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L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires.
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jnsplu


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MessagePosté le: Mer 3 Sep - 21:06 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

Je retrouve une question qui se pose fréquemment de manière indirecte et je fournis ici à ses auteurs l'occasion de la poser en débat dans le forum: L'Algérie est elle terre d'Islam ? Quelle est la position des religions minoritaires en terre d'islam ?
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MessagePosté le: Mer 3 Sep - 21:06 (2008)    Sujet du message: Publicité

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simozrag


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Inscrit le: 13 Déc 2007
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MessagePosté le: Dim 7 Sep - 15:44 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

Assalam alaykum,

Posez la même question au sujet d'un pays européen et vous trouverez la réponse, par exemple : la france, l'Irlande, l'Espagne ou l'Italie sont elles terre de chrétienté ? L'Algérie est terre d'islam à plus d'un titre : Non seulement l'Islam l'a libéré de l'occupation romaine et française, mais en plus ses habitants sont à 99% musulmans.

Quant au statut des religions minoritaires en terre d'Islam, elles jouissent de la pleine liberté de croyances et de l'exercice de culte.

L’islam estime que toutes les religions procèdent d’une même source : Allah.

De ce fait, elles conservent malgré les vicissitudes du temps une morale et des valeurs communes. Quand bien même les voies et les moyens diffèrent, les religions - plutôt la religion car en principe il n’y a qu’une seule religion- ont essentiellement pour but d’assurer à l’homme le bonheur ici-bas et dans l’au-delà.

« Il vous a légiféré en matière de religion, ce qu’Il avait prescrit à Noé, ce que Nous t’avons révélé à toi-même, ce que Nous avions prescrit auparavant à Abraham, à Moïse et à Jésus : « Etablissez la religion et n’en faites pas un sujet de divisions. » s42 v13

Il ressort de ce verset que toutes les religions ont Dieu pour origine. Et la religion qui a commencé par Noé s’est achevée par Mohammed, embrassant sur son chemin des messages et des prophètes dont les plus importants sont Abraham, Moïse et Jésus (Paix et Salut sur eux tous).

La foi des musulmans englobe la croyance en tous les prophètes d’Allah ; en tous les Livres descendus sur eux dans leur état originel avant que l’altération ne les affecte, cette croyance est enseignée par Dieu lui-même qui dit :

« Le Messager a cru en ce que son Seigneur a fait descendre sur lui ainsi que les croyants : tous ont cru en Allah, en Ses Anges, en Ses Livres et en Ses Messagers, sans faire aucune distinction entre Ses Messagers ». Et ils ont dit : « Nous avons entendu et obéi. Seigneur, nous implorons Ton pardon, car c’est vers Toi que sera le retour ». s2 v285

Et Il a ordonné, Gloire à Lui, ceci :

« Dites : Nous croyons en Allah, à ce qui nous a été révélé, à ce qui a été révélé à Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob et aux tribus, à ce qui a été donné à Moïse et à Jésus ; à ce qui a été révélé aux Prophètes par leur Seigneur ; nous ne faisons aucune distinction entre eux. Et c’est à Allah que nous sommes entièrement soumis. » s2 v136

L’Islam a posé des principes régissant les rapports entre les musulmans et les non musulmans. Parmi ces principes, l’équité et le dialogue figurent au premier plan. Allah a enseigné que la diversité est une caractéristique de la création et qu’elle procède de Sa seule volonté. Il dit dans le Coran :

« A chacun de vous, Nous avons établi une législation et une ligne de conduite. Si Allah avait voulu, Il aurait fait de vous une seule et même communauté. Mais Il a voulu vous éprouver par le don qu’Il a fait à chaque communauté. Rivalisez donc d’efforts dans l’accomplissement des bonnes œuvres, car c’est vers Allah que vous ferez tous retour, et Il vous éclairera alors sur l’origine de vos disputes. » s5 v48

« A chaque communauté Nous avons institué un ensemble de rites qu’elle doit observer. » s22 v67

« Si Allah l’avait voulu, Il aurait fait des hommes une seule communauté. Mais Il fait entrer dans sa miséricorde qui Il veut. Et les injustes n’auront ni secours ni protection. » s42 v8

Dans un autre verset, Il dit :

« Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté. Or, ils ne cessent d’être en désaccord entre eux sauf ceux à qui ton Seigneur a accordé Sa miséricorde. Et c’est bien pour être si différents qu’Il les a créés. » s11 v118,119

« Si Allah l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté. Mais Il laisse s’égarer qui Il veut et guide qui Il veut. Et vous serez certes interrogés sur ce que vous faisiez. » s16 v93

Dans le même ordre d’idées, on peut résumer comme suit les principales croyances des musulmans :

1) Toute l’humanité appartient à la même souche, à la même origine ; tous les humains ont été créés à partir d’un seul couple : Adam et Eve, dont ils sont les descendants. Ils jouissent de la même dignité. Allah dit :

« Ô Hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous fassiez connaissance entre vous. Le plus noble d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux. » s49 v13

2) Les hommes sont égaux devant la Loi d’Allah. Il n’y a ni préférence, ni favoritisme, ni passe-droit pour le riche au détriment du pauvre, ni pour le blanc au dépens du noir. Le seul critère de distinction est la piété et cet état d’esprit n’est connu que de Dieu seul. Donc aucune distinction n’est possible au niveau des humains. C’est pourquoi, le Prophète (Paix et Salut sur lui) parla de l’égalité de tous les êtres humains, indépendamment de leur race, de leur couleur, de leur langue ou de leur rang social. Il dit : « Les gens sont égaux comme les dents d’un peigne. » Et Il a dit : « Ô Hommes ! Votre Seigneur est Un et votre père est un. L’arabe n’a aucun mérite sur le non arabe, ni le blanc sur le noir, ni le noir sur le rouge, sauf par la piété. »

3) Les religions célestes tirent leur origine d’Allah le Très Haut. A ce titre, elles s’abreuvent d’une même source, conformément au verset coranique susmentionné :

4) L’islam est la religion agréée auprès d’Allah. Or, l’entrée dans cette religion implique nécessairement la croyance au prophète Mohammed en tant que Messager d’Allah ayant transmis le Coran qui lui a été révélé par l’Ange Gabriel sur l’ordre d’Allah, Seigneur et Créateur de toutes choses. L’Islam est la plus sûre garantie de salut et d’entrée au Paradis, dans la mesure où c’est la Religion agréée par Allah qui dit :
« La vraie religion pour Allah, c’est l’Islam » s3 v19

« Et quiconque désire une religion autre que l’Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l’au-delà, parmi les perdants. » s3 v85

5) L’islam considère que celui qui a cru à l’unicité de Dieu et suivi l’un des prophètes avant la mission de Mohammed est sauvé, Allah dit :
« Ceux qui ont cru, ceux qui se sont judaïsés, les Sabéens, et les chrétiens , ceux parmi eux qui croient en Allah, au Jour dernier et qui accomplissent les bonnes œuvres, pas de crainte sur eux, et ils ne seront point affligés. » s5 v69

6) L’islam est la religion avec laquelle Dieu a clôturé les autres religions.

7) L’Islam n’oblige personne à l’adopter. La foi est une affaire de choix et de conviction personnelle, Allah a dit : « pas de contrainte en religion » s2 v256
« Devrons-nous vous l’imposer alors que vous la répugnez ? » s11 v28

Le rôle des musulmans est de transmettre le message, non pas pour convertir les gens à l’Islam :

« S’ils te tournent le dos, ta mission se limite à transmettre le message. » s16 v82

« Rappelle ! Ton rôle consiste à rappeler » s88 v21

« Dis : La vérité émane de votre Seigneur. Croira qui voudra et niera qui voudra ! » s18 v29

« Ce n’est pas à toi de guider ceux que tu aimes. Mais c’est Allah qui guide qui Il veut. Il est mieux à même de connaître ceux qui méritent d’être guidés. » s28 v56

« Ce n’est pas à toi de les guider, mais c’est Allah qui guide qui Il veut. » s2 v272

8) L’Islam garantit le libre exercice de tous les cultes et en assure la protection et le respect des lieux qui leur sont consacrés.

9) Les différences religieuses et culturelles ne doivent en aucun cas inciter les gens à s’entretuer ou à s’agresser les uns les autres. Ils doivent plutôt œuvrer et s’entraider pour l’accomplissement des bonnes œuvres et la lutte contre le mal et les turpitudes. Allah a dit :

« Entraidez vous dans l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne vous entraidez pas dans le péché et l’agression. » s5 v2

La lutte contre l'injustice, la pauvreté, l'ignorance, les maladies est un devoir et un objectif communs à toutes les religions. Il n'est pas besoin de demander à un pompier qui veut éteindre un incendie son appartenance religieuse ou politique.

Cette vision s’applique à l’ensemble des rapports entre l’islam et les autres religions.

Cependant, les relations des musulmans avec les gens des livres sont en principe des relations privilégiées, basées sur la bonté et la bienfaisance sauf dans le cas où ces derniers se rendraient coupables d’hostilités déclarées envers les musulmans.

Les gens du Livre ont un statut honorable au sein de l’Etat musulman. Ils sont désignés sous le nom de dhimmis (les gens du pacte, de la garantie et de la protection) ce qui signifie qu’ils sont des citoyens à part entière égaux aux musulmans, qu’ils jouissent des mêmes droits de citoyenneté et qu’ils font partie intégrante, indissociable de la société.

L’Islam porte un intérêt particulier aux rapports entre les musulmans et les gens du Livre pour les raisons suivantes :

1- Ce sont des adeptes de religions révélées et de ce fait ils partagent avec les musulmans un certain nombre de valeurs et de croyances.

2- Allah commande la bienfaisance envers eux :

« Allâh ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures.» s60 v8

3- Allah a édicté des dispositions tendant à favoriser le maintien des bonnes relations entre les musulmans et les gens du Livre. Ainsi par exemple, la nourriture des gens du Livre est licite pour les musulmans, de même que le mariage des musulmans avec les filles des gens du livre, ce qui n’est pas le cas en ce qui concerne les autres religions. Il n’est pas permis aux musulmans de consommer la nourriture des fidèles des religions athées, idolâtres et polythéistes. De même qu’il est interdit aux musulmans de marier les fidèles desdites religions ni de se marier avec leurs filles.

4-L’Islam veille à ce que le dialogue et la discussion avec les gens du livre se déroulent de la manière la plus courtoise. L’Islam ne leur demande qu’une seule chose : le culte de Dieu Seul sans rien lui associer.
« Et discute avec eux de la meilleure façon » s16 v125

« Ne discutez avec les gens du Livre que dela manière la plus courtoise, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Dites-leur : « Nous croyons en ce qui nous a été révélé et en ce qui vous a été révélé. Notre Dieu et le vôtre est le même et c’est à Lui que nous sommes entièrement soumis.» s29 v46

5 Tout au long de leur histoire, les musulmans ont conclu de nombreux pactes de cohabitation pacifique avec les juifs et les chrétiens, à commencer par le Pacte de Médine avec les Juifs, puis le pacte de Najrân avec les chrétiens, ensuite le pacte de Amru ibnu Al’As avec les habitants de l’Egypte et Celui de Omar ibn al-Khattab avec les habitants d’Elya (Jérusalem), pour ne citer que ceux-là.

L'objectif de l'Islam est de délivrer les hommes des affres de l'injustice et des ténèbres de l'ignorance. Il n' a nullement la prétention de dominer ou d'exploiter. Au contraire, il vise à libérer l'homme des différentes formes d'aliénation matérielles et spirituelles. L'Islam tout le monde et respecte tout le monde sauf les injustes. Il considère l'humanité comme étant la famille de Dieu et pour se rapprocher de Dieu, il faudrait être utile à sa famille.
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Ahmed Simozrag


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Hadria


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MessagePosté le: Lun 8 Sep - 16:51 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

Ramadhan karim à tous les musulmans, et bonsoir tout lecteur,

« Si Allah l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté. Mais Il laisse s’égarer qui Il veut et guide qui Il veut. Et vous serez certes interrogés sur ce que vous faisiez. » s16 v93

"...Mais Il laisse s'égarer qui (Il )veut... "

Est-ce qu'il vous serez possible de nous éclairer un peu car moi, je comprendrais plutôt celui qui veut s'égarer et celui qui veut être guidé. Vous mettez des majuscules donc vous insinuez par là, Dieu ?
Par votre interprétation, je pourrais comprendre que la personne ne serait pas responsable de ses actes.
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jnsplu


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Messages: 62

MessagePosté le: Lun 8 Sep - 20:57 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

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La notion de terre de chrétienneté en occident a tendance à s'émousser me semle t il et même le pape à conscience de cela et l'a fait remarquer dans plusieurs de ses déclarations publiques. C'est plutôt la laicité, l'absence totale d'impact religieux sur les comportements sociaux qui est proné, la religion devenant simplement affaire privée. On ne peut plus parler de terre de Chrétienneté chez eux.


Il est vrai qu'en Algérie 99 % les habitants se disent musulmans mais il y a un Islam propre pour chaque courant d'interprétation, surtout à l'heure actuelle. Et le prophète que le salut soit sur lui à dit " Ma communauté se divisera en 73 factions dont une seule aura droit au paradis". Chaque faction pense détenir la science infuse.

Effectivement en théorie tout ce que vous dites est valable, sous un certain angle, mais sur le plan pratique ...Quelle est la véritable tolérance des Algériens, spécialement à l'égard des Juifs, tiens je n'ai pas dit "la3nahoum Allah", je considère en effet que c'est leur affaire avec Lui et puis à l'égard des Chrétiens ? J'ai vu à Azazga dans les années 1980 une église transformée en...Souk El Fellah, c'est triste, croyez moi et je pense être musulman, alors que croyez vous que pensera un Chrétien ?

 Avez vous vu l'Etat de délabrement de leurs cimetières ? Est ce faisable en pays musulman, nous qui devons en principe guider l'humanité ? Le dhimmi en droit musulman à  en théorie droit à tous les égards de son vivant et après sa mort. L'un des califes en trouvant un vieillard dhimmi demander l'aumône lui prescrivit une pension du trésor public ("beit mel el mouslimine") en disant "vous avez pris sa jeunesse et sa force et vous le jetez lorsqu'il est vieux ?".

Mais faut il aller ressuciter les compagnons du prophète pour rétablir la véritable compréhension de l'Islam et même si eux venaient, pourraient ils l'adapter à notre temps, du fait qu'ils sont d'une autre époque, bien sûr et non qu'il ne puisse lui s'adapter ? C'est donc à leurs enfants maintenant de s'atteler à remodeler leur conception de leurs liens avec leur religion et de faire en sorte de pouvoir la vivre avec le temps présent.

Vous qui êtes juriste maitre et avec tous mes respects, vous savez qu'il y a une nette distinction à faire entre un système juridique, ce qu'est le droit musulman sans conteste et entre sa mise en pratique dans la vie quotidienne. Entre une règle de droit et son interprétation, entre l'interprétation et l'exécution d'une règle de droit existe tout un monde.

De quelle terre d'islam et à quelle époque parlez vous quand vous dites que les religions minoritaires jouissent de la pleine liberté de croyance et d'exercice du culte ?

En souscrivant à un dogme, on est censé se départir de tout  esprit critique, mais lorsqu'on conserve un esprit critique tel Ibnou Sina et d'autres, d'ailleurs l'exemple de galilée chez les Chrétiens est aussi vrai, on passe généralement pour être pour ce qu'on n'est pas. 

Tous ceux qui s'arrangent pour chercher la vérité rencontrent un jour ou l'autre le mur de l'incompréhension parcequ'ils ne sont pas orthodoxes, parcequ'ils sont marginaux, anormaux. Mais qu'est ce que l'anormalité, c'est par rapport à une norme, n'est ce pas et qui doit décider que c'est telle norme et pas une autre qui doit prévaloir ? La majorité me direz vous ! C'est normal, mais pourquoi normal ? L'Hisoire nous apprend que ce sont des individus isolés qui font avancer l'Humanité qui font bouger les choses. Il est vrai que parfois  quand les peuples les soutiennent, cela devient plus facile, mais quand même ! A l'inverse, l'Histoire n'a enregistré le nom d'aucun de ceux qui pouvaient changer les choses mais ont été brimés par la majorité et donc n'ont rien changé.

La question posée par Hadria prouve que les interprétations et donc les traductions qui ne sont que des interprétations, ne sont que relatives et chacun y va dans la cacophonie générale. A "quel saint se vouer" à ce moment comme le dit un adage français ?


Je crois en fin de compte que tel qu'on le constate dans les pays musulmans, il y a un islam théorique, différent chez les uns et les autres en fonction des interprétations, des lectures et puis un islam pratique découlant aussi bien des interprétations que des fréquentations sociales et de facteurs de contrainte divers.
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Dernière édition par jnsplu le Mar 9 Sep - 15:39 (2008); édité 3 fois
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simozrag


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MessagePosté le: Mar 9 Sep - 02:08 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

Hadria a écrit:
Ramadhan karim à tous les musulmans, et bonsoir tout lecteur,

« Si Allah l’avait voulu, Il aurait fait de vous une seule communauté. Mais Il laisse s’égarer qui Il veut et guide qui Il veut. Et vous serez certes interrogés sur ce que vous faisiez. » s16 v93

"...Mais Il laisse s'égarer qui (Il )veut... "

Est-ce qu'il vous serez possible de nous éclairer un peu car moi, je comprendrais plutôt celui qui veut s'égarer et celui qui veut être guidé. Vous mettez des majuscules donc vous insinuez par là, Dieu ?
Par votre interprétation, je pourrais comprendre que la personne ne serait pas responsable de ses actes.


Ramadan karim
Il est vrai qu’une certaine exégèse ramène la guidée (al-hidaya) à la volonté de la personne, tandis qu’une autre exégèse attribue à Dieu la volonté de guider et d’égarer. Mais en fait les deux opinions se rejoignent. Lorsque Dieu décide de guider quelqu’un, Sa décision est basée sur l’un des trois critères suivants : la volonté de l’intéressé, son mérite, une prière en sa faveur.
1-La volonté de l’intéressé : Dieu guide celui ou celle qui veut être guidé et abandonne à l’égarement celui ou celle qui veut s’égarer. Dieu ne fait qu’exécuter la volonté des êtres humains. Il leur indique, et leur facilite, la direction et le chemin qu’ils veulent prendre.

2-Le mérite : certains sont guidés parce qu’ils méritent d’être guidés. Ce mérite est lié, soit à des qualités internes ou externes appréciées par Dieu, soit à une parole de vérité, soit à un acte quelconque de bienfaisance, de secours, de témoignage en faveur de la justice, de la vérité ou tout autre acte de nature à plaire à Dieu.

3-La prière : Dieu peut guider quelqu’un à la suite d’une prière en sa faveur, notamment de la part de la mère, du père ou d’une personne pieuse.

Il est clair que la guidée peut dépendre de la personne concernée comme elle peut dépendre de facteurs endogènes ou exogènes que seul Dieu connaît.
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jnsplu


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MessagePosté le: Mar 9 Sep - 16:07 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

Je m'excuse, je ne prétends pas vous contredire, j'ai peu de savoir dans ce domaine, mais je crois que la Décision de Dieu ne peut être basée sur quoi que ce soit parceque justement Il est Dieu et n'a pas besoin de justifier ou de baser ses décisions et actes.

Mais comme le Coran s'adresse à l'Homme vicaire de Dieu sur terre et investi d'une responsabilité que "même les montagnes" ont refusée il doit assumer. Le prophète que le salut soit sur lui à dit :"Tous entreront au paradis sauf ceux qui ne voudront pas et ses compagnons de lui dire: y en a t il qui refusent d'aller au paradis, O prophète? Et le prophète de dire, oui, ceux qui ne suivent pas le Coran et mes recommandations."

Donc s'il est vrai que "Dieu fait entrer qui Il veut dans son paradis" première traduction ou interprétation, car dans toute traduction il y a forcément interprétation et donc une approximation, la deuxième traduction "Dieu fait entrer qui veut dans son paradis" est tout aussi juste.

Je suppose que vous connaissez le hadith Koudoussi dans lequel Dieu dit " Faites entrer mon esclave au paradis par ma miséricorde et la personne de dire par mon travail, Seigneur et cela se rèpète trois fois puis le Seigneur dit aux anges enlevez de la balance le coût de ce que je lui ai donné comme vision et la balance chute, alors Dieu dit jetez le dans la jéhenne et l'homme de supplier et Dieu consent à le faire entrer au paradis". Tous est donc question de miséricorde...mais aussi  de travail, de mérite acquis durant la vie ou après la mort dans trois  domaines comme le dit un Hadith Koudoussi :" Lorsque l'Homme meurt, son travail (pour l'au delà) s'arrête, sauf dans tois domaines, un enfant qui prie pour lui, un savoir qu'il a légué, ou une aumone courante (Un Fakf, c'est à dire un Habous) dédié à Dieu et à la bienfaisance.

Vous ramenez les deux exégèses qui me semblent incompatibles à la même logique. On peut comprendre qu'en définitive nos volontés s'inscrivent dans le destin immuable et éternel réservé à chacun de nous,et qu'en même temps notre volonté sert de support à la décision divine dont notre volonté n'est qu'une infime émanation.


Le mérite quel qu'il soit finit par se résumer à la miséricorde Divine.

Mais je suis la là je crois à la limite de ce que je peux discuter.
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simozrag


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MessagePosté le: Mer 10 Sep - 01:45 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

jnsplu a écrit:
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La notion de terre de chrétienneté en occident a tendance à s'émousser me semle t il et même le pape à conscience de cela et l'a fait remarquer dans plusieurs de ses déclarations publiques. C'est plutôt la laicité, l'absence totale d'impact religieux sur les comportements sociaux qui est proné, la religion devenant simplement affaire privée. On ne peut plus parler de terre de Chrétienneté chez eux.


Il est vrai qu'en Algérie 99 % les habitants se disent musulmans mais il y a un Islam propre pour chaque courant d'interprétation, surtout à l'heure actuelle. Et le prophète que le salut soit sur lui à dit " Ma communauté se divisera en 73 factions dont une seule aura droit au paradis". Chaque faction pense détenir la science infuse.

Effectivement en théorie tout ce que vous dites est valable, sous un certain angle, mais sur le plan pratique ...Quelle est la véritable tolérance des Algériens, spécialement à l'égard des Juifs, tiens je n'ai pas dit "la3nahoum Allah", je considère en effet que c'est leur affaire avec Lui et puis à l'égard des Chrétiens ? J'ai vu à Azazga dans les années 1980 une église transformée en...Souk El Fellah, c'est triste, croyez moi et je pense être musulman, alors que croyez vous que pensera un Chrétien ?

 Avez vous vu l'Etat de délabrement de leurs cimetières ? Est ce faisable en pays musulman, nous qui devons en principe guider l'humanité ? Le dhimmi en droit musulman à  en théorie droit à tous les égards de son vivant et après sa mort. L'un des califes en trouvant un vieillard dhimmi demander l'aumône lui prescrivit une pension du trésor public ("beit mel el mouslimine") en disant "vous avez pris sa jeunesse et sa force et vous le jetez lorsqu'il est vieux ?".

Mais faut il aller ressuciter les compagnons du prophète pour rétablir la véritable compréhension de l'Islam et même si eux venaient, pourraient ils l'adapter à notre temps, du fait qu'ils sont d'une autre époque, bien sûr et non qu'il ne puisse lui s'adapter ? C'est donc à leurs enfants maintenant de s'atteler à remodeler leur conception de leurs liens avec leur religion et de faire en sorte de pouvoir la vivre avec le temps présent.

Vous qui êtes juriste maitre et avec tous mes respects, vous savez qu'il y a une nette distinction à faire entre un système juridique, ce qu'est le droit musulman sans conteste et entre sa mise en pratique dans la vie quotidienne. Entre une règle de droit et son interprétation, entre l'interprétation et l'exécution d'une règle de droit existe tout un monde.

De quelle terre d'islam et à quelle époque parlez vous quand vous dites que les religions minoritaires jouissent de la pleine liberté de croyance et d'exercice du culte ?

En souscrivant à un dogme, on est censé se départir de tout  esprit critique, mais lorsqu'on conserve un esprit critique tel Ibnou Sina et d'autres, d'ailleurs l'exemple de galilée chez les Chrétiens est aussi vrai, on passe généralement pour être pour ce qu'on n'est pas. 

Tous ceux qui s'arrangent pour chercher la vérité rencontrent un jour ou l'autre le mur de l'incompréhension parcequ'ils ne sont pas orthodoxes, parcequ'ils sont marginaux, anormaux. Mais qu'est ce que l'anormalité, c'est par rapport à une norme, n'est ce pas et qui doit décider que c'est telle norme et pas une autre qui doit prévaloir ? La majorité me direz vous ! C'est normal, mais pourquoi normal ? L'Hisoire nous apprend que ce sont des individus isolés qui font avancer l'Humanité qui font bouger les choses. Il est vrai que parfois  quand les peuples les soutiennent, cela devient plus facile, mais quand même ! A l'inverse, l'Histoire n'a enregistré le nom d'aucun de ceux qui pouvaient changer les choses mais ont été brimés par la majorité et donc n'ont rien changé.

La question posée par Hadria prouve que les interprétations et donc les traductions qui ne sont que des interprétations, ne sont que relatives et chacun y va dans la cacophonie générale. A "quel saint se vouer" à ce moment comme le dit un adage français ?


Je crois en fin de compte que tel qu'on le constate dans les pays musulmans, il y a un islam théorique, différent chez les uns et les autres en fonction des interprétations, des lectures et puis un islam pratique découlant aussi bien des interprétations que des fréquentations sociales et de facteurs de contrainte divers.


L’Islam est foncièrement différent de la chrétienté. Celle-ci est limitée à l’aspect spirituel de la vie alors que l’Islam est multidimensionnel. Il embrasse tous les aspects de la vie, tant des individus que des sociétés. Ses enseignements recouvrent tous les domaines et ses lois régissent toutes les activités et les relations humaines. La chrétienté ne contient aucune loi applicable ni en matière politique et économique ni en matière sociale. Elle ne prévoit aucune disposition pour régir des événements aussi importants que le mariage, le divorce et les successions. L’Islam appelle à la science, encourage et glorifie les savants, alors que la chrétienté a combattu les savants et dédaigné la science. Ce qui obligea les européens à s’en séparer pour pouvoir avancer scientifiquement et techniquement.
Ils ont, en effet, pu évoluer depuis qu’ils ont abandonné la chrétienté, alors que les musulmans ont régressé depuis qu’ils ont abandonné l’islam. C’est la raison pour laquelle la laïcité ne convient pas à l’Islam. Si la laïcité est un bienfait pour les européens du fait qu’elle leur a permis de se débarrasser d’une religion qui s’oppose au progrès, force est de constater et d’admettre qu’elle constitue pour les musulmans un handicap qui les empêche de bénéficier des bienfaits de leur religion et partant d’avancer.

Je suis d’accord sur le fait qu’il existe une différence entre les principes et leur application, entre les règles et leur interprétation, entre l’interprétation et l’exécution. Mais ce problème n’est pas spécifique aux lois islamiques et il n’est pas insoluble. Le problème de la marginalisation de l’Islam est beaucoup plus grave. Tout en se disant laïc, le pouvoir en Algérie s’attribue le monopole de l’islam et l’utilise selon ce qui l’arrange. Il joue deux cartes, la carte de la laïcité et celle de l’Islam ; cette duplicité, nourrie par l’absence de toute idéologie et de toute perspective hormis celle de sauvegarder les privilèges du régime et son maintien au pouvoir, a eu des conséquences désastreuses sur la société en termes de déstabilisation morale, de déculturation et de perte de repères.

Vous citez comme exemple l’absence de tolérance des Algériens à l’égard des Juifs et des chrétiens. Je peux en convenir sous certaines réserves ; sur ce point, les Algériens ne sont pas tous les mêmes, entre les villes et les villages, le Sud et le Nord il y a, me semble-t-il, une grande différence en matière de tolérance. Quoi qu’il en soit, il faudrait chercher les causes de l’intolérance. Depuis quand, cette dernière s’est installée en Algérie ? En tous cas, c’est un phénomène récent dont les causes résident dans l’absence de culture islamique et non l’inverse comme on veut le faire croire. En Algérie, comme dans beaucoup d’autres pays, l’islam n’est vécu que partiellement et superficiellement. Les grandes valeurs de l’Islam sont méconnues par la plupart des musulmans. Vous n’avez qu’interroger l’histoire, vous saurez de quelle manière les juifs et les chrétiens étaient traités quand l’Islam était aux commandes.

Je puis vous donner quelques exemples pour vous montrer que l’intolérance est étrangère à l’Islam sauf si nous n’avions pas la même perception de cette notion.

Quoi de plus tolérant que de pardonner à ses agresseurs ? Quoi de plus tolérant que de rendre le bien pour le mal ? L’islam recommande le pardon en cas d’agression. Mieux encore, il enjoint de rendre le bien pour le mal.

« Rends le bien pour le mal, Nous savons très bien ce qu’Ils inventent. » s23 v96

« La bonne action et la mauvaise action ne sont pas pareilles. Rends le bien pour le mal, et tu verras ton ennemi se muer en fervent allié. » s41 v34

Le Coran enseigne que le pardon de Dieu et le Paradis sont réservés, entre autres, à ceux qui savent maîtriser leur colère et pardonner à leurs semblables (s3 v134).

« Mais celui qui pardonne et se montre conciliant trouvera sa récompense auprès d’Allah. » s42 v40

« Qu’ils pardonnent et absolvent. N’aimez-vous pas qu’Allah vous pardonne. Allah est Celui qui pardonne, le Miséricordieux. » s24 v22

« Tu ne cesseras de découvrir leur trahison, sauf d’un petit nombre d’entre eux. Pardonne-leur et oublie leurs fautes. Car Allah aime, en vérité, les bienfaisants. » s5 v13

Le contexte de ce verset illustre le degré de tolérance exigé par le Coran. Il fait état de la propension des juifs au crime et à la trahison. Et pourtant Dieu ordonne au prophète de leur pardonner.

« Pratique le pardon, ordonne le bien et écarte-toi des ignorants. » s7 v199
Lorsque ce verset a été révélé, le prophète demanda à l’ange Gabriel ce que cela signifie. Ce dernier lui dit : Allah t’ordonne de pardonner à celui qui te fait du tort, de donner à celui qui te prive et de rétablir tes liens avec celui qui les rompt.
Source : Tafsir ibn Kathir, II/266

Un jour, le Prophète était assis à l’ombre d’un arbre quand un infidèle se présenta devant lui brandissant son épée et lui dit : Qui peut te délivrer de ma main ? Le prophète dit : Allah. L’épée est tombée de la main de cette homme, la prophète la saisit et lui dit : Qui peut te délivrer de ma main ? L’homme lui dit : Sois-en le meilleur utilisateur ! Le prophète lui rendit son épée et lui pardonna.
Un homme abreuva d’injures l’Imâm Ach’abi, celui-ci lui dit : si c’est vrai ce que tu dis, Dieu me pardonne. Si c’est faux, Dieu te pardonne.

Le calife Omar a voulu punir un ivrogne, celui-ci l’insulta, Omar l’abandonna. On lui dit : ô Emir des croyants, pourquoi l’as-tu abandonné après t’avoir outragé ? Il répondit : Parce qu’il m’a irrité, si je l’avais puni, la punition aurait été motivé par ma colère et non par sa désobéissance.

La tolérance de l’Islam se manifeste sous plusieurs aspects. Un de ces aspects est l’égalité de traitement réservé aux parents croyants et incroyants. L’Islam commande la bienfaisance envers les parents quelles que soient leurs croyances. Certains parents voulaient contraindre leurs enfants à l’idolâtrie et au polythéisme, Allah leur dit : pas d’obéissance sur ce point sans que cela puisse entraîner une rupture avec les parents :

« Mais s’ils (les parents) te forcent à M’associer ce dont tu n’as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas, tout en continuant à être bienfaisant envers eux. » s31 v15

Le calife Omar Ibn al-Khattab, sur son lit de mort, écrit un testament où il recommande à son successeur « d’être bon envers les gens de la dhimmah, d’honorer leur pacte, de les protéger de leurs agresseurs et de ne pas leur assigner de charge supérieure à leur capacité. »

Source : Rapporté par Al-Bukhârî dans son Sahîh, par Yahyâ Ibn Âdam dans Al-Kharâj p. 74, et par Al-Bayhaqî dans ses Sunan, volume 9, p. 206, chapitre des recommandations envers les Gens du Livre. Cité par al-Qaradawi sur son site : http://www.qaradawi.net

‘Abdullâh Ibn `Amr ordonnait souvent à son serviteur de donner une part de leur viande sacrifiée à son voisin juif. Il y veillait tellement, et répétait l’ordre à chaque fois, que le serviteur s’en étonna et lui demanda la raison d’autant de sollicitude envers un voisin juif. Ibn `Amr expliqua : « Le Prophète - paix et salut sur lui - dit : ’Jibrîl n’avait de cesse de me recommander la bonté envers le voisin que je finis par croire qu’il allait lui accorder une part d’héritage. »
Source : Hadith rapporté par Abû Dâwûd dans ses Sunan dans le chapitre de la bienséance, par At-Tirmidhî dans la bonté et l’entretien des liens, par Al-Bukhârî dans Al-Adab Al-Mufrad n°128. Le hadîth similaire attribué directement au Prophète est consensuel. Cité par al-Qaradawi sur son site susindiqué

Lorsque la mère d’Al-Hârith Ibn Abî Rabî`ah - qui était chrétienne - décéda, les compagnons du Prophète (paix et salut sur lui ) accompagnèrent son cortège funèbre.
Source : Dr Muzammil H. Siddiqi : Fiqh Az-Zakâh, cité aussi par al-Qaradawi sur son site

Il était d’usage pour certains successeurs de donner une partie de zakât al-fitr à des moines chrétiens et n’y voyaient aucun inconvénient. Certains d’entre eux, comme `Ikrimah, Ibn Sîrîn et Az-Zuhrî - étaient même d’avis que l’on pouvait leur verser une partie de la zakât à proprement parler.

Ibn Abî Shaybah rapporta que Jâbir Ibn Zayd fut interrogé au sujet de l’aumône : Qui est habilité à la recevoir ? Il répondit : « Vos coreligionnaires musulmans et les gens de leur dhimmah. »
Source : Ibn Hazm, dans Al-Muhallâ, volume 5, p. 117. Cité par al-Qaradawi sur son site.

Il a été rapporté par Mohammed ibn al-Hassan, l’ami de Abû Hanifa, que le Prophète (Paix et Salut sur lui) envoya de l’argent aux habitants de la Mecque pendant une année de disette afin qu’il soit distribué aux pauvres. Cela en dépit des souffrances que les Mecquois lui firent subir, et ils étaient, de surcroît, idolâtres.
Source : L’esprit de tolérance chez les musulmans, al-Qaradawi.

Shihâb Ud-Dîn Al-Qarâfî, un des grands juristes des fondements, expliquant ce qu’est la bienfaisance que Dieu ordonne aux musulmans à l’égard des dhimmis, cite entre autres choses : la bonté envers leurs faibles, l’assistance envers leurs pauvres, le fait de nourrir les affamés, de vêtir les dénudés, la bonne parole - par civilité et indulgence, et non par peur ni obséquiosité -, de supporter les torts du voisinage le cas échéant, même si l’on a la capacité de supprimer l’objet du grief par soi-même et ce, par mansuétude et non par peur ni convoitise, de prier afin qu’ils soient guidés, et qu’ils fassent partie des bienheureux, de leur prodiguer le bon conseil dans toutes leurs affaires, au plan de la religion et au plan de la vie ici-bas, de ne pas les médire même s’ils font du tort à autrui, de préserver leurs biens, leurs enfants, leur honneur, ainsi que tous leurs droits et leurs intérêts, de les aider à repousser l’injustice et à obtenir tous leurs droits etc.
Source : Al-Furûq, volume 3, p. 15, cité par Dr Muzammil H.Siddiqi, source en ligne : http://www.islamophile.org/spip/arti...tolérance, voir aussi le site Qaradawi.net.

Sous le Califat d’Abû Bakr, Khâlid Ibn al-Walîd écrit dans le contrat de garantie (dhimma) pour les habitants de Hira en Irak – qui étaient chrétiens – ceci : « Il leur a été prescrit : pour tout homme âgé trop affaibli pour travailler, ou qui a été atteint par une calamité, ou qui après avoir été riche s’est appauvri, après que ses coreligionnaires se soient mis à lui verser une aumône, et que sa jizya lui soit restituée, qu’il soit alors pris en charge, lui et sa famille, par le Trésor Public des musulmans ».
Source : « al-Kharâdj » p.306, cité par al-Badil : http://albadil.edaama.org/articles.php?id_article=212&theme=khilafah

Le juge Abû Yûssuf a recommandé au Calife Harun ar-Rachîd d’être compatissant avec les gens de la dhimma en lui disant :

« Il faut, ô Chef des Croyants, qu’ALLAH te soutienne, que tu sois compatissant avec les gens qui ont eu la protection de ton Prophète, et ton cousin Mohammed(Paix et Salut sur lui), et que tu t’enquiers de leur sort pour qu’ils ne soient pas injustement traités, ni qu’ils subissent un préjudice, ni qu’ils supportent plus que leur capacité, et que ne soit prélevé de leurs richesses que ce qui leur est légalement obligatoire. »
Source : « al-Kharâdj » p.125, cite par al-Badil, même site.

La clarté des enseignements du Coran et de la Sunna a permis aux musulmans qui ont réellement vécu l’Islam, de bien saisir le sens des valeurs de tolérance, de modération, de bonté et de bienfaisance appliquées et applicables dans leurs comportements et leurs rapports avec l’environnement et les créatures. Le prophète (Paix et Salut sur lui) a dit :
« L’humanité est la famille de Dieu. Le plus aimé de Dieu est le plus utile à Ses créatures. » (Hadith rapporté par Tabarani dans al-Kabir et al-Awsat et par Abu Nuaim dans al-Hilya et par al-Bayhaqi dans ach-Chou’ab, tous sous l’autorité d’Ibrahim d’après al-Aswad,):

On peut résumer comme suit les principes de base de la tolérance en Islam :

1-Le vrai musulman croit en la dignité de l’être humain, quelque soit sa religion, sa race ou sa couleur. Dieu, Le Très-Haut dit : « Nous avons certes honoré les enfants d’Adam. » (s17 v70)

2- Le vrai musulman sait pertinemment que les différences de religion existent par la volonté de Dieu, Exalté soit-Il, Qui a accordé à cette catégorie de créatures, les humains, la liberté de choisir ce qu’elle veut faire et ce qu’elle ne veut pas faire.

« Croira qui voudra et niera qui voudra » s18 v 29.
« Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté. » s11 v118

3-Le vrai musulman est conscient du fait que Dieu guide qui Il veut et abandonne à l’égarement qui Il veut, que Sa volonté est irréductible, que chaque âme suit le destin qui lui est tracé, qu’il est de ce fait inconvenant de contraindre les gens à devenir musulmans. Etant donné qu’Allah dit : « Si ton Seigneur l’avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » s10 v99

Allah Seul peut juger Ses créatures. Il est le Seul habilité à cet effet et le Seul ayant qualité pour leur demander des comptes, les châtier, leur pardonner ou les récompenser.

« C’est vers Nous qu’ils feront retour et c’est à Nous ensuite de régler leur compte. » s88 v26
« Ton seul devoir est de communiquer le message. Et c’est à Nous ensuite de leur demander des comptes. » s13 v40

4-Le vrai musulman croit que Dieu ordonne la justice, qu’Il aime l’équité et le bien et les recommande comme base dans les relations humaines sans discrimination aucune, y compris avec les athées et les polythéistes ; qu’Il déteste l’injustice et punit les injustes même s’ils sont croyants ; et qu’Il vient au secours des victimes de l’injustice même s’ils sont mécréants. Le Très-Haut dit : « Et que la haine pour des gens ne vous incite pas à être injustes. Soyez équitables, cela est plus conforme à la piété. » s5 v8
De même, le Prophète - paix et salut sur lui - dit : « Il n’y a aucun voile entre Dieu et la plainte de l’opprimé, fût-ce un mécréant. » (Hadith Rapporté par Ahmad dans son Musnad.)

5-Le vrai musulman est convaincu que la foi n’est possible que par la permission de Dieu. Le Très-Haut a dit : « Il n’appartient nullement à une âme d’acquérir la foi sans la permission d’Allah. » s10 v100

Allah connaît parfaitement les tenants et les aboutissants de Ses créatures, les motifs et les voies qui les ont conduites à la mécréance et à l’association. Il aurait pu agir de manière à les guider dans le droit chemin, du moins à empêcher leur égarement. S’Il ne l’a pas fait, c’est pour des raisons sans doute valables que Lui seul connaît. Il peut s’agir par exemple d’un choix délibéré des intéressés. Comme il peut s’agir d’arrogance de leur part, de haine implacable, de mécréance injustifiée ou d’un motif quelconque de sorte qu’ils aient mérité ce statut et cette situation, c’est-à-dire l’égarement. Allah dit en effet :

« Si Allah l’avait voulu, ils ne Lui auraient point associé d’autres divinités.» s6 v107

Ce verset tranche de manière on ne peut plus claire. Cette diversité étant voulue par Dieu. Rien ne sert donc de ramer à contre-courant de la volonté divine. Et c’est bien cette approche de la vie et du monde qui incite au respect des valeurs universelles au centre desquelles se situe l’homme. Cette approche est celle de l’Islam depuis quatorze siècles.
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MessagePosté le: Mer 10 Sep - 14:54 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

à jnsplu

Il y a visiblement un malentendu lié à une question de terminologie. Lorsque vous dites que la décision de Dieu ne peut être basée sur quoi que ce soit, cela signifie que Dieu ne réagit pas. Il ne tient pas compte des conditions et des oeuvres de Ses créatures. Il ne réagit pas à leurs déclarations, à leurs agissements. Et comment accueille-t-Il alors le repentir de ceux qui se repentent ? Comment leur pardonne-t-Il ? Sa décision n’est-elle pas basée sur leur repentir. Lorsqu’Il répond aux mécréants dans une multitude de versets du Coran, Sa réponse est basée sur leurs propos et/ou leurs comportements. Pour abréger la discussion sur ce point, on peut remplacer le mot « basée » par « fait suite à ». Sa décision fait suite à…, obéit à...
En l’occurrence : « Sa décision est basée sur l’un des trois critères suivants : la volonté de l’intéressé, son mérite, une prière en sa faveur. »
Certes, vous pouvez interpréter cette phrase comme bon vous semble, mais aucune interprétation ne peut modifier son sens profond, à savoir que Dieu intervient ou réagit à la suite des événements, des propos et des actes de Ses créatures, même s’Il les connaissait à l’avance.
Je pense qu’il ne faut pas perdre son temps dans les futilités.
En ce qui concerne la miséricorde de Dieu. C’est évident, nul n’entrera au Paradis par ses œuvres.
Le Prophète ( paix et salut sur lui) a dit : « Aucun d’entre vous n’entrera au Paradis grâce à ses œuvres. Ils demandèrent : Même pas vous, ô Envoyé de Dieu ? Il répondit : Même pas moi, sauf si Dieu m’enveloppe dans Sa miséricorde. » (Muslim)

Bon Ramadan et saha fturkum
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MessagePosté le: Mer 10 Sep - 17:36 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

Vous avez raison, discuter de l'intemporalité ou de la temporalité de la Décision de Dieu n'est pas du ressort de l'humain. Que sa décision soit antérieure au faits et même à la création ou postérieure et leur fait suite, nous ne pouvons le savoir et n'avons pas à le savoir, il s'agit de ghaib et donc vos explications sont très pertinentes.Je vous remercie.



Pour revenir au sujet du topic et à votre post précédent, je souscris certes totalement au fait que l'Islam est une religion qui embrasse toute l'aire du vécu humain et  rassure l'Homme sur son être et son devenir, c'est pourquoi Dieu nous dit " Nous l'avons fait descendre par miséricorde pour le monde (ou les mondes)" " Inna anzalnahou rahmatan lila3alamine".



Vous dites que le pouvoir en Algérie à faussé la compréhension des gens et les a plongés dans l'intolérance en les éloignant de leur religion, en pervertissant leurs comportements.



Le problème n'est pas uniquement qu'Algérien, une phrase que certains attribuent au Docteur Maurice Bucaille et d'autres à Cat Stevens, dit ceci:" Heureusement que j'ai connu l'Islam avant de connaitre les mululmans". Il est vrai que connairtre l'Islam d'abord, fait entrevoir le formidable trésor de sagesse, de spiritualité, de savoir vivre et d'humilité qui s'en dégage dans le ccomportement que doit avoir le musulman, mais à voir le comportement des musulmans, dans leur majorité et dans la majorité de leurs comportements, ont est tenté de se demander s'ils sont toujours musulmans alors qu'ils sont sensés montrer la voie, qu'ils doivent servir de modèle de comportement qui attire vers l'Islam par l'exemplarité, ils sont devenus un mauvais exemple "une fitna" non selement pour ceux qui ne croient pas, mais aussi pour ceux qui croient ou pourraient croire et au lieu de voir affluer vers l'Islam de nouveaux musulmans en raison du comportement exemplaire de nos correligionnaires, nous constatons au contraire des apostasies et une islamophobie que les musulmans ne tentent pas d'infléchir par des actes rationnels. Aimer Dieu et son prophète est un acte fondamental en Islam et quand on aime vraiment on réfléchit toujours à ce qu'on va faire ou dire et si notre aimé ne va pas se facher. Je ne suis pas en train de juger, je donne simplement mon avis qui découle de mon observation personnelle. Mon avis peut être erroné et mon observation aussi.



La question est: Est ce que quelqu'un, connaissant la règle religieuse, tout en sachant, en ayant la foi, en étant convaincu, qu'il en rendra compte à son Seigneur au jour du jugement, la transgressera quand même et s'il le fait, comment arrive t il a concilier cette ces deux positions contradictoires.



La deuxième question est comment faire pour lier la profession de foi à l'acte et faire en sorte que les musulmans ne se suffisent plus des règles spirituelles de l'Islam mais respectent ses dispositions et dispositifs existentiels, dans les rapports avec la création et en premier lieu avec leurs semblables, mais aussi avec la nature. La propreté en Islam fait partie de la foi et comme les choses se déterminent par leurs contraires, celui qui n'a pas de propreté ou n'est pas propre, n'a pas de foi en principe. Or à parcourir les rues on est sidéré par le comportement des gens. Est ce aussi la responsabilioté du pouvoir ?

 Je crois par moments, que nous avons le pouvoir que nous méritons, à tous points de vue. Un autre exemple : Certains commerçants fourguent n'importe quoi à leurs compatriotes, parfois des produits avariés, pendant le ramadhan et ils profitent même du mois sacré pour augmenter les prix au dela parfois de toute mesure.

D'autres commerçants, ceux du créneau juteux de l'informatique, vendent des logiciels piratés et donc "Haram" et ceux qui les achètent le savent mais ils disent ne pas avoir le choix, alors que les choix existent. 

Je pourrais citer des milliers d'exemples, mais vous les connaissez.


En termes simplistes, je dirais : les gens savent. Mais ne font pas. Et pourtant ils affirment avoir la foi. Comme je ne peux douter de leur foi d'un côté, je dirais qu'ils l'ont. Mais comme d'un autre côté nous ne pouvons juger que de l'apparent, je dirais vu leurs comportements, qu'ils ne l'ont pas. 




Alors à la lumière de ce qui prècède, je repose la question : l'Algérie est elle terre d'islam ?

Quant à la position des religions minoritaires, elle ne se pose même plus parceque l'Islam lui même y semble minoritaire du point de vue de sa prtique dans les relations inter-personnelles. Le prophète que le salut soit sur lui dit :" La religion, c'est le comportement ".


Je conclus par ce verset: "Dieu ne changera point ce qu'il advient d'un peuple, s'ils ne changent ce qu'il y a en eux" Coran.

Et la formulation en arabe de ce verset est d'une richesse intraduisible puisqu'elle englobe aussi bien l'entité individuelle des personnes que l'entité sociale à laquelle ils appartiennent, chose qu'on ne peut rendre en français.
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MessagePosté le: Ven 12 Sep - 03:30 (2008)    Sujet du message: L'Algérie terre d'Islam ? Place des religions minoritaires. Répondre en citant

D’après ce que vous dites, il ne reste de l’Islam que le nom. Votre dernier message m’a permis de mieux comprendre la question, titre du topic. Ce qui est sûr : l’Algérie demeure une terre d’Islam, compte tenu de l’histoire et des grands sacrifices consentis à cet effet au fil des siècles. Aussi, un jugement ne peut prendre appui sur une seule donnée et encore moins sur une situation passagère, conjoncturelle, censée disparaître d’un jour à l’autre.

Vous avez fait allusion à des comportements en contradiction avec la foi d’un croyant et qui, de surcroît, risquent de porter atteinte à l’image de l’islam.

En effet, la foi qui a pour siège le cœur, doit se traduire par les actes. Celui qui s’adonne à la fraude, à la spéculation et au gain illicite n’a pas la foi. On peut se prétendre musulman sans avoir la foi.
« Les Bédouins ont dit : « Nous avons la foi ». Dis : « Vous n’avez pas encore la foi. Dites plutôt : Nous nous sommes soumis, car la foi n’a pas encore pénétré dans vos cœurs. » s49 v14

L’Islam a enseigné tant en théorie qu’en pratique des valeurs sublimes, allant de la propreté (interne et externe), à l’amour du prochain, en passant par la pudeur, la courtoisie, le respect de la personne humaine, l’obéissance aux parents, la cohésion et l’unité par le maintien de bonnes relations avec les hommes, les amis, les voisins et la famille (au sens large du terme), la sincérité dans les propos et les actes, la bonté, la bienveillance, la générosité, la solidarité, l’indulgence, la magnanimité, la non violence, le secours des faibles, la protection de l’environnement et d’une manière générale l’accomplissement des œuvres utiles. En même temps, l’Islam condamne l’injustice sous toutes ses formes, le meurtre, la méchanceté, le gain illicite, l’abus des biens d’autrui, la cupidité, l’égoïsme, la fraude, le vol, le mensonge, la jalousie, la haine, la saleté. Je ne veux pas bourrer mon papier de citations, sinon le Coran et la Sunna (tradition du Prophète) regorgent d’enseignements en la matière.

Dans tous les cas, l’apathie et le silence des Algériens face au Chaos dans lequel a sombré le pays sont des signes révélateurs de cette spectaculaire déliquescence. Qui plus est, cette impassibilité risque de transformer les victimes en coupables ou complices, si ce n’est déjà le cas, comme vous semblez l’insinuer.

Comment en est-on arrivé là, quelles sont les causes de cette décadence ? L’absence de spiritualité due à un excès de matérialisme ? La ruée vers l’or et le profit ?! Ce n’est pas suffisant comme explication ! L’absence ou la perte de la foi, la perte de repères et de valeurs, le manque de confiance en soi, le manque de confiance aux dirigeants, l’absence d’exemplarité en matière de gestion de la part des responsables et agents de l’Etat, le manque d’éducation comme conséquence de la laïcité, la politisation excessive de l’Islam au détriment de ses valeurs morales et spirituelles, le désespoir résultant de plusieurs décennies de dictature, le traumatisme provoqué par la terreur de la décennie rouge ?

Il est certain que le pouvoir n’a pas cessé d’instrumentaliser l’islam depuis 1962. Si bien qu’il n’a laissé aucune chance aux valeurs islamiques de s’enraciner ni à l’Ijtihad de se développer. Le privé n’y avait pas accès, l’éducation était nationalisée, les prêches et les sermons dictés, les activités culturelles interdites hormis celles animées par le parti et « les organisations de masses », le livre, le film, la littérature, les médias n’avaient d’existence qu’à la merci et sous l’œil vigilent du régime.

La dictature qui est une caractéristique du pouvoir s’est malheureusement accompagnée de pratiques ayant abruti et traumatisé les populations. Le détournement des biens publics était implicitement légitimé. Rappelons cette fameuse phrase de Boumediene : « Il est normal que celui qui manipule du miel doit sucer ses doigts ». La répression, la torture, les massacres, la corruption, le vol et le pillage sont des fléaux qui ont contribué à la démoralisation de la société.

L’impunité des crimes a aggravé cette démoralisation. Les Algériens ne croient plus à rien et à personne. A leurs yeux tout est mensonge et supercherie, surtout quand le bourreau et la victime se rencontrent matin et soir dans la même boutique, voire dans la même mosquée.

L’islam ne leur inspire plus confiance. Il a perdu tout crédit du fait des manipulations successives.

Pire, ces manipulations ont réussi à faire en sorte que l’Islam soit confondu avec le terrorisme. Sous la houlette du DRS, des maquis ont été créés, des hommes armés, obéissant au doigt et à l’œil, des femmes violées, des bébés égorgés, des moines décapités ! Regardez ce que font les musulmans, leur dit-on ! L’action psychologique aidant, l’islam, devenu le bouc émissaire du siècle, est gravement mis en accusation !

Conséquences : des jeunes algériens sont acculés au suicide, d’autres vont chercher refuge dans le christianisme, d’autres préfèrent se donner aux requins, d’autres se transforment en bombes pour tuer et se faire tuer, d’autres rejoignent le grand banditisme, la criminalité et la drogue, d’autres ont vendu leurs âmes au Diable, en se livrant à des activités honteuses, en faisant du gain illicite, de l’escroquerie et de la fraude un fonds de commerce, un moyen de s’enrichir.

Décidément, le changement devient urgent et plus le temps passe plus les chances de réussite s’amenuisent et les dégâts se multiplient.

Bon Ramadan et Saha fturkum, qu'Allah exauce nos bonnes oeuvres !
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Ahmed Simozrag


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