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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum de la Dignité et du Changement Index du Forum -> Appel aux Algériennes et Algériens -> Les principes fondateurs
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Messages: 74

MessagePosté le: Sam 15 Déc - 19:57 (2007)    Sujet du message: Débat Répondre en citant

Anonyme a dit...
 Jeudi, novembre 01, 2007 8:11:00 AM
Salut

Je trouve que l'idée est fortement indispensable mais je suis confus puisque le mouvement Rachad a pour but de joindre les forces.
Ne faut 'il pas essayer de créer une seule union qui fait la force
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Yassine a dit... 
Jeudi, novembre 01, 2007 8:39:00 PM
Tout d'abord et encore une fois coup de chapeau pour cette initiative! qui transcendent les partis et qui veut ouvrir un débat ouvert à toutes les sensibilités et tous les courants qui doivent et qui se doivent de cohabiter et vivre ensemble dans le respect mutuel afin qu'émerge l'Algérie libre et indépendante tant désiré par ses enfants.
Evidemment la tache est aussi ardue que déterminante de vouloir répondre à tous les items que pose notre frère Sidhoum bon je vais m'y essayer quand même tant bien que mal.
En ce qui concerne les principes fondateurs ceux sont La république algérienne démocratique et populaire; Je crois il n'y a pas grand chose à dire à ce propos c'est absolument inaliénable.
Pour ce qui de la démocratie sans vouloir être pédant sur la sémantique il est inutile de donner une leçon à personne pour sa signification.
Tout d'abord dans sa compréhension ensuite dans son exercice:
Si dans sa large compréhension c'est l'exercice de la liberté de chacun de nous d'abord en tant qu'individu et en tant entité dans la société je crois qu'il est inutile de s'appesantir la dessus il est compris par le commun des mortels que chaque Algérien à des droits conforme à la déclaration des droits de l'homme et des devoirs envers la société.
Le gros problème c'est dans l'exercice de la démocratie et là les questions ainsi que les réponses se doivent être éminemment politiques
Il me semble qu'il faut presque reprendre les choses à zéro et il faut avoir le courage de faire ce qu'on a raté en 1962 c'est de se mettre autour de la table toutes les sensibilités politiques et toutes tendances confondues sortir avec un texte fondateur ou les algériens se connaissent et se reconnaissent et cela débouchera automatiquement sur une assemblée constituante ou représentative ou constitutive peu importe la dénomination de celle ci, elle aura au moins la latitude et la légitimité nécessaire pour organiser des élections honnêtes et légitimes afin que la parole revienne à ce peuple que la féroce colonisation a voulu éliminer complètement et malheureusement l'indépendance très chèrement acquise n'a pas totalement libéré, la décision doit lui revenir pour qu'il choisisse librement et sereinement ses dirigeants qui auront pour noble charge pour légiférer sur son destin, non seulement c'est une obligation et même un devoir.

La place de la religion dans la république est consacrée dans la constitution puisque elle reconnait le libre exercice de la foi quelque soit la religion même s'il est admis que l'islam est la religion principale en Algérie, mais cela doit être un exercice individuel consacré sans l'inscrire comme religion d'état puisque dans l'essence même de l'islam c'est la Oumma et non la république, sans que cela nous fasse rentrer dans un débat stérile à savoir celui de la laïcité et que sait je encore comme fumeux concept!
De toute façon chaque algérien se reconnait dans son arabité, islamité et berbérité.

L'armée est garante de la souveraineté à savoir l'exercice de la citoyenneté dans le cadre qui sera définie dans la constitution, la défense de nos frontières et la sécurité du pays. Et la place des militaires est dans les casernes, et cela n'exclut en aucun cas l'exercice de la politique mais bien définie dans le cadre constitutionnelle et sans aucune interférence dans l'exercice du pouvoir elle doit rester inféodée au pouvoir élu démocratiquement point barre.

Par contre je n'ai pas très bien compris la dichotomie qui scinde l'identité de la pratique de la langue, pour moi l'une définit l'autre et vice versa.
De toute façon ma réponse est sans nuance à ce propos puisqu'elle est contenue dans notre propre histoire qui fait de l'Algérie un pays de région dans lequel tous les algériens se reconnaissent sans aucun complexe à savoir l'algérois, la Kabylie, l'Aurès, l'Oranie et le Sahara sans que cela doive faire l'objet de spéculations d'ordre sectaire ou régionaliste nous pouvons quand même vivre dans qui accorde aux régions une grande autonomie régionale pour mieux gérer les spécificités et assurer une meilleure fluidité de l'exercice du pouvoir centrale dans ces missions régaliennes à savoir le défense les affaires étrangères et la sécurité.
nous avons assez de latitude pour nous unir dans une constitution qui consacre l'arabe comme langue nationale et officielle secondée par une autre langue, ma préférence va bien sur à l'anglais qui est la langue scientifique la plus adaptée maintenant si la préférence de certains va pour le français utilisée comme un butin de guerre je n'y vois aucun inconvénient mais c'est la mort dans que je l'admets et ensuite consacrer tous les dialectes ou langue régionales à savoir le kabyle, le Chaouia, le mozabite, le chénoui, le targui et le libre exercice de leur enseignement parce que nul n'à le droit de contester la berbérité de chaque algérien sans que cela soit rattaché à une langue où un quelconque dialecte.

Il est évident que ces réponses avec toute la modestie qui se doit ne constituent que des pistes de réflexion et une analyse exhaustive des faits.

En tout cas merci Sidhoum d'avoir initié cette démarche qui nous permettra peut être enfin d'aboutir au consensus politique tant souhaité par tout un chacun.

Vive L'Algérie, vive la république, et restons debout et dignes car nous avons résisté à bien pire que cela et le peuple vaincra cela ne fait pas l'ombre d'un doute.
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Anonyme a dit...
Jeudi, novembre 01, 2007 9:00:00 PM
JE VOUS FELICITE POUR VOTRE EXCELLENTE INITIATIVE QUI RESTERA DANS LES MEMOIRES POUR LES GENERATIONS FUTURES.

1er NOVEMBRE, UNE DATE EMBLEMATIQUE A LA MEMOIRE DE NOS AIEUX, SANS OUBLIER TOUS LES CITOYENS QUI ONT ETE VICTIMES DE LA TRAGEDIE NOIRE.

JE VOUS APPORTE MON APPROBATION, MON ADHESION COMPLETE A VOTRE PROJET POLITIQUE ET TOUT MON ENCOURAGEMENT CAR C EST UNE LOURDE RESPONSABILITE.

JE SUIS ASSURE QUE VOTRE FORUM ET VOTRE PROJET SERONT COURONNES DE SUCCES.

FRATERNELLEMENT


PS- POURRIEZ-VOUS NOUS DONNER UNE DATE LIMITE POUR LES CONTRIBUTIONS A VOTRE FORUM.
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Anonyme a dit...
 Jeudi, novembre 01, 2007 9:32:00 AM
Je salue cette admirable initiative, tout particulièrement parce qu'elle s'adresse à tous les algériens sans exclusive. Mais nous en aimerions en savoir plus. Qui sont les gens qui sont à l'origine de cet appel. Vous n'en avez cité qu'un seul parmi eux, le docteur Sidhoum, qui a notre sympathie et notre admiration, mais pourquoi les autres membres n'apparaissent pas?
Abdelkader
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Anonyme a dit...
Jeudi, novembre 01, 2007 10:11:00 PM
Concernant les constituants de la personnalité et de l'identité algérienne, je crois que les apprentis sorciers qui ont confisqué notre histoire et décidé de la route que nous avons pris, souvent malgré nous, jusqu'au mur. Aujourd'hui, il est tout à fait compréhensible qu'une large part de nos concitoyens, berberes et berberophones, se sente exclue de ce moule hâtif et grossier d'une identité dans laquelle elle ne se reconnaît pas, ou plus. Au point où nombre d'entre eux, par réaction et par dépit, rejettent jusqu'à l'éxécration, la dimension arabe et même musulmane de notre nation. Ne leur jetons pas la pierre et tentons de les comprendre, si vraiment nous les considérons comme nôtres, et que nous cherchons à les ramener vers nous. Comment ne pas comprendre, en effet, que ces hommes et ces femmes, qui ont su préserver le patrimoine identitaire et liguistique qui leur a été légué par leurs pères, comme un dépôt sacré, puissent, de la manière brutale et despotique que nous savons, accepter, non pas de communier avec leurs autres compatriotes, mais se dissoudre dans un ersatz identitaire, fait de tout et de n'importe quoi, sauf d'eux mêmes? Nous devons parler ce cet immense problème, car il est à l'origine d'un grave malentendu. Je suis un araboberbere, je ne parle pas le berbere, mais je ne vois pas au nom de quoi, on empêcherait ceux qui le parlent, et qui le vivent, d'aspirer à sa reconnaissance. Plus que cela, je ne comprend pas comment je souhaite pour mes enfants qu'ils apprennent l'anglais, le français et autant de langues étrangères possibles, alors que je refuse qu'ils apprennent celle de leurs propres compatriotes, celle de leurs ancêtres, même s'ils ont en perdu l'usage. Non seulement je demande que le berbere, de quelque région soit-il soit reconnu, mais je demande aussi que le berbere soit promu, uniformisé, doté des cadres necessaires pour le hisser, s'il ne l'est déjà, à un niveau d'usage et d'expression où il mériterait d'être. Et d'être enseigné à tous nos enfants, en même temps que l'arabe et le fraçais. N'était ce pas la langue de Massinissa, de Jughurta, et de tant de grands hommes de notre Histoire? Les grandes lagues vivantes d'aujourd'hui, n'ont elles pas été, elles aussi, des idiomes vernaculaires? Le sujet mérite l'attention et la sollicitude de tous les Algériens. Quelle que soit leur origine et quelle que soit leur langue.
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G.AHMED a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 11:44:00 AM
Bonjour Docteur Sidhoum et merci d'inviter tous les Algériens à participer à ce débat qui sera fructueux. Je vous propose de livrer vos propres idées sur ce que doit être notre projet de société. Cela nous permettra de débattre sujet après sujet, sans trop nous éparpiller. Pour ma part, je souhaiterais proposer un débat sur une Assemblée Constituante. Je souhaite un plein succès au forum.
G.AHMED ALGER
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Salah-Eddine Sidhoum a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 2:03:00 PM
Mon cher G. Ahmed,
Merci pour votre intérêt et pour votre participation au débat. Ahlan oua Sahlan bik.
Je pense que mes idées sont connues du moins en grande partie à travers le forum que j'ai animé sur le site Algérie-politique (http://ffs1963.unblog.fr/)case : Débat libre.
J'avais pratiquement abordé toutes les grandes lignes et ce grâce à la pertinence des questions de nos compatriotes.
Pour la Constituante, personnellement je pense qu'il s'agit de la meilleure voie pour aboutir à un texte fondamental issu pour la première fois des représentants authentiques de la Nation et ce, depuis l'indépendance. Il tracera le chemin d'une Algérie démocratique et sociale dans le cadre de nos valeurs civilisationnelles. Nous approfondirons la question avec j'espère la participation (comme promise) de compétences constitutionnalistes.
Respectueuses salutations.
Salah-Eddine Sidhoum
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Anonyme a dit...
 Vendredi, novembre 02, 2007 3:15:00 PM
Salaam,
Très belles initiatives, en espérant qu'elle sera couronnée de succès insha Allah

A.S
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 3:56:00 PM
L'initiative est plus que louable même si elle est venue un peu en retard; elle a quand même le mérite d'aller directement au but sans détours ni populisme. En effet, le débat qui va meubler les jours et les semaines à venir aura, à mon humble avis, le mérite de poser les grands problèmes auxquels notre cher pays est confronté. Il y a péril en la demeure. Un diagnostic objectif de la situation de notre pays s'impose afin de lui proposer les thérapeutiques adéquates. Des hommes comme Sidhoum, Benchenouf et autres dont je salue le combat inlassable pour la liberté et la démocratie méritent d'être soutenus et appuyés sans faille.
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 6:49:00 PM
Forum de tout les hommes et les femmes qui veulent la liberté l égalité et la fraternité ce sont des valeurs de l islam parce que elles sont universelles.
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 8:33:00 PM
JE SUIS TRES SENSIBLE COMME BEAUCOUP DE CITOYENS, SANS DOUTE, AUX MOTS QUE VOUS AVEZ EMPLOYE - TOUS LES ALGERIENS, QUEL QUE SOIT LEUR SENSIBILITE POLITIQUE SONT INVITES A Y PARTICIPER. AUCUNE CENSURE NE SERA PRATIQUEE, AUX SEULES CONDITIONS POUR LES INTERVENANTS DU RESPECT DE L ETHIQUE POLITIQUE ET DE LA DIGNITE HUMAINE.- JE ME PERMETS DE RAJOUTER
L ETHIQUE MORALE.
LA PAROLE PEUT ETRE UTILISEE COMME UNE ARME.
LE BUT EST DE DONNER UN EXEMPLE A SUIVRE POUR NOS ENFANTS ET NOS DESCENDANTS.

EN EFFET, LA REUSSITE DU PROJET POLITIQUE PROPOSE PAR LE DOCTEUR
S.E. SIDHOUM SERA A LA HAUTEUR DES MOTS QUE NOUS UTILISERONS CAR TOUTES LES CONTRIBUTIONS AU FORUM ET AU MANIFESTE SERONT LUES, RELUES
ET SOULIGNEES PAR NOS AMIS ET PAR NOS ENNEMIS.
LA HAINE, LA RANCOEUR, LA VENGEANCE, LA MANIPULATION, L ARROGANCE, LE MEPRIS, DOIVENT ETRE EXCLUS DE LA PLUME DES INTERVENANTS.

NOUS DEVONS CEDER LE FOLKLORE AUX ARTISTES CONCERNES.

TRES HUMBLEMENT, PERMETTEZ-MOI D INDIQUER UN CHEMIN INTELLIGENT POUR
L ELOQUENCE DU FORUM. JE FAIS REMARQUER QUE L INTELLIGENCE NE DEPEND PAS DE LA GENETIQUE. CE QUI COMPTE, C EST NOTRE APTITUDE A UTILISER PLEINEMENT LES POSSIBILITES DE NOTRE ESPRIT.

VOICI QUELQUES CLES QUE NOUS POUVONS OBSERVER COMME UNE REGLE.

NOUS DEVONS FAIRE USAGE DE NOTRE LIBRE-ARBITRE ET DE DISCERNEMENT. NOUS DEVONS AUSSI NOUS POSER LA QUESTION DE SAVOIR CE QUE NOUS PENSONS, EN FONCTION DE NOTRE VISION ET DE CE QUE NOUS RESSENTONS REELLEMENT. TOUT EN ETANT SIMULTANEMENT OUVERT ET TOLERANT VIS A VIS DES AUTRES VISIONS OU PERCEPTIONS.

CELUI DONT L ESPRIT NE PRODUIT AUCUNE PENSEE AUTONOME ET NE CONTIENT RIEN D AUTRE QUE CE QU ON Y A DEVERSE EST POUR AINSI DIRE - SANS VALEUR AJOUTEE -. FONCTIONNELLEMENT, CE N EST QU UN
- RECIPIENT -.

ETRE A L ECOUTE DE L INTUITION NECESSITE UN MINIMUM DE CALME INTERIEUR.

UN ENSEIGNEMENT DE LA RELATIVITE CONCERNE LA CAUSALITE. LES HOMMES ONT SOUVENT TENDANCE A RAMENER LES PROBLEMES A UNE CAUSE UNIQUE. ALORS QU EN REALITE, UN PROBLEME A TOUJOURS DE MULTIPLES CAUSES, QUI ONT DES DEGRES OU DES NIVEAUX D INFLUENCE DIFFERENTS.

IL EST AUSSI UTILE DE PRENDRE DU RECUL DANS L ESPACE. CELA CONSISTE A ELARGIR SON CHAMP DE VISION A PARTIR DU POINT D OBSERVATION OU L ON SE TROUVE. LA SOCIETE OU LE PAYS
AUQUEL ON APPARTIENT, LA PLANETE AVEC L ENSEMBLE DE SES PEUPLES ET SES CULTURES ETC...

Mr. BENCHENOUF,

JE VOUS PRIE D INCLURE DANS VOTRE FORUM LE THEME DE L ENVIRONNEMENT.

SELON L INSTITUT WORLDWATCH, LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME DETOURNE L ATTENTION DU MONDE DES CAUSES PROFONDES D INSTABILITE. L INTERACTION ENTRE PAUVRETE, MALADIES INFECTIEUSES, DEGRADATION ENVIRONNEMENTALE, COMPETITION CROISSANTE POUR LE PETROLE ET D AUTRES RESSOURCES NATURELLES CONSTITUE LE VERITABLE
- AXE DU MAL -.


TOUS LES ALGERIENS DIGNES ONT LE DEVOIR ET L OBLIGATION DE PARTICIPER A CE FORUM, NE SERAIT-CE
AVEC UN ENCOURAGEMENT SINCERE.

FRATERNELLEMENT

IDIR
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TAHIA BLADI a dit...
Vendredi, novembre 02, 2007 9:19:00 PM
Lorsque notre frère S.E Sidhoum m'a fait l'honneur de faire héberger le Forum dans ce modeste blog, je mets une majuscule à dessein, je n'ai pas réfléchi une seule seconde. Non par un quelconque calcul d'étoffer le lectorat du blog, car je connais l'immense considération que vouent beaucoup de nos compatriotes épris de justice et de dignité à notre frère Sidhoum, mais parce que j'ai voulu saisir cette chance qu'ont les Algériens de toutes sensibilités de se retrouver et de discuter, entre eux et seulement entre eux, des maux qui rongent notre société et des moyens que nous devrons déployer pour y mettre fin. Pour laisser à nos enfants la fierté d'appartenir à un peuple digne et d'un peuple fraternel. J'ai l'espoir que des Algériens de plus en plus nombreux, et de plus en plus conscients de la responsabilité que chacun d'entre nous a dans cette tragédie que nous endurons, vont venir nous rejoindre, pour parler. Dans nos traditions algériennes, dans nos mechtas, dans nos douars et dans nos cités, les gens avaient pour règle fondamentale de réunir la djemaa, le conseil des sages, pour discuter de leurs affaires, régler les problèmes de la société, discuter de tout ce qui est de l'intérêt de chacun et de tous, prévenir les conflits, parler des heurs et les malheurs de la société, décider de ce qui doit garder la communauté dans la sérénité. Et de se rencontrer, ne serait-ce que pour palabrer, car la proximité entretient l'amitié. Cette jemâa n'était pas composée des plus forts, de ceux qui avaient des armes ou de l'argent, mais par des notables de cœur et d'esprit. Bien sûr, il y avait des nantis, mais de ceux qui avaient prospéré par la loyauté, l'effort et la persévérance. Bien sûr, il y avait l'imam, mais l'homme devait être un homme qui faisait l'unanimité, puisqu'il était élu à l'unanimité, non pas seulement par sa science religieuse, mais aussi par son intégrité, par sa bonté, par sa tolérance, par le chemin qu'il était de parvenir ou de revenir à sa conscience, dans la tempérance, l'indulgence et le sentiment que la faute est pardonnable. Dans la Djemâa, il y avait toutes sortes de personnalités. Mais toutes devaient être exemplaires. Car elles étaient l'émanation et l'esprit de la communauté. Faire partie de la djemâa était certes un honneur, mais c'était surtout une responsabilité et une intégrité à préserver. Et pourtant ces hommes de la djemaa, de tajmâat, n'avaient jamais entendu parler de la démocratie athénienne.
C'est avec cet esprit de nos ancêtres, que nous devons renouer. Ce forum est celui de tous les Algériens qui ont décidé de se réunir en Djemâa de tout le village qu'est notre patrie.
D.Benchenouf
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ARABOBERBERE a dit...
 Vendredi, novembre 02, 2007 10:05:00 PM
 
Un jour un homme arriva dans un petit village, à la tombée de la nuit. Il tenait la bride de son cheval, qui était trop fourbu pour qu'il puisse le monter. Il s'assit sur la dalle des voyageurs, qui se trouvait à l'entrée de la mosquée. Sa fatigue était telle qu'il s'endormit aussitôt. Il fut réveillé par le cri des enfants du village qui s'agitaient autour de lui. L'un d'eux sans rien lui demander, prit la bride du cheval et l'emmena à l'abreuvoir du village qui se trouvait à quelques mètres de là. Un autre lui tendit une demi-galette. Puis il fut entouré d'une nuée d'enfants qui lui tendaient, en riant à gorge déployée, des plats d'osier et de Halfa où se trouvaient toutes sortes de victuailles: des oignons, des fruits frais, des figues sèches, des dattes, du lait caillé...
Puis les hommes sortirent de la mosquée. Ils lui offrirent l'hospitalité, mirent son cheval dans une écurie, devant une mangeoire d'orge, un mets habituellement réservé aux hommes. L'étranger mangea, prit du café, participa à la veillée, puis fut invité à dormir dans la meilleure maison du village. Pas une seule personne ne lui demanda qui il était, d'où il venait, ni ce qu'il venait faire dans ce village. Le lendemain, frais et dispos, le voyageur, après avoir pris un copieux petit déjeuner, informa la population qu'il était venu pour prélever l'impôt turc, et que si la population n'était pas disposée à payer la dîme, il reviendrait avec des troupes nombreuses, détruire le village et piller les silos. Le plus jeune de l'assemblée se leva alors et lui dit: " Tu es venu faible et affamé. Nous t'avons secouru. Maintenant que te voilà insolent et plein de morgue, tu peux repartir en paix, car nous t'avons nourri, toi et ton cheval, du fruit de notre sueur et de notre sang. Notre sel coule encore dans tes veines. Et c'est pour cela que nous te laissons la vie. Lorsque tu reviendras pour prélever la dîme de tes maîtres, avec tes troupes nombreuses, nous t'attendrons au sommet de la colline. Alors tu verras les enfants qui t'ont offert le pain et le lait, déferler sur toi et sur ton armée comme un torrent de feu. Et c'est nous qui prélèverons la dîme de l'offense que tu fais à tes hôtes, sur vos dépouilles et sur votre vie. Va, car nous sommes des hommes libres, nés libres et qui mourront libres." Et ils lui tournèrent tous le dos.
Conte philosophique arabo berbère.
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A.MIR a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 11:04:00 AM
Merci et félicitations pour ce forum. Je pense moi aussi que la priorité doit être une assemblée constituante. Mais il faut préparer le peuple dans toutes ses couches à cette idée. Le peuple a été maintenu dans un état d'ignorance politique dans le but de le tenir éloigné de la chose politique. Il n'est convoqué que pour mettre des bulletins dans des urnes, pour participer à la mascarade. Il faut développer une véritable pédagogie et expliquer aux gens qu'il y va de leur avenir. Je pense aussi que chaque ville en Algérie et à l'étranger, il faut encourager la création de cellules du forum pour permettre une participation plus large. Nous sommes avec vous. A.MIR
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 1:23:00 AM
À BAS L'ISLAM de la politique et des POLITICIENS
À BAS L'ISLAM DES TRAFIQUANTS
À LA CASERNE ,LES MILITAIRES VÉREUX QUI FONT BASCULER TOUTE UNE POPULATION VERS UN SEUL SALUT:L'INTÉGRISME
Y a marre des" Ich'allah",des "mon frère et ma soeur"
L'Algérie pour tous, musulmans ou pas.Kabyles ou autres,noir ou blanc,riche ou pauvres,étrangers ou pas.Tout le monde est le bienvenu.
NI intégrisme,ni Dictature.
Une Algérie pour tous et toutes
Omar
Ps merci Mr benchenouf
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Yasmina a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 4:56:00 PM
Bonjour, je salue cette initiative de notre frère S.E Sidhoum et après avoir parcouru les quelques commentaires publiés, je souhaiterai jusque insister sur la nécessité d'un débat et d'un dialogue dépassionnés. La diversité culturelle, linguistique ne sont pas des éléments de polémiques mais sont autant de pépites de notre trésor civilisationnel matériel et surtout spirituel.

A l'étape actuelle de l'histoire de notre pays, il est de notre devoir, de préparer le terreau en toute intégrité et honnêteté intellectuelle pour les générations futures afin qu'elles puissent conquérir leur souveraineté.

A ce titre, je voudrai pouvoir engager l'échange sur la question de l'Education. L'apprentissage du dialogue, du débat, le fonctionnement des institutions, le rôle, les devoirs es des responsables (maire, wali, députés) sont-ils explicités dans la société algérienne aussi bien à destination des enfants que des adultes. Je livre de façon désordonnée mes interrogations car comment un citoyen peut-il se comporter, se construire dans une société dont il ignore, le mode de hiérarchisation et de fonctionnement?

Et enfin, peut-on parler de société? Car je constate que l'individu évolue dans le cadre de relations non pas sociales mais très souvent familiales ou régionales ou encore selon des réseaux corporatistes.

je vous prie de considérer ce message comme une mise à plat de mes interrogations en espérant qu'elles alimenteront l'échange sur ce site.

Cordialement

Yasmina
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Yassine a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 5:36:00 PM
Bon basta! des congratulations et autres mais entrons dans le vif du sujet, je m'excuses amicalement auprès du Dr Sidhoum d'empiéter sur ses prérogatives de modérateur mais j'ai la nette impression qu'il faut recadrer le débat sur l'essentiel à savoir des propositions concrètes sur des sujets concrets qui ont été proposés et non faires des diatribes les uns contre les autres sur tel ou tel sujet.

Encore une fois c'est un forum pour encourager un débat serein et élever le niveau autant que faire se peut et d'arrêter les polémiques stériles.

C'est justement cette absence de débat objectif qui nous a plongé dans cette et qui fait que le jeu de cette médiocratie ambiante, alors de grâce ne leur donnons encore du grain à moudre.

Je voudrais dire à l'adresse de Mr Benchenouf pour qui va tout mon respect, pourquoi le presse est complètement muette sur cette initiative, que les censeurs et les bonimenteurs se réveillent pour leur donner les coups qu'ils méritent et cela dans les nobles règles du débat.
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TAHIA BLADI a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 7:41:00 PM
Bonsoir Yassine
La presse ne parlera du Forum que lorsque nous nous imposerons sur la scène. Lorsque le nombre des participants et la qualité des interventions deviendront un phare pour nos concitoyens. La presse algérienne, dans son ensemble, est contrôlée par le régime, d'une façon ou d'une autre. De nombreux journalistes algériens, très compétents, voire talentueux, n'ont pas d'autre choix que de pratiquer une forme d'autocensure. Ils sont comme nous, impatients d'en découdre avec un système oppressant et mortifère, mais ils sont désarmés. Pour le moment, du moins. C'est pour cela que cette initiative de notre frère Salah Eddine et de celles des hommes et des femmes qui ne manqueront pas de s'exprimer lorsqu'ils le jugeront opportun, est une chance pour tous les démocrates authentiques, ceux qui pensent qu'ils faut aller chercher les ressources de la renaissance et d'un nouvel élan, au sein même de notre peuple. Il faut s'armer de patience! Mais il faut aussi contribuer, chacun selon ses moyens et ses capacités, au réveil des consciences. L'occasion est là pour s'investir. Chacun de nous doit parler à ses proches, à ses connaissances, et même à n'importe qui, de ce Forum, de ses objectifs, de ce qu'il peut devenir et de l'importance de chacun et de tous dans le débat. Le docteur Salah Eddine a insisté pour que l'appel soit fait en arabe, à côté de celui en français. Pour que personne ne soit exclu du débat. Ce n'est pas seulement une initiative d'intellectuels en mal d'expression, mais une action fusionnelle et concertée avec tous les Algériens et les Algériennes. C'est sur cette base et sur cette participation que le Manifeste pour le Changement et la Dignité sera discuté et élaboré par ceux et celles qui s'imposeront par leur intégrité et leur engagement en faveur de notre peuple. Merci Yassine.
Cordialement. D.B
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 7:59:00 PM
 
Il est indénable que l'Algérien est isolé du monde.
Il s'est construit malgé lui,une culture de l'enfermement et de l'isolement où il se considère comme étant le centre du monde.Nombriliste,Plus rien d'autre que lui n'existe.Riche à souhait,le pouvoir s'est ainsi désolidarisé du reste de la population le laissant décider seul du sort de tous.Vivant virtuellement sous la bannière des chaines satellitaires,il persiste à faire croire que tout ce qui se décide est fait pour le bien de tous.
Une école plus que sinistrée perpétue des générations d'individus sans formation ne rêvant que d'un ailleurs meilleur.
Depuis une cinquantaine d'année,on en est encore à chercher dans quelle langue il faut enseigner.
L'islam est mis à toutes les sauces et le pouvoir est à moitié analphabète.
Non,vraiment je ne vois pas la moindre alternative à une nouvelle colonisation.Tous les ingrédients sont là.
Le bateau coule.
Le tpi est la seule solution pour nous débarrasser de cette racaille relevant de la psychiatrie.
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 9:11:00 PM
Mr Benchenouf, en tant que citoyen algérien, salarié, je m engage modestement auprès de vous et d autres intellectuels à l image de Mr Dehbi, et d autres à financer modestement, et en toute transparence, un journal sur un support papier, qui puisse être vendu en Algérie, de telle sorte que les valeurs républicaines puissent être défendues auprès du plus large public.
Que pensez-vous de l idée en soit, ou bien quel est le moyen le plus efficace d’informer le citoyen ? !
Je suis à l écoute de toute suggestion.
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 10:50:00 PM
Bonjour a tous

Je voudrais apporter ma modeste contribution a ce débat tant attendu pour ma part et si salvateur espérons le.

Pour commencer, je souhaiterais mettre en exergue la nécessité de la mise en place d'une cour de justice spéciale, lorsque le changement de régime sera effectif, afin de traduire tout ceux qui se sont rendus coupable de crime contre l'humanité. A mes yeux, la confiance du peuple algérien envers le politique ne pourra se faire qu'en présence d'un symbole de cet ordre. Enfin, ne réitérant pas l'exemple des pays d'Amérique du sud a savoir, attendre plusieurs décennies avant de juger nos tortionnaires.

J'ai conscience que cette contribution ne répond pas directement aux thèmes proposés, mais je crois que c'est véritablement fondamental. De plus, j'espère avoir l'occasion de revenir sur ceux-ci dans un avenir très proche.

Cordialement

Sofiane. H
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TAHIA BLADI a dit...
 Samedi, novembre 03, 2007 9:18:00 PM
Merci pour votre proposition et votre confiance. L'édition papier est soumise à un contrôle total des vrais patrons de l'Algérie. Personne qui menacerait leur main mise sur nos destinées, ne pourrait obtenir l'autorisation de lancer un journal. Mais grâce à Internet, nous sommes en train de briser leur odieux monopole. En termes réels, je ne serais pas étonné d'apprendre que le lectorat internet dépasse celui du papier. En tous cas, si ce n'est déjà fait, c'est pour demain. Encore merci. D.B
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Salah Eddine Sidhoum a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 10:41:00 PM

Je comprends aisément votre déprime, mon cher ami….anonyme, car la situation que nous vivons est sombre, très sombre. Il est parfaitement vrai que l’Algérien est totalement déboussolé. Il est devenu individualiste, enfermé dans sa « kfaza » (débrouillardise) pour survivre dans un pays pris en otage par une faune de mafieux sans foi ni loi qui ont clochardisé notre pays et réduit notre peuple à la misère morale et physique. Observons ce à quoi sont réduits nos enfants : « Ezetla », le maquis ou « El harba ».
Tout cela est le fruit d’une politique diabolique de déstructuration de la société. Ce régime a réussi à faire ce que la colonisation n’a pas pu faire durant plus d’un siècle : faire perdre à la nation algérienne ses VALEURS. C’est une société sans morale et sans repères. L’Algérien d’aujourd’hui doute de ses origines, de son islamité, de son arabité et de son amazighité. Il ne sait plus ce qu’il est. Le fatalisme a gagné toute la société résignée à un sort qu’elle ne mérite pas.
L’Algérie ne stagne pas, elle RECULE. Regardons autour de nous, l’état de délabrement de la Cité. Absence d’Etat et de lois, si ce n’est la loi du plus fort. Jusqu’ici je vous suis, mon cher Ami, mais pas au-delà.
Nous sommes, mon cher compatriote, dans une situation semblable à celle qui prévalait la veille de la guerre de libération avec un peuple abattu et résigné. La colonisation devenait pour lui une fatalité. Mais des hommes libres avaient pris leurs responsabilités et avaient décidé autrement. Ce peuple résigné est devenu un exemple de courage et de bravoure aux yeux du monde entier, avant que des imposteurs le trahissent et le plongent dans une nouvelle colonisation, interne celle-là.
Non, mon cher ami, l’alternative existe. Ne soyons pas fatalistes. La solution est entre nos mains. Mobilisons-nous pour SERVIR notre peuple qui souffre et le sortir de ces ténèbres. Je ne suis ni démagogue ni populiste. Mais disons-nous des vérités. Ce peuple a été berné à la fois par ce pouvoir criminel et par des aventuriers politiques de tous bords sans scrupules. Il ne croit ni à ce pouvoir ni à cette classe politique qui a failli. Il a besoin de ses enfants dignes qui le SERVENT. Du sang frais, des visages nouveaux et des mains propres ! Et ce peuple répondra présent !
Je ne sais qui disait que « la liberté n’existe que là où l’intelligence et le courage parviennent à mordre sur la fatalité ».
Au plaisir de vous lire très prochainement, mais ….dans un meilleur état moral.
Fraternellement.
Salah-Eddine Sidhoum
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Omar a dit...
Dimanche, novembre 04, 2007 3:02:00 PM
Et voilà que Mr Sidhoum nous remet une couche de "mon cher compatriote" de "mon cher ami" et de la démagogie, en veux-tu, en voilà et qui nous fait le coup de donner des leçons de Zen pour ne pas être déprimé. Vous nous parlez de fatalité et que la solution est entre nos mains. Mais réveillez vous, donc!
Arrêtez de nous ressasser votre histoire de révolution et de liberté. Relisez votre histoire, la vraie. Pas celle qui vous fait phantasmer et que l'on fait apprendre dans nos écoles pseudo coraniques.
Notre histoire, comme toutes celles des autres peuples, est recouverte de sang, de trahisons et de meurtres de tous genres. Ceux qui ont survécu se sont térrés et ont laissé la place à des sanguinaires de premier ordre, entourés d'une cour de gens serviles .Instaurant une dictature implacable, tous les algériens se sont fourvoyés dans ce système pour accéder au droit le plus élémentaire.
Point de justice, point de droit. Et vous êtes bien placé pour l'avoir vécu, et j'ai souffert quand vous avez souffert, comme dit le poète, car nous sommes du même sang.
Et, maintenant vous venez nous tenir un discours d'une platitude sans pareille.
Non, monsieur, je ne suis pas déprimé comme vous le dites. À l'instar de beaucoup d'Algériens, je suis en colère. C'est vous qui êtes déprimé et je le comprends aisément .Et c'est là que je pose la question.
Comment arrivent-ils, ces tortionnaires, à mettre dans cet état de léthargie des personnes qui ont défendu dans leur chair des valeurs universelles, qui ont tout fait pour rester debout. Et, puis, un jour plus rien.
Vous n'êtes pas le seul. Des gens plus courageux que vous sont devenus des moutons et rasent les murs durant tout le restant de leur vie.
Où sont ces anciens combattants qui ont lutté pour la plus petite des injustices.
Honte à un système qui utilise la torture, la disparition et le meurtre pour se maintenir au pouvoir.
Vous voyez, Monsieur, je ne déprime pas du tout. Je suis, comme tous ces algériens qui refusent l'humiliation, un homme tout simplement en colère. Et je n’attends rien
de la religion que vous rêvez de voir au pouvoir pour améliorer l'état de notre société. C'est là que se trouve la fatalité.
Vous vous rendez compte? L'islam, religion d'état. Quelle misère, quelle aberration!
Non, monsieur, seule une justice internationale pourra faire changer l'Algérie.
cordialement (car fraternellement, je te trouve ça très manipulateur)
Omar
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 03, 2007 10:47:00 PM
Vous est-il possible de nous donner des informations sur la première assemblée constituante algérienne et pourquoi elle a capoté?
Merci
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Salah Eddine Sidhoum a dit...
Dimanche, novembre 04, 2007 5:00:00 PM
En réponse au compatriote qui demandait des informations sur la première Constituante.
Nous savons tous comment s’est installé le pouvoir à Alger durant cet été sanglant de l’année 62, quelques semaines seulement après une indépendance chèrement acquise.
Un petit rappel si vous me le permettez.
« L’Etat-major » des frontières avait préparé une véritable armée classique dans les camps d’Oujda (Maroc) et de Ghardimaou (Tunisie), constituée de plusieurs bataillons fortement équipés d’armes reçues de pays frères et amis, armes destinées initialement aux combattants de l’Armée de Libération nationale qui résistaient stoïquement dans les maquis au rouleau compresseur de l’armée coloniale (opérations Jumelles, Pierres précieuses, etc.…) mais que ces combattants de l’intérieur ne reçurent jamais. Alors que notre ALN était asphyxiée à l’intérieur, les aventuriers de l’extérieur préparaient déjà une armée pour prendre le pouvoir.
A partir de 1961, l’indépendance pointant à l’horizon, débuta un véritable grenouillage politique dans ces camps pour discréditer et déstabiliser le GPRA. N’ayant aucune assise politique et inconnus du peuple algérien (la majorité de ces imposteurs de l’Etat-major n’avaient pas tiré une seule cartouche contre l’armée française), ils cherchèrent une couverture politique auprès des cinq responsables FLN détenus au Château d’Aulnoy (Aït Ahmed, Khider, Boudiaf, Bitat et Ben Bella). Si les quatre premiers avaient décliné cette offre putschiste, le dernier accepta de jouer le jeu de l’Etat-major menant au Coup d’Etat rampant contre le GPRA. La crise éclata au grand jour après le cessez-le-feu et la libération de ces derniers. Ben Bella, un « leader » créé par Fathi Dib (patron des services secrets égyptiens de l’époque) et par une certaine presse coloniale, mena la « dissidence » qui atteindra son apogée avec le Congrès de Tripoli, un congrès qui se déroula avec des armes sur la table de discussion et où certains responsables « militaires » proférèrent des menaces de mort, des insanités et des grossièretés indignes de « responsables de la Révolution ». J’ai eu la chance de discuter de cette question avec mon ami Le Président Benyoucef Benkhedda, Rahimahou Allah. Ce qu’il m’avait décrit sur le déroulement de ce congrès était effarant !
Le GPRA, affaibli et divisé ne pouvait faire face à cette armée des frontières et à ces aventuriers cachés derrière cette façade politique qu’était Ben Bella.
La prise du pouvoir fut sanglante et les chemins menant de Ghardimaou et d’Oujda vers Alger furent jonchés de cadavres de maquisards de l’ALN et de civils, traitreusement assassinés par leurs propres frères. Je peux dire tout haut que ce fut la seule guerre que menèrent les imposteurs d’Oujda et de Ghardimaou. Non contre la France coloniale mais contre leurs propres frères.
Un bureau politique fut imposé par la force des armes à Tlemcen où s’était retranchée la tête pensante de ce 1er Coup d’Etat de l’Algérie Indépendante. Et c’est ce bureau politique et l’Etat-major qui proposeront après maintes modifications, la liste des « candidats » à l’Assemblée Constituante, expurgée de tous les éléments du GPRA qui refusaient ce coup de force. Cette Assemblée (constituée en grande majorité de « députés » sans aucune expérience) fut « élue » le 20 septembre 1962 et à sa tête le regretté Ferhat Abbas, qui avait pris position dès le début de la crise pour le groupe dit de Tlemcen, groupe téléguidé par l’État-major des frontières. Pour l’Histoire, Abbas payera chèrement son erreur politique mais aura le courage et l’honnêteté de la reconnaitre lors de l’écriture de ses mémoires (L’indépendance confisquée. Editions Flammarion 1984).
Comme on se rendra compte, le rapport de forces au sein de cette « Constituante » était en faveur de l’Etat-major. Quelques voix isolées telles que celle d’Aït Ahmed ne pouvaient rien contre ce plan diabolique mis en place pour confisquer l’indépendance du pays et les libertés des citoyens.
Même cette assemblée confectionnée sur mesure n’a pas pu faire son travail convenablement. Alors que la Commission de cette Assemblée chargée de l’élaboration du texte fondamental fut saisie de deux projets de Constitution (l’un d’un groupe de députés et l’autre de Ferhat Abbas), le « gouvernement » de Ben Bella décida d’arrêter arbitrairement les travaux de cette commission pour proposer lui-même son projet qui sera discuté en dehors de l’Assemblée Constituante et dans un …..CINEMA (ex-Majestic de Bab El Oued) bafouant et humiliant ainsi la SOUVERAINETE NATIONALE dont était détentrice cette institution. Selon Ferhat Abbas (L’Indépendance confisquée, page 94), « aucun juriste, aucun homme de loi n’avait participé à la rédaction de cette Constitution ». Devant cet état de fait, Ferhat Abbas, refusant de cautionner cette mascarade, démissionna après avoir rédigé une lettre mémorable expliquant les raisons de son geste et les dangers qui guettaient la Nation.
Cette Constitution, discutée dans un cinéma sera adoptée bien sûr par la majorité des « députés ».
Mais cette Constitution, pourtant sur mesure, ne sera pas respectée par le pouvoir en place. Ben Bella s’arrogeant tous les pouvoirs (en réalité apparents et fictifs), ne comprit pas qu’il n’était qu’un simple figurant, le temps d’une mission décidée ailleurs et par d’autres. Il « consolidait son pouvoir éphémère par….l’arrestation de dizaines d’hommes politiques dont Abbas, Farès, Mezhoudi, Boudiaf, Taleb-Ahmed, Bentoumi….et de centaines de citoyens anonymes. L’Etat-major plaçait ses pions aux différents postes stratégiques, avec pour seul critère de sélection, une soumission inconditionnelle, avant de procéder, un certain 19 juin 1965 à ce que j’appelle le complément de Coup d’Etat et qu’eux auront l’impudence et l’impudeur de qualifier de « sursaut révolutionnaire ».
Les imposteurs d’Oujda et de Ghardimaou confisquaient définitivement l’indépendance du pays avec les conséquences désastreuses que nous subissons aujourd’hui.
Salah-Eddine Sidhoum
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Anonyme a dit...
Dimanche, novembre 04, 2007 3:11:00 PM
Avant tout, une très grave information circule aujourd'hui en Algérie, 45 MIILIARDS de DOLLARS viennent d'être détournés vers les Etats Unis.
C’est une bonne initiative, mais il ya deux problèmes qu'il faut régler :
- La médiatiser.
- Changer l'attitude du citoyen qui est devenu très indifférent et le convaincre qu'il n ya personne qui pourra faire le changement a sa place.
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TAHIA BLADI a dit...
Dimanche, novembre 04, 2007 3:28:00 PM
Cette information avait déjà été donnée dans ce blog et dans d'autres journaux depuis plus d'un mois. Il ne s'agit pas d'un détournement, mais d'un placement.
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A.MIR a dit...
Dimanche, novembre 04, 2007 6:00:00 PM
Merci à Sidhoum pour cette explication très claire et qui nous renseigne mieux sur la nature du régime. Merci aussi à Yasmina qui a abordé le thème de l'éducation. En espérant qu'elle voudra bien en parler plus longuement, car c'est là un fondement de toute société. Et quel fondement!
A.MIR
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Anonyme a dit...
Lundi, novembre 05, 2007 2:30:00 PM
AUJOURD HUI, LE CITOYEN EST TRAITE COMME UN ANIMAL A CUIRE A PETIT FEU.

PERMETTEZ-MOI DE VOUS RELATER UNE IMAGE EXPERIMENTALE.

- IMAGINEZ UNE MARMITE REMPLIE D EAU FROIDE DANS LAQUELLE NAGE TRANQUILLEMENT UNE GRENOUILLE . LE FEU EST ALLUME SOUS LA MARMITE. L EAU SE CHAUFFE DOUCEMENT . ELLE EST BIENTOT TIEDE. LA GRENOUILLE TROUVE CELA PLUTOT AGREABLE ET CONTINUE DE NAGER. LA TEMPERATURE COMMENCE A GRIMPER. L EAU EST CHAUDE. C EST UN PEU PLUS QUE N APPRECIE LA GRENOUILLE; çA LA FATIGUE UN PEU MAIS ELLE NE S AFFOLE PAS POUR AUTANT. L EAU EST MAINTENANT VRAIMENT CHAUDE . LA GRENOUILLE COMMENCE A TROUVER CELA DESAGREABLE , MAIS ELLE EST AUSSI AFFAIBLIE, ALORS ELLE SUPPORTE ET NE FAIT
RIEN. LA TEMPERATURE DE L EAU VA AINSI MONTER JUSQU'AU MOMENT OÙ LA GRENOUILLE VA TOUT SIMPLEMENT FINIR PAR CUIRE ET MOURIR, SANS JAMAIS
S'ETRE EXTRAITE DE LA MARMITE.

CETTE EXPERIENCE PEU RECOMMANDABLE EST RICHE D´ENSEIGNEMENTS. ELLE MONTRE QUE LOSRQU UN CHANGEMENT NEGATIF S´EFFECTUE DE MANIERE SUFFISAMMENT LENTE, IL ECHAPPE A LA
CONSCIENCE ET NE SUSCITE LA PLUPART DU TEMPS PAS DE REACTION, PAS D´OPPOSITION, PAS DE REVOLTE.-

LE FUTUR DE LA NATION NOUS APPARTIENT . IL EST TEMPS DE SAVOIR
QUEL FUTUR NOUS VOULONS POUR NOUS-MEMES ,POUR LES GENERATIONS FUTURES ET POUR LA PLANETE. IL EST TEMPS QUE LES CITOYENS CESSENT DE CONFIER AVEUGLEMENT LA GESTION
DE LA NATION A DES POLITICIENS AU SERVICE D´INTERETS PARTICULIERS.

POUR REDONNER UN SENS A LA DEMOCRATIE, LES CITOYENS DOIVENT CESSER D´ETRE PASSIFS ET SPECTATEURS - DE LA CAMERA CACHEE-
COMME LE TROUPEAU DOCILE QU´ON
VOUDRAIT QU'ILS SOIENT. ILS DOIVENT REFLECHIR A CE QU´ILS VEULENT VRAIMENT ET AGIR D´UNE MANIERE COHERENTE EN TANT QUE CONSOMMATEURS, SALARIES, CONTRIBUABLES ET ELECTEURS.

LES DIRECTIONS PRISES PAR L´ECONOMIE, LA SOCIETE, LA TECHNOLOGIE ET L´ENVIRONNEMENT NE SONT PAS INELUCTABLES.

CE FORUM DOIT ETRE UN MOYEN PUISSANT D´ACTION CITOYENNE.

FRATERNELLEMENT

IDIR
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Yasmina a dit...
Lundi, novembre 05, 2007 2:57:00 PM
Bonjour,

Existe -t-il en Algérie et ailleurs dans le monde un seul être algérien qui ne soit pas en colère voire même complètement anéanti par cette série de guerre de destruction que subit le peuple algérien depuis le XIX siècle?

Aujourd'hui, il est clair que malgré l'état d'anéantissement du pays, de délabrement de ses institutions, il est impossible à de se suffire de quelques paroles de dénigrements ou de désespoirs ou quelques cris colères (qui à mon avis sont plutôt de haine).

Je souhaiterais que cet espace soit celui de la REFLEXION, certes pas forcément menée par des intellectuels mais par tous ceux qui pensent envers tous et contre tout, qu'il doivent poursuivre dans le sens de l'édification de notre pays ne serait ce qu'avec une parole, une idée, une proposition, un encouragement, ...

Il me semble également qu'avant d'entamer toute échange, il faut adopter une méthode. Il est donc important de s'organiser et à commencer, me semble t-il, par ordonner nos échanges. Plusieurs volets ont été proposés et ne pourrait-on pas choisir et arrêter un thème précis sur lequel chacun pourra donner son avis, ou encore peut-être constituer plusieurs rubriques chacune  portant sur une question, en particulier. Une organisation des échanges permettra, à mon avis, une plus grande facilité pour suivre et alimenter le débat.

Cordialement à toutes et à tous.
Yasmina
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Anonyme a dit...
Lundi, novembre 05, 2007 4:20:00 PM
 
Bravo pour cette initiative. J'espère que dans un premier temps les intellectuels de note pays, et tous les gens qui peuvent s'exprimer à travers internet vont participer à ces débats. Je pense comme les personnes qui m'ont précédé qu'il faut penser à une constituante qui puisse refléter toutes les sensibilités des algériens, que celles-ci soient purement politiques, culturelles, linguistiques ou civilisationnelles. Il fau en finir avec ces clivages artificiels entretenus par les squatters de la politique et qui parviennent à faire croire que ca se passe entre des partis dits nationalistes à tort, des partis, dits démocrates, à tort, des partis dits islamistes, à tort. Dans les faits, ce sont autant de maquignons de la politique qui nous vendent au plus offrant. Je ne suis jamais parvenu à trouver une vraie différence entre l'affairiste Ouyahia, l'affairiste, Abou Djerra et les autres affairistes. Sauf peut être que chacun de ces messieurs dames s'est offert un fonds de commerce sur lequel il prospère. J'aimerais savoir Monsieur Sidhoum, comment vous comptez procéder pou réunir des compétences crédibles pour concrétiser le changement? Merci et bon courage.
Hocine
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Anonyme a dit...
 Lundi, novembre 05, 2007 5:14:00 PM
J'interviens pour la première fois et surement pas pour la dernière. C'est Yasmina qui m'a donné le courage de la faire. Yasmina a tout à fait raison, sauf sur un point. Moi je préfère qu'on discute de tout sans se restreindre à un seul sujet. Un brain storming ou une thérapie de groupe, comme on voudra. En fait ce sont les deux, puisque nous devons réfléchir à ce qui doit nous guérir de notre plus grand mal: Nos dirigeants. Je crois que ce qui compte le plus, au stade où nous sommes, c'est de nous exprimer, de dénoncer la situation où nous nous enfonçons et les buts que nous nous fixons. Il ne faut pas chercher à organiser le débat chère Yasmina, parce que ce qui compte le plus pour le moment est d'intéresser le plus d'algériens possible à participer. Puis, comme on dit souvent, de la discussion jaillira la lumière.
A.A
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Anonyme a dit...
Mercredi, novembre 07, 2007 9:12:00 AM
 Et, faut-il pardonner les crimes de cette guerre?
Y a t-il une place pour une véritable enquête et comment devrait-elle avoir lieu?
Merci
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De passage a dit...
Mercredi, novembre 07, 2007 5:28:00 PM
bonjour à tous,

sauf votre respect, votre projet n'est pas lisible :

Vous avez des institutions. Ils convient de les faire fonctionner. C’est tout.

Vous avez une Constitution. Il convient de l'appliquer et la respecter. C’est tout. (Étant ici rappelé que cette Constitution garantit des moyens d'existence à tout algérien qui ne travaille plus ou qui n'a jamais travaillé...).

Hormis par "un coup d'État", on ne voit guère comment votre projet pourrait prospérer, car il s'agit surtout de "balayer" la classe dirigeante (et pourrie jusqu'à l'os) qui n'a réussi jusque-là qu'à faire fuir les forces vives de l'Algérie.

Vous ne pourrez rien faire sans le peuple.

Où est le peuple ?...

Bon courage à tous.
 

Anonyme a dit...
Mercredi, novembre 07, 2007 9:37:00 PM
Il y a dans notre pays, qui est devenu un espace d'autisme, peuplé par des autistes, des cris qui sortent de notre inconscient collectif. L'appel de Sidhoum, est un cri qui veut forcer l'indifférence générale. Il a mérite d'être. Encore qu'il doit être réaliste. Ceux qui peuvent le recevoir, et le comprendre, une minorité de lettrés, qui plus est francophones, sont ancrés dans des postures frileuses de mutants culturels, n'ont pas, ou n'ont plus, d'ancrages dans leur propre société. Ceux qui disposent d'une capacité d'agir, n'ont pas les mêmes visions. Toutes les révolutions, même si elles ont eu le peuple comme émanation, ont entraîné le peuple, plus qu'elles ne l'ont sollicité. Le peuple a toujours pris le train en marche. Il ne faut pas se leurrer. Le peuple est une notion. Son élite a le devoir de le personnifier et de le conduire. Quitte à revenir à sa volonté. Dans le meilleur des cas. Aujourd'hui, il n'y a qu'un choix; Agir et dire en conscience, sans pour autant, adopter des attitudes équivoques, comme celle des "éradicateurs", mais en allant au charbon, mais à visage découvert, sans faire mine de parler au nom d'une multitude censée être à l'écart de l'événement. Une majorité silencieuse qui n'existe que dans notre esprit, puisque les Algériens, dans leur ensemble, ne se sentent concernés que lorsqu'ils sont impliqués. Lorsqu'ils sont broyés. Ce qui n'est pas le cas de la plupart de nos concitoyens, qui rêvent d'être du bon côté du manche. C'est comme ça! L'appel au sursaut doit tenir compte de cet autisme ambiant. Il doit en rechercher les causes. Il doit se frayer un passage et détonner. Les islamistes l'ont compris, qui agissent par la violence. Parce que la violence est une expression qui force l'attention. Et le destin.
Araboberbere
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Anonyme a dit...
Mercredi, novembre 07, 2007 10:03:00 PM
Je suis une algérienne qui n'a jamais vécu dans le pays de son père et je suis très étonnée de découvrir dans ce blog de journaliste algérien une telle profusion d'idées et d'expressions qui me rendent fière d'appartenir à ce peuple, que les occidentaux ne jugent qu'au travers de ses seules manifestations: Celle de l'émigration et celle du terrorisme. Je découvre qu'un monde de sensibilité, d'intelligence et de culture, qui a une identité et une richesse ignorée est là, qui vit et qui vibre. C'est le monde de mon père et celui de mon identité que je croyais perdue, qui se rappelle à moi. Mon dieu que je suis fière de découvrir ces commentaires et cette ambiance qui me fait penser à un peuple en marche. Je comprends maintenant les silences éloquents de mon père. Un ouvrier qui se levait aux aurores et qui se mettait en colère lorsqu'on avait une mauvaise note à l'école. Je comprends aussi, maintenant, pourquoi il aimait tant ce pays. Merci de m'avoir rappelé que c'est un honneur d'être de ce pays.
Une Algérienne
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Salah-Eddine Sidhoum a dit...
Mercredi, novembre 07, 2007 8:37:00 PM
En réponse à notre frère Hocine,
Les clivages sont artificiels comme vous le dites si bien, pour la simple raison que nous avons affaire à une vie politique artificielle, fécondée in vitro dans les laboratoires de la police politique. Le régime ne veut pas de véritable classe politique, ancrée dans la société et donc représentative des différents courants. C’est pour cette raison qu’il faudrait sortir de la stratégie du pouvoir et de ses institutions factices, réhabiliter la politique et nous inscrire dans notre propre stratégie de changement radical et pacifique. Pour cela nous devons d’abord discuter des problèmes qui nous ont divisé parfois artificiellement, nous entendre sur un minimum de principes et de valeurs et aller vers un compromis politique historique qui permettra via une période transitoire d’instaurer une véritable République démocratique et sociale, dans le cadre de nos valeurs civilisationnelles.
Un travail de fond a été réalisé depuis trois ans. Je ne suis pas un partisan de la gesticulation et des hurlements politiciens. Je préfère le travail en profondeur, dans le calme, la discrétion et la franchise. Les compétences sincères existent et elles sont nombreuses, tant à l’intérieur qu’en exil. Mais la politique de division et de manipulation les a éparpillés et les a rendus, à juste titre, méfiants tout en les démobilisant. De nombreux intellectuels et politiques ont été contactés. Beaucoup sont d’accord pour participer à cette œuvre nationale salvatrice, pour peu que cela soit fait dans la transparence et la clarté, sans manipulation ni des « clans » ni des « lobbies ». Ils réclament légitimement du sang neuf, des visages nouveaux et des mains propres.
Nous avons préféré mettre « l’idée » (le projet) sur la place publique pour faire participer le maximum de nos compatriotes. Comme disait Yasmina, nous souhaitons que « cet espace soit celui de la REFLEXION, certes pas forcément menée par des intellectuels mais par tous ceux qui pensent envers tous et contre tout, qu'ils doivent poursuivre dans le sens de l'édification de notre pays ne serait ce qu'avec une parole, une idée, une proposition, un encouragement, ... ». Un travail de synthèse sera réalisé et servira de base à la rédaction du Manifeste de la Dignité et du changement.
Nous considérons en notre âme et conscience que la situation est très grave, n’en déplaise aux thuriféraires et aux « maquignons politiques » du régime et qu’il est de notre DEVOIR d’agir en rassemblant toutes les volontés sincères en vue de ce changement. Le régime moribond est à sa phase terminale. Il risque de s’effondrer de par ses propres contradictions ou par un tsunami populaire qui emportera tout le pays dans son sillage. Les ingrédients explosifs sont là sous nos yeux. Ne laissons pas le vide s’installer, vide qui risque d’être comblé par des aventuriers et des charlatans pour mener le pays vers d’autres désastres.
Pour répondre au compatriote qui s’interrogeait sur « mon » projet de société, je vous dirais que je n’ai pas la prétention de présenter à moi seul un projet de société. Ce dernier sera le fruit d’un travail collectif de volontés de tous bords politiques. J’ai proposé à travers le forum de Nikach El Hour » de nos amis d’ « Algérie-politique » des idées et des axes de réflexion, fruits de plusieurs années de contacts avec des intellectuels et des politiques de tous les courants sans exclusion aucune. Avant d’élaborer avec eux le Manifeste, nous avons préféré en débattre avec les citoyennes et citoyens à travers ce blog mais aussi à travers nos contacts directs dans la société.
Pour ce qui de la place de l’Islam, je crois que nous devons une fois pour toutes nous libérer de ce complexe. L’Islam a toujours été le ciment de l’unité de notre Nation et plus particulièrement dans ses moments difficiles (Résistance à la colonisation en 1830, guerre de libération nationale, lutte contre l’oppression interne…). Nos Oulémas (Ben Badis, El Ibrahimi, Fodhil El Ouartilani, Malek Bennabi…..) avaient à l’époque rayonné non seulement dans notre pays mais dans tout le Monde musulman. Ils ont préservé la Nation de la diabolique politique coloniale de déculturation. Le regretté Ahmed Bouda qui accompagnait Cheikh Mohamed El Bachir El Ibrahimi me racontait la ferveur des pakistanais lors des conférences que donnait ce dernier dans leur pays. Les mosquées étaient pleines à craquer. Hélas depuis l’indépendance, le régime a instrumentalisé notre religion et a utilisé des Oumalas (faute de oulémas) pour faire passer ses « révolutions » virtuelles, tant agraire que culturelle et autres inepties. D’autres par la suite l’ont doublé et ont voulu « enseigner » à l’Algérien une croyance qu’il possédait déjà, pour reprendre Malek Bennabi, au lieu de « restituer à cette croyance son efficacité ».
Quand El Ibrahimi dans sa lettre adressée le 16 avril 1964 au pouvoir de l’époque (et qui lui a valu son assignation à résidence) disait que « l’heure est venue enfin de sonner le rassemblement de tous les enfants de l’Algérie afin qu’ils bâtissent ensemble une cité de justice et de liberté, où Dieu aura sa place », il n’appelait pas à l’instauration d’un Etat théocratique, mais à la construction d’un Etat de Droit sur la base de valeurs inhérentes à notre identité et à notre propre civilisation, à l’instar de toutes les Nations civilisées. Une société profondément ancrée dans ses valeurs civilisationnelles et grandement ouverte sur l’Universel. C’est ce à quoi aspire, à mon humble avis, l’écrasante majorité de notre peuple. Il est temps aussi et après tant de drames, que certains intellectuels (ce que j’appelle la minorité élitiste) respectent les valeurs de leur Peuple et soient en harmonie avec ses aspirations et ses convictions profondes comme l’ont été les Didouche, Ben Boulaïd, Ben M’Hidi et tant d’autres. S’est-on un jour interrogé sur ce divorce consommé entre le peuple et cette minorité élitiste ? Sur ses raisons ? Pourquoi le peuple ne l’écoute pas et la méprise ? Je pense que ce n’est pas un « intégriste » qui disait qu’ « une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole » (Napoléon 1er).
Pour notre compatriote qui s’interrogeait sur les crimes contre l’humanité commis durant les années de braises, je crois qu’on ne peut pardonner ces crimes abominables (plus de 200 000 morts, de 7000 à 10 000 disparus, plus de 40 000 torturés) sans vérité et justice. Ce n’est qu’après cela que le pouvoir légitime pourra décider d’une amnistie. Il ne faut pas se faire d’illusions sur d’éventuelles enquêtes aujourd’hui sur ces crimes. Le régime n’est pas idiot au point de se faire Hara-kiri. Il ne pourra y avoir d’enquêtes sérieuses et impartiales que lors de l’instauration d’un Etat de Droit.
Fraternellement.
Salah-Eddine Sidhoum
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Mikki Maouss DZ a dit...
Jeudi, novembre 08, 2007
FORUM DE LA DIGNITE ET DU CHANGEMENT

Chers amis et compatriotes,
Chers Docteur Salaheddine SIDHOUM et Djamaleddine BENCHENOUF,

AGORA est le terme utilisé par les anciens Grecs pour désigner la place publique oú se tenait le lieu de rassemblement, le marché de la cité, les forums. (L'Agora d'Athènes n'était pas seulement un marché animé et odorant; c'était également la place des institutions démocratiques. Il s'y dressait le Bouleuterion où siégeait le Conseil des Cinq-Cents chargé de rédiger les lois votées à l'Assemblée.)
La démocratie (du grec ancien dèmokratia, « souveraineté du peuple », de dèmos, « peuple » et kratos, « puissance », « souveraineté ») est le gouvernement de tous (de l'ensemble du peuple).
On résume souvent ce corpus à la formule de Lincoln : "le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple", cette formule de Lincoln est dans la constitution française de 1958. [et sur le fronton des APC en Algérie [Min achaab oua ila chaab] avant que certains excités du FIS en 1990 décident de les enlever et de les remplacer. [actes de bravados ?]

Chers compatriotes,
Il est grand temps que la République de l’Armée Algérienne devienne ce pourquoi 1 million et demi de martyrs sont mort : La République Démocratique Algérienne, ou plus simplement, NOTRE ALGÉRIE.
Chaque responsable dans NOTRE ALGÉRIE, qu’il ait été élu à son poste ou placé à celui-ci par son supérieur hiérarchique doit être tenu à un ensemble de « devoirs » et/ou d'obligations [pas seulement envers son supérieur mais aussi et surtout envers ceux qui l’ont élu à ce poste, ou ont élu son supérieur pour les représenter]. C’est-à-dire que ce qu’il a promit de faire une fois élu, il a l’obligation et le devoir de s’y conformer dès qu’il occupe son poste. Dans le cas oú cet élu commet un acte répréhensible par la loi et est reconnu par celle-ci comme étant coupable, il a le devoir de démissionner ou l'obligation d’être démis de ses fonctions par son supérieur sous peine de voir ce dernier cautionner cet acte répréhensible et d’être donc considéré comme co-coupable lui aussi. [Tout ceci évidemment n’est possible que si la Justice se charge du respect des droits d’autrui. L’institution judiciaire a le pouvoir de dire le droit, de le faire respecter au nom de la loi et de la vérité, et non au nom du plus fort, du plus riche ou du plus haut gradé].
Chers compatriotes,
La religion est une affaire personnelle et doit le rester. L’histoire nous a démontrée au cours des siècles passés qu’à chaque fois que la religion fut utilisée par des dirigeants à des fins politique elle a causée directement la mort de centaines de milliers [et souvent même de millions] d’êtres humains. Chaque fois la même litanie est ressortie : Ce que Dieu a décidé nul être humain ou puissance terrestre ne peut l’interdire ou s’y opposer.
Qui peut dès lors prouver qu’un tel n’est pas un véritable envoyé de Dieu ou son messager direct quand celui-ci élabore des théories ou fetwas qui vont par la suite entrainer des guerres qui vont engendrer mort, misère, désolation etc… ALORS QUE TOUT LES MESSAGES DIVINS des trois majeures religions monothéistes sont simples : AMOUR ET RESPECT D’AUTRUIS quel que soit sa religion ou couleur de peau, PAIX ENTRE LES HOMMES, TRANSMISSION DU SAVOIR. Dois-je rappeler ici que la première parole divine que notre prophète Muhamad entendit fut IQRA et non Djihad Fi Sabilli Allah! La religion doit être un code de bonne conduite, une voix vers la paix du corps et de l’esprit et non en tant que raison de guerres, désolation et haine de ce qui est différent et surtout pas un condensé d’interdits et de LA YADJOUZ qui briment l’être humain et surtout nos femmes !
Nous ne concevrons pas un pays ni une société moderne et avancée tant que nous ne laisserons pas la moitié de notre peuple libre de ses mouvements, de ses actes et paroles et maître de sa destinée. Si Allah avait voulu que la Femme soit seulement sur Terre pour servir l’Homme et procréer, ne l’aurait-il pas conçu sans cervelle ni intelligence ? Comment voulez-vous qu’elles élèvent nos enfants et leur inculquent des valeurs universelles si elles-mêmes sont incapable de la moindre étincelle d’intelligence et n’ont pas eu la possibilité d’avoir accès au savoir et ainsi au discernement entre le mal et le bien ?
Nous sommes une société à majorité musulmane sunnite qui vivait très bien sa religiosité avant que des excités ne décident de prendre l’Islam en otage et en faire un fond de commerce politique ? Nous n’avons pas besoin de partis politiques islamique qui font de la surenchère dans le domaine des interdits mais plutôt de partis politiques démocratique, répondant aux aspirations réelle de la société et l’aidant à se préparer à faire face aux difficultés du siècle à venir, défendant celle-ci contre toute déviation qui ne ferait que l’entrainer quelques siècles en arrière. Donnez-moi un seul exemple de pays « islamique » qui émerge au 21ème siècle ! Tout ce qu’on lit et entend d’eux sont : Décapitation publique, pendaison publique, lapidation publique, dégradation de la femme, interdits en tout genre… Je ne veux pas ici sembler leur jeter la pierre [encore une lapidation !] mais la religion doit être un mode de conduite et non la seule et unique source et mode de vie.
Chers compatriotes,
En ce qui concerne la place de l’armée dans la République il faut commencer par définir le rôle que celle-ci doit jouer dans NOTRE ALGÉRIE. Aujourd’hui à l’aube du 21ème siècle naissant l’armée n’a plus les mêmes fonctions qu’il y a 50 ans. Quels sont nos ennemis et quels sont les moyens dont ceux-ci disposent pour nous attaquer et par conséquent comment et avec quoi nous défendre contre une attaque ? Je ne pense pas que nos voisins et frères du Maroc, de la Tunisie, de la Jamarhiria Libyenne décideraient d’attaquer NOTRE ALGÉRIE militairement. Qunat aux pays de l’autre rive méditerranéenne [Espagne, France et Italie] à moins d’un accord improbable entre ces trois nations pour un partage du sud de l’Algérie et ses richesses naturelles entres-elles trois [Le nord et ses populations ne les intéressent que quand nos frères islamistes dévoyés (souvent avec l’appui et la logistique de leur services secrets respectifs) décident d’apporter leur “guerre sainte” [soi-disant DJIHAD alors qu’il n’a apporté que l’ opprobre pour l’Islam et nos frères et sœurs musulmans, devenant ainsi la proie d’insultes [graffitis, caricatures de notre Prophète…], de contrôles policiers sévères et souvent injustes à l’égards des musulmans [coupable de terrorisme jusqu’à ce qu’ils apportent la preuve de leur innocence] sur le sol européen].
Dans le cas d’une attaque d’une ou de plusieurs nations européennes donc, sur notre patrie, que pourrait réellement faire l’armée ? Nous avons vus récemment ce que peut faire l’aviation de ces puissances étrangères et leur tapis de bombes en Afghanistan, en Irak et au Liban, relayées par leurs puissants médias.
Je pense que de toute façon l’armée algérienne n’est pas le centre du problème mais plutôt ses services secrets (DRS, DCE) et la place et le rôle au sein du gouvernement qu’ils devraient y occuper.
Depuis 1958, ces services (MALG [[b]M[/b]inistère de l'Armement et des Liaisons Générales], SM [[b]S[/b]écurité Militaire], SA [[b]S[/b]écurité de l’Armée], DRS [[b]D[/b]épartement du Renseignement et de la Sécurité], DCSA [[b]D[/b]irection Centrale de la Sécurité des Armées] DCE [[b]D[/b]épartement du Contre Espionage]) ont fait office de colonne vertébrale de l’ALN puis de l’ANP, infiltrant tout organisme algérien étatique, partis politique ou associations, contrôlant les directoires, influençant ses membres quand ils [les services] ne les remplaçaient pas directement par un des leur, nommant directeurs, ministres et présidents jusqu’à devenir son commandement unique [l’[b]ANP[/b] devrait être renommée Armée Nationale des Services].
Le rôle des services dans NOTRE ALGÉRIE sera d’informer et non pas de diriger et surtout de se conformer au CONGRÈS DE LA SOUMMAM qui ordonne clairement la prédominance du politique [donc de l’élu, tenu à un ensemble de « devoirs » et/ou d'obligations et donc responsable devant le peuple et ses dirigeants de ses actes, faits et paroles] sur le militaire [responsable devant son supérieur uniquement]. Les services doivent dépendre de sa Direction Militaire [Ministère de la Défense (civil ou militaire peu importe) lui-même sous la responsabilité directe du Chef du Gouvernement [ou Premier Ministre] qui exécute le programme de son parti politique, vainqueur des élections, contrôlé par son parti et par le Président de la République, lui-même responsable devant le Parlement et donc le peuple de ses actes et paroles.
J’ouvre ici une parenthèse pour dire qu’il est inadmissible qu’un chef syndical [le patron de l’[b]UGTA[/b] Sidi-Said pour ne pas le nommer], qui a reconnu dans l’enceinte du tribunal de Blida devant Mme la Juge et devant témoins avoir commis un faux en écriture qui a directement conduit à une dilapidation de plusieurs milliards de dinars de deniers publics par l’entremise des caisses de Khalifa Bank soit ressorti libre de l’enceinte de ce même tribunal, sans qu’aucune sanction ne soit retenue contre lui. [Pour beaucoup moins que ça Hadjout, Directeur de l’OCO (Office du Complexe Olympique du 5 Juillet) dans les années 80, a été condamné à mort, et d’innombrables cadres furent emprisonnés pendant des années sous la même accusation pendant le premier règne d’Ouyahia].
Chers compatriotes,
En ce qui concerne la langue et l’identité amazigh il est clair que 132 ans d’occupation française précédée d’une multitude d’invasions et d’occupations ottomanes on fait de NOTRE ALGÉRIE un vivier ou culture et identité se mélange en harmonie. Sommes-nous Arabes ? Sommes-nous Berbères ? Beaucoup prétendent et ne veulent être que l’un et pas l’autre. En fait nous sommes les deux car même si l’eau et l’huile ne se mélange pas dans le verre il est impossible de dissocier l’un de l’autre une fois réunis dans le même contenant. La culture arabe a fortement influencé notre patrimoine amazigh et vice versa, sans oublier l’apport de la culture française [et non pas de la colonisation française], butin de guerre, comme dirait certains. Apprendre à parler et écrire dans sa langue d’origine est bien, savoir communiquer avec les autres dans la leur est surement mieux, car si on veut se faire comprendre et entendre par un plus grand nombre….
Chers compatriotes,
Je ne prétends pas donner de leçon ni détenir la vérité, mais ces quelques lignes je les ai écrit avec mon cœur pour ajouter mon point de vue sur l’édification de ce que je pense devrait être NOTRE ALGÉRIE.

Serait-il possible de réunir tous les commentaires pour le FORUM DE LA DIGNITE ET DU CHANGEMENT sous un seul lien car on commence à s’y perdre avec des commentaires sous la partie française du texte du Docteur SIDHOUM, d’autres sous la partie en arabe, puis d’autres encore sur le site ami Le Maghrébin…
Merci chers compatriotes,
TAHIA EL DJAZAIR

Spina [l’Épine]
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Anonyme a dit...
Jeudi, novembre 08, 2007 1:06:00 AM
Bonsoir Mr Sidhoum
merci de votre réponse et permettez moi de vous donner mon avis en toute sincérité et avec respect.
Vous utilisez la mémoire de nos ailleux et notre histoire pour vous parer de l'habit de l'islamiste pure et dure. Vous utilisez les mêmes méthodes que le pouvoir pour se perpétuer. Il est peut-être vrai que l'islam a permis de se démarquer de l'ennemi français qui traitait l'indigène de sous- homme mais je peux vous assurer que seules les valeurs de liberté et de dignité ont été la source de cet élan .Et je vous demande de réviser votre histoire des mouvements d'indépendance. Beaucoup, n'avaient rien de musulmans. Et ils ont réussi dans leur lutte sans faire l'apologie de la religion. Beaucoup  étaient même communistes c'est à dire athée. N'oubliez pas que les ouléma n'ont adhérer que tardivement aux mouvements nationalistes. Ils étaient surtout en faveur d'une éventuelle assimilation. Quant à Mr Bennabi je ne vous apprends rien en vous rappelant le mépris qu'il avait pour les femmes et surtout celles qui travaillaient en les traitant d'esclaves. Quant à Benbadis,  je ne vous apprendrai rien en vous disant qu'il était un pur produit des frères musulmans au Caire et que pour lui l'émancipation des Algériennes devait passer par le port du voile et la soummission totale aux hommes c'est à dire une soumission de la moitié des Algériens à d'autres algériens sous le seul prétexte d'être née de sexe différent. vous parlez des Pakistanais, quelles références sont les votres!! Quelle nostalgie. Mais rassurez vous les mosquées sont maintenant aussi pleine à craquer, que du temps de Bouda. Vous voulez nous entrainer dans cette aventure à l'Iranienne ou pakistanaise. Non Monsieur, le relgieux devra rester du domaine de l'intime et profondement intime. C'est une affaire personnelle.
Vous citez Napoléon; Alors là, le comble de la bétise. Révisez votre histoire pour vous rappeler les massacres de ce didacteur a perpétué mais c'est vrai vous avez été à l'école française qui n'a pas fini d'encenser ce malade.
Non , je ne crois pas faire partie d'une minorité quelconque mais je pense que le projet de société islamiste que vous nous proposez est le même que celui des Belhadj, Abbassi,et autres Mollah et il n'y aucune place à la moindre démocratie avec des fous pareils. Vos références se limitent à des illuminés qui se servent du sacré pour maintenir la moitié de l'humanité, c'est à dire les femmes, sous le diktat des hommes. Mais , Bon Dieu, les femmes, réveillez vous!! vous êtes plus de la moitié de la population.
Quant à pardonner, allez demander à Mme Dutour et les autres parents, s'il faut pardonner. Vous dites que le pouvoir légitime pourra, alors, pardonner. Vous vous méprenez et vous remettez au jour les bétises de notre roitelet qui a décidé tout seul qu'il fallait pardonner. Vous pensez toujours rester sous un système d'allégeance quelqu'il soit, religieux ou militaire et c'est vrai car vous n'avez vécu que sous ce genre de système. Mais il existe d'autres systèmes qui ont fait leur preuve et entre autre la démocratie.
Ce n'est pas au pouvoir de décider s'il faut pardonner. C'est à la justice et seulement à la justice de le décider. C'est cela un système démocratique. Mais pour cela il faudrait une véritable justice et non celle qui condamne à mort des innocents sous l'accusation de terrorisme.
Non je suis persuadé qu'actuellement, comme pour Harriri au liban,seule une justice internatonale pourra faire le jour sur les véritables responsables.
Mais là,je remarque que les Algériens sont encore sous la terreur des assassins;Je suis sûr que c'est la seule voie à suivre si on veut une véritable justice.
MANQUE DE COURAGE?
Soyez avec nous pour demander une enquête internationale. Soyez un homme libre. Laissez de coté l'islamisme politique. Gardez le pour vous. C'est Cela qui est la cause principale de nos divergences. Vous n'avez pas à imposer une religion dans un pays où tout le monde a le droit de vivre librement, musulman ou non. Vous voyez que, étant libertaire, je souhaite la liberté de culte à tous. À t-on besoin de manipuler l'islam pour accéder au pouvoir?

cordialement
omar sawar
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Salah-Eddine Sidhoum a dit...
Jeudi, novembre 08, 2007
En réponse à Mr Omar
J’ai hésité avant de répondre à vos provocations gratuites, car je suis bien au dessus de ces contingences éculées et je ne voudrais pas me laisser entrainer ou m’engouffrer dans une polémique puérile et ennuyer beaucoup de nos compatriotes, plus intéressés par le devenir du pays que par ces controverses stériles.
Déjà dans vos premiers messages, j’avais déjà senti votre haine de l’Islam (religion de l’écrasante majorité du peuple auquel nous appartenons) et des termes « In Cha Allah », « frère », « sœur », « compatriote » qui sentent selon vous la manipulation. Cela montre déjà votre degré de « tolérance ». Vous voulez nous interdire de nous exprimer avec le langage de tolérance et de fraternité que nous ont laissé nos ancêtres. Et pour vous, la seule alternative c’est une nouvelle colonisation (par la France naturellement) et le TPI (sur ordre des Américains tout aussi naturellement). Voila vos solutions pour cette Algérie et ce Peuple qui souffrent.
Je passe sur vos accusations de « démagogue » et autres que vous portez contre moi et que je vous pardonne d’avance, car il faudrait plus que cela pour ébranler mes convictions et me provoquer.
Dans votre second message d’aujourd’hui, vous poussez le bouchon bien loin en m’accusant « d’islamiste pur et dur » et plus grave encore en portant des accusations contre des personnalités de notre histoire contemporaine comme Ben Badis et Malek Bennabi, accusés d’intégrisme et « d’illuminés ». Etant respectueux de la dignité humaine, je ne me permettrais jamais, malgré tout cela, de porter un jugement sur vous. Je laisse le soin à mes COMPATRIOTES (même si ce terme est allergique pour vous) de juger en leur âme et conscience.
Je reconnais qu’il est difficile d’appartenir au juste milieu (Ahl El Wassatia). Au début des années 90, lorsque je dénonçais le comportement de certains « islamistes » manipulés par la police politique pour terroriser la classe moyenne, on m’avait traité de berbériste et de communiste. Durant cette guerre contre la population et lorsque j’avais dénoncé les graves atteintes aux droits de l’homme, on m’avait traité d’intégriste et de complice des terroristes !!! Et voila qu’aujourd’hui quand on propose l’instauration d’un Etat démocratique et social dans le cadre de nos valeurs civilisationnelles comme défini par les Hommes Libres du 1er novembre 54, on nous accuse d’entrainer les citoyens vers une « aventure à la pakistanaise ou à l’iranienne ». L’Histoire est réellement un éternel recommencement.
Il est de mon devoir de corriger certaines lectures que vous faites de l’Histoire.
1. Le principal mouvement national qu’était le PPA était d’essence « musulmane » (puisque vous utilisez ce terme). Messali et ses compagnons n’avaient jamais renié les valeurs civilisationnelles de leur peuple. Même les clubs de sport se démarquaient des clubs coloniaux par le qualificatif « musulman « (à l’image de l’Union Sportive Musulmane d’Alger - USMA) tout comme nos scouts (Scouts musulmans Algériens). Ne falsifiez pas l’histoire nationale en disant que « beaucoup n'avaient rien de musulmans ». Je ne vous apprends rien et je ne fais pas l’apologie de quoique ce soit en vous disant que les combattants de la guerre de libération s’appelaient des moudjahidines, que le journal de la résistance s’appelait El Moudjahid et qu’avant chaque assaut contre l’ennemi colonial, était lancé « Allah Akbar ». Nos parents n’avaient pas attendu les wahabites, les soudanais, les afghans ou les iraniens pour leur donner une leçon sur le Djihad (le vrai Djihad). Leur attachement à leur religion ne signifiait point obscurantisme ou intégrisme. Allons-nous renier ces réalités ? Et voila que maintenant ces termes sont devenus honteux pour une certaine élite, heureusement ultra minoritaire. J’ai pitié pour elle.
2. Les Oulémas ont certes adhéré tardivement au FLN, tout comme l’UDMA et le PCA mais ils ont préparé des générations d’Algériens culturellement au combat libérateur. Je vous invite à lire la lettre de Mohamed El Bachir El Ibrahimi adressée au lendemain du 1er novembre 54 au peuple Algérien. Pour l’Histoire. Combien de combattants de l’ALN et chefs du FLN sont sortis des rangs des Oulémas ?
3. Quant aux accusations portées contre Malek Bennabi, je crois qu’elles relèvent de la diffamation gratuite et de cette haine que vous avez pour une certaine culture, celle de notre peuple. Je vous mets au défi de me citer un seul écrit vérifié de Bennabi traitant la femme d’esclave. Personnellement, je suis fier d’appartenir à cette sphère culturelle arabo-amazigh et à ses hommes de culture que sont Ben Badis, El Ibrahimi, Mouloud Mameri, Feraoun, Dib, Bennabi et tant d’autres.
4. Pour ce qui est de ma « référence » pakistanaise, relisez calmement mon texte. J’avais cité les tournées que menait El Ibrahimi dans le monde musulman et j’ai cité le Pakistan où il était invité à faire des conférences. Je disais, en reprenant le témoignage du regretté Ahmed Bouda, un authentique nationaliste, que les mosquées où le Cheikh El Ibrahimi tenait ses conférences étaient bondées de monde, vu l’aura qu’avait notre ‘Alem dans le monde musulman. Donc n’essayez pas de déformer mes écrits pour déverser votre haine et tromper le lecteur qui est loin d’être dupe. Et voila que vous m’accusez immédiatement après de vouloir vous entrainer dans une « aventure à l'Iranienne ou pakistanaise ». Un langage bien connu depuis fort longtemps dans certains milieux. Je suis très respectueux des peuples du Monde dont les peuples pakistanais et iranien mais je crois n’avoir à recevoir de leçons de personne. Les Algériens sont assez lucides et compétents pour choisir leur voie. Ils ne sont inféodés ni à l’Orient ni à l’Occident.
5. J’ai cité sciemment Napoléon 1er, car ce sont ces noms à consonance bien particulière (tout comme Glucksman, BHL, Finkielkraut) qui plaisent à notre ultra minorité élitiste et qui sont leur référence. Si j’avais cité un intellectuel ou un homme de culture « bougnoule » vous m’aurez taxé ainsi que l’auteur de la citation d’intégristes ou autre terme infamant. J’ai subi l’école française, comme des millions de mes compatriotes par un accident de l’Histoire mais j’ai eu la chance de fréquenter le lycée franco-musulman et apprendre la langue arabe quand cette dernière était interdite d’enseignement ailleurs. Voila que votre subconscient vous trahit et comme le Pouvoir vous essayez de diviser francophones et arabophones.
6. Quant au problème de pardonner les crimes contre l’humanité, je vous invite à relire calmement mon message. Ma position sur cette question est claire. Il ne peut y avoir de pardon sans VERITE et JUSTICE. Cela ne signifie aucunement VENGEANCE. Nous ne sommes pas plus royalistes que le Roi. Des Nations qui ont été confrontés à des conflits internes, bien avant nous ont appliqué ces règles universelles. Et l’exemple le plus éloquent est celui de l’Afrique du Sud. Et je persiste à dire que le pouvoir politique légitime est en droit, pour tourner définitivement la page de notre drame national de décréter l’amnistie, une fois les criminels de tous bords, confondus et jugés par une justice indépendante. Et cela est très clair et depuis fort longtemps. Et n’essayez pas de faire l’amalgame avec la dite « charte de la réconciliation nationale » décrétée par la police politique et appliquée par le pouvoir apparent.
Ne vous faites pas d’illusions sur une commission internationale d’enquête. Soyons réalistes. Je connais très bien le sens donné à cette commission. De nos jours. Il s’agit en réalité de comptes à régler par une quelconque puissance avec un Etat faible. Pourquoi les américains et les français ont décidé d’une enquête internationale sur l’odieux assassinat de Rafik Hariri et ne l’ont pas imposé lors des assassinats de René Maoued, président de la République libanaise, de Rachid Karamé, chef du gouvernement ou de Kamal Djoumblatt ?
Pourquoi n’ont-ils pas exigé une enquête internationale quand nos compatriotes mourraient par centaines à Raïs, Bentalha, Ramka et Sidi El Kebir ? Pourquoi ne l’ont-ils pas exigé lors des massacres de femmes et d’enfants à Kana au Liban, perpétrés par les Israéliens en 96 et 2006 ?
La France officielle et l’administration américaine « exigeront » une enquête internationale, quand ils n’auront plus d’intérêts stratégiques à défendre (l’Eldorado saharien), comme ils l’ont fait avec le criminel de Saddam, longtemps encensé et soutenu par ces mêmes puissances quand il s’agissait d’affaiblir l’Iran.
Je suis sur le terrain et avec les familles de disparus. Je n’en ai jamais fait un fond de commerce politicien et je n’ai jamais permis à une quelconque officine étrangère et plus particulièrement française d’instrumentaliser cette douloureuse et tragique question comme le font certains. Ces derniers ont même supprimé sur conseils d’une officine française, le terme justice et ne réclament que vérité. Ce sont ces mêmes personnes qui sont allées dernièrement à la commission des droits de l’Homme de Genève, parler au nom des familles de disparus alors qu’elles n’ont pas été mandatées pour cela et se sont même permises de donner de fausses informations sur des pseudo-centres secrets de détention et de torture, alors que les véritables centres sont connus de tous. Je n’ai pas attendu 2007 pour donner les noms des véritables centres de détention, d’exécutions sommaires et de tortures. Je vous invite à lire le dossier que j’avais publié avec mes ami(e)s d’Algeria-Watch en 2003 (La machine de mort).
Un dernier mot, monsieur Omar et avec malgré tout, le respect que je dois au compatriote que vous êtes, évitez de donner des leçons sur le patriotisme, sur la manière de devenir un « homme libre », sur mon «islamisme », mon courage ou autre. Vous êtes très mal placé pour cela. Je ne sais si vous avez agi en simple citoyen « en colère » ou si vous êtes un chargé de mission des officines ? Dans ce dernier cas, je vous dirais, il faut bien plus que des contre-vérités et des étiquettes périmées pour ébranler mes convictions.
Nous construirons avec l’Aide de Dieu et la volonté de toutes les citoyennes et tous les citoyens sincères de ce pays, l’Algérie de toutes et de tous, une Algérie de Justice et des libertés démocratiques. Une Algérie ancrée profondément dans ses valeurs civilisationnelles et grandement ouverte sur la véritable modernité universelle. Et l’ultra minorité élitiste aura sa place et je lui souhaite une prompte guérison de sa pathologie schizophrène qui lui fait croire qu’elle est la majorité.
Je ferme définitivement cette parenthèse avec vous. Des tâches plus ardues nous attendent pour aider modestement notre pays et notre peuple à se libérer de cette oppression.
Cordialement, fraternellement et sans rancune.
Salah-Eddine Sidhoum.
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TAYEB a dit...
Jeudi, novembre 08, 2007
Au frère OMAR SAWAR ;
je suis le forum depuis le début et je lis toutes les contributions sans aucune réticence .
je dois cependant vous dire frère OMAR que vous vous trompez lourdement sur l'histoire du mouvement national et votre manière de répondre au Docteur SIDHOUM, grand défenseur des droits de l'homme et intellectuel intègre, manque beaucoup de finesse et d’égards.
Quant à notre histoire, je crois que vous devez réviser vos connaissances : l'islam a été le ciment de toutes les luttes du peuple Algérien depuis 1830. Notre religion reste le lien qui unit tous les Algériens.
Je suis tout à fait d'accord avec vous , pour dire qu'il ne faut pas utiliser la religion à des fins politiques , mais l'islam doit être toujours présent comme référence pour l'ETAT ALGERIEN et uniquement pour l'ETAT et non pour les régimes ou des partis politiques .
Le peuple Algérien est à 99,99% Musulman et ne pas vouloir admettre cette évidence ne changera rien à l’affaire.
C'est l'occasion de dire aux responsables du forum et des participants qu'il faut un minimum de sérieux pour débattre : M. OMAR vous ignorez tout de notre histoire et vous voulez tenir tête au Docteur SIDHOUM que vous ne connaissez pas, car il n'est pas islamiste (ce qui n'est pas une tare en soi). Pour votre culture ; les communistes algériens ont rejoint individuellement le FLN et l’ALN, et le PCA a été le seul parti à ne pas s'autodissoudre et les Oulémas ont rejoint le FLN au début de l'année 1955 bien avant les communistes et le Cheikh BENBADIS n'était pas membre des frères musulmans, c'est un berbère algérien qui a porté haut l'étendard de l’Islam. Monsieur OMAR, l'histoire a été faite et malheureusement on ne peut pas la refaire selon ses désirs.
L'appel du 1er Novembre 1954 s'adressait aux partis Algériens et le PCA à l'époque n'avait pas une autonomie de décision et c'est pour cette raison que l'appel ne s'adressait pas à lui, car inféodé au PCF, qui lui était dépendant du PCUS ( Union Soviétique ) .
Vous avez la chance d'avoir un intellectuel intègre en la personne du Docteur SIDHOUM, soyez au moins respectueux et courtois et surtout ne déformez pas l’histoire.
Il y'a des acquis qu'on ne pourra jamais mettre en cause : L’islamité, la berbérité et l’arabité.
Tout le reste est négociable et je crois que c'est sur la base de ces évidence que doit s'orienter le débat et que ceux qui ont des comptes à régler avec la glorieuse révolution de novembre 1954, je crois qu'ils se trompent de forum.
Bon courage à tous les frères et soyez dignes de nos ancêtres et fiers de leurs luttes, sans qui nous ne serions pas là à discuter.

Fraternellement à tous, malgré les divergences sur la méthode.
VIVE l'ALGERIE !
GLOIRE à TOUS les MARTYRS !
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TAHIA BLADI a dit...
Jeudi, novembre 08, 2007
Monsieur Omar
Je vous le dis comme je le pense, et sans vouloir vous offusquer, je ne donne pas du "mon frère" à celui-ci et à celui là, pour satisfaire à une quelconque démagogie ambiante. Dans tous mes mails que j'adresse à Mon Frère Sidhoum, j'use de ce qualificatif, en toute bonne foi et en toute sincérité. Quand j'écris au docteur Sidhoum, parce que nous ne nous sommes pas encore rencontrés, je lui dis toujours mon cher Salah Eddine. Parce qu'il y a entre nous, une relation fusionnelle, née de causes profondes, dont celle, et pas des moindres, est l'amour de notre peuple. Pour les Algériens, d'une manière générale, la fraternité et le qualificatif qui l'exprime, sont une chose qui va presque de soi, sans pour autant que cela ne s'abîme dans le lieu commun et, comme vous dites, la démagogie. Les Algérois disent tout naturellement "ya kho", les Abbabsias, "Khèyi", les tlemceniens" ha khaï" un peu tout le monde "ya khouya" et même les islamistes "Khouna". Voudriez vous que, comme ça, nous nous mettions à nous donner du Monsieur, et pourquoi pas du Sir, et du Sahib. Mais enfin. Je ne veux pas profiter. Toute société structurée vit selon l'échelle des valeurs qu'elle a, avec plus ou moins de volonté, accepté comme étant siennes. Prenons des chemins détournés! L’exemple du nu, par exemple. Dans les sociétés occidentales, le nu est un canon esthétique de l'expression, et de l'acception artistique. Les occidentaux, qui seraient plutôt bien inspirés de se couvrir, par rapport au climat froid de leurs régions, considèrent pourtant le nu, comme l'archétype de la beauté. Le nu est omni présent dans leur culture. Jusqu'aux plafonds de la chapelle Sixtine, où Dieu lui même est représenté nu. Devrions nous, par mimétisme discipliné, nous engouffre dans les mêmes perceptions, même si elles n'émanent pas de nos propres perceptions? Chez nous, peuple du sud, où la chaleur du climat devait nous inciter à nous dévêtir, et donc à sublimer le nu, nous considérons que l'intimité des corps est un tabou. Ce sont des choix sociétaux et culturels. Nous avons nos propres valeurs. Je me rappelle que je ne fumais pas devant mon père, allah yarhmou. C'est une barrière consensuelle, sans conséquence, pour exprimer à l'aîné une forme de respect. Un occidental considérerait cela comme une démarche, non seulement hypocrite, mais tout à fait déplacée, voire inutile. Mais c'est notre choix de vie. Devrons-nous, sous le prétexte d'être la copie de l'occidental, le copier et le mimer dans tout ce qu'il est? Nous dépouiller de notre personnalité profonde?
Et puis! Cette ostentation à qualifier les gens de ceci ou de cela. Comment en êtes-vous à considérer que Sidhoum est un islamiste? Encore que s'il l'était, ce serait de son droit. Pourquoi voudriez vous qu'être islamiste serait synonyme de négatif? J'ai discuté avec Tarik Ramadhan, et j'ai été fasciné par sa vivacité, par son humanisme et par son immense intelligence.
Pourquoi voudriez-vous que l'on considère qu'un démocrate chrétien est tout à fait soluble dans la démocratie et pas un démocrate musulman? Bush lui même se revendique d'un christianisme agressif et conquérant, sans que cela ne choque nos "démocrates" en kit. Peut être avez vous été négativement conditionné par les "islamistes" de service qui ont monopolisé le devant de la scène? Au point de mélanger les genres. De confondre un Ben Badis et Bennabi avec un Zitouni. Et de commettre contre eux l'injustice de vos affirmations péremptoires. Sachant qu'un Zitouni est un pantin qui est utilisé par les ennemis, non pas de l'islamisme, mais de l'Islam. Mais ceci étant dit, qu'est ce qui vous autorise à désigner le Docteur Sidhoum comme étant un islamiste? Je sais, pour avoir suivi le parcours de ce frère et de ce compatriote, que s'il l'était, il ne s'en cacherait pas. Sidhoum, tout comme de nombreux algériens dont beaucoup sont laïcs, sans verser dans l'acception occidentale de terme, considère que l'Islam est le socle de notre personnalité. De notre identité et de notre perception de la vie. Ma propre épouse ne porte pas le voile. Alors que ma fille le porte. Je ne pratique pas ma religion, mais je m'affirme haut et clair, comme étant un musulman. Fier de l'héritage que cette religion m'a légué. Je ne suis pas honteux de cette appartenance parce qu'elle n'a plus le vent en poupe. Mais je suis honteux de l'image que les musulmans et surtout les islamistes auto-proclamés donnent de la religion de mes pères. Parce que nous avons une perception libre et responsable de la religion. Je suis personnellement opposé à une quelconque main mise de ma religion sur la vie privée. Mais dans le respect des valeurs de ma société. Car j'ai l'honneur et la fierté d'appartenir à la société de mon père. Je combattrais de toute ma force une quelconque volonté d'accaparement de la volonté populaire, sous le prétexte de l'Islam, comme je combattrais toute atteinte à la liberté en général, mais je n'oublie pas que je suis moi, que j'ai mes propres valeurs et que j'ai en horreur tout despotisme, fût-il celui de la religion.
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Yassine a dit...
Vendredi, novembre 09, 2007 1:27:00 PM
Bonjour, salam, avé, azul etc... vous voyez rien n'est pour saluer à bien mes amis Sidhoum, Benchenouf & autres tels sont nos us & coutumes et je n'est pas l'intention de m'en défaire pour avoir l'assentiment du sieur omarissime pour lui dire nous l'avons pas attendu pour la bienséance et ne plous je me suis interdit de répondre à ce genre d'énergumène qui vont nous détourner d'un débat qui se veut aussi vertueux que fécond! c'est le pire qui puisse nous arriver en ce moment au lieu d'aller se perdre dans les polémiques stériles, d'autant plus qu'un malheur ne vient jamais seul, car il m'a été l'occasion d'écouter quelques intervenants de pseudo partis politiques dans le cadre des élections à venir je ne sais plus lesquelles déjà, mon dieu que c'était affligeant, comment, pourquoi on en est arrivé à cette médiocrité, de toute façon le seul terme qui convient c'est la honte!!!
Et en plus je me vois réduit à répondre à un personnage à qui si on venait à lui demander qui c'était son père je suis sur qu'il répondrait mon oncle c'est le cheval comprenne qui pourra!

Par je me réjouis que le débat vienne à s'affiner par l'intervention d'un économiste et chercheur, d'autant plus qu'à notre époque ou d'autre l'enjeu économique va de pair avec le politique.

D'autant plus dans la jungle des mots pour qualifier l'économie de marché, la mondialisation, le market, les stocks options, titres & valeurs etc... Nous avons grand besoin d'in aiguilleur pour nous orienter dans nos analyses.

Cela nous ramène inévitablement d'abord sur le rôle des institutions et surtout de l'état, sur ce volet tout le monde pense qu'il faut redonner à l'état sa véritable vocation à savoir la régulation dans le sens noble du terme, ce doit être d'abord un arbitre socio-économique arrimé une fois pour toute aux idéaux d'une véritable constitution qui bien entendu sera le fruit d'un consensus populaire indiscutable avec une justice implacable qui redonnera enfin à l'état son véritable rôle.

En ce qui concerne notre économie je ne suis pas un fin connaisseur mais à mon humble niveau seule la libération de l'initiative de l'individu produira les effets les plus positifs et permettra l'émergence d'un esprit entrepreneuriale qui nous fait tant défaut et cela commence par la refonte complète de notre système éducationnelle de la crèche jusqu'à l'université en orientant le savoir vers l'efficience économique ce qui nous arrimera une fois pour toute aux pools d'excellence qui sont en train d'émerger dans les pays comme l'inde, Singapour, la chine et tout près de nous la Tunisie.

Bien entendu cela doit se faire dans la transparence avec des mécanismes dans la régulation et la surveillance reviennent à l'état plus d'économie dirigiste mais pas non plus le foutoir!

pour cela se débarrasser une fois pour toute d'une économie rentière ce pétrole qui devait notre bonheur et qui fait notre malheur ( se reporter aux ouvrages brillants de Me Malti sur l'or noir) et pourtant à fait notre malheur du fait de l'incurie et la gabegie des pouvoirs successifs même si en ce sens je devrais être bon seigneur et saluer le recul du président actuel sur la loi des hydrocarbures mais il y a toujours un mais! cette initiative lui revient qu'à lui car sans doute motivée par des considérations métaphysiques cependant l'économie c'est la réalité des chiffres mais non des conjectures en tout cas en ce qui ma concerne la manne céleste du pétrole, on devrait faire comme les norvégiens, elle appartient à tout le monde et à personne en même temps c'est un instrument de souveraineté et de sécurité quant à l'avenir de nos enfants.

D'abord l'incitation à la création d'emplois dans notre réservoir naturel qui est l'agriculture en privilégiant les diversités régionales de par leur climatologie différente ainsi que leur aptitude vers l'agro-pastorale pour ce qui est des hauts plateaux par exemple, du maraichage dans l'oranais, culture de montagnes en Kabylie et les Aurès, l'agriculture spécifique des zones sahariennes etc...

et cela suppose les universités qui vont avec et tout l'apanage des PMI PME, pour assure le support technique et commercial.

De même que la péréquation économique elle doit se faire en fonction de la productivité de chaque région et le pétrole viendrait seulement suppléer les carences qui seront constatées ça et là nous devons instaurer un système économique du mérite. Bien sur cela nous dispense pas de veiller au solidaire avec les plus faibles mais la priorité doit revenir d'abord au mérite ce n'est qu'à ce pris qu'on fera une nouvelle élite économique qui aura à charge de veiller à note développement économique.

Il faut seulement des décisions politiques courageuses et concertées pour faire aboutir les projets les plus ambitieux. Ne dit on pas que la réalité doit se mesurer à la grandeur de nos rêves les plus fous soit-ils.

Je voudrais intervenir brièvement sur ce problème de la personnalité algérienne en ce qui me concerne je suis un Algérien, musulman, patriote, je le reste et je mourrais en tant s'il y en a que de telles évidences leur inspire de la honte au point de s'en cacher dis donc que je serais malheureux à leur parce que " may khabi asslou ghir l'ihoudi".

A bon entendeur Salut mes amis.
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TAHIA BLADI a dit...
Vendredi, novembre 09, 2007
A Yassine

Mon ami et collègue, AHMED KACI, vient d'attirer mon attention sur le dernier paragraphe de votre intervention. Ahmed est de ces gens foncièrement honnêtes et qui font la part des choses en tout. Il a été révolté par ce "l'ihoudi" de votre texte. Et je suis d'accord avec lui. Il est vrai que ce n'est qu'un dicton. Mais l'insulte qui y est faire aux juifs, ne peut pas être tolérée. Je suis un anti-sioniste, parce que cela a débouché sur l'oppression et la négation du peuple Palestinien, mais je ne suis pas anti-juif. J'éprouve une vraie sympathie pour des juifs qui ne méritent pas d'être ainsi malaxés dans cette façon de parler. Je n'en citerais qu'un seul: Mon cher Benjamin Stora. Qui est allé à contre courant d'une attitude triomphaliste, d'un revers de l'Histoire, d'une situation, et qui a continué à être l'intellectuel intègre, l'Historien objectif que nous connaissons. Il est juif. Et cela n'est pas une tare en soi. Il est un juste. Il est l'un des nôtres, pour avoir été et continué d'être un témoin de notre Histoire, beaucoup mieux que nombre de pseudo historiens musulmans. Les juifs comme lui sont innombrables. Ce n'est qu'un dicton, bien sûr Mais ne portons pas atteinte aux juifs. Je suis d'une génération, d'avant l'indépendance, où les juifs quoique plus privilégiés que nous autres indigènes, étaient nos voisins et les amis de nos parents
Je ne sui pas de ceux qui instrumentalisent l'anti sémitisme, mais j'ai en horreur cette propension à désigner le juif en bouc émissaire
D.B
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 09, 2007 6:06:00 PM
Mr Benchenouf bonjour
Je ne sais pas si j'aurai la chance d'avoir un droit de réponse mais je pense qu'en tant que professionnel,vous me laisserez la chance de me défendre.Apparemment,vous prenez parti pour les thèses de Mr Sidhoum,qui,en tant que défenseur des droits de l'homme a préféré me mettre entre parenthèse.C'est son droit.Cependant,nous menons le même combat et on est dans dans le même camp,les droits de l'Homme.
Sauf que mes thèses sont celles d'un homme libre de toute contrainte.Je veux que mon pays,qui est aussi le votre,soit un pays moderne où nous tous ,aussi différents que nous sommes,puissions
vivre dans un respect mutuel.Et cela,que nous soyons,homme ou femme,arabe ou berbère,noir ou blanc.religieux ou athée.Nous sommes,après 45 ans d'indépendance,à nous égorger et nous étriper parce que nous nous sentons différent de notre voisin et parfois même de notre frère,et pourtant le droit à la difference devrait être une règle chez tout homme ayant un minimum d'égard et de respect pour l'Autre.Ces valeurs qui sont les miennes ,me permette de vivre partout dans le monde.Sans aucun problème.Et c'est avec ces règles que j'au pu élever mes enfants dans la dignité et le respect. Je travaille en Algérie et dans le monde entier à donner le meilleur de moi même
pour l'autre,quelque soit sa religion,sa couleur ou sa race ma passion essentielle est l'Algérie dont je parcours les grands espaces,à la recherche de l'infime lumière,qui pourra donner à mon travail la plénitude et le bonheur qu'attendent de moi ceux qui,dans le monde entier,sans à priori et sans préjugés, savent apprécier la vie dans son humanité toute entière.
Je connais très bien l'histoire.J'ai bien écrit que l'islam n'a jamais été le déclencheur du mouvement d'indépendance.D'autres indépendances,partout dans le monde,ont été acquises,comme en Algérie, sous les seuls valeurs de dignité et de liberté.Il serait honteux de récupérer une histoire pareille sous le sceau de la religion.Quant à Mr Benabi,je vous demande de relire les thèses de spécialistes universitaires qui ont passé au crible ses écrits.Sa mysogynie est,comme celles de tous les membres des oulémas et des frères musulmans,légendaire.La femme ne doit se limiter qu'à son rôle d 'épouse ou mère.Voir la thèse universitaire de"AMIRA Nora, Identité nationale et émancipation des femmes chez les nationalistes " et la revue Ennaqd
N°11.
Quant à notre actuel responsable des oulemas,Mr Chibane,son refus de serrer la main d'une femme est légendaire.
Non monsieur,je suis simplement musulman,sans plus et je ne donne aucune leçon et je n'empêche personne de s'exprimer.Mais bref d'hypocrisie,c'est rare de voir autant de "frères"s'égorger.
Mr Sidhoum a peur du TPI pour les assassins sous prétexte de risque de nouvelle colonisation.Mais qu'il ouvre ses yeux;Les américains sont depuis longtemps les nouveaux colons et la moitié de nos réserves monétaires sont bloqués aux USA.Plus de 45 milliards de dollars.Est ce que le liban est colonisé parce qu'il y a une enquête internationale?
Il cite comme hommes de culture,les dib, ben badis etc mais il occulte les plus illustres.
Est ce que l'émir Abdelkader pose problème?Et notre illustre Kateb Yacine? et djaout?et Boucebci?et Alloula?.Mais c'est vrai que ces derniers ne sont pas de son bord.?Je ne parle pas evidemment de Assia Djébar,Maïssa bey et les autres femmes.Elles sont impures.
Mr benchenouf,vous avez une relation fusionelle avec Mr Sidhoum;je n'en doute point.Il a trouvé en vous un excellent avocat.Il ne manquait plus que Tarik Ramadan,descendant des frères musulmans.
Je vis en Algérie et je me battrai autant que vous "contre tout accaparement de l'intelligence algérienne sous pretexte de l'islam".
Merci
omar
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TAHIA BLADI a dit...
Vendredi, novembre 09, 2007 10:37:00 PM
A Omar
Notre but, dans ce forum, est de susciter le débat entre les Algériens, sur les problèmes qui les concerne. Au risque de gérer les polémiques qui peuvent survenir entre des visons et d'autres, d'un même problème. Et ce de ces angles différents, d'aborder les mêmes sujets, que devrait naître un débat. A la seule condition de respecter l'autre, dans ses ancrages, dans ses convictions, dans sa vision du phénomène. Discuter et contredire ne peut qu'enrichir le débat. Il faut juste essayer de ne pas verser dans la polémique stérile, d'où ne peut naître que l'animosité et la contraction. Et surtout de ne pas agresser les gens Etes vous conscient de la nuisance que votre façon de "discuter" à sur le débat? L'attitude que vous affichez, entre autres, d'assener des verdicts sans appel, sur des hommes et des situations, en les sortant de leur contexte, peut être de façon involontaire, mais aussi d'étiqueter les uns et les autres, sous des labels tout à fait péremptoires. Les amalgames outranciers que vous faites en parlant d'hommes et d'événements, et la lecture malicieusement distanciée que vous faites de l'Histoire, pourraient prêter à équivoque, voire au soupçon. Par les temps que nous vivons. Vous dites bien connaître l'Histoire de notre pays. Pourtant, vous occultez effrontément une caractéristique essentielle de la guerre de libération. Contrairement à ce que vous affirmez, l'Islam a joué un rôle central dans le combat libérateur. Les combattants étaient bien qualifiés de moudjahiddines, ils montaient au combat au cri de guerre d'"allahou Akbar", et ceux qui tombaient avaient le titre de "shouhadas"(martyrs de la foi) Il est vrai qu'il y avait de nombreux combattants qui luttaient pour des idéaux qui n'avaient rien à voir avec la religion, d'autres qui étaient tout à fait de gauche, et même certains qui n'avaient pas de religion. Une infime minorité. Mais les faits sont là! Pourquoi vouloir les occulter, et encore pire, pourquoi traiter ceux qui les invoquent, de falsificateurs? Je voudrais vous dire, par ailleurs, que ceux qui se revendiquent aujourd’hui de leurs valeurs musulmanes, ne sont pas forcément des islamistes, encore que ce qualificatif, au sens politique, n'a rien de honteux, bien au contraire, tant qu'il obéit à une logique démocratique. Croyez bien que je n'ai aucun complexe à faire miens tous les principes que je crois bons et utiles, fussent-ils d'origine occidentale. Tout comme j'exècre tous les fonds mauvais qui viennent de ma propre culture. Parce que j'aspire à un mieux être pour notre communauté, mais dans notre communauté, sans complexe d'infériorité, quitte à imiter les autres, mais non à les mimer. Avec le désir de bien cohabiter avec tous les habitants de la planète
DB
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Abdelkader DEHBI a dit...

 2:08:00 PM_______________________________________________-----------Samedi, novembre 10, 2007
Malgré des "parasitages" évidents, - peut être même pas mission - ce Forum a pour lui, d'abord d'exister et ensuite et surtout: de poser les problèmes de notre société dans des termes clairs, à savoir l'URGENTE NECESSITE pour le Peuple Algérien de mettre fin à un pouvoir politique illégitime et corrompu et de jeter les bases d'un véritable régime politique démocratique issu de la seule volonté populaire, en particulier par l'élection d'une authentique Assemblée Constituante formée d'authentiques représentants élus du Peuple Algérien.
L'importance du sujet implique un minimum d'honnêteté, d'objectivité et de sérieux de la part des intervenants. Je dirais même une transparence totale qui refuserait catégoriquement dans ce débat entre patriotes, la pratique du PSEUDONYME. Dans la mesure où les intervenants dans ce débat n'ont - en principe - rien à cacher, je ne vois pas l'utilité du pseudonyme. Propositions que je demande à Messieurs les responsables de ce forum de bien vouloir en examiner l'éventualité.
Il n'est pas permis de laisser des pseudonymes du genre "Omar" piétiner comme çà, les valeurs sacrées de la Religion ou de proposer une "Justice Internationale" pour régler nos problèmes. A moins qu'il ne s'agisse d'une Vraie Justice Internationale qui commencerait d'abord par examiner les crimes impérialistes et coloniaux comme le génocide des millions d'Amérindiens et de noirs dans les Amériques. Ou ceux du colonialisme français en Algérie et au Maghreb. Sans oublier les crimes de plus de 50 ans d'occupation sioniste en Palestine ou encore les crimes contre l'Humanité qui se déroulent sous nos yeux aujourd'hui en Irak et en Afghanistan.
Abdelkader DEHBI
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Anonyme a dit...
 Vendredi, novembre 09, 2007
CHER FRERE,
CHER COMPATRIOTE,

Mr. BENCHENOUF,

PERMETTEZ-MOI DE LANCER UN APPEL CITOYEN -AU NOM DU PEUPLE ALGERIEN-
A TOUS LES OFFICIERS DE L´ANP SANS EXCLUSION AUCUNE DE REJOINDRE NON PAS LE CLAN MAIS LE RANG DE L´INITIATIVE PROPOSE PAR LE DOCTEUR
S.E. SIDHOUM.

NOUS AVONS TOUS COMMIS DES FAUTES PAR UNE PAROLE OU PAR UN ACTE.

NOUS AVONS ETE TOUS MANIPULES PAR DES FORCES OCCULTES - OU LA MAIN ETRANGERE DONT LE PRESIDENT BOUTEFLIKA A EVOQUE - QUI PERSISTENT A VOULOIR MENER LA NATION DANS DES CHEMINS TENEBREUX DE L'OBSCURANTISME PAR LE BIAIS DE LA DIVERSION DES ESPRITS.

NOUS AVONS ETE TOUS VICTIMES D´UNE STRATEGIE DIABOLIQUE ET PLANETAIRE.

AUJOURD´HUI, CHACUN DE NOUS EST LIBRE DE SON PROPRE ESPRIT EN FAISANT UN CHOIX ET EN SACHANT QUE LE PEUPLE ALGERIEN EST UN PEUPLE INDULGENT AVEC SES GRANDES VALEURS.

NOTRE ETHIQUE MORALE NOUS INTERDIT FORMELLEMENT LA HAINE ET LA VENGEANCE DANS LES COEURS.

LA SEULE VOIE SALUTAIRE POUR CHACUN DE NOUS EST LA RECONNAISSANCE DE SES FAUTES CAR LA SOCIETE ALGERIENNE NE SERA JAMAIS EN FAILLITE.

NOS ENNEMIS SONT IDENTIFIES. AUCUNE FORCE NE POURRA CONDUIRE LE PEUPLE ALGERIEN A S´ENTRETUER UNE DEUXIEME FOIS. LE COMITE DES DROITS DE L´HOMME DE L´ONU EST UN GROS MACHIN POUR DES PETITS TRUCS.

LA SANCTION OU L´INDULGENCE REVIENDRA AU PEUPLE ALGERIEN.

LE BUT DE CET APPEL EST LE RASSEMBLEMENT DE TOUS LES ALGERIENS SANS EXCLUSION AUCUNE, POUR UNE RECONCILIATION CITOYENNE.

FRATERNELLEMENT

IDIR
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 09, 2007 9:28:00 PM
C'est l'histoire d'une société qui tombe et au fur et a mesure de sa chute se répète sans cesse, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien. Ce qui compte, ce n'est pas la chute, c'est l'atterrissage.
Il nous faut a tout prix éviter l'atterrissage.

Cordialement
Sofiane. H
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 10, 2007
Tout d'abord merci de permettre à chaque Algérien de pouvoir exprimer son opinion et de participer à cette louable initiative.
En Algérie, un changement ne peut se faire que si le peuple le désire. Or, au quotidien, on constate la passivité avec laquelle la majorité des Algérien vivent ce qui se passe dans leur pays. Il faut dire que l'Algérien est devenu partisan du "takhtti rassi ou khlas" (tant que ça ne me concerne pas personnellement, ça ne me regarde pas).
Le régime en place a pu "abrutir" ce peuple, chose que même 132 ans de colonisation n'a pas réussi à faire. Donc la première étape vers un changement est l'information et la sensibilisation qui est certes difficile avec la censure qui règne mais qui reste nécessaire à toute initiative. Le peuple algérien accepte ce qui lui arrive, c'est un constat amer mais c'est la réalité. Il est du devoir des intellectuels d'être la locomotive qui poussera ce peuple vers la liberté. Si le peuple ne défend pas ses droits, personne ne le fera à sa place.
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Yassine a dit...
Samedi, novembre 10, 2007
Je tiens tout d'abord à faire mes excuses pour ce dérapage verbal, qui instrumentalise la question juive, oui j'ai fait une intervention tout aussi blâmable sur la forme et sur le fond quand elle évoque le juif par "lihoudi" d'autant plus que je ne suis et je ne peux être antisémite.

Ma parole a outrepassée mes pensées car tellement excédé par les sarcasmes d'un intervenant, j'ai omis de préciser que mon problème ça n'a jamais et ce ne sera jamais les juifs mais l'antisémitisme.

Donc je renouvelle mon sincère mon mea culpa, et qu'il me soit pardonné ce fâcheux errement.

Bien à vous et à bientôt mes amis.
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 10, 2007
Il est vrai que la lutte de libération nationale s'est faite au nom de l'islam. Tout simplement par que le contexte de l'époque opposait le roumi au musulman. C'est un contexte historique dont nous devons tenir compte, mais cela ne doit pas nous embarquer pour autant, dans une logique de récupération. Les Algériens ne sont pas des islamistes, ou alors ils le sont pour le besoin de la cause. Pendant la lutte anti coloniale, parce que c'était un cri de guerre contre l'oppresseur et dans les années FIS  parce que les islamistes ont su parler au peuple et s'imposer comme la seule alternative à l'oppression. Beaucoup mieux que ne tentaient de le faire des révolutionnaires de pacotille, comme le PAGS, qui étaient complètement débranchés de leur peuple. C'est pour cela que la vraie révolution est à venir. Le tout est d'identifier l'oppresseur et le tout est de rallier le peuple. D'ailleurs, au cas où l'on ne se serait pas encore rendu compte, le train est déjà parti. Dans l'esprit du peuple, les nantis sont l'ennemi. Parce que les gens, dans leur infinie logique, et dans leur infinie misère, ont compris qu'il n'est pas possible d'être riche sans être corrompu, dans ce régime où les critères de réussite sociale ont été canalisés de telle façon, qu'on ne peut pas accéder à la richesse sans être du régime, ou du moins sans se soumettre à ses règles. Et encore moins, sans en emprunter les passages obligés. Mine de rien, en faisant semblant d'être écœuré.
Ce forum a le mérite de laisser parler les gens. Si les initiateurs ont un vrai souci d'écouter et de comprendre, c'est tant mieux. A la seule condition de proposer des alternatives et des mots d'ordre. Parce qu'il faut sortir de cette situation. Mais il faut, par ailleurs, passer outre certaines interventions, comme celle de ce Omar qui se pose en arbitre et en juge, avec des arguments fallacieux, qui se veulent comme autant d'évidences, et qui ne reposent sur rien de sérieux, sans rien apporter à la compréhension de nos problèmes et qui traînent des intonations éradicatrices tout à fait éculées.
Le moment est peut être venu de rallier le peuple, en lui lançant des consignes qui vont dans le sens de ses attentes.
Ali
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Araboberbere a dit...
Samedi, novembre 10, 2007
Le message d’Ali est intellectuellement honnête. Je constate avec plaisir que le forum prend de l'allure. Je crois qu'on ne va pas rader à atteindre une vitesse de croisière. La qualité des interventions, même si elles sont très passionnées va entraîner tous ceux qui préfèrent lire plutôt qu'écrire, à se jeter à l'eau. Et dieu sait combien de compétences tranquilles attendent de se manifester.
Araboberbere
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Anonyme a dit...
Samedi, novembre 10, 2007 10:10:00 PM
Pourquoi adoptez vous une démarche qui tend à minimaliser, voire à justifier ce terrible fléau qu'est l'islamisme? Votre discours est séducteur mais c'est la copie conforme, même s'il elle est plus intellectuelle, du projet islamiste et islamisant, des brutes qui ont essayé de phagocyter nos aspirations à la démocratie. Je crois que le discours de ce forum est très trouble. Il ne se démarque pas nettement du projet islamiste qu'il tente de domestiquer et de maquiller, au prestexte de sauvegarder nos valeurs. Je ne vous cache pas que je préfere la posture d'un Benchicou, qui tout en se réclamant de son algérianité pleine et entière, avance à visage découvert, pour dire non à la dictature du régime et non à l'islamisme rampant. On ne peut pas se prétendre démocrate et justifier une démarche religieuse qui avoue son dessein d'instaurer une républiqe islamiste.
B.Yassine
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Chafik a dit...
Dimanche, novembre 11, 2007 1:12:00 PM
Omar,

Religion de masse, l’Islam a, du VIIe au XIXe siècles, travaillé la société algérienne,
modelé ses mentalités et ses comportements. Tous les grands mouvements de contestation
des pouvoirs établis l’ont pris pour porte-drapeau. La continuité de la tradition
musulmane s’est ainsi exprimée au cours de la résistance armée à l’invasion française
de 1830, résistance menée par les confréries religieuses après la reddition de la classe
militaire ottomane. La composante religieuse fut une donnée fondamentale du combat
de l’émir Abdelkader (1807-1883) pour mobiliser derrière lui les Algériens, tout
comme elle sera centrale dans le combat nationaliste de l’Association des oulémas
(1931-1956), du mouvement messaliste (1927-1962) et du FLN, qui lance la guerre de
libération en 1954.

La suite :
http://www.algerie-tpp.org/tpp/pdf/dossier_11_islam_mvt_national.pdf

Article de Med Harbi, qu'on ne peut soupçonner d'islamisme, et qui a, à mon sens, plus de légitimité que vous, à parler du mouvement national.

Bonne lecture
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Anonyme a dit...
Dimanche, novembre 11, 2007 2:31:00 PM
C'est clair et c'est net. Cette lecture de l'Histoire par Harbi est une évidence. D’ailleurs cette appartenance à l'islam que nous revendiquons, non pas pour établir une quelconque république islamique, mais comme l'élément fondamental de notre personnalité, est un sujet qui réunit le consensus de la majorité de nos concitoyens. Un consensus qui ne serait susceptible de poser problème que dans l'éventualité où des extrémistes voudraient en faire le support légiférant de la république que nous appelons de nos vœux. Nous sommes musulmans, nos valeurs émanent de l'islam, mais nous voulons créer une république qui se tient à distance respectueuse de la religion. Sans l'occulter. Il va sans dire que nous sommes investis d'une identité particulière, que nous devons tenir compte des valeurs musulmanes de la société, des valeurs vraies et non pas de celles qui consistent à se déguiser en Yéménite ou en Afghan, mais nous sommes ouverts aux valeurs universelles, et non Judeochretiennes, de la liberté de pratiquer sa religion ou non, de s'habiller selon son goût, de donner à la femme la même importance dans la société que l'homme et de choisir ou de répudier ses élus sur un programme, non pas religieux, mais civil, politique et économique. Nous serons mieux à même d'appréhender la place de l'islam dans la société lorsque nous comprendrons que celle-ci doit composer avec la liberté de l'individu, même si cela va à l'encontre de ses commandements canoniques. Mais il n'y a pas lieu, par ailleurs, d'adopter à l'encontre de l'islam une attitude volontairement hostile, au prétexte de copier le modèle occidental. Nous n'allons pas refaire le siècle des lumières, ni tomber dans le discours islamophobe ou islamo'sceptique, comme disent ceux qui cherchent une faille pour exprimer leur haine de l'islam. Je trouve personnellement que le discours d’Omar est un bon reflexe, puisqu'il nous incite à discuter avec lui de ce que nous pensons sur la question. Nous ne sommes pas d'accord avec lui, mais il est salutaire pour nous qu'il puisse exprimer son scepticisme et sa méfiance à l'endroit de la religion. Sauf qu'il devrait éviter d'enfoncer des portes ouvertes et de porter des accusations injustes.
Nourredine Bensafi
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Yasmina a dit...
Lundi, novembre 12, 2007 10:18:00 AM
 
Bonjour à toutes et à tous,

Au sujet du texte en date du 1er nov : Monsieur Lounes, vous commencez par qualifier l’Etat actuel d’hypocrite (de cela personne ne vous contredira) et immédiatement vous vous en prenez aux femmes comme dans une sorte transe exécutoire. Désolée monsieur Lounés mais vous opérez une atroce, une insupportable juxtaposition « femmes juges/ licences d’importation d’alcool/ cabarets/ bars ». Et le comble est que vous invoquez l’Islam, mieux le Coran le premier texte sacré qui a accordé des droits civiques à la femme! Expliquez moi qu’il ne s’agit pas là d’un crime d’interdire -à une femme qui s’intéresse, étudie, acquiert les compétences nécessaires pour être Imam et/ou Mouedden et/ou juge, dont la seule aspiration en cette vie est d’ordre spirituel et religieux ou qui souhaiterai rétablir l’ordre par la Justice- l’accès à ces fonctions par une loi que vous aurez consciencieusement rédigée !!! Je suis étonnée que votre première proposition aille dans le sens de la culture de la restriction, de l’exclusion et du clivage ! Avec une telle disposition de l’esprit vous ne générerez que répulsion et division ! Je suis furieusement CONTRE votre proposition et d’autant plus outrée que depuis que ce texte a été publié, aucun intervenant n’a relevé cette aberration sexiste !!!!

La lecture de certains textes entre autres celui en date du 8 nov, celui de Tahia Bladi 8 nov sur les question de l’Economie leur pertinente teneur, leur degré de spécialisation me laisse à penser qu’il est préférable de créer des sortes de « commissions de spécialistes » chargées d’établir des programmes cohérents et réalistes pour la réorganisation de nos institutions (économie, politique, justice, éducation, …) et qu’il s’agira par la suite de vulgariser afin que chacun de nous puisse à son tour, doner son avis, ratifier ou réfuter les propositions présentées. Il est évident que la constitution notamment celle publiée en 1992 est en soi un modèle démocratique, qu’elle nécessite quelques remaniements et rajout mais qu’il est indéniable qu’au regard de ce texte constitutionnel le pouvoir actuel est hors la loi et devra être jugé pour non application et respect de la Constitution. Il suffit de citer rapidement quelques articles notamment l’art.8 «… la protection de l‘économie nationale contre toute forme de malversation ou de détournement, d’accaparement ou de confiscation illégitime. » dans le même sens l’art. 21 ou encore l’art. 24. « L’état est responsable de la sécurité des personnes et des biens… » et j’en passe…

Mais la question qui retient le plus mon attention est « où est le peuple? » 7 nov . Pour nous la place et la fonction du peuple étant capitales, il m’apparaît que la marche vers la démocratie peut déjà être amorcée. Comment? Tout simplement en considérant que le peuple n’est pas une entité abstraite ou lointaine dont on espère un hypothétique soulèvement mais que cela relève d’abord et avant tout de la responsabilité de chacun de nous! Il est possible de s’auto contrôler dans son travail, dans ses relations sociales, dans la mise en œuvre de ses responsabilités, de ses devoirs et de ses droits. Qui nous empêche dès maintenant, chacun à la place qui est la sienne de faire désormais correctement et honnêtement son travail ? Qui nous empêche de ne plus tricher, de ne plus dilapider les biens sociaux, de rendre justice de façon équitable, de soigner, d’enseigner honnêtement, de ne plus spéculer sur les biens de consommations, de venir en aide aux plus faibles, de se soutenir mutuellement face à tous les représentants de l’Etat en Algérie et à l’Etranger et quel que soit leur degré de responsabilités pour exiger d’eux la transparence budgétaire et le respect de la loi?
Comment expliquer que ce groupe « cinq ou six personnes », selon les informations de monsieur Tigha, a pu se maintenir face à un peuple de plus 26 millions de d’âmes !!? Ce Pouvoir, n’est-ce pas nous qui par notre ignorance, indifférence, insouciance ou inconscience l’avons laissé s’installer, s’insinuer dans les méandres des plus basses sphères de la société puis s’enraciner en nous-mêmes? Ne faut-il pas avouer la vérité à savoir que chacun a profité de ce chaos pour se servir largement pour son bien être personnel et purement égoïste?? Que chacun de nous n’a pas osé assumer ses responsabilités au moment opportun, a préféré fuir et se taire au lieu de faire face, ou s’est accommodé de sa situation sociale et professionnelle, ne se sentant pas, en ce for intérieur, concerné par le drame de l’Algérie? C’est peut-être en agissant sur nous-mêmes et par nous-mêmes dans le cercle proche de nos relations familiales et sociales que nous pouvons dès maintenant faire pression par le bas sur cette horde de cannibales qu’il s’agit d’éradiquer une bonne fois pour toute!

Oua Allah oua A3lam.
Yasmina
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Anonyme a dit...
Mardi, novembre 13, 2007
C'est pour cela que ce forum tente de réconcilier les Algériens avec la politique. En créant un débat où la sincérité est omniprésente. Nous sommes sur la bonne voie, d'autres Algériens vont arriver.
Araboberbere
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Salah-Eddine Sidhoum a dit...
Mercredi, novembre 14, 2007
Je voudrais intervenir si vous me le permettez, pour répondre à certaines interrogations des compatriotes.
Mais bien sûr que ce forum est ouvert à toutes et à tous, sans exclusion ni exclusive, avec comme seule condition MORALE, le profond respect mutuel. Je suis cependant chagriné de ne pas voir nos compatriotes arabophones participer au débat, car ce dernier est ouvert dans les deux langues.
Notre but est triple :
1. permettre à nos concitoyens de s’exprimer sereinement et librement sur les questions fondamentales qui se posent à notre pays.
2. Participer pleinement à la construction de cette initiative politique. Une initiative par et pour tous les Algériens.
3. Nous permettre après ce large débat de rédiger le Manifeste de la Dignité et du changement, rampe de lancement du Forum du même nom, lieu de rassemblement de toutes les volontés intellectuelles et politiques sincères et qui sera le catalyseur, de par ses idées et ses actions, d’une véritable dynamique mobilisatrice populaire pour libérer le pays de ce régime destructeur, remettre le pouvoir aux compétences politiques élues démocratiquement et reconstruire ensemble une Algérie de toutes et de tous, de justice et des libertés démocratiques.

Il est vrai comme disait un de nos compatriotes sur ce forum, que les citoyens sont devenus passifs, même devant les injustices les plus criardes. La fatalité semble les avoir sérieusement gagnés, ce qui explique le repli sur eux-mêmes et leur total désintérêt de la chose politique. La boulitique du régime les a anesthésiés et la faillite d’une grande partie des élites tant intellectuelles que politiques a joué un grand rôle dans leur démobilisation. La société, sans guides éclairés, et plus particulièrement la jeunesse a été réduite à répondre par l’autodestruction (zetla, harragas, suicides) ou par la contre-violence (opposition armée, émeutes) à la violence chronique du pouvoir. La classe politique née de la supercherie démocratique d’octobre 88 et qui avait un certain ancrage populaire n’a pas su s’unir autour de valeurs communes en vue d’une véritable transition démocratique et d’un véritable changement en profondeur. Son erreur a été de s’inscrire d’emblée dans la stratégie du pouvoir qui a imposé les termes et les limites du débat. Baignant dans l’autosuffisance béate, les islamistes se sont octroyés le monopole de l’Islam, les nationalistes le monopole du patriotisme, les sociaux-démocrates le monopole de la démocratie, faisant tous le jeu de la division et chacun d’eux excluant l'autre. La vie politique a été pervertie à dessein. Une minorité autoproclamée démocrate excluant tous les autres courants, atteinte de schizophrénie politique et encouragée à dessein par le Pouvoir, se voyait majorité absolue. Puis est survenue l’opposition armée des islamistes du FIS (l’aubaine pour l’oligarchie !) après le coup d’Etat de janvier 92. Toutes ces erreurs de cette classe politique (toutes tendances confondues) ont grandement facilité le régime à se « religitimer » et à se renforcer.

Je persiste à dire que la lâcheté d’une grande partie des élites est pour quelque chose dans cette déconfiture nationale. Le peuple Algérien est comme tous les peuples du monde, avec ses qualités et ses défauts. Il n’est ni plus intelligent ni plus idiot que les autres. Il a été écrasé par des décennies de hogra et d’anarchie institutionnalisée. Trompé par le pouvoir et trahi par ses élites il s’est retrouvé sans repères et sans guides. Je partage totalement l’analyse d’un compatriote sur ce forum qui disait : « Prenez n'importe quel peuple au monde, faites lui subir la répression, la faim, le besoin sous toutes ses formes. Montrez lui que ceux qui vont dans le sens de ceux qui le dirigent seront favorisés, encadrez-le de gens qui sont issus des plus basses couches de sa société mais qui obéissent et ne discutent pas les règles du système établi, pourvu qu'ils soient mieux que les autres, et vous obtiendrez exactement ce qu'il y a chez nous ».
Ne jetons pas la pierre à ce peuple pour dissimuler les dérobades et la lâcheté d’une partie non négligeable de nos élites !

Je voudrais également revenir sur un point important soulevé par Idir qui est celui de l’autocritique et du mea-culpa. Il est vrai que nous avons tous été, à des degrés divers, responsables de cette situation. Certains par leur silence et leur lâcheté. D’autres par leur compromission ou leur immaturité politique criarde.
Les véritables Oulémas se sont tus devant les dérives de certains charlatans politico-religieux qui ont instrumentalisé l’Islam et essayé par la force et la violence de « ré-enseigner » aux Algériens leur religion au nom de théories et de fatwas fumeuses importées d’ailleurs. Cette situation a été amplement encouragée par les « services » et nous a mené à un désastre.
Beaucoup d’intellectuels et de politiques se sont tus devant les atteintes gravissimes aux Droits de l’Homme au lendemain du Coup d’Etat de janvier 92. Certains d’entre eux ont même applaudi.
Certains directeurs de presse et une minorité de journalistes ont joué un rôle odieux, en se mettant sous la coupe du service de « l’action psychologique » de la police politique pour désinformer l’opinion publique et attiser les feux de la haine et de la discorde.

Tous doivent reconnaître leurs erreurs, faire leur autocritique pour beaucoup et leur mea culpa pour certains. C’est une étape essentielle de la véritable réconciliation qui permettra de tourner sereinement la douloureuse page des années de sang et de larmes.
Les Algériens n’auront rien inventé. Sous d’autres cieux, des pays ayant connus de graves conflits internes sont passés par cette phase de « catharsis » pour tourner la page des drames internes qu’ils ont eu à traverser.
A titre d’exemple, en Afrique du Sud, l’ANC, parti qui a mené le combat contre l’Apartheid et qui en est sorti victorieux, n’a pas hésité à faire son mea culpa et reconnaître les crimes commis par certains de ses membres, devant la Commission Vérité et Réconciliation.
L’ex-président polonais Jaruzelski n’a pas hésité à se présenter à la télévision de son pays pour demander publiquement ses excuses à son peuple pour le mal qu’il lui avait fait durant sa dictature.
Le commandant en chef de l’armée chilienne n’a pas hésité le 5 novembre 2004 à assumer ses responsabilités dans les violations des droits de l’Homme commises durant la dictature du sinistre Pinochet entre 1973 et 1990 en reconnaissant la responsabilité institutionnelle des crimes commis durant cette période les qualifiant de « faits punissables et moralement inacceptables ». C’est tout à son honneur que de réconcilier l’institution militaire avec son peuple après que Pinochet l’ai entraînée dans sa « sale guerre ».

La presse chilienne dont nous connaissant la puissance (plus particulièrement le groupe El Mercurio) et l’appui qu’elle a apporté au Coup d’Etat de Pinochet, n’a pas hésité à son tour à faire son mea culpa. Le Collège des journalistes chiliens admettait fin 2004 les fautes de la corporation « par les moyens de communication qui firent de la manipulation et du mensonge leur ligne éditoriale ». Ce même collège a appelé « à la réflexion les journalistes qui, par peur, lâcheté, confort, opportunisme ou complicité, mentirent ou occultèrent la vérité ».

Ali disait qu’il fallait rallier le peuple. C’est exact, car sans lui, toute dynamique est vouée à l’échec. Mais pour le rallier, il faudrait d’abord le rejoindre, parler son langage, être en symbiose avec lui, comprendre ses véritables aspirations et respecter ses valeurs. Ce « ralliement » ne peut se faire que sur la base d’une plateforme d’idées et d’actions claires et réalistes. Comme disait un compatriote, il faudrait le solliciter pour libérer le pays de cette oppression et construire un véritable Etat de Droit. Il ne s’agit pas de l’entraîner dans une aventure, car il n’est pas question de tomber de Charybde en Scylla.
Après tant de heurs et de malheurs, le moment est venu pour que l’élite nationale intègre se réconcilie avec son peuple et lui serve de guide, pour le sortir des ténèbres dont lesquels l’a poussé ce système criminel.
Respectueuses salutations à toutes et à tous.
Salah-Eddine Sidhoum
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Anonyme a dit...
Mercredi, novembre 14, 2007
Docteur Sidhoum
Je voudrais pouvoir parler au nom de tous les Algériens pour vous remercier pour cette initiative et pour vos efforts en vue de rallier l'élite algérienne dans le but, ô combien espéré, de prendre nos destinées en main. Mais ne représentant que ma propre personne, j'ose tout de même, vous saluer et vous encourager dans cette voie, qui finira par rassembler toutes les bonnes volontés et tous les Algériens qui craignent pour l'avenir de la nation. Je voudrais vous dire, concernant votre dernière intervention, que vous avez raison de stigmatiser les élites de notre jeune nation. Celles-ci, au prétexte de l'égoïsme institué en valeur suprême, et à l'autre prétexte qu'il était impossible de lutter contre un état d'esprit ambiant, ont totalement démissionné du rôle qui leur est naturellement dévolu, lorsqu'elles ne se sont pas honteusement compromises. Je connais personnellement beaucoup d'intellectuels intègres qui ont abdiqué, face à ce régime corrupteur et qui ont fini par rentrer dans l'ordre du système. Fort heureusement, des intellectuels intègres, dont vous même, ont résisté au chant des sirènes, et ont continué de suivre le chemin de la dignité, souvent dans des difficultés extrêmes, parfois jusqu'à la mort, et au moins dans une totale indifférence de ceux là même qu'ils défendent. C'est beaucoup de mérite. Aujourd'hui, la sirène d'alarme est déclenchée. Le pays risque d'imploser. Personne ne pourra dire à l'avenir qu'il ne savait pas, et personne ne pourra s'en prendre aux autres s'il n'a lui même fait son devoir. Le devoir de se porter au secours de son peuple.
C'est pour cela, Docteur Sidhoum, que je vous dis, très modestement et signant de mon nom et de mon prénom: Je suis prêt.
Avec mes sincères salutations:
Abderahmane Benabdesmed
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Anonyme a dit...
Vendredi, novembre 16, 2007
Merci et félicitations pour ce forum.
Après plusieurs années de crimes et de dévastation commis au nom de la religion
pour imposer une constitution théocratique totalitaire et abolir les droits
fondamentaux, le rêve de la CIA, de l'Arabie Saoudite avec l'aide d'une minorité d'Algériens s'est brisé devant le peuple Algérien résistant, qui a souffert mais n'a pas plier.
Ce n'est pas l'arrêt du processus électoral qui a posé problème, sur ce point la majorité des algériens étaient d'accord mais la légalisation de partis islamistes a l'encontre de l'énoncé même de la constitution.
Les néoconservateurs Américains ont toujours fantasmé sur une Algérie islamiste de bazar  pour s'accaparer ses richesses.
Qui ne se rappelle pas du laser du stade du 5 juillet, de l'hystérie collective au niveau de la place du premier mai a Alger, de la saleté des marchés islamistes, des barbus afghanisés, du khôl pour les hommes, de l'enfer quoi!
J'ose espérer que l'Algérie ne vivrait plus ce cauchemar et quelle serait toujours moderne, gaie, souriante, et ouverte sur les valeurs universelles de respect des droits humains (égalité des sexes, de couleur et de croyance)
et que la spiritualité devient une affaire strictement personnelle.

Au niveau économique, le salut proviendrait d'une agriculture moderne et extensive dans le grand sud, ceci par de la désalinisation
a outrance de l'eau de mer et son transfert vers les nouvelles plaines a développer au Sahara.
Tout investissement doit tendre vers ce but.

Et mes respects à Mr Benchenouf et Mr Sidhoum
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Leon a dit...
Vendredi, novembre 16, 2007
Mon cher Sidhoum,
j'ai tord de naviguer si peu sur le net; j'ai donc raté ton appel. Ce premier commentaire est surtout pour dire que je m'inscris en accord avec tout rassemblement destiné à discuter d'émancipation pour chacun d'entre nous et pour nous tous et toutes.
je donne aussitôt ma façon de concevoir une discussion utile:
1 nous placer hors du lieu, du champ et des agendas de l'Etat, des élections et des partis. Faute de quoi on ne parlera pas des gens, ce qui est important, mais de l'Etat présent, de ses élections, de ses partis, ce qui, à mes yeux est le contraire de l'exercice sain de la politique.
2 Au lieu de reproduire le sommaire traditionnel de la langue de bois, comme thèmes de discussion, fixons-nous des tâches relatives à la pensée et à l'action politiques propres à identifier les points de subordination des algériennes et algériens: étouffement des libertés, destruction de l'emploi, prédation économique, coupure entre riches et pauvres, etc...
Une telle démarche doit avoir pour but quasi unique de faire germer l'idée de la possibilité d'émergence d'initiatives politiques concrètes par les gens sans attendre les échéances étatiques. L'organisation politique n'existe que si les gens renouent avec la capacité d'agir sur ce qui les concerne d'abord, localement
bien à toi
Ghazi HIDOUCI
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Ahmed Simozrag a dit...
Vendredi, novembre 16, 2007
Tout d’abord, je dois adresser mes plus vifs remerciements au frère Si Salah-Eddine pour son invitation au forum. Toutes mes félicitations aussi pour cette heureuse initiative. Je dois également saluer ceux qui contribuent à l’animation et à l’enrichissement du forum par leurs débats pertinents, même si certains débatteurs semblent si prompts à accuser des innocents leur imputant à tort la responsabilité de la crise. Ces gens se disent pourtant démocrates. Faut-il revenir vingt siècles en arrière pour débattre des principes de la démocratie ? Alors que tous les signaux sont en rouge dans notre pays. J’ai bien envie de lui dire des choses mais pour ne pas heurter les sensibilités, je m’en abstiens, évitant de revenir sur des choses qui nous éloignent de l’entente. Khalli elbir boghtah (laisse le puits avec son couvercle).

Une des règles les plus élémentaires de la démocratie consiste à se référer au peuple en cas de désaccord, à accepter sa sentence. J’entends par peuple la majorité. A partir du moment où l’on refuse le choix du peuple, le verdict des urnes, quelle démocratie veut-on alors ? Cette manière de faire et de penser ne nous facilite ni l’entente entre nous ni la sortie de la crise.

A mon humble avis pour parvenir à une entente sur un minimum de principes, il convient de se départir de toute arrogance intellectuelle, de tout extrémisme quel qu’il soit religieux, laïque, politique et autre et n’avoir pour souci et pour finalité que l’intérêt de notre pays et de notre peuple. Pour ce faire, nos efforts doivent tendre vers la recherche de tout ce qui peut conduire à la solution de la crise, au retour à la paix, à la prospérité et au bien-être de notre peuple, à fonder notre mémoire sur la vérité et la justice qui conditionnent l’arrêt de l’effusion de sang, à panser les blessures des victimes et enfin à construire l’Etat de droit.

La responsabilité de la crise incombe à la dictature qui ne date pas de hier ni de l’arrêt du processus démocratique. Elle date du premier putsch contre le gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA) qui a engendré tous les malheurs du peuple algérien depuis la confiscation de son indépendance jusqu’au coup d’Etat contre ses représentants. Seulement malheureusement, ceux qui ont confisqué au peuple son indépendance, ne se sont pas contentés de l’opprimer, ils ont pillé ses richesses, bafoué sa dignité et assassiné ses enfants. Pire, Ils ont dressé les fils de l’Algérie les uns contre les autres. Si bien que des Algériens, jadis unis comme un seul corps, en sont arrivés à se haïr et à s’entretuer. De grands épisodes de notre passé demeurent inconnus. Notre histoire, depuis près d’un demi siècle, n’est qu’une succession de tragédies, de malheurs et de souffrances.

Aujourd’hui, notre pays est livré au vol et au pillage, le sang continue à couler, nos enfants se suicident et se détruisent par la drogue, s’ils ne se font pas dévorer par les requins ; on ne peut plus parler de nation algérienne, faute de constituants d’une nation. Bref, ce n'est pas le moment d’ergoter sur des vétilles. Ni de polémiquer dans le vide. Le frère anonyme qui parle de laser fonde malheureusement son propos sur la haine et la mystification. Est-ce un problème l’histoire du laser ? Et qui est à l’origine de cette manipulation ? Quant à « la saleté des marchés islamistes » qu’il évoque, c’est faux. Je m’en souviens : il y avait la grève des éboueurs, les islamistes se sont mobilisés pour nettoyer les rues et les places publiques. J’aimerais poser cette question au frère, s’il me permet : Est-ce que les communes sont mieux gérées depuis ? Combien d’élus municipaux ont-ils été traduits en justice pour détournement de fonds et/ou mauvaise gestion ? Combien de milliards détournés ? Les élus du FIS étaient pris de court. On ne leur a pas laissé le temps de respirer. On les a empêchés de travailler convenablement. Ils étaient confrontés à des problèmes tous azimuts. Honnis par les forces de l’ordre et par l’administration, ils étaient l’objet de provocations, de détentions arbitraires, de procès injustes ; en cas d’infraction ou d’agression, les forces de l’ordre ne répondaient pas à leurs appels et n’exécutaient pas leurs instructions y compris dans des cas graves. Les communes du FIS s’étaient vu dépouillées de leurs prérogatives et du crédit nécessaire à leur fonctionnement. Elles ne devaient s’occuper ni d’écoles, ni de logements, ni de voirie. On a tout fait pour ternir leur image face à leurs électeurs. Cela avant le fatal coup de force contre le pouvoir du peuple le 11 janvier 1992.

Et tout le monde connaît la suite : 250 000 morts sans compter les dégâts matériels, financiers et autres. Sans compter le nombre de veuves et d’orphelins. Sans compter les handicapés, les mendiants et les fous. Sans compter les exilés !
Et nous avons pour résultat un pays sans repères, sans idéologie, sans boussole, un pays où la pauvreté se développe à mesure que prospère la maffia. Le sang a coulé à flot pendant plus d’une décennie. Toute une génération de jeunes fut délibérément exterminée.

Alors qu’il aurait suffi d’un dialogue, d’une table ronde, d’un peu de sagesse, pour épargner au pays cet indicible désastre. Et si le choix du peuple était respecté, quel danger pourrait représenter une assemblée élue, face à la panoplie de garde-fous constitutionnels entre autres le pouvoir de dissolution du président de la république ? Que peut faire une assemblée quand ses lois, pour être applicables, doivent être promulguées par le président de la république ? Que peut faire une assemblée quand le peuple est là pour la sanctionner ? Le parlement actuel a-t-il un pouvoir réel ? De quel droit et au nom de quoi une poignée de généraux se permet d’annuler le vote d’un peuple ? Le choix d’une nation ? Même si l’on se place dans la logique des putschistes, la seule réponse est qu’aucun danger ne pourrait provenir d’une assemblée élue et par conséquent, rien ne saurait justifier le putsch et encore moins les massacres qui s’en suivirent.

Les auteurs des tortures et des massacres doivent être connus du peuple, qu’ils soient des islamistes ou autres, peu importe. Une fois connus, les victimes pourront à ce moment-là leur pardonner. Les Algériens en général ne sont pas rancuniers.

Le projet de société doit naturellement tenir compte de l’islam comme composante fondamentale de la nation. Renier l’islam c’est se renier soi-même, renier son identité et celle de son peuple. Cependant, la question de la place de l’islam sera soumise à un référendum populaire. C’est le peuple qui décidera de la nature du régime politique. D’emblée, nous pouvons annoncer l’Etat de droit comme objectif mais sur quelle base, sur quel fond : Islamique ou laïque ? C’est le peuple qui répondra à cette question. Lui seul en décidera.

Pour le moment, il est question de sauver le pays. Cette première phase n’est ni une phase de disputes ni une phase d’inquisitions sur la tendance ou la couleur. Quand on veut éteindre un incendie, on ne doit pas interroger les pompiers sur leur religion ou leur tendance politique.

A mon humble avis, le changement ne peut s’opérer qu’à la faveur d’un soulèvement populaire. Ce vers quoi le pays se dirige d’ailleurs, vu la recrudescence des manifestations et des émeutes. Notre rôle est de faire en sorte que le changement soit pacifique, sans trop de dégâts.
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Yassine a dit...
 Dimanche, novembre 18, 2007
Tout d'abord je me réjouis à l'unisson avec mes amis du forum, de l'arrivée de d'intervenants de qualité et d'horizons divers, cela reflète réellement la diversité de notre société, ainsi que l'esprit de tolérance naturel chez l'algérien, quand ce dernier n'est soumis à aucune forme de pression ou de répression.

Je pense en tout cas que l'heure du procès de ceux qui ont trompé les algériens viendra il est inutile de ressasser les rancœurs et les déceptions de toute façon tous les coupables de quelque bord qu'ils soient passeront au purgatoire sous le glaive d'abord de la justice des hommes et bien entendu celle inéluctable la justice divine!

Je réitère encore une fois mon opinion sur l'évolution des choses ma préférence va vers une révolution dite de "palais" car c'est il me semble la seule susceptible de faire émerger une élite honnête et sincère qui pourra remettre le pays sur les rails sans trop de dégâts.

Je pense in fine que les instigateurs d'un éventuel mouvement populaire qu'ils pensent téléguider à leur guise, ils se trompent lourdement car si soulèvement populaire il y a cette fois ci aucun courant ni force politique cohérente n'aura une emprise réelle sur le désastre qui adviendra et qui détruira tout sur son chemin y compris les apprentis sorciers qui pensaient tirer profit de cette initiative téméraire et aventuriste!

C'est pour cela même que nous devons nous réunir et mettre toutes les synergies en phase comme le préconise ce forum afin de dégager une assemblée constituante ou enfin toutes les sensibilités seront réunis afin de sortir avec une solution de consensus qui agréera les uns et les autres et qui devra finalement être soumise à l'appréciation du suffrage universel du peuple algérien qui seule décidera enfin de sa destinée.

En effet cela parait utopiste et pourtant c'est si proche de la réalité, car nous avons été tellement déstructurés que nous ne nourrissons aucune utopie!

Il suffit pourtant de croire en nos propres forces, et dieu sait ce que l'algérien est capable de faire redonnons lui seulement l'envie de s'engager et il sera capable de faire les plus beaux exploits.

Car les plus grands exploits qu'on réussi à lui faire faire tous les pouvoirs qui se sont succédés c'est la fuite de nos cerveaux, c'est le désengagement total de la chose politique dans le sens noble du terme, c'est les harragas, c'est les suicides, c'est la tchipa, la désespérance, la violence etc..

Algériennes, algériens unissons nous pour faire aboutir les solutions les plus justes pour notre pays, que les débateurs fassent des propositions concrètes de sortie de crise!

Merci mes amis et à bientôt!
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Anonyme a dit...
Mercredi, novembre 21, 2007
Salam,

Avant tout merci à MONSIEUR Sidhoum, un argaz comme on en fait plus.

Merci aussi à tous les intervenants et surtout monsieur Benchenouf d'avoir créer ce forum.

Cependant, il n'est pas facile de dialoguer et de s'y retrouver dans la forme choisie pour organiser ce forum. N'est-il pas possible de créer un forum classique comme il en existe des millions sur le net, plutôt que des messages qui se succèdent les uns les autres sans qu'on puisse y distinguer quoi que ce soit ?

Je pense que la création d'un vrai forum est plus que nécessaire.

Merci de prendre ma remarque en considération.
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Salah-Eddine Sidhoum a dit...
Mercredi, novembre 21, 2007
En réponse au dernier compatriote que je salue au passage,
Il est vrai que maintenant avec le nombre important d'intervenants et de messages, la lecture devient fastidieuse. Nous sommes en train de réfléchir à la création de rubriques concernant les thèmes soumis à discussion exactement comme vous le proposez.
Je profite de l'occasion pour réitérer encore une fois mon appel à nos compatriotes arabophones afin qu'ils participent à ce débat qui est ouvert à toutes et à tous sans exclusion ni exclusive.
Merci pour l'intérêt que vous portez à ce forum.
Fraternelles et respectueuses salutations.
Salah-Eddine Sidhoum.
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Omar Benderra a dit...
Vendredi, novembre 23, 2007
Chers amis,

Je suis avec intérêt le débat initié par nos amis Salaheddine Sidhoum et Djamaleddine Benchenouf autour d’un Manifeste de la dignité. L’idée est indiscutablement généreuse mais il me semble que les conditions préalables à l’élaboration de plateformes politiques ne sont pas vraiment réunies.

De fait et pour aller rapidement à l’essentiel, il me semble que le seul Manifeste actuel possible, celui qui permet de vivre ensemble, est celui qui proclame un certain nombre de règles universelles de droit.

A cette étape de l’interminable processus de libération du peuple algérien, je pense que le Manifeste opérationnel susceptible de servir à toute la société serait une version actualisée de celui, très justement intitulé, « pour le Triomphe des Libertés Démocratiques ».

La dignité et le changement ne seront possibles que si les libertés fondamentales sont d’abord traduites dans la réalité et s’imposent à tous. Je crois que le seul consensus fondateur - la plateforme politique préalable - aujourd’hui envisageable est celui autour du refus de la violence, de la prééminence absolu du Droit (seul gouvernement des relations entre les individus et entre les individus et le pouvoir), et de la défense résolue de toutes les libertés publiques et privées. Le reste viendra après dans la confrontation civile des idées et des sensibilités.

En ce sens je m’inscris en droite ligne dans l’appel du 14 septembre 2007 lancé par Abdelhamid Mehri, Hocine Aït-Ahmed et Mouloud Hamrouche. (http://www.algeria-watch.org/fr/article/pol/partis/initiative_declaration.htm)

Avec mes salutations amicales,

Omar Benderra
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Kamer eddine UK a dit...
Dimanche, novembre 25, 2007 1:14:00 AM
Salam Alikoum
Tout d’abord je voudrais saluer Mr Salah Eddine Sidhoum pour cette louable initiative et Mr Benchenouf pour l’espace qu’il a mis a la disposition de tous les Algériens, pour participer a un vrai débat d’idées sans censure sur l’avenir de l’Algérie.
En lisant les commentaires de ce forum on peut déduire que les Algériens ont une vision différente pour ne pas dire contradictoire sur les modèles de société que chacun veut voir en Algérie. C’est tout a fait normal, et je pense que chacun de nous doit respecter l’avis de l’autre même s’il le trouve provocant. Au passage je propose a Mr Salah Eddine de ne censurer aucun participant même si le commentaire est louche et le mobile est vraisemblablement de faire échouer ce forum. Sauf en cas de vulgarités bien sur, autrement il ne faut rien censurer car personne n’est dupe et tout le monde sait qui est derrière certains commentaires.
Les Principes Fondateurs:
1- Je pense qu’a la base ce projet doit reposer sur une définition Claire et sans ambiguïté de la démocratie, a savoir la minorité doit accepter le choix de la majorité du people et la majorité doit respecter la spécificité de la minorité.
Si ce principe est accepte par tous sans hypocrisie, ce sera une plateforme solide pour décoller incha allah.
Pourquoi ? Parce que ce forum retiendra sûrement les principes acceptes unanimement par toutes les composantes politiques de la société, comme principes fondateurs d‘un manifeste légitime, les autres principes non acceptes par tous seront soumis soit a un referendum pour avoir l’avis de la majorité du peuple ou laisses au choix des élus du peuple.
2- Les libertés, de culte,d’expression et d‘association doivent être garantis sans discrimination a tous les Algériens. Il faut définitivement enlever tous les prérogatives au pouvoir exécutif de statuer sur ces libertés. Seul un pouvoir judiciaire indépendant statuera sur les éventuels dépassements. Je ne peux pas comprendre comment ou pourquoi un ministre de l’intérieur s’octroi le pouvoir de refuser a d’autres Algériens comme lui le droit de fonder un parti ou de se présenter aux élections, c’est un paternalisme primitif.
3- Un pouvoir judiciaire indépendant. Comment ? C’est un sujet très complexe qui demande une recherché très approfondie. Il faut laisser aux élus du people de trouver la formule appropriée qui permettra de nommer les juges soit par le pouvoir législatif soit par une institution indépendante mais pas par le pouvoir exécutif.
4- Un pouvoir législative fort qui pourra, soit commencer par une assemblée constituante élue pour mettre définitivement les bases d’une constitution acceptée par la majorité du people, soit changer l’actuelle constitution. Parce que le but est d’avoir une constitution qui répond aux aspirations de la majorité du people, pas de commencer par zéro.
5- Un pouvoir exécutif légitime parce que élu par le people. Tous les responsables doivent être élus par le people. Le président, les ministres, les walis, les maires…L’alternance du pouvoir doit être garantie et mettre des gardes fou pour empêcher toute dérive vers la dictature et maintenir un état de droit.

6- La place de la religion dans l’état doit être définie par les élus du peuple, car c’est un sujet de désaccord. Le people Algérien est musulman dans sa majorité, donc l’Algérie est musulmane. Lorsque les ultras et les pieds noirs manifestaient durant la guerre de libération et criaient Algérie Algérienne, le peuple Algérien a répondu Algérie Musulmane. Comment traduire cela laissons la parole a la majorité. Bien sur cela ne veut nullement dire priver la minorité chrétienne ou juive de la liberté du culte. Pour l’histoire Les Algériens peuvent s’enorgueillir qu’au 16eme siècle lorsque l’Algérie était une puissance mondiale, Il y avait une liberté de culte a Alger. On pouvait trouver l’église catholique, l’église protestante, l’église orthodoxe et les synagogues. C’est dire qu’on n’invente rien c’est juste un retour aux sources.
7- La place de l’armée dans l’état doit être ce qu’elle est dans tout état qui se respecte. A savoir une institution de défense sous la direction du pouvoir exécutif. L’armée en tant qu’institution ne doit avoir aucun rôle dans la politique, mais les militaires en tant qu’individus doivent jouir du droit de vote mais pas d’appartenance aux partis politique.
8- La question de l’identité et de la langue tamazight. Je pense que seule la majorité du people peut définir l’identité de L’Algérien. Tout le monde sait que le peuple Algérien est musulman dans sa majorité même s’il y a une infime minorité d’Algériens qui sont chrétiens et d’autres qui sont juifs. Quand a la question d’être berbère ou arable je défie quiconque de prouver qu’il est 100% berbère ou arable ou turc….Personne ne peut le savoir parce qu’il y a eu beaucoup de croisements.
Je suis berbère par mon père et ma mère et j’aimerais bien que mes enfants apprennent la langue kabyle de leurs ancêtres mais je ne me le permettrais jamais de l’imposer aux autres. Il faut comprendre et cela doit être sacre que l’éducation des enfants doit être la responsabilité exclusive des parents. J’ai le pressentiment que ceux qui veulent imposer la langue tamazight font davantage de tort a la langue tamazight soit par calcul soit par maladresse. Au lieu d’intéresser les Algériens a cette langue qui renferme d’immenses richesses poétiques et linguistiques certains font tout pour la faire haire en s’enfermant dans une xénophobie borne. Pour ma part la langue arable a toujours cohabite harmonieusement avec la langue kabyle, le chaoui, le targui et le mzabi, je ne sais pas si le problème se pose seulement avec le tamazight. Dans tous les cas de figures si le problème persiste ce sera aux élus du people de le résoudre.
Pour terminer j’aurais bien sur aimé apporter ma contribution en langue arabe mais malheureusement 55 ans après l’indépendance on est toujours prisonnier de la langue coloniale.
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Anonyme a dit...
Samedi, décembre 01, 2007 8:59:00 AM
C'est en discutant, ou plutôt en faisant l'apprentissage de la discussion et de la tolérance que nous pourrons nous entendre sur l'essentiel, puis partant de nous dresser contre ceux qui ont confisqué notre volonté. Il n'y a de pire attitude que celle qui consiste à juger les autres, à émettre des jugements de valeur sur leurs intentions supposées et à exiger que la révolution se fasse à l'instant. Beaucoup de chemin reste à parcourir. Il ne faut pas nous leurrer. Tout ce qui compte, en l'état des choses, est de susciter l'intérêt et l'engagement du peuple algérien pour son propre destin.
A.B
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Brahim YOUNESSI a dit...
 Samedi, décembre 01, 2007 9:27:00 PM
Salam,

L’initiative de Salah Eddine Sidhoum et de Djamal Benchenouf de provoquer le débat sur des thèmes fondamentaux est plus que louable. Elle permet, à mon sens, de confronter les idées de citoyennes et de citoyens algériens pour, comme ils le disent eux-mêmes, préparer un projet politique susceptible de rassembler les Algériens qui espèrent et attendent le changement. Cette forme de débat à travers l’internet n’est pas inintéressante…
Avant d’aborder les thèmes soumis au débat, il me semble qu’il faut impérativement définir les concepts que nous utilisons les uns et les autres. Par exemple, il faut que nous disions ce que nous entendons par :
1. guerre de libération nationale ou guerre d’indépendance
2. révolution
termes souvent employés pour désigner l’insurrection armée du 1er novembre 1954. Les Algériens utilisent confusément, indistinctement et alternativement l’un ou l’autre de ces concepts, leur donnant le même contenu et la même signification.
Or, il me semble que la guerre de libération nationale ou guerre d’indépendance définit l’acte insurrectionnel armé qui permet à un peuple de disposer de lui-même, luttant contre une domination coloniale ou une occupation étrangère.
Le concept de révolution ne peut être, quant à lui, compris que comme une transformation sociale radicale.
D’autres concepts piégés sont également utilisés sans être au préalable définis, comme celui de nation qui mérite d’être discuté avec beaucoup de sérieux. Ernest Renan disait que l’idée de nation, claire en apparence, prêtait aux plus dangereux malentendus. La nation est-elle fondée sur des critères objectifs comme le territoire, la langue, la religion ou est-ce un sentiment d’appartenance à la même communauté de destin ? Fustel de Coulanges disait à propos de l’Alsace et la Lorraine qu’elles étaient allemandes par la langue mais françaises par le sentiment. Concept tout aussi piégé : l’Etat-nation qu’il faudra disséquer, interpréter ou réinterpréter à la lumière des événements qui ont secoué l’Algérie depuis son accession à l’indépendance (1963 insurrection du FFS, 1980 printemps berbère, 1988 émeutes sur l’ensemble du territoire national, 1992 guerre civile qui a engendré un drame national…)
Autre quête qui me semble incontournable, notre débat ou notre réflexion ne doit pas se préoccuper uniquement du pouvoir ou du régime en place dont nous connaissons la nature, un travail sans concession doit absolument être fait sur l’opposition dont nous nous réclamons quelles que soient nos tendances politiques, idéologiques…

Brahim Younessi
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Anonyme a dit...
Samedi, décembre 01, 2007 9:39:00 PM
S’agit-il d'apprendre à discuter ou de créer les conditions propices à un libre débat?
Moi je pense que les Algériens savent discuter et savent débattre. Ceux qui estiment qu'ils ne savent pas sont en général les tyrans et leurs affidés. En effet, le mépris du peuple est le signe caractéristique des fausses élites qui voudraient s’ériger en tuteurs des masses.

Quant à faire la révolution on se demande qui en a parlé ici?

La question que pose Mahmoud me semble pertinente: quel est le but de ce débat? Créer un parti politique? Elaborer une charte de l'opposition unie? Produire un document pour une transition pacifique vers la démocratie? Lancer un appel pour la levée de l'état d'urgence (tiens, on a obligé le Pakistan à le faire...)? Il est évident que chacun des objectifs implique une approche appropriée.

Si c'est pour apprendre aux algériens à discuter je crois que nous perdons notre temps: les algériens, je le répète, savent le faire depuis très longtemps et n'ont pas besoin « d'instructeurs en discussion ».

Quant à susciter l'intérêt du peuple voila un objectif stimulant! Susciterait-on l'intérêt du peuple en causant sans fin de thématiques qui relèvent de programmes de partis politiques tant elles déterminent naturellement une grande diversité d’opinion ? On rechercherait quel type de consensus, quelle unanimité, quel parti unique ? Heureusement notre pays est multiple, pluriel, vivant. On y rencontre des positions diamétralement opposées sur tous les sujets. Quelle richesse et quel gâchis ! Aujourd’hui ces voix qui pourraient tellement nous enrichir sont bâillonnées.

Je pense que l'on susciterait l'intérêt des gens en proposant, à un moment ou un autre de ces échanges, une base claire ou le maximum de citoyennes et de citoyens se reconnaitraient au delà de leurs différences et de leurs divergences. Une sorte de plus petit commun dénominateur.

L'adhésion du plus grand nombre ne peut en effet être atteinte que sur les bases fondamentales du vivre ensemble, sans exclusive. Que l’on soit socialiste ou libéral, islamiste ou laïc, arabophone, francophone, amazigh. Voire même tout cela à la fois...

Le respect du droit, la défense des libertés et le refus de la violence comme moyen de résolution des conflits me semblent être les fondements primordiaux de notre commune destinée. « La promiscuité d’un semblable voyage » comme le disait Kateb Yacine. Si nous arrivons en toute modestie à écrire cette base minimale, peut-être alors aurons nous fait œuvre utile.

Le reste, la place de l'Islam, de l'armée, l'organisation économique etc. ne peuvent à mon sens être l'objet de débats que dans le cadre d'une vie sociale et politique ou, au minimum, le droit d'association est reconnu et la liberté d'expression garantie. A ce moment là chacun choisira son camp en toute démocratie et la confrontation des programmes sera départagée en toute transparence par la population.

Vive la Liberté Wa Salam Aleikoum !
OB
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Mouwatina a dit...
 Dimanche, décembre 02, 2007 9:28:00 AM
Cela fait des jours que j’essaye de suivre ce silencieux et interminable débat.
Croyez vous vraiment, Messieurs les intellectuels, que vous allez changer notre pays par le débat ? et de l’étranger en plus?
Que c’est désarmant de naïveté.

J’adhère aux avis de Mahmoud et de anonyme O.B.
Messieurs Si votre but est « l’instauration d’une vraie démocratie », alors comme l’a soulevé OB les fondements doivent être « Le respect du droit, la défense des libertés et le refus de la violence…OB » Mais ces valeurs là, ne se décrètent pas par un Manifeste.
ça s’apprend. Ça nécessite du travail sur terrain, beaucoup de sacrifices et surtout… moins de palabres.

Mes respects
Citoyenne Algérienne
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Salah-Eddine Sidhoum a dit...
 Dimanche, décembre 02, 2007 10:34:00 PM
En réponse à notre compatriote Mouwatina, je pense que ce débat initié depuis un mois n’est pas si silencieux. Près de 140 intervenants y ont participé. Ce débat prendra le temps qu’il faudra pour discuter et mettre à plat toutes les questions qui nous divisent parfois artificiellement. Notre but est de réunir les volontés intellectuelles et politiques sincères sur des bases claires et autour de principes démocratiques acceptés et respectés par tous. Ces volontés constitueront un véritable catalyseur d’une dynamique populaire qui permettra le changement pacifique et radical.
Mais pour arriver à ce consensus, il faudrait s’armer de patience, persévérer, surtout ne pas se décourager et discuter le temps qu’il faudra avec tous nos compatriotes où qu’ils se trouvent, en Algérie et en exil, à travers les moyens dont nous disposons, même s’ils sont limités. L’essentiel est de poser les vrais problèmes et nous débarrasser des faux clivages qui nous stérilisent.
Toute action commence par une idée et un débat. Nous sommes, chère compatriote, sur le terrain, nous faisons notre modeste devoir et ce n’est pas la féroce répression subie qui ébranlera nos convictions. Nous avons été proches de notre population durant les moments difficiles et nous continuerons à œuvrer humblement pour essayer de changer avec elle les choses et permettre à toutes et à tous sans exclusion aucune de vivre dignement dans une Algérie de justice et de liberté. Pour votre information, l’appel lancé symboliquement le 1er novembre 2007 est venu de l’intérieur de l’Algérie avec la participation de compatriotes exilés. Il n’est pas question pour nous de faire une quelconque discrimination entre ceux qui luttent politiquement en Algérie et nos frères et sœurs exilés par la médiocrité et la terreur. Nous avons assez souffert des divisions artificielles créées par ce pouvoir pour en créer à notre tour d’autres. Ce pays appartient à tous ses enfants.
En réponse à mes frères Mahmoud et OB, je crois que l’appel est clair. Nous voulons créer les conditions favorables à un libre débat. Un débat et un espace ouverts non seulement aux intellectuels et politiques mais aussi à « tous ceux qui pensent envers tous et contre tout, qu'ils doivent poursuivre dans le sens de l'édification de notre pays ne serait ce qu'avec une parole, une idée, une proposition, un encouragement » pour reprendre une intervenante à ce forum
A travers les dizaines d’interventions, nos concitoyens ont montré, parfois avec passion et cela se comprend, leur vif intérêt à ce qui se passe dans notre malheureux pays et leur volonté de participer à toute initiative sincère pour le changement et l’édification d’un Etat de Droit.
Les interventions parfois très pédagogiques voire académiques de certains frères ne sont pas de trop. Elles permettent à notre jeunesse assoiffée de savoir et de vérité de connaitre l’Histoire, cette histoire que veulent falsifier tant les tenants du pouvoir pour cacher leur passé peu glorieux que certains aventuriers de la boulitique et charlatans manipulateurs des valeurs civilisationnelles de la Nation.
Le but de ce débat est tout aussi clair quitte à me répéter encore une fois : rassembler toutes les volontés sincères, quelque soient leurs idéologies et leurs étiquettes politiques, autour de principes démocratiques acceptés et respectés par tous en vue d’un changement radical et pacifique. C’est l’objet du manifeste. Il est clair que la très grave crise nationale que nous vivons ne peut être réglée par un « zaïm » (ou un groupe de zou’amas), un « messie », un courant ou un parti à lui seul. L’impasse politique actuelle nécessite le rassemblement de toutes et de tous en vue d’un traitement radical de cette crise qui passe inéluctablement par un changement de système politique. Il est temps que ce qui reste comme intellectuels et politiques probes prennent leurs responsabilités.
Qui dit discussion et accords sur les principes démocratiques communs, dit discussion aussi sur la phase pacifique de transition d’un état de non droit vers un Etat de Droit.
Je pense aussi que les thèmes que nous voulions discuter, en dehors du volet économique ne sont pas des « programmes de partis » mais bel et bien des principes fondamentaux sur lesquels nous devrions nous entendre toutes et tous « au-delà de nos divergences et de nos différences ». Je crois que si nous arrivons à nous entendre sur les principes démocratiques (avec tout ce que cela comporte comme respect des libertés collectives et individuelles, alternance au pouvoir, séparation des pouvoirs, élections libres….), sur les fondements de l’identité nationale (islamité, Amazighité et Arabité) et qui doivent être des facteurs d’unité et non de division et de discorde, sur la question de l’armée qui doit être une institution de la République et à son service et non au service d’un clan ou d’une oligarchie et qui ne doit plus être source de pouvoir, nous aurons grandement avancé et jeté les bases d’un véritable Etat de Droit, où les Algériennes et Algériens pourront vivre ensemble et je vous rejoins pleinement alors quand vous dites « L'adhésion du plus grand nombre ne peut en effet être atteinte que sur les bases fondamentales du vivre ensemble, sans exclusive. Que l’on soit socialiste ou libéral, islamiste ou laïc, arabophone, francophone, amazigh. ». Je crois que c’est l’avis d’une grande majorité de nos compatriotes. L’Algérie doit appartenir à toutes et à tous sans exclusion ni exclusive.
Je tiens à vous remercier pour vos interventions.
Fraternelles et respectueuses salutations.
Salah-Eddine Sidhoum
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Brahim YOUNESSI a dit...
 Lundi, décembre 03, 2007 1:47:00 PM
Salam,

Les participants à ce forum attendent de Mahmoud S., de O.B et de Mouwatina qu'ils donnent leurs propositions concrètes. Ce serait très intéressant de connaître leur catalogue de solutions aux problèmes que traverse l'Algérie. Et surtout nous dire comment sortir de l'état d'urgence et comment nous débarrasser de ce régime de corrompus, comment organiser des élections propres, puisqu'il faut des solutions pacifiques et politiques... Il est facile de donner des leçons, il est facile de dénigrer voire d'invectiver... C'est sans doute la modestie qui empêche Mahmoud S. de participer à un débat d'idées et de faire profiter ses compatriotes ignares et cuistres de son savoir... Chacun d'entre nous doit méditer la parabole biblique de la poutre et de la paille...

Brahim YOUNESSI
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Anonyme a dit...
Lundi, décembre 03, 2007 3:59:00 PM
Je vous salut tout d'abord pour votre initiative.

Sinon pour etre bref :

1- le principe fondateur d'une nation née en 1954 pas avant cette algerie née suite à une revolution d'un peuple analphabète dans ca majorité, malgres des actes ou plutot des idées de gauche et droite depuis 1930 date de la colonisation, pour moi l'algerie et bien nee en 1954, donc la logique dit prenons les principes de novembre pour tous qui est liberte, indépendance, egalité , comme principes
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OB a dit...
Lundi, décembre 03, 2007 8:53:00 PM
Il n'y a en ce qui me concerne ni désir d’invective ni volonté de proposer un "catalogue" de solutions.

A l'évidence je ne partage pas les convictions et les références de Monsieur Younessi, qui lui dispose peut-être d’un tel catalogue. Tant mieux !

Pour le sens de ce Forum : Est-il possible (souhaitable ?) aujourd’hui et dans cet espace d’aller plus loin ? D’arriver à – quasiment – écrire une constitution ? Dans la virtualité et, pour beaucoup effectivement, dans l’exil…C’est ainsi que j’avais compris le message de Mahmoud.

Et c'est justement à ce niveau que se situe mon intervention :

Mettons nous d'accord - par delà nos différences irréfragables - sur les bases fondamentales d'un changement pacifique et d'un modus vivendi acceptables par tous. Ou ces bases communes pourraient elles se situer ailleurs que dans la souveraineté du Droit, la défense des Libertés et le refus de la violence ?

Est-il besoin de préciser qu’il n’est question pour moi ni de dénigrement, ni de poutre, de paille ou de tout autre matériau nullement nécessaire à la tenue d’une conversation politique.

Essayons donc de définir, partager et soumettre à la critique, en toute humilité effectivement, un tel minimum vital démocratique Ceci en dépit ou du fait de nos divergences et nos contradictions. Ce serait très bien.

Meilleures salutations,

OB
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Anonyme a dit...
Lundi, décembre 03, 2007 9:19:00 PM
Je trouve que nous sommes sur la bonne voie et que ces débats sont très fructueux. Il ne tient qu'à nous d'en faire une vraie Agora.
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Mahmoud S. a dit...
Mardi, décembre 04, 2007 12:06:00 AM
Je lis avec un certain amusement au début du post de Brahim Younessi que « les participants à ce forum attendent que… ». Dois je en conclure que l’honorable bloggeur a été élu président ou porte-parole des participants ou, à Dieu ne plaise, s’agirait il d’une prise de pourvoir unilatérale ?

En tout cas, si les participants représentés par notre ami Brahim espèrent de moi (ou de quelque autre contributeur) un programme de sortie de crise, l’attente risque d’être longue…Qui dispose du sceau de Salomon ? Dans mon post je souhaitais seulement revendiquer un peu plus de concision dans les contributions et un peu plus de clarté dans les objectifs de ce Forum.

Je pense que le bloggeur s’est offusqué de certains traits de mon post ou je déplorais la longueur éprouvante de certains textes parsemés de trop nombreuses citations de penseurs. Pardonnez un certain manque de tact. Je l’écris comme je le pense : par endroits je me demandais si j’étais dans un forum politique ou dans une discussion d’anthropologues. Mais si ma plume a offensé certains qu’ils trouvent ici mes sincères excuses.

Ma préoccupation comme celle de nombreux non-citoyens algériens est la suivante : notre pays est bloqué dans la dictature, que pouvons-nous faire pour dépasser cette situation ? Discuter de l’origine de l’Etat et de la propriété, des formes de pouvoirs chez les Abbassides ou les Omeyyades d’Occident, évoquer Toynbee ou Maurras ? Je crois les questions qui touchent à l’histoire sont effectivement passionnantes, sont elles la priorité analytique du moment ?

J’incline à penser plutôt que ce forum est celui de notre temps présent et devrait déboucher sur quelque chose d’actuel et de pratique. Un appel, un manifeste, un document limpide qui exprime nettement les axes principaux de ce que nous avons en commun pour vivre en harmonie ? Je ne saurais qualifier le texte. Mais un texte coordonné par le docteur Salah-Eddine Sidhoum (en sa qualité d’initiateur du Forum et compte tenu de son intégrité unanimement reconnue) devrait constituer la synthèse politique de ces débats. Les gens pourraient le signer, le diffuser et cela servirait pour « témoigner et prendre date ». Ceci n’est qu’une suggestion. Mouwatina pense que cela est illusoire, qu’il faut d’abord mettre en pratique au niveau individuel les justes principes énumérés par OB. Je ne suis pas d’accord : je crois qu’il est nécessaire d’exprimer avec force ces principes afin qu’ils puissent s’opposer à tous.

Dans un autre registre, je suis frappé par l’absence de la dimension géostratégique dans nos échanges. Dans le pays où je suis établi, il ne se passe pas un jour sans que soient évoquées les menaces de guerre contre l’Iran, ses éventuelles implications, bref les dangers énormes que cela ferait peser sur la paix du monde. Chez nous, la dimension externe, nous le savons tous, pèse d’un poids déterminant. J’ai été ainsi surpris de voir le peu de place accordée à la politique étrangère et à la situation internationale dans ce débat.

Amicalement
M.S.
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Anonyme a dit...
Mardi, décembre 04, 2007 10:52:00 AM
Il faut que nous nous entendions tous sur une charte minima: Un consensus général entre tous les Algeriens où nous consacrerions les principes éternels de la fondation de notre nation.
Personnellement je crois que ces fondements inaliénables seraient:
-L'unité de tous les Algeriens.
-La consécration des valeurs ancestrales, issues de l'islam, mais dans le respect des libertés individuelles et dans une séparation de la religion et de l'Etat. A la différence des états laïcs occidentaux, l'état protège, finance, subventionne et promeut la religion, ainsi que certaines pratiques religieuses comme le ramadan, mais assure au citoyen la liberté totale de pratiquer ou non la religion.
-La consécration de la charte universelle des droits de l'homme et du citoyen, comme fondement de la nation.
-La promotion d'un conclave extraordinaire entre oulémas, scientifiques, historiens, philosophes, politiciens et personnalités de divers horizons, afin d'étudier les problèmes posés par la lecture littérale de la religion, et de rediger un moratoire consensuel sur certains aspects de la chariaa, comme la bigamie, le Had, le port du voile, l'héritage et d'autres sujets qui posent problème.
-La formulation d'un principe inviolable qui fait de l'armée algérienne une entité consacrée exclusivement à la défense de l'intégrité territoriale, totalement en retrait de la vie politique et qui soumise au pouvoir exécutif.
-La lutte radicale contre la corruption et la main mise de certains clans sur les institutions.
-L'institution d'une véritable instruction civique à destination de la population, avec tous les moyens de l'état et notamment de la télévision, afin d'élever le niveau de compréhension politique de tous les citoyens, afin que chaque algérien connaisse parfaitement tous les rouages institutionnels, la totalité de ses droits et devoirs constitutionnels et l'organisation des pouvoirs. Cette instruction civique devra être obligatoire et sanctionnée par un certificat qui sera exigible à tous les citoyens. Ainsi, les Algériens ne seront plus dupes de quelque démagogue que ce soit.
-Après cette période d'instruction civique obligatoire pour tous, L'instauration d'une assemblée constituante, issue d'une large consultation populaire, mais après une période d'explication à la population, par tous les moyens médiatiques de la nation, de façon à éclairer les électeurs sur les véritables enjeux de leur choix. Toutes les tendances et les courants politiques seront appelés à s'exprimer et à se contredire, dans des rencontres organisées de façon à permettre une totale circulation des idées et des opinions.

A.B
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جزائري a dit...
Mardi, décembre 04, 2007 4:25:00 PM
مبادرة طيبة تشكرون عليها لكن حبذا لو كانت المبادرة من النظام في الجزائر للوقوف ساعة تفكير مع زبدة المجتمع من مفكريه و مثقفيه ليشخصوا الداء ومن ثم يجدو الدواء
لمذا لا يحذو النظام في الجزائر حذو الامبراطور الياباني قبيل نهاية القرن التاسع عشر و في خضم الثورة التكنولوجية و العلمية في العالم الغربي حين يعلن امام شعبه :ان اليابان يفتقر للمواد الاولية للصناعة من نفط و حديد و لكن اليابان سيستثمر فيما هو اهم سيستثمر في الانسان الياباني .و نحن نرى اليابان اليوم و ما وصل اليه
حبذا لو تكون خلية من مفكرين و ادباء و علماء مستقلة من زبدة المجتمع في هرم السلطة مهمتها خلق الافكار و متابعة تجسيدها على ارض الواقع و تكون لها سلطة المتابعة الفعلية للمشاريع
لانه ليس من المعقول هذا الكم الهائل من الاموال و من الطاقة البشرية الهائلة و لا نجد من يخرج البلد من ازمتها المتعددة
لا اجد تفسيرا لهذا سوى ان الحكومات في الجزائر تفتقر للافكار
و السلام عليكم
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Brahim YOUNESSI a dit...
Dimanche, décembre 09, 2007 10:01:00 PM
Salam,

L’Algérie s’est considérablement affaiblie durant ces quinze dernières années de crise majeure. Il y a évidemment plusieurs raisons à cette situation de désunion nationale, de guerre civile et de délitement de l’Etat.
Ces raisons sont à la fois endogènes et exogènes. Depuis l’accession du pays à l’indépendance, les choix institutionnels fait, l’orientation idéologique imposée, l’étatisme forcené et le dirigisme économique, ont non seulement empêché la société d’évoluer et de prospérer convenablement, mais du fait de la transformation sociale décidée, l’ont dénaturé et éloigné des valeurs ancestrales de fraternité, de solidarité et de justice.
Il est évident pour tous que la crise politique est conjoncturelle, elle est donc soluble pour peu que les décideurs, en l’occurrence les chefs de l’armée, le veuillent, mais la crise culturelle, morale, éthique et psychologique que traverse l’Algérie est autrement plus profonde, plus grave et plus préoccupante.
Les mutations qu’a connues notre société toutes ces dernières années, ont considérablement changé les mentalités et créé des divisions qui déchirent encore aujourd’hui le pays. Les fins et les liens collectifs se sont défaits. Le politique veut régir, seul, les fondements du pouvoir et formuler, comme il l’entend, un projet pour la société algérienne. C’est là que les conflits surgissent, s’aiguisent et dégénèrent en confrontation. Samuel P. Huntington n’a pas tort quand il écrit que les alliances (sont) définies par la culture et la civilisation. (…) Les communautés culturelles remplacent les blocs de la guerre froide, et les frontières entre civilisations sont désormais les principaux points de conflit à l’échelon mondial. » L’orientation civilisationnelle de notre pays est devenue, dès lors, un enjeu politique ouvert aux contestations, aux remises en question, voire aux rejets par des forces minoritaires agissantes soutenue, il faut le dire, sans faire de procès à personne, de l’extérieur. La déréliction du sens qu’elles éprouvent les conduit à l’aliénation aux principes qui viennent du dehors et à l’abdication devant le taux de croissance et le marché. La globalisation qui se caractérise aujourd’hui par une financiarisation de l’économie, induit-elle nécessairement ou doit-elle induire une uniformisation des représentations symboliques des peuples de la planète ? Très peu de pays échappent ou échapperont, hélas, à la dictature des nouvelles normes culturelles internationales.
Les choix suggérés, proposés, d’aucuns cherchent à les imposer, pour construire la société algérienne de demain suivent la linéarité historique de l’Occident qui voit resurgir au début de ce millenium des débats, voire des combats, du Moyen Age. La guerre menée à la religion pour l’expulser, l’exclure de l’ordre politique, particulièrement dans le monde musulman qui reste très attaché à ses catégories normatives, est une manifestation de l’idée que le libéralisme doit triompher et se valider universellement. L’islam constitue, sans doute, un instrument formidable de résistance à cette recomposition culturelle mondiale entreprise par les puissances occidentales.
Le développement économique devait, en principe, servir, à la fois, de vecteur au changement socioculturel souhaité et de processus d’intégration à l’économie mondiale par l’accumulation du capital et l’industrialisation. Pour des philosophes comme Jürgen Habermas et Herbert Marcuse ou des économistes comme Serge Latouche, le développement a « déstructuré les sociétés du Tiers-monde et a détruit leurs systèmes de valeurs ». L’islamologue syrien Burhan Ghalioun attribut à cette « dépossession du sens et du patrimoine, l’apparition de courants extrémistes dans les sociétés islamiques ». Il est indéniable que l’extrémisme tel qu’il s’est manifesté en Algérie a servi les objectifs du pouvoir dans sa tentative de démonétisation de « l’islamisme » comme alternative crédible à la fois au « socialo-bureaucratisme » qui a sévi pendant des décennies et au libéralisme alors à l’œuvre dans le pays.

Brahim YOUNESSI
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Brahim YOUNESSI a dit...
Lundi, décembre 10, 2007 11:14:00 PM
Salam

L’approche de Si Ahmed Simozrag sur les partis de l’opposition correspond à la réalité du terrain. Il y a besoin, en effet, de reconstruire cette opposition happée par les institutions de l’Etat où, en vérité, elle ne fait que de la figuration. En même temps, son intégration dans un jeu politique frelaté donne du pouvoir une image démocratique à l’extérieur du fait de la pseudo pluralité dans les enceintes des assemblées « élues » quelles soient locales ou nationales.
Le Front islamique du Salut disparu, l’opposition algérienne n’est même plus une ruine que l’on pourrait restaurer. Il n’y a pas grand-chose de récupérable. Hélas ! Les chefs des partis qui s’en réclament incarnent, le plus souvent, le passé, l’échec voire la compromission avec le système dont la pérennité leur incombe en grande partie. Dès le milieu des années 60, la gestion despotique des partis de l’opposition naissante a entraîné trahisons et défections de personnalités de premier plan qui, en récompense de leur félonie, ont reçu des maroquins, des postes managériaux dans les entreprises nationales ou des millions de dinars pour se lancer dans des affaires juteuses. La baronnie économique qui s’est constituée à l’ombre du pouvoir politique s’est formée à ce moment là, profitant des largesses du nouveau régime issu du coup d’Etat du 19 juin 1965 dont Abdelaziz Bouteflika est un des acteurs majeurs.
L’importation par substitution à la production a généré des fortunes colossales investies dans des bars et des hôtels parisiens. La nationalisation des hydrocarbures et le réajustement légitime du prix du baril à la suite du déclenchement de la guerre israélo-arabe d’octobre 1973, procuraient de nouvelles recettes qui allaient substantiellement dans les poches d’une « classe en formation ».
L’opposition défaite à l’intérieur par la récupération ou la répression s’effritait à l’extérieur par la division, la suspicion ou l’exclusion. La paranoïa que développaient les opposants laissait planer le doute qu’entretenait efficacement la Sécurité militaire (SM) sur tout « camarade » qui osait discuter les décisions du chef ou, pire, osait critiquer ses « orientations stratégiques ».
L’assassinat de Mohamed Khider, en 1967, à Madrid, celui de Mourad Terbouche à Tunis, puis l’assassinat de Krim Belkacem en 1970 à Francfort ont définitivement convaincu les deux leaders de l’opposition de cette époque qu’autour d’eux se tramaient des complots auxquels ils n’ont trouvé qu’une réponse : la fermeture et l’isolement. Entourés de deux ou trois inconditionnels, ils ne voyaient plus l’action politique qu’à travers le prisme de la police politique qui a, il faut le dire, bien fait son travail de sape. Le parti de la révolution socialiste (PRS) de Mohamed Boudiaf et le Front des Forces Socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed se sont totalement vidés de leur substance et ont découragé leurs forces vives marginalisées et désespérées.
Jusqu’à l’arrivée en exil à l’automne 1981 de l’ancien président de la République, Monsieur Ahmed Ben Bella, libéré en avril de la même année par le chef de l’Etat en place, Monsieur Chadli Bendjedid, l’opposition se trouvait en situation de mort clinique. Son engagement a, indéniablement, redonné vie à celle-ci. Le Front des Forces Socialistes (FFS), le Parti de la Révolution Socialiste (PRS), sans Mohamed Boudiaf exclu en 1977 pour sa prise de position favorable à la thèse du trône marocain sur la question du Sahara Occidental, et l’Organisation Socialiste des Travailleurs (OST) proche du Parti Communiste Internationaliste (PCI, lambertiste), actuellement Parti des Travailleurs, réapparaissaient sur le terrain de l’action politique à l’intérieur et à l’étranger.
Le Mouvement pour la Démocratie en Algérie (MDA) que nous avions officiellement fondé en mai 1984 à Chantilly, dans la région parisienne, était devenu, en quelques mois, le centre de l’opposition au régime. Il avait connu en exil une mobilisation sans précédent. Son positionnement idéologique de type musulman démocrate avait fait naître un immense espoir notamment chez les jeunes algériens. La littérature de l’opposition (journaux, tracts, brochures, etc…) paraissait régulièrement notamment « El Badil » qui était très largement diffusé y compris en Algérie où il se distribuait sous le manteau. A la suite de l’alliance scellée à Londres en décembre 1985 entre le Mouvement pour la Démocratie en Algérie (MDA) et le Front des Forces Socialistes (FFS), un journal « Libre Algérie » était né. Il était censé donner la parole à toutes les composantes de l’opposition avant qu’il ne devienne l’organe du FFS après la rupture entre ce dernier et le MDA. Leur alliance ne dura pas plus de deux ans. La Plate-forme dite de Londres signés par les chefs des deux partis n'est plus qu’un chiffon de papier. C’est sur ce fond de discorde qu’un des acteurs de cette alliance qui se voulait solide et sans accrocs est assassiné en avril 1987. La mort de  A. Mecili mit une nouvelle fois l’opposition dans un état de désarroi tel que le repliement sur soi devint un moyen d’autodéfense et de protection. Chacun pensait être la prochaine victime de la Sécurité militaire. Les vieux réflexes et les vieux démons revinrent à la surface. Jusqu’aux émeutes du 5 octobre 1988 dont il faudra bien dire un mot dans une autre intervention, l’opposition en exil est hors du jeu politique. Elle n’avait ni prévu ni accompagné les émeutes. Un événement aussi important qui va déterminer la vie politique et institutionnelle du pays a totalement échappé à des « partis » comme le MDA et le FFS qui prétendaient avoir maillé la société algérienne. Inaudibles, ces partis ne vont même pas jouer de rôle dans la recomposition de l’échiquier politique dont la « libéralisation » par la constitution du 23 février 1989 va purement et simplement les marginaliser ou les mettre en compétition avec des « partis » créés dans le bureau du Directeur de cabinet du président de la République, du Ministre de l’Intérieur ou du patron de la Direction générale de la protection et des services (DGPS), actuellement DRS.
La situation est pratiquement inchangée de ce point de vue. La contribution de Simozrag à ce propos est édifiante. Je veux signaler aux lecteurs l'excellente thèse de Ramadane Redjala, ancien militant et responsable du FFS et du PRS, dont le premier tome a été publié par les éditions l'Harmattan. L'auteur sait donc de quoi il parle.

Brahim YOUNESSI


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MessagePosté le: Sam 15 Déc - 19:57 (2007)    Sujet du message: Publicité

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Inscrit le: 11 Déc 2007
Messages: 74

MessagePosté le: Ven 4 Jan - 12:48 (2008)    Sujet du message: Débat Répondre en citant

De:L.leila
À:modérateur
Posté le:04/01/2008 11:36:30
Sujet:Souhaits de bonne année
Aux PATRIOTES qui essaient de trouver des solutions pour relever L'ALGERIE, notre très cher pays, nous souhaitons une très bonne année, de courage et de succès . Que notre pays revive ainsi que l'avaient souhaité nos Anciens COMPATRIOTES.
VIVE l'ALGERIE !


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 13:51 (2017)    Sujet du message: Débat

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