sanctions contre les voleurs parce qu’il s’agissait d’une période de disette. L'Etat musulman doit créer les conditions objectives et pourvoir à tous les besoins susceptibles de favoriser la commission de l'infraction. Il doit tenir compte de la situation matérielle et psychique du délinquant. Pour suspendre l'application des peines de la Chari'a, on peut arguer de l’impossible réunion des conditions (‘adam tawfîr ach-churût), on peut arguer de
la nécessité (ad-darûra) la nécessité fait loi, les doutes (ach-chubuhât), un hadith dit: "repoussez les peines en cas de doute"; l’intérêt général (al-maslaha) peut aussi être invoqué pour suspendre des pratiques ou établir des dérogations quant à l’application des peines. C’est une pratique courante chez les faqih musulmans.
Quant aux pays que vous citez, je n'ai pas les statistiques, est-ce que vous êtes sûr des chiffres que vous avancez ? Je pense qu'il faut faire la part des choses. Ces pays n'appliquent pas de la même façon la Chari'a.
A l'exception de la peine de mort, l'application des peines est suspendue depuis fort longtemps au Soudan et en Iran. A mon avis, cette question doit être examinée sous plusieurs aspects notamment, humain, juridique, politique, sociologique, et à la lumière du développement de la criminalité
qui gangrène nos sociétés contemporaines. On ne peut d'emblée trancher une question d'une telle importance par oui ou par non.
__________________________________________________


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 15 Déc - 17:51 (2007)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
jnsplu


Hors ligne

Inscrit le: 25 Jan 2008
Messages: 62

MessagePosté le: Sam 26 Jan - 12:21 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Excellent comme forum, des discussions de haut niveau dans lesquelles j'ai peur de m'immiscer de peur de ne pas être à la hauteur . Mais vu la qualité des débats, il est impossible de ne pas intervenir, cela devient un besoin pressant. J'ai retenu laicité et démocratie et démocratie et islam deux projets de société qui partagent les intervenants, lesquels adoptant des positions, je dirais dogmatiques, ne pourront pas, nécessairement, tomber d'accord. Je ne vais pas expliquer pourquoi c'est l'évidence même. Au besoin j'y reviendrai. Ce que je voulais souligner c'est que les règles de droit musulman sont faites pour une société croyante et elles laissent une grande part de leur sanction peser sur la volonté du croyant imbu de sa foi, ce qui n'est pas le cas actuellement. Si donc la règle contient uniquement le principe et est amputée de sa sanction elle n'a plus de fonction sociale. Je prend l'exemple du code de la famille dans certaines de ses dispositions, spécialement celle qui permet au mari de répudier son épouse à sa convenance, elles permettent un abus certain dans la société actuelle ou la piété à presque disparu et ne subsiste qu'en apparence, je parle de la majorité, bien sûr, car la piété s'accompagne du savoir religieux qui est combattu par les obscurantistes ainsi que par les ennemis des obsucurantistes qui les associent consciemment ou inconsciemment de même que par les ennemis de l'islam de tous bords. Or le savoir religieux populaire à régressé dans toutes les activités sociales, commerce, famille, voisinage etc...et même lorsque ce savoir existe chez les individus, la foi qui l'accompagne est fragilisée par beaucoup de facteurs. C'est donc que les dispositions du droit musulman ne peuvent être appliquées dans la réalité quotidienne et pour cause, il faut que la sanction soit juridique et non plus seulement religieuse. Or dans le code de la famille par exemple, sous prétexte de respecter la religion, des règles relatives au fondement même de la famille sont laissées au libre arbitre du citoyen, le plus souvent inculte. Et le divorce est devenu chez nous de ce fait, entre autres, un fléau social. Le droit musulman c'est aussi bien l'esprit des textes que leur lettre. Et je pense qu'on peut sacrifier à la lettre pour sauvegarder l'esprit et donc lorsqu'il n'est pas possible de laisser des dispositions religieuses sans sanction de l'état, il faut y pourvoir.On ne devrait pas pouvoir divorcer comme on change de mouchoir. Maintenant l'autre aspect, si l'état s'était occupé de promouvoir la vraie religion musulmane et la foi, les choses auraient bien sûr été autres. La religion musulmane est certes la religion du peuple Algérien, rien à dire la dessus, mais quelle religion musulmane et pour quels gens de foi ? Quant à la laicité, il est vrai qu'en l'état actuel des choses la laicité serait un moindre mal... dans l'immédiat, mais à long terme, ses conséquences sont elles prévisibles ?  Au lieu de l'imposer comme sinécure à tous nos problèmes pourquoi ne pas se dire qu'il pourrait lui arriver chez nous ce qui arrive à l'islam. Ce ne sont pas les règles qui font la société, c'est la société qui fait les règles. Au lieu de promouvoir la laicité je verrai mieux l'état promouvoir l'islam véritable et la foi. Non pas la foi des fondamentalistes et des obscurantiste comme il est devenu coutume de les appeler mais la foi véritable qui consite à propulser l'homme au dessus des contingences matérielles et l'amener à illuminer son portour, dans la nuit de l'Histoire que nous vivons, comme la bougie, avant de se consumer totalement sans avoir rien apporté à l'humanité, ce qui est du pur gachis. Il n'est qu'a voir l'Histoire pour "remarquer" l'apport de gens qui ont la foi et qui sont musulmans.
_________________
http://www.jnsplu.venez.fr/


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
D.BENCHENOUF


Hors ligne

Inscrit le: 19 Déc 2007
Messages: 10

MessagePosté le: Lun 28 Jan - 18:26 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Ca bouge dans la maison Algérie
Les Universitaires avec nous!


Il semble bien que l'année 2008 ne sera pas seulement celle des tractations et autres gesticulations de maquignons de la politique. Pour les Algériens, ceux qui sont relégués au rang de spectateurs de leur propre mise à mort, ce sera celle de l'éveil politique et syndical.

Après le mouvement admirable des syndicats libres des enseignants et des fonctionnaires, celui des lycéens a fait l'effet d'une lame de fond. Il a montré combien ce régime est fragile, comment il est coupé du peuple et à quel point il reste frappé d'autisme. Parce obnubilé par ses propres turpitudes.

Le régime a toujours su manipuler l'exaspération des populations en initiant et en manipulant la seule manifestation publique dont les Algériens étaient capables jusque là: L'émeute! Cela permettait aux jeunes, notamment, de se "défouler", de casser quelques lampadaires et de lapider quelques sièges de mairies, sans autre conséquences pour le pouvoir. Bien au contraire, cela donnait l'occasion aux satrapes locaux de disposer de rallonges budgétaires pour réparer le mobilier urbain dégradé, et par conséquent, comme à l'accoutumée, de se sucrer au passage. Plus nous dévastions nos biens et plus ils s'enrichissaient. Plus ils osaient. C'était donc une soupape de décompression, comme celle de la cocotte minute qui arrive à ébullition. Cela permettait d'évacuer la colère à moindres frais. Le tout, pour le régime, consistait à gérer ces colères, de façon à ce qu'il n'y ait pas des émeutes spontanées et généralisées. Au pire, comme en octobre 88, ils donnaient la troupe et faisaient tirer à la mitrailleuse lourde sur nos enfants.

Cela a marché depuis des décennies. Puis, sans qu'un quelconque mot d'ordre ne soit lancé, de façon spontanée, comme une entente fraternelle entre nous, une sourde colère s'est levée. les Algériens ont décidé de ne pas voter. Les législatives de mai passé ont enregistré le taux d'abstenseime le plus élevé depuis l'indépendance du pays. Près de 70%. Et un million de bulletins nuls parmi les 30% de votants. Ce qui n'a pas empêché le régime d'installer néanmoins ce parlement, dont on considère qu'il est le moins représentatif du monde. Les dernières élections municipales ont été, elles aussi, massivement boudées, malgré le bourrage des urnes constaté par plusieurs observateurs. Le ministre de l'intérieur a expliqué cette abstention active des Algériens par...le mauvais temps.

Puis sont venus les mouvements citoyens des enseignants, des fonctionnaires, des lycéens. En dehors des canaux officiels, comme le syndicat du régime, l'UGTA, dont les responsables sont connus pour être des corrompus et des trafiquants notoires, des syndicalistes maison à la solde du régime qui sait monnayer leur servilité en fermant les yeux sur leurs frasques.

Mais il manquait à cet éveil de la conscience politique une frange emblématique de nos élites. Celle de l'Université algérienne. Longtemps étouffée et contrôlée par le régime, l'Université, étudiants et enseignants, n'assumait plus son rôle d'élite et d'avant garde de la société. Sa voix s'était tue depuis la mémorable répression de 1970. Depuis que la véritable UNEA avait été brisée et remplacée par des étudiants de service rétribués en bourses d'études à l'étranger et autres privilèges en sous main. Depuis, le corps enseignant universitaire et les étudiants sont placés sous haute surveillance.

Mais bon sang ne saurait mentir. Le fleuve finit toujours par retrouver son cours naturel. Car nous apprenons qu'une intense fébrilité s'est emparée de l'Université algérienne. Étudiants et enseignants sont sur les dents. Ils savent désormais que la nation entière attend d'eux qu'ils soient au rendez vous de l'Histoire.

La coordination nationale des sections CNES vient d'appeler les enseignants à tenir des assemblées générales pour discuter des positions qu'ils devront adopter collégialement, suggérant d'ores et déjà de discuter de trois journées de protestation nationale dans la première quinzaine de février et de l'adhésion massive à l'intersyndicale autonome de la Fonction publique composée des syndicats libres : Cnapest, CLA, Snapap, Satef, SNBTE, SNPEPM et la Coordination des enseignants contractuels algériens. C'est un évènement majeur! Au délà des revendications sociales tout à fait légitimes, les enseignants universitaires montent à leur créneau naturel, qui est celui de la représentation de toute la société et fustigent le pouvoir en signalant: «l’extrême gravité de la situation socioéconomique que traverse notre pays et demandent la mise en place de mesures socioéconomiques urgentes pour répondre aux besoins sociaux, économiques et culturels des citoyens afin d’assurer la paix sociale et le bien-être pour tous»

Le mouvement estudiantin n'est pas en reste. Malgré la surveillance maladive dont ils sont l'objet, de la part d'organisations fantoches, des étudiants sont en consultations pour décider des voies et moyens afin de s'engager dans le processus révolutionnaire, il n'y a pas d'autre mot, qui se met en place au sein du peuple algérien. Nous n'en attendions pas moins de leur part, car leur présence aux côtés de leur peuple est plus que nécessaire, elle est vitale.

Les Algériens attendent aussi de tous les secteurs connus pour leur traditions de lutte contre l'oppression ,avant qu'ils ne soient muselés et bridés, qu'ils s'ébranlent et qu'ils se dressent, avec leurs frères, contre l'ogre qui dévore notre pays, notre jeunesse et notre avenir. Que sont devenus ces cheminots, ces dockers, ces postiers , ces sidérurgistes et ces métallurgistes qui étaient l'avant garde du syndicalisme et de la contestation?

Les barons du régime, ces satrapes honteux qui ont vampirisé notre pays, qui nous précipité dans la violence et le carnage, qui continuent de décider pour nous ce qui sera le mieux pour eux, considèrent, lorsqu'ils sont entre eux, que nous sommes un peuple de moutons. Ils rient de nous et nous méprisent. Ils nous méprisent de leur permettre de nous saigner. Montrons leur que nous sommes des hommes et des femmes dignes, libres et fraternels. Montrons leur que nous sommes infiniment plus puissants que leurs pitoyables suffisances, que nous sommes un fleuve tumultueux qui les emportera dans sa furie, et qui les jettera, comme autant de fétus de paille sur les berges de l'infamie. Levons nous tous! Organisons nous! Rapprochons nous les uns des autres, comme autant de frères dans l'adversité! Soutenons de toutes nos forces ces mouvements contestataires qui investissent la scène politique! Montrons leur que nous sommes tous solidaires les uns des autres. Contre eux! Et que nos élites nous ouvrent le chemin. Pour qu'enfin, vienne l'heure de la délivrance et de la liberté!
D.Benchenouf


Revenir en haut
Brahim


Hors ligne

Inscrit le: 07 Jan 2008
Messages: 8

MessagePosté le: Mar 29 Jan - 03:04 (2008)    Sujet du message: APPEL de soutien au Frère Abdelkader DEHBI Répondre en citant

Nous attirons l'attention de tous nos compatriotes qui voudraient manifester leur soutien et leur solidarité au frère Abdelkader DEHBI  soit de rédiger leur propre message soit de faire un copier-coller du texte suivant et de l'envoyer à l'adresse suivante : cm@coe.int.
Soyons nombreux et inondons de messages la commission parlementaire des droits humains à Strasbourg !
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
A l'Attention de Mr René VAN DER LINDEN, Président de l'Assemblée parlementaire - Conseil de L'Europe
 
  
Monsieur Le Président, 
  
Le mercredi 23 janvier de l'an 2008, votre honorable Assemblée a accueilli dans son enceinte le Président de l'Assemblée Populaire Algérienne, Mr Abdelaziz Ziari. S'adressant à ses respectables membres - ELUTS DEMOCRATIQUEMENT PAR LEURS PEUPLES RESPECTIFS - ce dernier a textuellemment déclaré :
« L’Algérie s’est résolument engagée dans la voie du pluralisme politique » (...)
Pousuivant son discours, il s’est félicité de la coopération (de l'Algérie) avec le Conseil de l’Europe qui témoigne de la
volonté du pays de « poursuivre le processus d’approfondissement de la démocratie pluraliste et de consolider davantage ses acquis en MATIERE DES DROITS DE L'HOMME, le développement d’une presse libre, plurielle et professionnelle, le renforcement
du rôle de la femme dans la société et la sécurité des personnes (qui) figurent parmi les priorités..... » etc.etc.etc.

Monsieur le Président, assurément vous n'êtes point dupe au sujet de la situation politique qui sévit dans notre malheureuse
Algérie et que tous les beaux discours que la Nomenklatura Algérienne et ses serviles ambassadeurs distillent çà et là à l'étranger sont exactement à l'opposé de ce qui advient réellement au jour le jour dans notre pays meurtri par tant d'années de guerre civile et asphyxié par le manque total de libertés civiles. 
 
Monsieur le Président, nous ne ferions jamais insulte à votre intelligence en vous disant que notre bien aimée Algérie est sous le joug de tyrans mafieux qui n'ont d'autre but que la prédation de ses richesses. Non! Jamais! 
Nous ne nous permettrions jamais de faire offense à votre intelligence en vous disant que le discours de Mr Ziari n'était rien d'autre qu'un discours vaporeux, orienté à apaiser et amadouer vos honorables démocraties, sachant que nos généraux génocidaires craignent comme la peste les probables conclusions de la commission d'enquête indépendante de l'ONU exactement comme ils se sont toujours opposés par le passé - à l'inverse de la majorité des Algériens - à toute commission d'enquête et d'investigation indépendante sur les VRAIS AUTEURS DES MASSACRES durant la décennie noire en Algérie.
Monsieur le Président, NOUS SOCIETE CIVILE ALGERIENNE, éprise de SES ANTIQUES valeurs de liberté, amoureuse de la libre
pensée, de la pluralité politique, religieuse et philosophique, respectons et comprenons le  devoir de réserve que vous
impose votre noble charge.
Cependant aujourd'hui, nous voudrions attirer votre attention sur le cas de notre frère et concitoyen Mr Abdelkader Dehbi
qui au moment où vous lisez ces lignes, est lâchement soumis à un ignoble harcèlement de la part de la Police Politique Algérienne. Cet émerite universitaire paye au prix fort son courage d'exprimer sur son blog sa volonté d'échanger avec des homologues dans d’autres régions du monde son engagement en faveur d’un renforcement du respect mutuel et de la reconnaissance de la dignité humaine par le biais du dialogue, et son souhait de voir son pays respecter les normes en
matière de droits humains. 
Nul doute que cet harcèlement constitue une tentative délibérée par les généraux algériens chargés de la sécurité de
répandre la peur au sein de la communauté plus large des journalistes, écrivains, universitaires et militants Algériens.  Le but de ce harcèlement est une volonté de nuire et de les détruire mentalement et physiquement. Aussi nous tenons à exprimer notre profonde inquiétude pour la sécurité de Mr Abdelkader Dehbi et d'autres universitaires et journalistes.
 
Monsieur le Président, Nous société civile algérienne n'avons aucun doute que les valeurs des droits humains et liberté qui font honneur à vos pays et qui nous unissent vous tiennent particulièrement à coeur d'autant plus que ces actes contreviennent au droit Algérien et aux normes internationales et c'est justement en vertu de ces droits que vous défendez que nous vous prions d'intervenir urgemment auprès des chefs d'Etats Européens afin qu'ils somment nos généraux génocidaires de mettre fin à leur forfaitures et qu'ils cessent immédiatement le harcèlement dont fait l'objet notre Frère AbdelKader DEHBI.
Veuillez considérer, Monsieur le Président, l'assurance de nos salutations distinguées.

Avec Espoir,

 
K BRAHIM, Ilhem S, Zoubir L, Bachir G, Abdelhak A, Samia L, Djamil H, Mahfoud S, Mohamed R, Mourad C, Anissa B, Zerrouki  


Revenir en haut
Brahim YOUNESSI


Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Mer 30 Jan - 23:04 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

salam,

Définir le concept de démocratie n’est pas chose facile. On peut tout y mettre. On ne se gêne pas d’ailleurs pour lui donner tous les contenus. On ne sait pas ce qu’est vraiment la démocratie ; on sait, en revanche, ce qu’elle n’est pas.
Simple moyen de gestion de l’espace public, essentiellement politique, la démocratie qui ne doit, sous aucun prétexte, être chargée en valeurs occidentales, l’altérité culturelle est un principe cardinal de la souveraineté, permet aussi de régler les conflits qu’ils soient politiques ou sociaux, de manière pacifique.
La démocratie avantage et favorise le dialogue, et si elle n’empêche pas toujours la violence, elle désamorce souvent les crises. La démocratie n’est pas un catalogue de droits ouvert à toutes les revendications et à tous les changements que subissent les sociétés occidentales, notamment sur le plan des mœurs. Des sociétés comme la nôtre, très attachées à leurs coutumes et à leurs normes, ne peuvent accepter que des droits accordés et reconnus en Occident, notamment en ce qui concerne, par exemple, la liberté sexuelle, deviennent universels, et puissent s’imposer à tous les Etats au risque de voir les « réfractaires » soumis à des sanctions « internationales ».  
Chacun privilégie une conception plus ou moins extensive de la démocratie, selon le pouvoir ou l’influence dont il dispose dans la société. Aujourd’hui, à l’heure du libéralisme triomphant,  les puissances d’argent, les groupes multinationaux, décident pour nos vies, de nos vies même, et s’ingèrent jusque dans notre sphère privée. La démocratie n’est plus ce qu’elle était : un simple mécanisme de régulation des enjeux politiques. Le pluralisme politique, la séparation des pouvoirs, la souveraineté populaire, les élections, l’alternance restent, cependant, les critères essentiels et fondamentaux d’une démocratie.


Revenir en haut
Brahim YOUNESSI


Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Sam 16 Fév - 20:43 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Salam, Azul,

Je me permets de vous adresser trois textes publiés ce matin par le quotidien françis Libération. Ils parlent de démocratie, il s'agit plus précisément de critique de la démocratie par des philosophes aussi connu qu'Alain Badiou... Il me semble que ces textes tombent à point nommer pour enrichir notre débat sur cette question centrale...

Alain Badiou, Slavoj Žižek… Des philosophes mettent en cause la démocratie électorale. Critique salutaire ou retour des vieux démons ?
Eric Aeschimann
QUOTIDIEN : samedi 16 février 2008

Malaise dans la démocratie, brouillard sur les urnes. Est-ce l’effet retard d’une succession de scrutins aux résultats déroutants pour la gauche ? Un mouvement d’humeur face à la démocratie libérale triomphante ? La nouvelle lubie de quelques philosophes ? Ou une crise plus profonde ? Le fait est là : la démocratie, en tout cas dans sa forme électorale, est mal en point et les intellectuels viennent à son chevet. Certains pour se demander ce que signifie cet accès de fièvre. D’autres, plus radicaux, pour affirmer que, dans un monde plus complexe et plus inégalitaire que jamais, le système représentatif ne permet plus au plus grand nombre de participer à la prise de décision collective et qu’il faut désormais s’interroger sur ses fondements même.


Sur le même sujet


Punir les élus. Le constat, d’abord. Il traverse les clivages politiques. Venus de la gauche antitotalitaire, des historiens des idées tirent la sonnette d’alarme. «La démocratie d’élection s’est incontestablement érodée», écrivait Pierre Rosanvallon fin 2006 dans La Contre-Démocratie. Proche de la deuxième gauche, il y décrivait les diverses formes de la «défiance» démocratique, de la «démocratie négative» : abstention, manifestations, volonté de surveiller et de punir les élus. Dans l’introduction du premier tome de L’Avènement de la démocratie, paru à l’automne, son collègue Marcel Gauchet préfère parler d’«un e anémie galopante», une «perte d’effectivité» qu’il attribue à une «crise de croissance» de grande ampleur. L’ironie veut que ces analyses se développent au moment même où, pratiquement à l’opposé de l’échiquier intellectuel, la critique de la «démocratie formelle», aussi vieille que le marxisme, connaît une deuxième jeunesse.
En témoigne le succès inattendu du petit essai du philosophe, Alain Badiou, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, véritable charge contre la loi des urnes. «Tout le monde voit que la démocratie électorale n’est pas un espace de choix réel», écrit-il. Face à la «corruption» des démocraties par les puissances de l’argent, l’heure serait venue de définir «une nouvelle pratique ce qui fut nommé "dictature" (du prolétariat). Ou encore, c’est la même chose : un nouvel usage du mot "Vertu".»
Plusieurs voix se sont élevées - celles de Bernard-Henri Lévy ou du critique littéraire Pierre Assouline - pour dénoncer le retour d’une rhétorique associée au communisme stalinien. Michel Taubman, directeur de la revue Le Meilleur des Mondes, guère suspect de complaisance envers la pensée gauchiste, affiche, lui, une certaine placidité : «Il y a trente ans, en France, 20 % de la population dénonçait la démocratie bourgeoise et croyait à la dictature du prolétariat. On vivait avec. En réalité, ces intellectuels radicaux ne représentent rien, car, aujourd’hui, même Besancenot défend la démocratie électorale.» Pourtant, que la discussion prenne en France une tournure si véhémente n’est pas un hasard. «Les Français sont, au plan européen, les plus pessimistes sur leur démocratie et leurs représentants», note Stéphane Rozès, directeur de l’institut CSA. La crise, diagnostique-t-il, est «spirituelle» et sanctionne le discours d’impuissance tenu par les responsables politiques face à la mondialisation.
«Impuissance». Abstention à la présidentielle de 2002, victoire du non au traité constitutionnel européen, coups de cœur aussi brusques qu’éphémères pour Ségolène Royal puis François Bayrou, participation massive pour le sacre de Nicolas Sarkozy, scrutins locaux transformés en défouloirs, la boussole s’affole. Ni les frasques sarkoziennes ni la ratification du mini traité européen ne devraient contribuer à restaurer la confiance dans les vertus du bulletin de vote. De quoi conforter Badiou, pas fâché de constater dans son livre : «L’impuissance était effective, elle est maintenant avérée.»
«Les Français ne reprochent pas aux politiques leur manque de proximité, mais leur irresponsabilisation», reprend Rozès, ajoutant que les Français y sont d’autant plus sensibles que leur vivre-ensemble n’est pas fondé sur la religion ou l’ethnie, mais sur le partage d’idéaux politiques. Reste à se mettre d’accord sur les causes de l’impuissance démocratique. C’est tout l’enjeu de la réflexion qui s’engage. Pour Marcel Gauchet, l’avènement d’une conception hypertrophiée des droits de l’homme a fini par priver la collectivité de tout moyen d’action. Patrick Braouzec, député communiste de Saint-Denis, pense au contraire que «à côté des élections, auxquelles les gens sont très attachées, mais qui constituent un moment spécifique, la démocratie ne peut que s’atrophier si elle ne s’appuie pas également sur une démocratie participative et sur le mouvement social». Un «mouvement social» aux contours flous - manifestations de rue, soutiens aux enfants sans-papiers, opérations médiatiques des Enfants de Don Quichotte… - et qui, poussé à l’extrême, rappelle le titre d’un livre du philosophe John Holloway, en vogue chez les altermondialistes : Comment changer le monde sans prendre le pouvoir. Faire de la politique, d’accord, mais hors les urnes.
Le philosophe slovène Slavoj Zizek, star des campus américains et habitué des blagues provocatrices, va encore plus loin en estimant que seule «la violence populaire» permettra aux classes défavorisées de se faire entendre dans des démocraties libérales. Žižek publie ce mois-ci en France un recueil des «plus beaux discours de Robespierre», précédé d’une longue introduction où il se demande comment «réinventer une terreur émancipatrice». Icône de la pop-philosophie, connu d’abord pour ses analyses du cinéma hollywoodien, l’homme est pourtant le contraire d’un nostalgique. Il a combattu en son temps le «socialisme réel» dans la Yougoslavie titiste et participé aux premiers pas de la démocratie slovène. Sa radicalisation semble montrer que le désenchantement démocratique ne saurait se réduire à une exception française.
«Arrogance occidentale». C’est que, un peu partout sur la planète, les processus de démocratisation connaissent des ratés, d’ordres divers, qui mettent à mal la «promotion de la démocratie», pour reprendre le vocabulaire en usage à l’ONU depuis les années 90 : l’Irak et l’Afghanistan, mais aussi la Russie reprise en main par Poutine, l’Algérie ou la Palestine où les islamistes se sont vus confisquer leurs victoires gagnées par les urnes. Ou encore, la montée des populismes en Pologne, au Danemark, en Belgique. Voire une Amérique qui, pour imposer la démocratie, n’a pas hésité à transgresser les principes élémentaires du droit. De quoi nourrir pour un bon moment le débat. Car, qu’on le veuille ou non, celui-ci est ouvert. Dans le numéro de janvier de la revue Esprit, Pierre Rosanvallon pointait «une certaine arrogance occidentale et un certain aveuglement sur la nature et les problèmes de la démocratie.» En publiant les interviews de Marcel Gauchet et Slavoj Zizek, Libération verse deux pièces au dossier.


Revenir en haut
Brahim YOUNESSI


Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Sam 16 Fév - 20:48 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

«Les droits de l’homme paralysent la démocratie»
Pour Marcel Gauchet, la sacralisation des libertés nuit à la collectivité :
Recueilli par É.A.
QUOTIDIEN : samedi 16 février 2008

Marcel Gauchet, rédacteur en chef de la revue Le Débat, vient de publier les deux premiers tomes de L’Avènement de la démocratie: 1. La révolution moderne. 2. La crise du totalitarisme, chez Gallimard. (Libération du 8 novembre 2007).


Sur le même sujet


Vous semblez partager le constat de Žižek d’une crise de la démocratie en général et de ses fondements juridiques en particulier : les droits de l’homme.
Oui, il y a une crise de la démocratie, une crise profonde. Mais, contrairement à Slavoj Žižek, je ne parlerais pas d’une crise des fondements de la démocratie que sont les droits de l’homme. Tout au contraire, ceux-ci se portent si bien qu’ils sont en train de mettre en péril ce dont ils sont supposés être le socle. C’est la poussée ininterrompue et généralisée des droits individuels qui déstabilisent l’édifice. La crise actuelle a ceci d’extraordinaire qu’elle résulte d’une prise de pouvoir par les fondements : à être invoqués sans cesse, les droits de l’homme finissent par paralyser la démocratie. Si la démocratie peut être définie comme le pouvoir d’une collectivité de se gouverner elle-même, la sacralisation des libertés des membres de la dite collectivité a pour effet de vider ce pouvoir de sa substance.
Est-ce une crise sans précédent?
On peut la comparer à la crise que connurent les démocraties parlementaires européennes au début du XXe siècle et qui ne s’est vraiment résorbée qu’avec la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ces deux crises ont en commun une affirmation forte des principes démocratiques. C’est pourquoi je parle de "crise de croissance". Mais, en 1900, l’ordre du jour, c’est l’entrée des masses en politique, la question sociale, la revendication de tirer toutes les conséquences du suffrage universel. Dans les années 2000, à l’opposé, le problème, c’est le triomphe des droits individuels et l’éclipse des collectifs, qu’il s’agisse des masses, des classes ou des nations.
On a l’impression que, pour vous, la démocratie est l’horizon indépassable de l’humanité.
La démocratie n’est peut-être pas l’horizon indépassable de l’humanité - ce serait bien présomptueux de le dire - mais elle est certainement celui de la séquence historique à laquelle nous appartenons. Le travail démocratique à l’œuvre dans nos sociétés vient de très loin, s’inscrit dans un processus extrêmement puissant, engagé depuis au moins cinq siècles. La sortie de la religion, qui constitue le cœur de cette révolution moderne, se poursuit. Je ne vois pas ce qui serait en train d’ introduire une direction nouvelle. Je dirais même que les choses se sont clarifiées. Il y a quarante ans - en Mai 68 - on pouvait raisonnablement se demander si l’horizon du monde était le socialisme (démocratique ou non) ou la démocratie (sociale ou non). La marche des événements nous a apporté la réponse : c’est la démocratie. Aujourd’hui, l’enjeu est d’inscrire le socialisme (j’emploie le terme «socialisme» dans son sens philosophique) dans la démocratie, non l’inverse.
Certains voient dans la réhabilitation de la violence révolutionnaire par Žižek ou dans le succès d’Alain Badiou qui défend «l’hypothèse communiste» une menace pour la démocratie. Est-ce votre analyse ?
Je ne vis pas dans la peur, car, outre que l’âge des totalitarismes me semble derrière nous, ces propositions m’apparaissent surtout comme tragiquement irréelles. Elles témoignent de la décomposition de l’intelligence politique de la gauche extrême. Celle-ci semble n’avoir plus à se mettre sous la dent que des postures simplistes et narcissiques de radicalité qui ne coûtent pas cher puisqu’elles sont dans le vide. Je suppose que, psychologiquement, elles font du bien à ceux qui s’y rallient, mais, politiquement, elles ne pèsent rien, ne dérangent personne et surtout pas le pouvoir auquel elles sont supposées lancer un défi. On pourrait même dire qu’une part de ce succès tient à ce qu’il s’inscrit parfaitement dans la stratégie de communication de Sarkozy : ouverture à gauche pour couper l’herbe sous le pied au PS vers le centre gauche ; et promotion de l’extrême gauche, avec Besancenot tous les soirs à la télévision. Le but étant de pouvoir dire : «entre l’extrême gauche et nous, il n’y a rien.»
Néanmoins, le débat sur la démocratie est bel et bien ouvert.
Tant mieux ! On peut facilement s’entendre sur le constat de départ : la crise de la démocratie est une crise d’impuissance. A cela, l’analyse de Žižek est classique : c’est la faute au capitalisme. Mon explication est différente. Le règne du néolibéralisme n’est pas la cause, mais l’effet d’une transformation plus profonde dont l’explosion des droits individuels est la manifestation centrale. Le modèle du marché doit son poids croissant à la déliaison généralisée des acteurs. C’est bien pourquoi il envahit aussi la politique. Le problème, dans ces conditions, n’est pas d’abolir le capitalisme (comment ?), il est de trouver des prises sur la société telle qu’elle est dans son ensemble, au-delà de l’économie. Prenez l’Education nationale : ce n’est pas la mondialisation qui est responsable de ses difficultés. Leur solution est à notre portée, dans le cadre national. Encore faut-il se donner la peine de l’analyser.
Les démocraties sont nées de révolutions. Pourquoi ne pourrait-on pas parler de révolution aujourd’hui ?
Quel en serait l’agent politique ? Entre la bourgeoisie et la noblesse, l’affrontement était clair. Entre les prolétaires et les capitalistes aussi. Aujourd’hui, l’idée de révolution est une pétition de principe qui n’a pas l’ombre d’un ancrage social. J’ai beaucoup lu Marx et je le lis encore - et je l’enseigne. Ce qu’il m’a appris, c’est qu’une «hypothèse», pour reprendre le mot d’Alain Badiou, n’a d’intérêt que si elle a les moyens de sa réalisation. Brandir le mot de communisme comme une espèce de surmoi sans base, c’est faire du bruit avec la bouche pour impressionner les gogos.


Revenir en haut
Brahim YOUNESSI


Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Sam 16 Fév - 20:50 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Nous allons devoir redevenir utopiques»
Slavoj Žižek plaide pour une mobilisation populaire :
Recueilli par ÉRIC AESCHIMANN (à Ljubljana)
QUOTIDIEN : samedi 16 février 2008

Slavoj Žižek est philosophe. Il publie et préface deux anthologies «rouges» : Robespierre : entre vertu et terreur, (éd. Stock) et Au bord de la révolution. Lénine commenté par Žižek (éd. Aden).


Sur le même sujet


Quelle critique faites-vous à la démocratie ?
Peut-être la même que les conservateurs… Les conservateurs ont le courage d’admettre que la démocratie est dans une impasse. On s’est beaucoup moqué de Francis Fukuyama lorsqu’il a annoncé la fin de l’histoire, mais aujourd’hui, tout le monde accepte l’idée que le cadre démocratico-libéral est là pour toujours.
On se contente de réclamer un capitalisme à visage humain, comme on parlait hier d’un communisme à visage humain. Regardez la science-fiction : visiblement, il est plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme.
Le capitalisme, c’est la cible, derrière la critique de la démocratie ?
Soyons clair : l’Europe de l’après-guerre a connu un niveau moyen de bonheur jamais vu. Mais quatre problèmes majeurs viennent déséquilibrer le modèle démocratico-libéral.
1) Les «sans-part», les sans-papiers, sans-abri, sans-emploi, ceux qui ne participent pas à la vie de la communauté, dont l’Etat ne s’occupe plus.
2) La propriété intellectuelle, que le marché ne parvient plus à réguler, comme le montre le destin délirant de Bill Gates, fondateur de Microsoft.
3) L’environnement, dont la régulation peut assurer le marché lorsque la pollution est mesurable, mais pas quand le risque devient incalculable - Tchernobyl, les tempêtes…
4) La biogénétique : est-ce au marché de dire où commence l’humain ?
Dans ces quatre domaines, ni la démocratie libérale, ni le capitalisme global n’apportent les bonnes réponses.
Quelle alternative ?
Je ne suis pas crétin, je ne rêve pas à un nouveau parti communiste. Ma position est plus tragique. Comme tout marxiste, j’admire la productivité incroyable du capitalisme et je ne sous-estime pas l’utilité des droits de l’homme. L’arrestation de Pinochet a joué un rôle psychologique très important au Chili. Mais regardez le vénézuélien Chávez. On dit qu’il est populiste, démagogique, qu’il ne fait rien pour l’économie, que cela va mal finir. C’est peut-être vrai… Mais il est le seul à avoir inclu les pauvres des favelas dans un processus politique. Voilà pourquoi je le soutiens. Quand on critique sa tentation dictatoriale, on fait comme si, avant lui, il y avait une démocratie équilibrée. Or, c’est lui, et lui seul, qui a été le vecteur de la mobilisation populaire. Pour défendre ça, je pense qu’il a le droit d’utiliser l’appareil d’Etat - appelez cela la Terreur, si vous voulez.
Pour les penseurs libéraux, capitalisme et démocratie restent inséparables.
On l’a beaucoup dit, mais en Chine est en train de naître un capitalisme autoritaire. Modèle américain ou modèle chinois : je ne veux pas vivre dans ce choix. C’est pourquoi nous allons devoir redevenir utopiques. Le réchauffement climatique va nous amener à réhabiliter les grandes décisions collectives, celles dont les penseurs antitotalitaires disent qu’elles mènent forcément au goulag. Walter Lippmann a montré qu’en temps normal, la condition de la démocratie, c’est que la population ait confiance dans une élite qui décide. Le peuple est comme un roi : il signe passivement, sans regarder. Or, en temps de crise, cette confiance s’évapore. Ma thèse est de dire : il y a des situations où la démocratie ne fonctionne pas, où elle perd sa substance, où il faut réinventer des modalités de mobilisation populaire.
D’où votre éloge de Robespierre.
La Terreur ne se résume pas à Robespierre. Il y avait alors une agitation populaire, incarnée par des figures encore plus radicales, comme Babœuf ou Hébert. Il faut rappeler qu’on a coupé plus de têtes après la mort de Robespierre qu’avant - mais lui avait coupé des têtes de riches… En fait, il est resté très légaliste. La preuve, il a été arrêté. Ce qui m’intéresse chez lui, c’est ce que Walter Benjamin appelle «la violence divine», celle qui accompagne les explosions populaires. Je n’aime pas la violence physique, j’en ai peur, mais je ne suis pas prêt à renoncer à cette tradition de la violence populaire. Cela ne veut pas toujours dire violence sur les personnes. Gandhi, par exemple, ne s’est pas contenté d’organiser des manifestations, il a lancé le boycott, établi un rapport de force. Défendre les exclus, protéger l’environnement passera par de nouvelles formes de pression, de violence. Faire peur au capitalisme, non pour tuer, mais pour changer quelque chose. Car sinon, on risque d’aller vers une violence plus grande, une violence fondamentaliste, un nouvel autoritarisme.
Dans la perspective d’une «violence populaire», un intellectuel sert-il à quelque chose ?
A en prévenir les formes catastrophiques. A faire voir les choses autrement. Deleuze disait que s’il y a de fausses réponses, il y a aussi les fausses questions. Un conseil de philosophes ne peut pas établir un projet pour mobiliser les masses. Mais on peut jeter les idées et peut-être quelque chose sera récupéré. Les émeutes des banlieues en France sont nées d’un mécontentement non-articulé à une pensée, même de façon utopique. C’est ça, la tragédie.
Vos amis à gauche pensent-ils comme vous ?
Ce qui domine, surtout aux Etats-Unis, c’est un gauchisme libéral, tolérant, pour lequel la moindre allusion à la notion de vérité est déjà totalitaire, où il faut respecter l’histoire de chacun. Pour le philosophe Richard Rorty, ce qui définit l’homme, c’est sa souffrance et sa capacité de la raconter. Je trouve assez triste cette gauche de ressentiment et d’impuissance.


Revenir en haut
Brahim YOUNESSI


Hors ligne

Inscrit le: 28 Jan 2008
Messages: 83

MessagePosté le: Sam 16 Fév - 20:52 (2008)    Sujet du message: Démocratie Répondre en citant

Pour Olivier Mongin, le modèle est «miné»
QUOTIDIEN : samedi 16 février 2008

Directeur de la revue Esprit, Olivier Mongin (1), replace pour Libération la crise de la démocratie dans son contexte historique : «Il faut revenir à 1989 et à la perspective d’une expansion


Sur le même sujet


mondiale de la démocratie. Car, depuis, bien des évolutions sont allées dans le sens d’un recul démocratique. D’un point de vue endogène, la démocratie apparaît anthropologiquement minée par les dérives de l’individualisme. D’un point de vue exogène, elle est fragilisée de fait par la guerre en Irak, qui a ruiné l’idée d’une exportation imposée de la démocratie et les régimes autoritaires type Poutine se sont consolidés ; par le nouveau capitalisme post-fordiste, "séparateur" et inégalitaire, dont la tendance à la privatisation va à l’encontre d’une représentation du bien commun ; enfin, par les logiques d’entre soi et l’avènement du néo-libéralisme, qui entravent la nécessaire conflictualité de la vie démocratique. En France, sarkozysme aidant, la représentation politique est disqualifiée au profit de la représentation médiatique. Pour autant, s’en prendre à l’affaiblissement national et mondial de la démocratie représentative pour prôner la seule démocratie directe ne peut qu’accélérer l’appauvrissement de la culture démocratique. On ne répondra pas aux indéniables faiblesses de la démocratie en vouant l’égalité des médiocres aux gémonies ou en méprisant la représentation politique, mais en revalorisant simultanément démocratie d’opinion, démocratie délibérative et démocratie représentative.»


Revenir en haut
abdelkader


Hors ligne

Inscrit le: 06 Mar 2008
Messages: 1
Localisation: paris

MessagePosté le: Jeu 6 Mar - 14:30 (2008)    Sujet du message: pour Ahmed simozrag Répondre en citant

azul salam alik salut Ahmed simozrag
Je veux juste te poser une petite question, dans ton état islamiste ça sera quoi la place des kabyles chaoui, targui mzab......et tout les autres ?? auront t'ils le droit de parler  et écrire leur laugue (jouire de leur identité)??? normalement  c'est oui car tu dis que c'est un état de droit ????
dans ton état de droit dont tu parle tu mettras quoi, ou on mettra quoi comme langue officielle ???
le problème des pays du magrèb ?? c'est l'arabité ?? pour faire de l'arabité et de l'islam un ?? 
je suis kabyle (berbère) , je ne suis pas arabe alors je nepeux pas être musulman c'est comme ça que pense ou c'est comme ça qu'on a appris à penser à nos jeunes arabiphone je dis bien arabophone car 80% des arabe d'algerie sont des berbère arabisés. 
va voir ce qui se passe dans les pays qui se disent islamique l'arabie saoudite ou Dubai, tu ne va pas croire tes yeux......
tu imagine si les riches du golf (pays islamique )donnent leur zakat, je te garantie qu'il vont éffacer la misère dans tout les pays musulman et je dis bien musulman et pas arabe, car cequi musulman n'est pas automatiquement arabe comme le penses  la majorité des algériens comme la majorité des arabe, et la je vais faire un paralelle avec la cause palestiniènne qui était au début une cause entre musulmans(indonisie inde, pakistan....) et juifs, et grace à la binediction des arabes exactement l'Egypte (qui collaborent avec israel) on a fait de cette histoire une affaire entre arabe et juive, ce qui à reduit significativement le nombre des defonceur de cette cause.
brèfe, moi je ne suis pas arabe, mais je suis musulmant et l'islam n'est pas la propriété des arabes, (l'islam c'est pour l'humanité toutes entière), et aujourd'hui s'il y'a un pays où la charia règne c'est pas un pays arabe,regardez mes cher frère l'indonesie .
regardez aussu cher frères que la majorité des grand savons à travers h'istoire des musulmans ne sont pas arbe, regardez aussi l'istoire et chercher qui a contruit la mosqué de l'al azhar en egyple et vous trouverais que se sont les almoravides d'afriques du nord des berbère bien sur ??
vous les arabes arretez avec l'arabité et l'islam connaitra des jours meilleur. je sais bien que l'arabe est une langue magique (pour moi), mais un non arabe peut bien être musulman et cohabiter avec des arabes qui sont musulams donc des frères.
juste une question: qu'est ce que va choisir un arabe d'algerie ??: un kabyle musulman ,ou un arabe exemple du liban qui est crétien ??
moi kabyle musulman je choisi un marocain musulman qu'un algerien (kabyle ou non) non musulman voila ma définition de l'islam (mon frère musulman est plus proche pour moi qu'mon frère uterin s'il n'est pas musulman).
quant à la revolte apparement en l'islam il est interdit de se révolter contre celui qui regne (al hakim) s'il est musulman , pour éviter la fitna ?
donc pour l'Algerie il reste à définir si nos gouvernants sont musulamn ou pas, s'il le sont donc pas de révolte (guère) mais demander le changement d'une manière ??
si non s'ils ne sont pas musulamn (apparement c'est le cas, car leur religion c'est leur compte en banque) donc il faut se révolter ?? reste à trouver comment ??
et apparement même les islamiste avec leur clachs ?? n'arrive pas à déloger ce putain de gouvernement hérité de boussouf boumédiènne et autres .....
c'est le moment ou à jamais de se révolter si non ça sera trot tard et on rejoindre la tunisie et le maroc (dictature sans merci).
il faut honorer la mémoire des martyres abane amirouche l'arbi ben mehidi sil houas, moustafa ben boulaid, et tous les autres (1.5 million).
vive l'Algerie et arretez de voter FLN ou RND pour que l'algerie connaiitra un jour la lumière.
thanemith filamane, à plus wa salamou alaykoum oua rahmatou allak ou batakatouhou.
allah yansarna, ya rabi friha, ya rabi déloge boutef le général toufik et toutes leur clic , ya rabi ayinna bezaf oulah c'est devenu insuportable de voir des harage mourir à la mer ou jetés en prison pour leur tentatives de fuire la hagra.
merci encore.
_________________
salut à tout ceux qui aiment l'Agerie.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:52 (2017)    Sujet du message: Démocratie

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum de la Dignité et du Changement Index du Forum -> Appel aux Algériennes et Algériens -> La démocratie Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page: 1, 2, 3, 4  >
Page 1 sur 4

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2017 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com