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Quelle démocratie et quel changement ?
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MessagePosté le: Lun 7 Jan - 09:51 (2008)    Sujet du message: Quelle démocratie et quel changement ? Répondre en citant

Il est certain que l’idée d’élection d’une Assemblée Constituante est pratiquement adoptée par une grande majorité d’acteurs politiques autonomes et je crois qu’il faut rendre justice à notre frère Aït Ahmed qui fut le premier à la proposer il y a fort longtemps et d’en avoir été à une certaine époque l’ardent défenseur….solitaire. Cette Assemblée est l’un des aboutissements de cette dynamique de changement que nous appelons de tous nos vœux et pour laquelle nous luttons corps et âme.
Il est vrai aussi que la situation politique et sociale actuelle est très critique. Le verrouillage politique, le chômage endémique, la prédation économique, le fossé qui se creuse de plus en plus entre la lumpenbourgeoisie et le « ghachi », la corruption et la hogra institutionnalisées sont autant d’ingrédients d’une explosion et d’un tsunami populaires qui risquent d’emporter le pays. D’autant plus que la conjoncture internationale générée par la politique criminelle de l’administration américaine s’y prête à merveille. Il n’y a que nos janissaires politiques, déconnectés de la triste réalité nationale et les locataires du « club des lapins » à ne pas voir cette lame de fond qui se profile, à Dieu Ne Plaise à l’horizon et qui risque de réduire ce qui reste de notre Algérie en ruines.
Certains compatriotes parlent de « soulèvement populaire qui entrainera la chute du pouvoir ». Mais devant ce vide politique sidéral actuel et l’absence d’alternative politique réaliste et crédible, ce « soulèvement » est-il souhaitable et ne risque-t-il pas de provoquer un chaos qui sera exploité par des aventuriers et des charlatans politiques pour plonger à nouveau le pays dans une autre longue nuit d’incertitudes et de souffrances ?

Durant deux mois, à travers le site et sur le terrain nous avons débattu avec des centaines de compatriotes - et sans exclure personne - qui nous ont enrichis de leurs idées et de leurs propositions. Notre frère Abdelkader Dehbi avait bien résumé dans son intervention l’intérêt, dans une première étape, de ce forum qui est « de poser les problèmes de notre société dans des termes clairs et de l'URGENTE NECESSITE pour le Peuple Algérien de mettre fin à un pouvoir politique illégitime et corrompu et de jeter les bases d'un véritable régime politique démocratique issu de la seule volonté populaire, en particulier par l'élection d'une authentique Assemblée Constituante formée d'authentiques représentants élus du Peuple Algérien. »

Je crois à mon humble avis qu’avant de discuter dans une seconde étape de cette phase de transition et des institutions de notre futur Etat de Droit, il faudrait d’abord que les volontés intellectuelles et politiques et de tous les courants sans exclusion aucune, se mettent d’accord sur un pacte consensuel que nous avons appelé le MANIFESTE DE LA DIGNITE ET DU CHANGEMENT accepté et respecté par tous qui sera la base de lancement de cette dynamique populaire de changement. Un manifeste clair où le maximum de compatriotes se reconnaîtront quelque soient leurs différences idéologiques et leurs divergences politiques. Un manifeste où seront tracés les axes fondamentaux d’un changement radical et pacifique, de la construction d’un véritable Etat de Droit et du profond respect des libertés démocratiques. En un mot et pour reprendre un intervenant du forum, jeter les bases d’un « minimum vital démocratique ». Et je pense en avoir humblement tracé une partie des grands axes dans ma dernière intervention (Quelle démocratie et quel changement ?), intervention soumise à la critique et à l’enrichissement.

De par cette initiative, réalisant ce pacte consensuel pour le changement, nous devons aussi
contribuer au réveil des consciences, mobiliser nos compatriotes , chacun selon ses moyens et ses capacités afin de participer à cette œuvre salvatrice nationale après cette longue anesthésie générale pratiquée par ce pouvoir criminel sur notre société.
Notre frère Si Mozrag a soulevé la question de la participation du pouvoir à ce processus de changement. De quel pouvoir ? Du pouvoir occulte qui a mené le pays à la faillite sanglante et à une guerre meurtrière contre son propre peuple pour sauver ses privilèges mal acquis ? Ou du pouvoir apparent …..sans pouvoirs réels ?
Il est clair qu’au sein du système et dans ses cercles périphériques il existe des hommes qui n’ont pas tout bradé de leur dignité et de leur honneur, qui refusent cette situation dramatique et qui sont partisans d’un changement pacifique de régime. Certains nous l’ont fait comprendre indirectement (khobza oblige) après le lancement de ce forum. Mais quel pouvoir ont ces hommes des cercles périphériques pour peser sur le cours de l’Histoire ?
Ne nous voilons pas la face et ayons le courage et l’honnêteté de dire qu’au sein de ce qu’on appelle le SYSTEME, seule l’institution militaire à travers ses très nombreux officiers probes, (débarrassée de son oligarchie militaro-financière et surtout de la police politique qui la salissent), est en mesure de participer efficacement avec les volontés intellectuelles et politiques intègres à ce changement pacifique. Tout le reste n’est que « Khodra fawq a’acha ».

Nous vivons sur le terrain les tristes réalités de notre peuple, ses profondes souffrances et ses maigres espoirs. Ayant pris nos responsabilités devant notre Peuple et devant l’Histoire, nous devons nous armer de patience devant les épreuves et persévérer dans notre lutte pacifique en vue de ce changement inexorable. Le chemin est certes long et semé d’embûches et la tâche n’est certainement pas facile vu les dégâts provoqués par ce régime criminel dans notre société rendue exsangue, mais « lorsque le Peuple veut la vie, force est au destin d’y répondre » (Echabi).

Salah-Eddine Sidhoum


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MessagePosté le: Lun 7 Jan - 09:51 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Brahim


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Inscrit le: 07 Jan 2008
Messages: 8

MessagePosté le: Lun 7 Jan - 15:01 (2008)    Sujet du message: Démocratie et Vigilance Répondre en citant

Soit! hasardons-nous dans cette hypothétique prévision: En raison de contingences diverses (..) le pouvoir décide de lâcher prise et de déguerpir.
Ma foi! gardons les pieds sur terre cependant! penser que les 'harragas d'en haut' acceptent de s'en aller comme çà, paisiblement, sans crier gare et surtout sans protéger leurs arrières et les richesses de toute nature qu'ils ont accumulées depuis 62...Enfin, moi, j'ai du mal à y croire. Mais tant qu'à faire..
Quel(s) serai(en)t le(s) facteur(s) déclenchant(s) qui les pousserai(en)t à partir ? Vaste question que les stratèges du DRS ont depuis longtemps anticipé et résolu grâce à un recours systématique à des  expédients dilatoires afin de retarder l'émergence d'un mouvement porteur d'un changement démocratique. Mais puisque tôt ou tard ils vont y être confrontés ...
L'urgence est là : les démocrates doivent plancher d'une manière pragmatique afin de trouver une voie de sortie de ce cauchemar avant que le pourrissement de la situation hagrosociopoliticoéconomique ne mène l'Algérie vers une nouvelle guerre civile.
Au passage, juste une petite digression...Eltsin, faut-il le rappeler, avait négocié (verrouillé est un terme plus adapté) un accord avec Poutine: une retraite dorée, immune de poursuites judiciaires en échange de quoi il aurait abdiqué de son trône de tsar de toutes les Russies. Faut-il suivre la même voie avec 'les harragas d'en haut' pour les pousser vers la sortie ? Est-ce le deal salvateur qu'il faudrait leur accorder puisque l'urgence est de sortir l'Algérie de cette impasse ?
En toute circonstances, le pragmatisme est de rigueur. Il implique de mettre en adéquation les moyens à disposition avec le but assigné. Qui à l'instant présent ou à plus ou moins brève échéance serait en mesure de leur proposer un tel deal? Un mouvement politique? lequel? Une personnalité? laquelle? Un soulèvement populaire en binôme avec une armée assainie de ses agents pathogènes?
Certes, ces éventualités sont à divers degrés assez plausibles mais elles présupposent une adhésion massive de la population et des nouveaux cadres de l'armée à qui proposerait une rupture radicale avec le passé dans le cadre d'un changement démocratique et pacifique. Induire une dynamique du changement présuppose ce pré-requis. Avis aux prétendants qui ne manquerons pas de se bousculer au portillon. Les Algériens veulent une rupture totale, nette et radicale avec le système mis en place par 'les harragas d'en haut'. Comme quoi, y'a du boulot à faire.
Penser à un Risorgimento sans douleur serait illusoire car il y aura un prix à payer au risque de voir l'Algérie sombrer dans le chaos et l'anarchie. Au nom de la doctrine Monroe élargie à l'Afrique, les spin doctors de la NSA ont depuis longtemps concocté divers scenarii d'intervention dans des pays comme l'Algérie en cas de menace à leurs intérêts vitaux. Dans cette logique, réoccuper le terrain par leurs chacals de rechange sera capital pour eux. Souvenons-nous de cet obscur Congrès National Iraqien du non moins obscur Ahmed Chalabi dont personne jusque-là ni même les Iraqiens n'en suspectaient l'existence... l'Algérie ne devra pas être un remake, un bis repetita de la partition jouée par les 'puppets' des États-Unis en Irak. Il faut espérer que les démocrates Algériens mesurent à leur juste valeur les enjeux liés à cette période transitoire.  Qu'ils soient tous unis est qu'ils parlent tous d'une seule et même voix : Non  merci, les opportunistes, ils n'en veulent pas! Vade retro VampirUSA sinon je récite la Fatiha. Pas de çà en terre d'Algérie. Hands off from my country !
Un certain prosélytisme, la zizanie et la discorde crées ad hoc afin de diviser Amazighs et Arabes sont deux exemples parmi d'autres leviers que leurs chacals utilisent à merveille afin de détourner les Algériens de leurs vrai intérêt: devra t-on leur ressasser à l'infini cette litanie? Leur souveraineté nationale dans un pays de droit doit être leur priorité. Le reste suivra et les Algériens démontreront leur capacité à rebondir.
C'est pour l'ensemble de ces raisons qu'à mon humble avis, le débat sur le Changement et la Dignité ne peut faire l'impasse sur les enjeux liés à la diplomatie et aux répercussions que la ligne de conduite choisie en matière de politique étrangère par le futur État Algérien induira sur ses relations avec les chancelleries. Nul doute que les rapports que devra instituer le futur état avec les Américains et d'une manière générale avec les autres puissances mondiales devra faire l'objet d'un examen approfondi. Il ne suffit pas de clamer à tue-tête l'attachement à la souveraineté nationale et autres lieux communs sur lesquels les démocrates sont tous d'accord. A mon sens, le volet diplomatique doit faire partie intégrante de la panoplie de propositions qui seront soumises à la commission chargée d'élaborer la future assemblée constituante.
Enfin, Je tiens à saluer l'abnégation et l'admirable dévouement du Professeur Salah-Eddine SIDHOUM et de Djamaledine BENCHENOUF à 'la cause Algérienne'. Votre initiative a le mérite de rameuter et de canaliser des synergies provenant de démocrates à l'instinct grégaire mais désorientés, désabusés, en rangs épars et ne savant plus à quel saint se vouer afin d'apporter leur contribution à l'émergence d'une noble cause qu'ils ont fait leur depuis des lustres.
Et puisque nous sommes encore en début d'année, souhaitons à l'Algérie et aux Algériens de renouer avec la paix et la démocratie, la vraie et ce dès 2008.
Cordialement,
Brahim
 
 


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simozrag


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Messages: 22
Localisation: Burkina Faso

MessagePosté le: Mar 8 Jan - 18:56 (2008)    Sujet du message: Quelle démocratie et quel changement ? Répondre en citant

Si les intervenants ont des conceptions plus ou moins identiques quant aux objectifs, si les visions s’accordent quasi unanimement sur le caractère pacifique du changement, il n’en est pas de même pour les moyens de concrétisation de ce changement. Il n’y a pas, me semble-t-il, une seule vision de la méthode du changement. D’où les tâtonnements autour de cette question dont la difficulté vient du fait qu’on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre à la fois. Il est difficile, mais non impossible, de changer radicalement la situation sans effusion de sang. D’autant plus que les révolutions des œillets et de velours ne font pas partie de notre tradition politique.
Mis à part la question des « enjeux liés à la diplomatie » soulevée par Si Brahim laquelle, compte tenu de l’extrême importance qu’elle revêt, mérite un débat à part, il n’y a que deux options à mon avis pour parvenir à ce résultat : soit le coup d’Etat et c’est trop risqué et aléatoire, eu égard au moins à ces deux inconvénients :
a) Rien ne permet d’assurer que le putsch se fasse  dans des conditions pacifiques.
b) Le changement issu d’un putsch n’est pas toujours le même que celui attendu par le peuple.
L’autre option d’un changement pacifique est la collaboration des hommes intègres du pouvoir. J’ai donné l’exemple du président de la république pour les raisons suivantes :
1) Pour le mettre en face de ses responsabilités devant Dieu et devant l’histoire, ce qu’on appelle ‘‘iqamet al-hujja’’ sur lui.
2) L’intéressé n’a de cesse de se plaindre des pressions qui s’exercent sur lui, d’être seulement un ¾ de président, et étant donné son état de santé fragile, de surcroît en fin de mandat, il m’a semblé utile de lui rappeler l’opportunité qu’il pourrait saisir s’il voulait éviter au pays un danger imminent. Etant entendu que l’opposition n’est pas dupe pour accepter n’importe quelle initiative de sa part.
Si le soulèvement populaire n’est pas souhaitable et si la collaboration du régime est rejetée, que reste-t-il alors ? Le coup d’Etat ? Par qui ? Est-ce que le coup d’Etat peut apporter le changement souhaité ? Ayant beaucoup réfléchi à la question pour croire en débattre valablement, ce qui m’a permis d’écrire humblement et sans aucune prétention sur ce thème (Alternative et voies du changement, tyrannie et peuples en colère).
Bien évidemment, mon modeste pamphlet ne fait nullement le poids par rapport aux multitudes d’ouvrages et d’articles que les intellectuels algériens ne cessent de produire dans ce domaine, et celui des droits de l’homme notamment. Néanmoins, j’ai cru devoir soulever la question de l’hypothétique collaboration d’un président censé être partant en vue d’atténuer l’impact d’un choc violent qui menace notre pays. Aussi, n’est-ce pas une perche tendue à temps à qui veut sauter ? D’ailleurs, je ne suis pas le seul à faire pareille suggestion. Pour ne m’en tenir qu’aux seules personnalités citées par le frère Sidhoum, je dois rappeler que notre frère Aït-Ahmed, tout au long de la lutte qu’il mène sans relâche, n’a jamais exclu de ses propositions et initiatives la participation des « décideurs » ; n’est-ce pas lui qui a dit :
« Nous avons envoyé aux principaux " décideurs " au printemps dernier un mémorandum proposant une transition démocratique, gérée à plusieurs pour préparer le retour aux urnes, sous une observation internationale massive » ?
Quant au frère Si Abdelkader Dehbi, il n’a pas manqué de dispenser, dans sa lettre ouverte du 14 septembre 2007, des conseils d’une sagesse et d’une sincérité si rares que jamais Bouteflika ne pourrait entendre d’un autre serait-ce son propre frère et dont il regrettera sans doute le rejet  et/ou l’ignorance.
Que le frère Dehbi, que je salue au passage, me permette de citer quelques-unes de ses propositions,  ça ne peut qu’enrichir le débat :
« Voici à titre purement indicatif, les Actes les plus urgents qui pourraient être envisagés:
*Dissolution de l'Assemblée Populaire Nationale;
*Gel de tous les partis politiques, y compris le FLN;
*Proclamation et installation sous vos auspices, d'un Comité de Salut National composé de dignitaires intègres, civils et militaires de juristes éminents et de technocrates. Le Comité National comprendra une vingtaine de membres tout au plus et la plus large place sera faite en son sein, à la génération qui prendra le relais. Ce Comité, vous le dirigeriez vous-même, assisté par un vice-président qui sera pleinement saisi de toutes les prérogatives de Chef d'Etat, en tant que de besoin; 

*Désignation d'un Gouvernement de Salut National formé de technocrates à l'intégrité et à la compétence reconnues, gouvernement chargé de gérer les affaires du pays, en particulier la préparation et l'organisation des élections.
*Elaboration d'un calendrier précis des actions gouvernementales sur une période maximale de deux ans, couronnée par l'organisation des élections nationales pour la mise en place d'une Assemblée Constituante, véritable émanation du Peuple souverain, chargée de doter le pays d'une Constitution authentiquement "démocratique et sociale, dans le respect des principes islamiques", ainsi qu'il a été indiqué dans la Déclaration du 1er Novembre 1954.»

 

Et comme invocation finale, nous disons : Seigneur ! C’est en Toi que nous mettons notre confiance ! C’est vers Toi que se fera notre retour ! Seigneur ! Ne fais pas de nous, un objet de tentation pour les infidèles, nous livrant à leur prédation et à leurs complots, Seigneur ! Préserve-nous des dangers interne et externe, ne fais pas fondre sur nous Ton châtiment descendant du ciel ou surgissant de la terre, Seigneur ! Mets-nous à l’abri de la fitna, de la discorde, et de la guerre civile, Tu es le Tout Puissant, le Sage !
_________________
Ahmed Simozrag


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G. Naïma


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Messages: 6
Localisation: Alger

MessagePosté le: Mar 8 Jan - 22:13 (2008)    Sujet du message: Quelle démocratie et quel changement ? Répondre en citant

Toutes mes félicitations pour cette initiative politique courageuse et pour cet espace de libre expression qui nous permettra de discuter des problèmes cruciaux que vit notre pays et notre peuple et pourquoi pas, aboutir à ce consensus politique de vie commune dans la dignité, le respect mutuel et la paix.
Je partage les principes démocratiques énoncés par mes frères Sidhoum et Benchenouf. Ils constituent le socle de la démocratie algérienne.
La seule issue pour notre pays est le rassemblement de tous ses enfants pour ce changement tant rêvé. Mobilisons-nous, chers frères et chères soeurs et contribuons, chacun avec ses moyens, à la résolution de cette crise et pour l'avénement d'une Algérie prospère.


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Brahim


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Inscrit le: 07 Jan 2008
Messages: 8

MessagePosté le: Jeu 10 Jan - 13:51 (2008)    Sujet du message: Quelle démocratie et quel changement ? Répondre en citant

 
La politique est finalement un bon job qui permet de voir du pays et qui paie fort bien... Peut être même trop dans certains pays, mais rassurons nous, en Algérie on voue un culte immodéré pour les records, on n'a rien à envier à personne. Wech ? fantaziyines! on bat la concurrence à plate-couture!
Les rémunérations, indemnités et autres jouissances sultanesques des Serrakines 'd'en haut' et celles de leur servile cohorte de chacals vont atteindre des pics impensables prochainement. Tellement impensables qu'ils seraient en mesure d'affoler les indices du CAC 40 ou ceux du Dow Jone. Un ami Algérien m'a fait remarquer qu'ils ne feraient que suivre le cours du Brent... Réflexion pertinente ma foi. Pour sûr, attendons-nous à assister à une lutte féroce entre chiffonniers enragés pour voir qui mettra la main sur le pactole (100 Milliards).
Et plus j'y pense et plus ce camouflet adressé aux contribuables algériens qui peinent de plus en plus à joindre les deux bouts, devient insoutenable. Depuis 62, des sommes faramineuses détournées des caisses de l'État ont servi à l'achat de somptueuses résidences secondaires, hôtels particuliers, et appartements de haut standing à l'étranger et bientôt sur Mars.
Un jour des probes journalistes publierons une liste exhaustive de leur butin.
Que la politique peut et doit donner l'exemple, c'est certain. Sous d'autres cieux, la tragédie des harragas - pour ne citer qu'elle - aurait provoqué la chute de toute une classe dirigeante. Oui, il y a des pays (Scandinaves,GB) où lorsqu'un dirigeant a failli à sa tâche, il donne sa démission et il part... Il part et son équipe avec. Par pudeur ou en vertu d'un sens moral élevé des institutions. Chez nous dormez bonnes gens, dormez tranquilles, le pouvoir n'a rien à cirer de ces jeunes qui crient leur désespoir, et si d'aventure les programmes de l'Unique ne sont pas assez débiles pour leur anesthésier le cortex, alors prenez vos flèyeks et 3oumou bharkoum.
Mais voilà, de nos temps la pudeur est une vertu à classer parmi les valeurs en voie d'extinction, une denrée rare comme le zaâfrane. Nos serrakines 'd'en haut' ne s'émeuvent guère des malheurs et de la paupérisation que subissent de plein fouet les algériens toutes strates sociales confondues. Mais de quoi parlent ces gueux impertinents rétorquent-ils? Entre-temps chaque jour que Dieu fait, des dizaines de familles algériennes pleurent leurs enfants disparus au fond des gouffres amers... Et que croyez-vous? Pour nos généraux de pacotille, ce qui leur fait de la peine quand une embarcation coule, c'est le fioul des frégates pour ramener leurs corps... Et pendant ce temps-là, nos ersatz d'intellectuels discutent des résultats du PSG ou de la couleur du tailleur de Céline Dion. Roh ya roh. Les bras nous en tombent.
Allez, haut les cœurs! Des Algériens fhoulas, probes et Fantaziyines qui ne mangent pas de ce pain là, y'en a aussi. Plus qu'un espoir c'est une certitude. Un nombre croissant de consciences agües s'élèvent pour donner le change aux serrakines 'd'en haut'. De l'homme de la rue à certains hauts fonctionnaires, médecins, journalistes, architectes, cinéastes, chômeurs... un consensus général commence à se dégager pour ignorer royalement leurs frétillements pré-électoraux. Une pastorale référendaire de série B où les loups sont déguisés en bergers et les bergères en chacals. Tous ces compatriotes partagent entièrement l'avis des frères Salah-Eddine SIDHOUM et Ghazi HIDOUCI sur la ligne à suivre concernant la mascarade référendaire à venir. Je me souviens d'un patriote, un vieux de la vieille qui avait participé à la bataille de Montecassino avant de rejoindre le maquis algérien. Il me racontait souvent son amertume 'des frères' qui avaient trahis l'idéal révolutionnaire. Ce patriote (Allah Yerhmou) n'a jamais mis un pied devant l'autre pour aller voter dans le pays qu'il avait contribué à libérer du joug colonialiste.
Les PÈRES FONDATEURS chargés de rédiger la nouvelle Constitution auront le devoir moral d'impulser une puissante dynamique de changement, en rupture totale avec le système camoriste du DRS et des autres clans. Il n'y pas de fatalité à ces mœurs mafieuses comme il n'y a pas de fatalité à la pratique courante de l'ensablement des affaires de corruption. Les Fantaziyines fhoulas tiendrons droit dans leurs bottes! Et ils en finirons une fois pour toutes avec la République pétro-dattière des maârifettes, des cousins et des cooptations assassines. Que LES PÈRES FONDATEURS s'engagent dans cette voie et ce sera tout à leur honneur. Ce sera un signal fort et emblématique d'une détermination farouche de rupture avec les pratiques passées et actuelles des serrakines 'd'en haut'.
Enfin, en réponse à la dernière intervention de Mr. Simozrag, une célèbre citation : Comment le vent sait-il dans quelle direction il doit souffler ?
Cordialement,
Brahim  


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Messages: 74

MessagePosté le: Lun 14 Jan - 17:33 (2008)    Sujet du message: Quelle démocratie et quel changement ? Répondre en citant

De:arabuz
À:modérateur
Posté le:14/01/2008 16:10:37
Sujet:Fausses donnes ou perversions ?
 
Azul, Salam et Salut.
Fausses donnes ou perversions ?
 Démocratie, dignité, Islam, laïcité, liberté, dialogue, changement,  modernité et d’autres mots qui expriment nos maux, qui se retrouvent vides de sens dans le meilleurs des cas, tant, pour le pire des cas, ce qui est le plus souvent, ils sont pervertis ils portent un autre sens qui n’est pas le leurs, cela étant l’œuvre de l’humain par prétention ou par frustration de ne pouvoir exprimer son idéal en usant des mots communs, se retrouve à adapter son idéal à des mots, quelque part je rejoins un intervenant qui parlait d’une démocratie algérienne ou à l’algérienne, le dégâts est tel que nous citoyens nous n’avons plus confiance en l’élite politique,  ce n’est pas que nous doutions en la sincérité des un et de autres, mais… Je comprends seulement, je n’aimerais surtout pas justifier.
Il y a des questions qui demandent de plus amples  clarifications, donc, permettez moi monsieur, d’expose dans la mesure de mes capacités qui sauront, je l’espère, exprimer mes réflexions.
        Avons-nous le moyen intellectuel, le personnel et l’audace l’honnêteté de cette entreprise qui est la sauvegarde d’un pays, avant de parler de le débarrasser des griffes d’un système ;  revenir en arrière en proposant une assemblée constituante ce qui d’apparence serai le plus légitime mais dans le climat actuel et même au-delà, à mon sens, serai se hasarder dans les ténèbres tant il n’y a pas un minimum acquis, pas de traditions démocratiques  chacun a une conception différente de ce que nous appelons «démocratie » et d’autres termes qui finalement , je me répète là, ne portent plus le sens qui est le leurs. Le jeu est faussé, le pouvoir en usant et abusant de concepts pour se légitimer aux yeux  du peuple déjà très éprouvée par un colonialisme des plus particuliers  (voir la différance entre les pays colonisés par l’Angleterre et la France, dont nous avons  hériter les tares en ce domaine),  a compromis profondément les chance d’émergence d’une classe crédible apte à hisser le peuple algérien au niveau espérer, tant le désarroi identitaire qui reste le maillon manquant, non déplaise a ceux qui se défendent les détenteurs de la vérité divine en la matière, le problème n’est pas ethnique ni linguistique mais plutôt en cette faculté à  ce contenter d’être soit même sans vouloir l’imposer à autrui.
              Pour finir, le peuple, pour ma part, saura s’adapter quoi qu’il en soit, c’est le sens de l’histoire qui nous dicte cela,  le géni populaire est là, seulement il faut trouver (ce n’est pas qu’il faille le chercher) ce personnage ou cette organisation  qui aura pour vocation la tache qui nous incombe.                
Ps : je demande un éclaircissement si possible, une phrase dans votre intervention en réponse a aggus  sur « La question de l’identité et de la langue tamazight » La phrase « Ce que vous avancez est le point de vue d’une infime minorité bien connue. »

_________________
Mazal l xir ar zdat!


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Brahim


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Inscrit le: 07 Jan 2008
Messages: 8

MessagePosté le: Mar 15 Jan - 18:59 (2008)    Sujet du message: Quelle démocratie et quel changement ? Répondre en citant

Ceci est un APPEL A LA PRISE DE CONSCIENCE ET A LA MOBILISATION COLLECTIVE DE TOUTES LES ALGERIENNES ET DE TOUS LES ALGÉRIENS.
 
Il émane de compatriotes résidents en GB, France, Espagne, Italie, Allemagne, Canada, USA, Suisse, Algérie, Tunisie, Hongrie, Danemark, Finlande, Brésil et bien d'autres pays à travers le monde.

Parce que nous adhérons sans réserve à L'APPEL AUX ALGÉRIENNES ET ALGÉRIENS du Docteur SIDHOUM et que pareillement, nous pronons l'unité de toutes et de tous en dehors de tout clivage idéologique, politique ou religieux.
Parce que nous déclarons que le peuple Algérien est UN et qu'il constitue un bloc indissoluble, unifié et fier, riche de toutes ses composantes culturelles ethniques et linguistiques.
Parce que nous déclarons que notre action est pacifique et que nous abhorrons et condamnons la violence sous toutes ses formes.
Parce que la dictature des Tewfik, Lamari, Belkheir et des autres clans est autrement plus génocidaire que celles pourtant brutales de Franco, Salazar, Milosevic, de la Grèce des colonels, du Chili de Pinochet, de l'Argentine des Viola, Videla et Gualtieri et de l'Uruguay de Stroessner réunies.
Afin que les noms des Nérons du DRS et des autres clans soient indélébilement gravés dans les chapitres les plus noirs de nos livres d'histoire, à côté des pires criminels, despotes et génocidaires de l'humanité.
Pour que plus jamais nous assistions à la barbarie des massacres, viols et crimes perpétrés impunément sur notre peuple.
Parce que nous sommes des femmes et hommes épris de liberté et que nous exécrons, le vol, la prévarication, la corruption, la gabegie, les favoritismes, les trafics en tous genres, le népotisme et les détournements.
Parce qu'il est urgent et impératif de contrecarrer toute privatisation interne ou externe, subreptice ou camouflée de la SONATRACH avant qu'elle ne se transforme en Générale des Huiles ou en Sonamco avec le consentement criminel de l'UGTA et d'autres syndicats scélérats qui, un jour avec les généraux, devront répondre devant la justice du pillage qui est en train de reléguer notre patrie au rang de pétro-colonie des Etats-unis.
Parce que nous ne pouvons plus tolérer que notre jeunesse, lymphe vive de notre pays continue à se suicider en mer.
Parce que 32 millions d'algériens sont tenus en otage par quelques dizaines de hyènes arrogantes vêtues de peaux de tigres.
Parce qu'une poignée de Serrakas s'active sournoisement à s'auto-brader des pans entiers de notre sol et de notre sous-sol avec leurs complices Américains et Européens.
Parce que ces criminels sont en train de parvenir à leurs fins et qu'il est urgent de leur faire barrage.
Parce que toutes les consciences vives de notre pays doivent faire barrage à l'installation de bases américaines sur notre sol et que cela précipiterait la fin de notre souveraineté douloureusement acquise par nos martyrs au prix de leur vie.
Parce qu'il est urgent de mettre un terme à tous les abus et gâchis.
Parce que nous ne voulons plus que les réseaux clientélistes continuent à saper toute possibilité de gestion saine et transparente des biens publics.
Parce que nous ne pouvons plus supporter la chape de plomb qui pèse sur l'Algérie depuis 62 et que des frères soient emprisonnés dans des géôles, coupables d'avoir critiqué ou dénoncé la tyrannie et les agissements brutaux des sbires assassins du système.
Parce qu'il est temps d'en finir avec le mythe des golden boys à la fulgurante ascension.
Pour que nous abolissions les lois et chartes scélérates, taillées ad hoc afin de disculper les vrais coupables du génocide qu'ils ont commis sur notre peuple et leur éviter le TPI.
Pour que cessent les immixtions du politique sur le judiciaire et que les vrais tenants des 'affaires' soient enfin confondus par des magistrats intègres et non aux ordres de leurs maîtres.
Pour que naisse enfin une presse libre et indépendante, soucieuse de reporter les faits d'une manière objective et claire.
Pour que puissent nos enfants s'instruire convenablement et acquérir le savoir dans des écoles et des universités dignes de ce nom
Pour que les secteurs sociaux qui sont la santé, l’accès au logement, à l’eau, au service d’assainissement soient enfin une réalité.
Pour que nous développions une perspective autrement plus porteuse de paix, d'équité, d'espoir, de développement humain et matériel, de solidarité fraternelle et un souci de la préservation de notre environnement et de notre exceptionnelle flore et faune.
Pour qu'enfin nous voyions éclore nos sillicon Valley, véritables pôles d'excellence où des chercheurs Algériens, inventeurs de brevets innovants puissent enfin participer à l'édification de leur pays.
Pour que toute la matière grise à l'étranger puisse retourner au bercail.
... Chers sœurs et frères... Parce que nous devons démentir les serrakines 'd'en haut' qui pensent que le peuple Algérien est un peuple lâche, couard et craintif, maléable et corvéable à volonté, qui n'a pas de Nif et qui ne se soulèvera jamais contre la hogra et le terrible futur qui l'attends!
Il est temps de se réveiller!
Il est temps d'en finir avec la plaie purulente des Généraux génocidaires.
Algériennes et Algériens! Patriotes! Travailleuses et travailleurs, étudiantes et étudiants, ouvriers et chômeurs, ménagères et retraités, cadres et commerçants! Nous tous avons le devoir moral de nous mobiliser afin d'évincer ces misérables imposteurs. Main dans la main, Berbères et Arabes, frères des Babors et du Tassili, Chawiyas, Mozabites et Chenouis, de l'Ouarsenis aux villes du sud, tous ensembles, unis enfin ! Donnons naissance à un nouveau projet de société, où les règles universellement admises d'une gouvernance démocratiques seront établies !
Chers Sœurs et Frères. Telle Pénélope, l'Algérie est lasse de tisser son suaire d'espoir en attendant le réveil de ses fils prodigues pour la libérer de la bête immonde qui la ronge depuis la nuit du 5 juillet 1962.
Il est temps d'allumer la flamme de la liberté dans nos cœurs !
Il est temps que des officiers de notre Armée se conduisent avec honneur et intégrité, fidèles au serment de nos glorieux Martyrs. Soldats de notre Armée! rejoignez le camp des JUSTES afin de former une vague puissante, haute e fière, implacable et invincible qui balaiera les généraux génocidaires! Il est temps d'entrer en résistance afin de contrecarrer leurs sinistres desseins et mettre un terme à ces agissements qui pourraient durablement hypothéquer notre avenir et celui de nos enfants!
Il est temps d'en finir! Il n'y a pas de fatalité à cette dictature!

Cordialement,
Abdelhak A, Samia L, Djamil H, Bachir G, Zoubir L, Mahfoud S, Ilhem, Brahim K, Mohamed R, Mourad C. et bien d'autres patriotes encore ont tenu à formuler ce qui suit:

En vertu du DROIT au « SUPRÊME RECOURS A LA RÉVOLTE CONTRE LA TYRANNIE ET L'OPPRESSION », comme le précise le troisième paragraphe du Préambule de la DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME, nous invitons tous les citoyens Algériens à prendre conscience sur la responsabilité de chacun vis-à-vis de notre situation et nous ressaisir sur nos manquements, notre naïveté et nos errements qui permettent aux généraux génocidaires de nous mener par le bout du nez, en prétextant qu’ils savent mieux que nous-mêmes ce qui nous convient en tant que choix de vie. Il est temps de prendre conscience que nous vivons sur une poudrière qui peut s'embraser d'un moment à l'autre, et nous oublions que le changement de cette situation dépend de la prise de conscience de chacun de nous en particulier.
Si nous avons tenu à rappeler ces antécédents, c’est pour exprimer notre grave préoccupation concernant la situation de notre patrie bien aimée.
Nous invitons chaleureusement TOUS LES COMPATRIOTES en ALGERIE et à travers le monde à se mobiliser et à s'organiser afin de rejoindre 'LA VAGUE' qui fondra sur la clique scélérate qui s’est emparée de NOTRE PATRIE afin de l'engloutir sous ses propres excès et l’atrocité de ses crimes. A TOUT JAMAIS.


VIVE l'ALGÉRIE! TAHIA ELDJAZAIR!
 


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MessagePosté le: Mer 16 Jan - 12:42 (2008)    Sujet du message: Quelle démocratie et quel changement ? Répondre en citant

A notre compatriote signant sous le pseudonyme Arabuz,
Je vous remercie tout d’abord pour l’intérêt que vous portez pour ce forum qui est celui de toutes les Algériennes et de tous les Algériens sans exclusion. Soyez le bienvenu.
Vous soulevez dans votre message des questions lancinantes de fond et je partage votre avis sur beaucoup d'entre elles.
Il est vrai que beaucoup de concepts ont été galvaudés, pervertis et vidés de leur sens comme vous le dites si bien. C’est à la fois le fruit d’une stratégie de dépolitisation  menée par ce  pouvoir illégitime et surtout de la lâcheté d'une bonne partie de nos élites hautaine face à son  peuple et à plat-ventre devant les ignares du régime et dont le seul idéal a été et reste la khobza.
La démocratie, l’Islam, les droits de l’homme, la modernité sont devenus des concepts creux dont se gargarisent opportunistes et aventuriers.
D’où l’intérêt et l’importance de redonner à ces concepts leur vrai sens.
Redonner à la démocratie son vrai sens : souveraineté du peuple, pouvoir de la majorité et respect de la minorité, alternance au pouvoir à travers des élections libres……Et  construire notre démocratie avec ses principes universels indiscutables mais aussi avec nos valeurs civilisationnelles, comme dans tous les pays développés.
Redonner son sens et sa place à l’Islam et puiser dans ses valeurs morales pour  constituer un moteur social et non l’instrumentaliser comme l’ont fait les Mounafiquines du pouvoir et de la boulitique.
Redonner leur véritable sens aux Droits de la personne humaine et respecter la Dignité  de toutes les Algériennes et de tous les Algériens et non verser dans l’indignation sélective et en faire un fonds de commerce.
Redonner son sens à la modernité dans sa dimension universelle et non verser dans des singeries occidentales.
Oui, mon cher ami, nous avons les moyens intellectuels, tant ici en Algérie que chez nos compatriotes  exilés par la médiocrité et la terreur. Je ne suis pas un idéaliste. Je reste réaliste. Nous ne devons pas nous sous-estimer. Il est vrai comme vous le dites que les dégâts sont importants, que ce régime a touché aux fondements moraux de notre société et lui a fait perdre beaucoup de ses repères. Une œuvre destructrice que n’a pu réaliser la colonisation. Mais nous avons, malgré cette gangrène qui a touché une partie de nos élites, des potentialités humaines, sincères, compétentes et courageuses. Elles sont hélas éparpillées, divisées ou exilées. Mais elles existent. Il est de notre devoir de les rechercher,  de les rassembler autour de valeurs et de principes communs pour en faire une puissante locomotive qui lancera cette dynamique populaire de changement.  Je persiste à dire que c’est l’étape la plus importante et la plus difficile.  Mais ne soyons pas fatalistes. D’autres peuples moins nantis que nous ont réussi ce processus de libération et de démocratisation. Pourquoi pas le peuple Algérien?
Nous devons nous armer de sagesse et de patience et ne pas brûler les étapes. Il n’est pas question de mener notre peuple et notre jeunesse vers d’autres aventures tragiques. Nous devons maitriser de bout en bout notre dynamique qui doit rester pacifique, quelque soit les provocations (qui ne manqueront pas) du régime criminel et de ses relais de la « société servile ».
Je suis d’accord avec vous qu’il ne suffit pas de critiquer ce pouvoir qui a déjà été condamné par le tribunal de l’Histoire. Nous devons être constructifs et réfléchir à cette alternative pacifique de changement et la réaliser  avec et pour notre peuple et pourquoi pas avec ceux qui, dans le système, n’ont pas les mains tâchées du sang de leur peuple. S’acharner  à détruire ce régime (qui n’est qu’un  nain en réalité et qui n’est fort que de par notre faiblesse) sans préparer une alternative sérieuse, crédible et rassembleuse, c’est mener  inéluctablement le pays vers un autre chaos.
 Nous ne pouvons avancer et proposer des solutions (phase de transition, gouvernement provisoire, Constituante…..) sans nous entendre d’abord sur une plate-forme politique commune après une vaste Moussaraha, plate-forme acceptée et respectée par la grande majorité. C’est de cela que nous discutons maintenant sereinement dans cette première phase de ce processus que nous avons enclenché le 1er novembre 2007. Et je constate, à travers les débats au niveau de ce forum et de nos contacts ici sur le terrain, qu’un consensus se dessine lentement mais surement. Continuons à discuter et à approfondir les différentes questions qui nous ont, à une époque, divisés, tout en tirant les leçons du drame que nous avons vécu et de nos erreurs.
Pour répondre enfin à votre question concernant ma réaction au message du frère qui signe sous le pseudonyme Aggus, je crois que j’ai été très clair sur ce sujet. Les fondements de notre identité ne doivent pas être antagonistes mais complémentaires. Ils ne doivent pas être source de division mais d’union. Pratiquement tous les acteurs politiques autonomes sont d’accord sur la question de notre culture nationale amazighe qui a été longtemps opprimée par ce pouvoir criminel. J’ai toujours dit qu’il fallait à la fois la libérer de l’oppression du pouvoir et de la poignée d’extrémistes qui ont en fait un fond de commerce. C’est cet extrémisme, savamment entretenu par les officines du pouvoir, qui alimente l’extrémisme de l’autre bord et qui entretient le conflit factice entre compatriotes arabophones et amazighophones qui constituent un seul peuple.
Et ma conclusion, mon cher compatriote est la vôtre : « le peuple  saura s’adapter quoi qu’il en soit, c’est le sens de l’histoire qui nous dicte cela,  le géni populaire est là, seulement il faut trouver (ce n’est pas qu’il faille le chercher) ce personnage ou cette organisation  qui aura pour vocation la tache qui nous incombe ».                
Merci encore une fois pour votre intervention  en espérant vous relire très prochainement.
Fraternelles et respectueuses salutations.
Salah-Eddine Sidhoum.


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MessagePosté le: Jeu 17 Jan - 20:54 (2008)    Sujet du message: Quelle démocratie et quel changement ? Répondre en citant

Mes cher(e)s compatriotes,
J’ai été très heureux de recevoir votre appel rassembleur qui rejoint notre appel du 1er novembre 2007.
Ensemble, unis, « en dehors de tout clivage idéologique, politique ou religieux » et pacifiquement, jetons les bases solides et saines d’un changement radical et pacifique, œuvrons à la libération de notre Nation de ce régime criminel et destructeur et  à la construction d’une Algérie de toutes les Algériennes et de tous les Algériens, une Algérie de justice, des libertés démocratiques et de la dignité.
« Rien n’est plus fort qu’une IDEE dont l’heure est venue » !
Fraternelles salutations.
Salah-Eddine Sidhoum


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MessagePosté le: Sam 19 Jan - 15:06 (2008)    Sujet du message: Quelle démocratie et quel changement ? Répondre en citant

Azul, Salam et Salut.
Je tiens à saluer  l’initiative et souhaite que le forum permettra aux Algériens qui utilisent le net de faire se confronter leurs idées car ne pouvant le faire par ailleurs vu l’absence de débat public libre dans notre pays.
J’ai hésité moi-même à contribuer au forum comme c’est certainement le cas de beaucoup d’autres compatriotes. Il faut dire que la méfiance par rapport à tout ce qui touche au politique y est pour beaucoup. Il est vrai aussi qu’on n’arrive pas cerner les contours du projet et qu’on ignore tout autant les motivations, sauf celles affirmées, de Mr SIDHOUM.
Il est clair qu’il ne s’agit pas seulement de débattre pour aboutir à formaliser un manifeste.
Ce dernier ne saurait être une fin en soi. Dans tous les cas de figure, permettez-moi de vous dire que la forme, dans bien des cas, détermine le fond et il est naïf de croire faire aboutir un projet qu’on veut sincère et crédible si l’habillage l’est moins.
Ma contribution est liée à la situation politique qui prévaut dans notre pays.
Il est un lieu commun de dire que l’indépendance du pays a été vite confisquée par un groupe qui a eu recours à des manœuvres sordides et machiavéliques afin de régner en maitre de céans au détriment du peuple qui avait cru reprendre son destin en main  d’autant qu’il en a payé le prix le plus cher.     
Malgré des secousses éparses, le régime Algérien a pu se maintenir au grand dam des femmes et des hommes de ce pays qui se nourrissent de l’idéal démocratique.
Il faut, aujourd’hui, se rendre à l’évidence pour dire qu’on connaît un blocage à tous les niveaux et que le pluralisme politique, instauré dans la confusion après Octobre 88, est tellement balisé qu’il ne sert d’alibi démocratique que pour les pays qui font l’impasse sur les libertés et les droits de l’homme lorsque leurs énormes intérêts sont en jeu.
Le système Algérien excelle dans la domestication des individus, des appareils politiques, syndicaux, ou associatifs. Il est arrivé au stade suprême de la corruption en devenant hautement corrupteur en s’octroyant le silence voir la servilité des Algériens.
Force est de reconnaître qu’il a pu anesthésier toutes les forces porteuses d’espoir et qu’il a pu venir à bout de toute velléité d’opposition tout en étendant sa sphère d’influence à la Kabylie qui lui était restée rebelle. Ce qui s’y passe est illustratif puisque les partis dits d’opposition qui considéraient la région comme leur chasse gardée alors qu’ils n’arrivaient pas à déteindre sur le reste du pays par les idées.
Faut-il en conclure qu’il n’y a pas de perspective ?
Il est évident que non même si l’entreprise d’opérer un changement est presque une gageure pour beaucoup d’Algériens.
Il y a lieu, d’abord, de faire un bilan serein, exhaustif et sans complaisance de tout ce qui a été entrepris à ce jour afin d’aboutir au changement démocratique.
Evacuer en second lieu certaines idées qui ont souvent plombé les esprits. J’estime en toute modestie que le salut ne peut venir de l’occident qui trouve finalement la part belle en sauvegardant ses intérêts et qu’il ne peut encore moins être la conséquence d’un soulèvement violent difficilement contrôlable et relevant de la chimère au vu des données sociopolitiques présentes.
C’est suite au bilan que se dégagera la perspective de mener un combat nouveau pour l’instauration de la démocratie dans notre pays.  
Je ne me risque pas à l’exercice du bilan exhaustif tant il appartient à tout un chacun d’apporter sa petite pierre pour ensuite en tirer une synthèse. 
J’estime que l’une des grandes tares des forces d’opposition est l’absence de dialogue entre elles. Elles excellent dans l’invective et la polémique stérile beaucoup plus entre elles qu’à l’endroit du pouvoir.   Ce dernier a toujours su tirer les dividendes des divisions réelles ou supposées au sein de l’opposition. Cette dernière n’a pas agi avec sagesse  et lucidité pour instaurer un dialogue responsable pouvant aboutir  à l’établissement d’une plate-forme  commune. S’il est vrai que le pouvoir a miné toute velléité d’organisation sérieuse, il y a lieu d’admettre, sauf à être complaisant, qu’elle n’a pas su s’élever à la hauteur de la responsabilité qu’imposait la situation.
C’est le préalable nécessaire voir indispensable pour pouvoir prétendre organiser la société. 
Par ailleurs, dialoguer peut mener au consensus ou permettre, au moins, de dépasser les polémiques stériles et stérilisantes.
Pour ma part, je considère aussi que les forces d’opposition ont beaucoup souffert  du problème de leadership. Souvenons-nous de l’avortement des fameux pôles démocratiques.
En sus, il y a lieu de reconnaitre que les forces d’opposition ont jusqu’ici   lamentablement échoué parce qu’elles ont naïvement accepté les règles du jeu imposées par le pouvoir.
Aussi, elles sont devenues de simples appareils électoralistes se vidant conjoncturellement d’éléments intègres et charriant au passage des opportunistes qui ne sont mus que par des intérêts personnels et mesquins. Est-ce à dire que l’opposition organisée au sein des partis  ne recèle que tares et opportunisme. Je me garderai d’un tel jugement excessif car des femmes et des hommes sont encore guidés toujours par le même idéal démocratique et tiennent mordicus à imposer leur vision au sein des appareils politiques.
Au demeurant, si la société a le pouvoir qu’elle mérite, elle n’en a pas moins l’opposition idéale. Ce constat sommaire étant fait, les forces d’opposition doivent se mettre autour d’une table avec le maximum de bonne foi afin de ne pas compromettre une chance aussi futile soit-elle de dialoguer.
Le dialogue doit être mené  autour de deux points qui me semblent aujourd’hui bloquer la société et qui sont agités par le pouvoir comme des spectres afin de paraître comme l’ultime  recours contre les extrémismes.                                                                                                                                                                                                   
Il s’agit du problème de l’identité et de la place de la religion dans la société. 
 Les Algériens sont en quête d’identité et il est illusoire de vouloir y apporter des solutions factices dont est d’ailleurs friand le pouvoir 
Reconnaitre Tamazight comme langue nationale et la disséquer en variantes c’est vouloir l’asphyxier et non la promouvoir.
Lui imposer les caractères arabes alors que l’essentiel des travaux et recherches ont été faits en utilisant les caractères latins, est une entreprise sournoise de la mettre sous la tutelle alors que les rares compatriotes arabophones qui ont abordé le sujet de Tamazight ne l’ont fait que pour la dénigrer et la réduire à néant (voir le livre de Otmane SAADI  « L’arabisation de l’Algérie à travers l’histoire »).
N’est-il pas grand temps de soustraire la problématique de l’identité à l’influence du pouvoir qui en use pour des desseins de division de la société ? Il est aujourd’hui intellectuellement courageux et politiquement responsable d’aborder cette question avec un maximum de sérénité et ne pas s’enfermer dans des slogans creux qui ne garantissent qu’une mort lente à Tamazight.
L’un des nœuds gordiens qu’il faut dénouer est l’officialisation de Tamazight dans le  cadre de l’Etat-nation. Est-il possible pour un Etat-nation comme le nôtre d’avoir deux langues officielles ? Veut-on alors officialiser Tamazight pour ceux qui ont le courage politique de l’admettre dans la constitution et ne pas lui en accorder les attributs dans la société ? Pertinentes questions qui appellent des solutions durables afin de ne pas faire le lit des extrémistes de tous bords.les tenants de l’identité Amazigh ne peuvent se contenter de solutions illusoires et croient légitimement que l’opposition ne doit pas emboiter le pas au pouvoir vers l’impasse. J’ose dire que la démocratisation de la société passe par la prise en charge de cette question.
Quant à la place de la religion dans la société, il y a lieu de dire que les Algériens sont partagés par rapport à cette problématique. Il est vrai que l’un des articles de la constitution dispose que la religion de l’Etat est l’Islam mais il n’en demeure pas moins qu’il a plutôt un caractère hybride. Voulons-nous une société de croyants ou une société de citoyens ? Cette divergence mine la société et prions Dieu que les schismes qu’a connu l’Islam  ont épargné notre pays.
S’il est admis que l’Islam est la religion de la majorité des Algériens où qu’ils se trouvent il est difficilement acceptable de vouloir en faire une religion de l’Etat et donc appliquer la charia qui en est un corollaire logique alors qu’il y a une partie de la population Algérienne, bien pieuse et bien musulmane elle aussi, qui croit qu’il faut soustraire la religion à la politique. Je ne me permets pas de défendre certains de mes compatriotes de vouloir l’application de la charia comme je trouve inadmissible qu’on veuille m’imposer la charia constitutionnellement et politiquement même si je suis croyant.
C’est aussi un leurre de vouloir régler ce problème en appliquant la simple loi de la majorité tan il est admis que les droits naturels de l’individu sont ou ne sont pas c'est-à-dire que la démocratie les consacre et la dictature les nie et les viole.
Il faut convenir que les choses n’étant pas du tout aisés, seuls le courage et la lucidité politiques pourront en venir à bout.
Prenons donc notre courage à deux mains et discutons-en sérieusement et éloignons-nous des solutions conjoncturelles à l’instar des dispositions du contrat de Rome qui a réglé la problématique identitaire par un simple slogan et la question de la religion en recourant à des concessions d’ordre sémantique. Ajouté à son rejet par le pouvoir, nous savons tous ce qu’il en est advenu.    
_________________
Mazal l xir ar zdat!


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